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avec la remarque de M. Baillarger, el l'A- vingt mille praticiens sont toujours dans ca témie n'oubliera pas que nous étions l'attente du résultat des discussions sur un éloignés l'un de l'autre, M. Baillarger et aussi graye sujet, et elle comprendra sans moi, de toute la distance qui sépare les doute que sa mission ne peut s'arrêter à deux épidémies, c'est-à-dire de dix-sept une instruction purement populaire devenue ans, quand nous observions le même fait. au moins insuffisante, non plus qu'à l'ex

Ainsi donc, et sans rien préjuger d'ail- hibition hebdomadaire et à la supputation leurs d'une telle remarque, la prédilection de chiffres de mortalité destinés tout au que semble affecter l'invasion du choléra plus à préparer le nécrologe de l'épidémie; pour certaines heures de la révolution elle comprendra, enfin, qu'elle doit à la nycthémérale serait déjà un fait sullisam- haute confiance dont elle est investie le tri. ment acquis à l'étiologie générale de cette but de son expérience et de ses lumières. maladie, prédilection qui, pour le dire en

J'ai donc l'honneur de lui proposer : passant, lui serait assez généralement com- 1° De saisir immédialement de la quesmune avec plusieurs formes d'affections lion pathologique du choléra la commission nerveuses bien connues.

instituce à cet effet : Quel que soit le rôle que le temps puisse 2o De mettre à l'ordre du jour la discusréserver à un pareil fait dans l'étude de sion du rapport de la commission ayant l'éliologie et de la thérapeutique du cholera, principalement pour objet d'apprécier et de j'ai cru devoir le signaler à l'Académie et déterminer autant que possible, et d'après venir l'enregistrer à côté de celui de M. les faits le plus rigoureusement observės, Baillarger comme une pierre d'altenle sur la valeur comparative des différentes mélaquelle il est du moins permis d'appeler Thodes de traitement qui ont été expéril'attention des observateurs en vue de l'édi- mentées ou proposées jusqu'à ce jour contre fication de la science relativement à l'épidé. l'épidémie du choléra. mie actuelle.

M. GIBERT : Je commencerai par dire un En attendant , et puisque l'Académie a mot à l'occasion de la proposilion de M. bien voulu me prêter un instant d'atten- Jolly. tion, je lui demanderai encore la permis- Il me parait fort naturel que, dans celle sion d'ajouter un mot ayant trait à unc pro- épidémic comme ans loutes les aulres, on position que je désire lui soumettre. se soit d'abord préoccupé du chiffre des ma

Depuis plusieurs mois que le choléra a lades et de celui des décès. Quant à la thécu vabi une grande partie de la France, que rapeutique, la question, scientifiquement sa marche, loin de se ralentir, devient de parlant, est peut-être encore aujourd'hui plus en plus un sujet de préoccupation pour prématurée, si tant est qu'on puisse arrila médecinc ct d'anxiété pour les popula- ver un jour à poser des axiomes scientifilions menacées ; depuis aussi que l'Aca- ques sur celle question. cié mie reçoit de toutes parts des como Les grandes épidémies sont des fléaux qui munications plus ou moins importantes se renouvellent à de certains intervalles , relatives à la marche et au traitement de et auxquels les médecins ne peuvent guère celle maladie , il est malheureusement opposer que des palliatifs. vrai de dire que tous les praticiens restent En observant la marche de la nature, les encore dans le même vague et la même médecins hippocralistes cherchent à remincerlitude sur le choix des traitements ; plir les indications qui se présentent. Mais chacun semble attendre de l'Académie elle- la découverte d'un traitement spécifique est même, sinon des règles fixes de conduite rare ct le plus souvent due au hasard. pratique , au moins une appréciation quel- Aussi nous sommes restés dans le vague, conque des différentes méthodes de traite. quant à ce traitement, pour la plupart des inent que l'on a cru pouvoir opposer jusqu'à épidémies comme pour celles du choléra. ce jour à la maladie.

C'est pour répondre à quelques attaques L'Académie sait, en effet, qu'aucune ma- venues du dehors cl à l'espèce de reproche ladie n'a été l'objet de medications plus déguisé sous une proposition parlemennombreuses , plus variées et souvent plus taire, qui semble s'être fait jour au-dedans, contraires à elles-mêmes; de teile sorte que j'ai dit ces quelques mois avant de conque, dans cette désespérante anarchic où linuer les renseignements que j'avais à l'empirisme et le charlalanisme se dispu. fournir sur l'épidémie de l'hôpital Sainttent la place de la science, le praticien le Louis. plus expérinsenté sont toujours le même be- Comme je le craignais, le choléra du de. soin de lumières et d'appui, ct à plus forte hors a réimporté la maladie dans nos salles. raison celui qui n'a pas encore pour lui la En outre, les cas sc sont mullipliés depuis triste expérience de l'épidémie.

celle semaine dans le quartier de l'hôpital L'Académie ne peut igriorer que plus de Saint-Louis. Le chiffre parliculier de mon

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service s'est élevé de 23 cas à 68; celui des population de la Salpêtrière, qui était se décès de 9 à 27. Il est vrai que, dans ces 20 mars de 8,292 individus, restait, au derniers jours, presque tous les malades 16 avril, de 4,011; les entrées avaient condu dehors ont été placés dans mon scr. tinué à se faire comme à l'ordinaire, et vice.

231 nouvelles femmes avaient été admises Sur ces 68 cas donc, je comple 27 dé- à l'hôpital pendant ce laps de temps. Eu cès , chiffre proportionnel inférieur à celui réalité, le chiffre des cholériques a dimi. de mon premier relevé.

nué. Quatre malades sont sortis guéris , dont Du 31 mars au 6 avril, il avait élé en deux étaient Irès-gravement atteints : l'un moyenne de 40 par jour ; depuis le 6 , il venu du dehors, l'autre pris dans les sal- n'a pas atteint 30. Un fait dont il faudra les. Ce dernier avait été traité par l'infu- tenir comple, c'est la dissemination dans sion de stachys.

Paris de ces 768 femmes, dont quelquesNous comptons sur les malades restants unes , comme nous le dirons dans un insune vingtaine environ de convalescents. tant , ont dû être admises dans les hópi

Ayant vu échouer les prétendus spécifi- taux ordinaires. Ce fait sera important à ques (dans cette épidémie comme dans celle constaler, car il soulève une haute question de 1832), tels que le trichlorure de car- d'lıygiène publique. S'il est prouvé que la bone, le haschisch, le stachys, le chlorure dissemination de ces femmes dans Pari de sodium, etc. , je suis revenu à la même fait diminuer le nombre des malades , ce méthode que j'avais suivie en 1832, sauf scra à la fois un sujet d'éloges pour l'adles infusions aromatiques chaudes dans les ministration et une réponse au scepticisme premières heures de la période algide, des- de M. Rochoux. tinées à favoriser d'abord les évacuations , La Salpétrière avait, il y a quinze jours, cl à concourir, avec les révulsifs et les 191 décès pour la semainc; la semaine dermoyens de calefaction extéricurs, à provo. nière, il n'y en a eu que 120 ; c'est une

a. quer le rétablissement du mouvement péri- diminution bien manifeste. phérique. Après quoi la gomme sucrée, Daus l'avant-dernière semaine, les hôpi. coupée d'eau de Seltz, buc à la zlace, de- taux généraux avaient reçu 178 cholérivient à peu près la seule boisson; les ques; celle semaine, il y en a 290 ; il y a quarts de lavements au laudanum y sont augmentation nolable ; mais en ana'y ant joints.

ces chiffres , on voit que la différence n'est Je m'abstiens presque constamment des pas aussi considérable qu'elle parait a1 émissions sanguines et des cxuloires, premier abord. Cette différence lient à qua.

M. BOUVIER : Suivant l'habitude que j'ai tre causes : prise depuis le commencement de l'épide- 1° Les malades de l'intérieur des bop:mie, je vais avoir l'honneur de communi- taux ont éprouvé une recrudescence qui n'a quer à l'Académie les renseignements sta- pas fait monter le cliiffre lotal plus haut tistiques que j'ai rassemblés, et qui plus qu'il n'était il y a quinze jours, ct ce n'étail tard , peut-être, pourront devenir de quel- pas une aggravation, mais tout simplement que utilité. Les chiffres de la semaine qui une suppression de la décroissance ; c'est vient de s'écouler, comparés à ceux de la un retour à la semaii e précédente, et voilà semaine précédente , nous donnent plutôt lout. quelque sujet de nous rijouir que de nous 2° Les 768 semmes de la Salpêtrière alarmer sur les progrès de l'épidémie. Ce- disséminées dans Paris , ont sourni quelpendant il ne faut pas nous dissimuler ques malades aux hôpitaux. C'est un reste qu'ils ont été plus élevés, pris en bloc, de l'épidimie de cel hospice qui s'est trouvé que ceux de la semaine précédenle. Ainsi, transporté ailleurs. Du 2 au 8 avril, 441 cas nouveaux. 5° Les communes ont envoyé des malaDu 9 au 15 » 471

des en assez grand nombre dans certains Le nombre des cholériques a donc aug. hôpitaux cxcentriques, à Beaujon, à Saintmenté de 80; mais d'autre part, la Salpê- Louis, par exemple. Si Beaujon a eu protrière, qui avait fourni pour son comple, portionnellement plus de malades, c'est

Du 2 au 8 avril, 244 malades, n'en qu'il est à proximité de dix communes fora donné du 9 au 15, que 156.

mant ensemble une population de 30,000 Il y a donc une différence de 88. On âmes; mais le nombre des malades du prem'objectera peut-ètre, et celle remarque mier arrondissement où il est situé n'a pas vient de m'être présentée par M. Moreau , été modifié. El ici, nous ferons remarquer que la population de cet hospice a diminué. que les cas qui nous viennent des commuElle n'a pas diminué autant qu'on se l'ima- nes avoisinant Paris sont très-graves ordigine. Il n'est sorti en tout que 768 femmes, nairement ; ce qui lient peut-être souvent envoyées en congé dans leurs familles. La à ce qu'il faut faire parcourir aux malades

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un assez long trajet. Nous avons trouvé chez envisagé d'unc manière abstraite ; ou india plusieurs sujets de cette catégorie des alté- vidualisc les phénomènes. Ainsi, dans le rations aussi graves qu'en 1832.

choléra, on ne s'est pas souvenu du soin 4° Enfin, il faut mettre en ligne de qu'on apporte à aider l'expectoration dans compte une légère augmentation dans le le catarrhe et dans la pneumonie aiguë. nombre des cas qui se sont montrés au de

Les médecins ont méconnu les rapports hors, dans le voisinage des hôpitaux. A

du choléra avec plusieurs maladies aiguës, l'Hôtel-Dieu , par exemple, au lieu de 40

notamment avec la plus triviale de loucas observés l'avant-dernière semaine, il y tes, la fièvre. Leurs premières investien a eu 61 la semaine dernière. De même, gations ont eu pour objet de constater le nombre des malades pris à l'hôpital a

ou de mettre en doute l'identité du choaugmenté un peu; de 7, il y a quinze léra d'Europe avec le choléra de l'Inde, jours, il est monté à 12 cette semaine. lorsqu'il suffisait d'admettre une analogic. M. Castel : Si , durant l'épidémie de

Le nombre des genres de maladies est fort 1832, on eul demandé aux médecins de Pa- petit, quand on le compare au nombre des ris : Quels sont vos guides dans le traite- varictés, des modifications. Dans la thérament du choléra ? quelle aurait été leur ré

peutique, les médecins ont attaché trop

d'importance à ce qu'ils ont appelé les forponse ? Que répondraient-ils aujourd'hui , si on leur adressait la même question ?

mes du choléra : même, dans une épidé

mie, une constante uniformité des symplóLa Nosographie du professeur Pinel,

mes ne se rencontre point chez plusieurs longtemps et justement en crédit, n'a rien

individus. En 1832, trois cents médecins dit de celle cruelle maladie. Cullen, dans

se réunirent dans une salle de Westminster, sa Médecine pratique, dont la traduction

dans le but de décider si l'épidémie qui réétait auparavant notre livre classique, a

gnait à Londres devait être assimilée au copié Sydenham ; les autres médecins an

choléra asiatique : la question ne fut point glais, même les auteurs des traités popu- résoluc. A la fin de l'avant-dernière séance, laires, l'ont copié, les écrivains allemands l'ont copié; Lind , qui avait observe le cho capacité, élevaient aussi des doutes sur

des consrères, en qui je reconnais une haule lera dans l'Inde, et son traducteur français cette prétendue similitude. Ces doutes ,

il Thiers de la Chamme, ne l'ont point con

les fondaient sur ce que, dans l'Inde, le chotredit. D'où vient qu'en France on a pro

léra n'est pas toujours caractérisé par des céilé par essais ? Qui osera contester à nos

évacuations. Que faut-il pour cela ? Que médecins une grande culture d'esprit ? et

le spasme prédomine. Les auteurs ont sitoutefois ils nous ont placé dans la nécessiti

gnalé un choléra sec. d'avouer que lorsqu'il s'est agi du choléra , ils ont cherche des lumières dans les hópi. dans le choléra , on doit ienir comple de sa

Quand on juge la pratique de Sydenham taux et les amphithéâtres, plus qu'ils n'ont prédilection en faveur de l'opium, et cepencherché de documents dans les livres.

dant voyez la discrétion avec laquelle il l'a Ceux que l'observation avait produits, prescrit, excepté dans un cas extreme. Au en 1832 , amenèrent une trêve dans la re

lieu de quelque chose d'absolu , il laisse clicrche des moyens spéciaux et dans la pré- voir quelque chose de conditionnel : Exant vention en faveur des astringents. L'épidé. lato hoc cluvionis penso, medicumentum alimie avait à peine cessé que, sur divers quod parrgoricum curationi coronidam impoints de l'Allemagne, à Berlin, à Varso- ponit... Ce texte rapporte au narcotique , vie, se répandit le précepte de laisser un non lc fond de la cure , mais son complé libre cours aux déjections. Les médecins

ment. J'ai pu considérer comme accessoire de ces contrées ne citaient pas plus Syden- un moyen auquel on doit avoir recours seuham que je ne l'avais cité. Une triste expé- lement après que d'autres moyens ont été rience les avait éclairés. J'en prenais occasion de dire à mes amis : « J'ai dès le J'ai dû classer comme subalterne un » commencement donné le même avertisse- agent auquel Sydenham, dans une des ma» ment à l'Académie; elle l'a dédaigné. » ladies les plus aiguës, a assigné un rôle conMessieurs, je ne m'étonne ni ne m'amige sécutif, et non un rôle d'initiative, un agent de ces sortes de résistances; je les supporte dont la puissance est subordonnée à celle sans découragement et sans anxieté. Jus- d'un autre, un agent qui achève une guéqu'à présent il y a eu pour moi un lende- rison en partie obtenue quand il est mis en main.

cuvre : Curationi coronidam imponit. A Dans les aberrations de la médecine au une traduction légitime, notre honorable sujet du choléra , la cause n'est point diffé. collègue M. Bouvier a substitue une interrente de celle qui donne lieu à beaucoup prélation exorbitante, lorsqu'il représente d'autres désappointements. Chaque fait est l'opium comme le moyen capital, et qu'il

mis en usage.

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réclame pour cet agent la suprématie , ou- produite ; et comme elle y est attachée, les bliant que

émigrants ne l'emportent pas avec eux. Il Tel brille au second rang, qui s'éclipse au premier. les mettre à l'abri de son atteinte ; on les

n'est pas nécessaire de les disperser pour Après d'abondantes déjections, soient garderait réunis tous ensemble, qu'ils ne qu'elles aient élé spontanées, soit qu'elles scraient pas moins sauves. 'Il est bon de saaient été favorisées , l'intervention d'un voir distinguer comment la dispersion agit narcotique a-t-elle toujours été nécessaire ? dans chacun de ces cas, afin de ne pas se Non.

faire un argument en faveur de la contaM. Rochoux : Puisque l'on tient à parler gion du choléra , d'un fait qui , bien interde thérapeutique, il me faut, avant tout, prélé, ne la prouve en aucune façon. vous rappeler qu'en 1832 soixante-dix Irailements ont été essayés dans le choléra avec

Séance du 24 avril. un égal insuccès. Réussira-t-on micux cette année? Il est permis d'en douter. En atten- M. Lemazurier, correspondant de l'Acadant, M. Gibert vous conseille de faire une démic, à Versailles, adresse les renseignesorte de médecine symplomalique, qui con

ments suivants sur la marche de l'épidémie siste à combattre certains symptômes alar

dans le département de Scine-et-Oise. mants. C'est peut-êlre ce qu'il y a de plus

Le choléra s'est montré à la maison cenconvenable, quand on ne peut rien contre

trale de Poissy, presque en même tenips la cause du mal. Mais en me rangeant, faute qu'au dépôt de mendicite de Saint-Denis; 2 de mieux, à ce mode de traitement, je ne cas de choléra y ont été observés, 3 se sont puis m'empêcher de faire remarquer com

montrés dans la ville. A la même époque, bien il est précaire. Pour montrer toute ma

c'est-à-dire dans la première quinzaine de pensée à cet égard , je dirai que chercher mars, les communes du Neulan, Conflansà guérir le choléra en s'attaquant à un Sainte-Honorine, de Saint-Gratien, de Saintsymptôme grave, le froid, la cyanose, la Cloud, de Saint-Germain, d'Argenteuil, de diarrhéc, les crampes, etc., me semble la Bazoin, d'Herbley et de Limay, ont préconduite l'un homme qui croirait pouvoir senté des cas de choléra , mais dans une faire marcher une montre en en poussant proportion très-minimc, si l'on compare cc l'aiguille avec le doigt sans avoir rétabli le qui se passe maintenant avec ce que l'on jeu des rouages. Par exemplo, on échoue- observait en 1852; la commune d'Argenrait bien certainement contre une fièvre in- teuil a scule présenté une exception. Au termittente si l'on dirigeait un médicament

4 avril dernier, il s'y était déjà montré sur particulier sur chacun de ces symptômes , une assez grande échelle, et 10 décès avaient qui cèdent tous à la seule administration été obscrvés; plusieurs avaient eu lieu dans du quinquina.

la même maison, le cholera ayant d'abord Faut-il maintenant me défendre du re- allaqué un enfant au berceau et ensuite la proche de sceplicisme que m'a adressé M. nourrice. Bouvier ? Dans le cas actuel au moins, la Quant à Versailles, si favorisé en 1832, chose n'est pas fort nécessaire, car je crois il continuc, sauf une exception peu-imporfermement à l'cflicacité de l'évacuation des lante, à jouir de la même immunite; 8 cas lieux où règnc le choléra comme moyen as

ont été observés, tant dans l'hospice civil suré d'échapper à ses coups.

que dans la ville. En ville. j'en ai observé Mais il faudrail bien sc garder de croire un sur une femme de 60 ans, garde-malade. que l'abandon des licux frappés par le cho. fatiguée par de longues veilles, et qui avait léra agit de la méme manière que la dimi- négligé une cholerine datant de quatre nution des malades dans un lypihus né de jours. Elle a élé emportée en moins de 24 l'encombrement. Là les sujets portent avec heures. La période algide était complèle, si eux le mal ; leur accumulation augmente ce n'est que la langue étail restée dans l'el'énergie morbifère de la contagion. Dans tal naturel, el la reactiou n'a pu être oble choléra , où aucun principe contagieux tenue. n'existe, on se préserve du mal uniquement La proportion de la mortalité a été la parce que l'on quitte le lieu où sa causc s'est même à peu près qu'à Paris.

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FIN DU NEUVIÈME VOLUME.

DES MATIÈRES CONTENUES DANS CE VOLUME.

Arsenic ; emploi de son iodure à l'intérieur

dans le traitement de la teigne, 188.
Abcès aigu du foie; ouverture par la lan- -Les terrains arsénifères peuvent-ils trans-
cette; guérison, 168.

mettre aux matières animales qui y sont
Académie de médecine de Belgique.Comptes- enfouies une portion de l'arsenic qu'ils

rendus des séances, 77, 192, 294, 398, contiennent quelquefois naturellement,
802, 606.

185.
Académie de médecine de Paris. Comptes- Artère vertébrale; de la compression de

rendus des séances, 618, 620, 624. cette artère et de son importance pour
Acétate de plomb solide employé dans le le diagnostic des hémorrhagies et des

traitement de l'ophthalmie granuleuse, anévrismes du cou, 182.
270.

Asthme; emploi du chloroforme dans son
Acide citrique; moyens pour reconnaitre la traitement, 371.

falsification de cet acide par l'acide tar- Sur le traitement de cette maladie, 268.
trique, 178.

Avortement; de l'avortement artificiel comme
lactique; sur les produits de sa trans- moyen préférable dans les cas pour les-
formation par le chlore, 383.

quels l'opération césarienne, la symphy-
- oléoricinique, 64.

seotomie ou la céphalotripsie devicn-
- sulfurique ; note additionnelle au Mé- draient plus tard nécessaires, 256.

moiresur ses combinaisons avec l'eau, 282.
Accouchement ; des purgatifs après l'ac-

B
complissement de cet acte, 271.

laborieux par suite d'hydrocéphalie con- Barber. - De l'emploi du vinaigre dans le
sidérable et de présentation des fesses de traitement des ulcères, 163.
l'enfant, 472.

Baume noir, dit du Pérou ; pays dans le-
Addison. - Sur une nouvelle espèce d'ané- quel vit la plante qui le fournit, et par-

mie, dépendant d'une maladie des cap- tie du végétal dans laquelle il est con-
sules surrénales, 158.

tenu, 897.
Adenites du cou; de leur traitement, 581. Beardsall. Emploi du chloroforme dans
Alamir-Carcenac. - Des bandelettes agglu- le traitement de l'asthme, 371.

tinatives pour la cure des fistules uri. Béniqué. - A quelle limite faut-il porter la
naires de l'ombilic et de la hernie ombi- dilatation des rétrécissements de l'urethre
licale, 165.

pour en obtenir la guérison radicale, 160.
Alcock.--Considérations sur le choléra, 461. Berend.-Emploi du nitrale d'argent dans
Aloès (grand); note sur ce végétal, 71. les brûlures, 272.
Amadou ; note sur sa préparation, 697. Bile de beuf; observations sur sa décom-
Ammoniaque en injection dans le traite- position spontanée ; fermentations bili-
ment de l'hydrocèle, 374.

que et aurique, 172.
Amygdales; observation d'un cas d'adhé- Bineau. — Note additionnelle au mémoire
rence de ces organes, 472.

sur les combinaisons de l'acide sulfurique
Anémie dépendant d'une maladie des cap- avec l'eau, 282.
sules surrénales, 188.

Bismuth (trinitrate de); son utilité dans la
Angine tonsillaire chronique ; son traite- diarrhée des phthisiques, 578.
mnent, 468.

Blondeau. -Études sur les extraits de quin-
Animaux (Action des gaz ammoniacaux sur

1squina, 486.
les), 474.

Восату.

De l'emploi de la poudre de
Antimoine ; de son protoxyde, 178.

Vienne dans les phlegmons diffus, 167.
Armoise vulgaire; emploi de sa racine dans Bonjean. De la glairine des eaux miné.
le traitement de la chorée, 184.

rales, 87.
Arnica montana ; de son emploi dans l'hy. Bonnafont.- Traitement de l'hydrocèle par
drocéphale aiguë, 268.

l'injection d'ammoniaque, 374.
Arnolt. Du froid intense, ou de la congé- Bonnard. — Traitement de la diarrhéc par

lation comme remède aux maladies, 163. la polentilla anserina, 468.

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