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l'embout de l'insumateur, ou réservoir à rison spontanée. Observation recueillie air.

par M. L. GARREAU, interne. — Le fait On introduit l'extrémité libre de la sonde qu'on va lire vient s'ajouter à ceux que dans la narine du côté que l'on veut insuf- S. Cooper, Percy, Larrey, Marjolin, Baufler, après avoir invité le malade à prendre dens, M. A. Bertherand (Campagnes de dans la bouche quelques cuillerées d'eau Kabylie), ont publié, touchant la guérison qu'il doit conserver jusqu'à ce qu'on lui possible des plaies intestinales, par les seuls disc de l'avaler.

efforts de la nature. Comprimant alors la narine sur la sonde, Pierre C..., journalier, né à Ciudadella, on recommande au patient d'avaler l'eau àgé de 44 ans, est un homme imberbe, qu'il a dans sa bouche, et, au moment où d'un temperament lymphatique, à fibres le mouvement de déglutition se fait, l'opé- lâches et molles. rateur comprime le réservoir à air.

Dans le mois de décembre de l'année La deglutition ferme nécessairement la 1861, après une journée pendant laquelle partie supéricure du pharynx ou plutôt la il avait gardé des vêtements humides, il sépare de l'arrière-cavité des fosses na rentra chez lui avec du malaise, des nausales; l'air insufflé cherche une sortie et sécs; le même soir, pendant des efforts de ne trouve en déprimant cet obstacle qu'à défécation, il sentit tout à coup une tumeur s'engouffrer dans la trompe d'Eustache. Si soulever le pli de l'aine droite. Cette tudonc il ne se trouve pas là un obstacle in meur était sphérique, de la grosseur d'un surmontable, c'est la scule direction quc auf de poule, et située sur le trajet de prendra l'air insufflé, et ceci sans douleur l'arcade crurale. Pendant la nuit, coliques, pour le malade.

diarrhée, hoquet, vomissements. Le matin, Le seul sentiment qu'il éprouvera, et un médecin est appelé, qui fait appliquer qui cesse aussitôt que le mouvement de la quinze sangsucs et des cataplasmes sur la déglutition sera terminé, c'est la sensation tumeur. Lc hoquet et les vomissements plus ou moins désagréable mais peu dou continuent pendant la journée, avec quelloureuse que l'on éprouve quand on ques coliques dans le bas-ventre. Le lendeplonge la tête dans l'eau et que quelques main matin, troisième jour de l'accident, gouttes du liquide pénètrent dans le con le médecin ouvre la tumeur. « Il en sort duit auditif externe.

dit le malade « un sang noir et fétide. » Aussitôt l'insufflation faite, on sera fort Pendant la journée, Pierre C... va deux étonné d'observer chez certains malades ou trois fois à la selle, et ce n'est que le qui ont été privés de l'ouïe pendant long- lendemain ou le surlendemain qu'il voit temps, soit par suite d'un engorgement de des matières stercorales s'échapper par la muqueuse de la trompe d'Eustache, soit l'ouverture. Depuis ce moment la plaic même par la présence de sécrétions anor continua à livrer passage aux aliments, qui males dans ce conduit, que la faculté d'en sortaient deux ou trois heures après le tendre est momentanément, si ce n'est tout repas, parfaitement reconnaissables, « car à fait rétablie.

ils étaient » dit toujours le malade « à peu Si les produits de sécrétion ou les diffé- près tels que je les avais avalés. » Un dérents corps obstruant la trompe d'Eustache périssement rapide fut la conséquence de sont trop résistants pour que l'insufflation l'imperfection des digestions , quoique telle que nous venons de la décrire suffise, Pierre C..., tourmenté par une faim insaon pourra toujours avoir recours au cathé- tiable, se nourrit copieusement. Le 29 détérisme, ou direct ou bien simultanément cembre 1864, il entra à l'hôpital civil, avec l'insulation, et même on peut la dans le service de M. le professeur A. Bercompléter par des injections.

therand. La nutrition était tellement comOutre la valeur qu'offre ce procédé, promise qu'il était urgent de rétablir le quelque insuffisant qu'il puisse être dans cours régulier des aliments. Sans une indicertains cas, il sera d'une utilité incontes cation aussi pressante, la date récente de table chez les enfants, les femmes et les la lésion, le peu d'étendue de la perte de personnes très-pusillanimes et trop ner substance subie par l'intestin, auraient venscs pour conserver l'immobilité néces- permis de compter sur les ressources de la saire au cathétérisme d'après la méthode nature. ordinaire.

Après avoir reconnu la direction des (L'Association médicale, No 11.) deux bouts de l'intestin et obtenu la dilata

tion de l'orifice fistuleux par des éponges

préparées, M. A. Bertherand attendait qu'il Hernie crurale droite, prise et ouverte eût à sa disposition l'entérotoinc de Dupuypour un aboès ; fistule stercorale ; gué- tren, pour détruire l'éperon qui empêchai!

les matières de passer dans le bout infé- d'argent. Plus tard, on favorisa le recollerieur. Pendant ces retards imprévus, les ment de l'orifice par une compression bords de la plaie se rapprochèrent peu à modérée. Enfin, treize mois après son peu ; une partie des aliments, sollicités par entrée à l'hôpital , C... se trouva entièredes injections laxatives , commença à sor ment guéri. On lui procura un bandage tir par les voies naturelles, le malade herniaire pour soutenir la cicatrice, qui reprit un peu de force et d'embonpoint. aurait pu se rompre dans un effort, et il On aida aux progrès de la cicatrisation par sortit le 7 mars 1863. de fréquentes cautérisations avec le nitrate (Gaz. med. de l’Alyérie, 25 avril 1863.)

Chimie médicale et pharmaceutique.

Sur la galactométrie, par M. le docteur l'éprouvette, regarder à travers, et ainsi de ALFRED VOGEL, de Munich. — M. Vogel suite. Avec un peu d'habitude, on arrive a imaginé un procédé fort simple pour bientôt à reconnaître le moment où la connaitre la qualité d'un lait donné. Il flamme va perdre sa netteté; alors on part de ce fait, qui résulte d'un grand nom n'ajoute plus des demi-centimètres de lait. bre d'expériences, qu'une quantité déter- L'opération est terminée quand le contour minée d'eau acquiert toujours le même conique de la flamme a disparu lout à fait. degré d'opacité lorsqu'elle est additionnée On fera alors la somme des centimètres d'une même quantité de lait. Par consé- cubes de lait ajoutée successivement aux quent, plus le lait a été étendu, plus il en 100 centimètres cubes d'eau, et l'on saura faudra ajouter à un certain volume d'eau combien de parties du liquide il faut ajouter pour ôter à ce liquide sa transparence. Les à 100 d'eau pour rendre opaque une appareils nécessaires à cette opération sont couche d'un demi-centimètre d'épaisseur. extrêmement simples ; on n'a besoin que : En comparant les chiffres qui résultaient 1° d'un verre dans lequel on opère le mé- d'expériences de ce genre avec ceux qu'il lange qui porte une marque indiquant le avait obtenus par l'analyse du lait employé, niveau de 100 centimètres cubes de li- M. le professcur Seidel est arrivé à une quide; 2° d'une éprouvette formée de deux formule qui donne la richesse en maplaques de verre parallèles éloignées l'une tière grasse de chaquc lait soumis à cette de l'autre de $ centimètres : ces plaques épreuve. En désignant par L le nombre sont mastiquées ensemble ; 3° d'une pi- de centimètres cubes ajoutés à 100 d'eau, pette graduće dont les divisions correspon- 100 parties de lait renferment : dent à des demi-centimètres cubes.

25,2 S'agit-il maintenant d'examiner une + 0,25 parties de matières grasses.

L quantité donnée de lait, on commencera par agiter le liquide dans tous les sens,

Supposons, par exemple, qu'il ait fallu afin de déterminer un mélange parfait et

5 centimètres cubes de lait pour effacer d'obtenir un liquide homogène; puis on en

le contour de la flamme vue à travers retirera une certaine quantité au moyen de l'éprouvette, alors ce lait renferme : la spatule, on la fera tomber goutte à 25,2

+0,25=7,96 p. 100 de mat. grasses. goutte dans l'eau que renferme le verre 3 de 100 centimètres cubes. Avec du lait de (Monileur scientifique et Journal des convache ordinaire, on aura toujours besoin naissances médicales, No 15.) d'au moins 3 centimètres cubes de lait ; lorsque, au contraire, on opère avec de la crème, on n'en prendra d'abord qu'un Nouvelle méthode pour découvrir demi-centimètre. On agite alors le verre, l'acide nitrique par voie sèche. — Les et l'on verse un peu de liquide troublé dans nitrates de potasse et de soude chauffés l'éprouvette, puis on regarde la flamme dégagent de l'oxygène et deviennent nitrid'une bougic à travers les parois de cette tes. Les nitrates de baryte, de strontiane, dernière. Tant que les contours de la de chaux, de magnésic, d'alumine abanflamme se distinguent encore, il faut vider donnent de l'acide nitrique qui se décoml'éprouvette dans le verre, ajouter de nou pose en oxygène et en acide nitreux. veau un centimètre cube de lait au mielange Comme nous ne connaissons pas toujours qu'il contient, l'agiler, ou verser dans avec quelle base l'acide est combiné, le

professeur Stein recommande le procédé l'autre, ne vient pas en Europe. La presuivant : Il chauffe la substance dans un mière est importée des côtes de Guinéc, tube avec du bisulfate de potasse ou du presque exclusivement en Angleterre, en bioxyde de plomb et place dans la partic quantité considérable. L'huile de palme, supéricure du tube une bandelette de pa telle

que

le commerce nous la fournit, est pier humectée d'unc solution légèrement solide, de la consistance du beurre, d'un acide de sulfate de fer. S'il y a présence jaune orangé foncé, elle présente une sade nitrate en quantité si minime que les veur douce et parfumée et une odeur vapeurs rutilantes soient même impercep- d'iris. tibles, le papier gagne une coloration jaune Tel est le corps gras utilisé à la fabrique brunâtrc.

de M. Wilson. Nous avons dit que l'huile Ce procédé est applicable surtout pour de palme était jaune, mais on la blanchit la recherche de l'acide nitrique dans les par une exposition, de dix à quinze heures caux des sources.

de durée, à l'air et à l'humidité, la tempéIl faut se garder de chauffer le papier. rature étant maintenue à 100°; de sorte

En présence des chlorures, l'emploi du que les corps qui proviennent ensuite de bisulfate de potasse est sujet à caution, son dédoublement sont d'une blancheur parce que le chlore qui se dégage colore le éclatante. papier en formant un chlorure de fer. Pendant l'opération de la saponification,

La présence du protoxyde de fer ou de la glycérine, au fur et à mesure de la débeaucoup de matières organiques dans la composition de l'huile, distille, avec les substance nuit également à l'essai par le acides gras, entraînée par la vapeur. Elle bisulfate de potasse.

est recueillie et concentrée au point qu'on (Journal des connaissances médic., No 16.) lui enlève toute l'eau qu'elle renferme ;

aussi, dans l'emploi médical, faut-il dimi

nuer sa densité. Nature du corps gras, De la préparation de la glycérine procédé de saponification, tout concourt å anglaise. En 1854, M. Richard donner un produit de bonne qualité, car T. Tilghman (de Philadelphie) a décrit l'opération est effectuée sans l'intervention un procédé de saponification qui consiste de réactifs dont il est à peu près impossible simplement à soumettre les corps gras de la débarrasser ensuite. à l'action de la vapeur d'eau surchauffée C'est pourquoi nous donnons notre préà 300 degrés environ. Sous l'influence de férence exclusive à la glycérine provenant cette haute température et de la pression de cette source, et nous en recommandons qui en résulte, il s'opère une séparation spécialement l'usage si l'on veut obtenir entre les éléments constitutifs des corps des résultats constants et ne pas s'exposer gras. La glycérinc se trouve simplement à des mécomptes qui, bien que rares aumélangée à l'eau, et il suffit de la concen- jourd'hui, arrivent encore quelquefois. trer, d'abord directement, puis au bain- Toutes les bonnes pharmacies en possèmarie, pour avoir un produit d'une grande dent maintenant. pureté.

(Répertoire de pharmacie, avril 1863.) Ce procédé est mis en pratique par M. Wilson, à sa fabrique de bougies de Price. Il opère sur l'huile de palme, corps Sur un isomère de bromure de butygras extrait du fruit de l'Elwis guianensis, lène bibromé et sur les dérivés bromés grand palmier cultivé également dans la du bromure de butylène, par M. CAVENGuinée, en Afrique, et dans la Guyanc, en TOU. On sait que lorsqu'on décompose Amérique. Le fruit de l'Elæis guianensis est la vapeur d'alcool amylique par la chaleur, un drupe de la grosseur d'une noix, d'un en la faisant passer à travers un tube de jaune doré, formé d'un sarcocarpe fibreux porcelaine chauffé au rouge, il se produit et huileux, et d'un noyau très-dur, qui divers hydrogènes carbonés parmi lesquels renferme une amande grasse et solide. Lc M. Reynolds a signalé le premier l'éthyfruit contient donc deux huiles différentes, lène et le propylène, et M. A. Wurtz le qui sont extraites séparément. L'huile du butylène. J'ai constaté qu'il se formait en sarcocarpe est jaune, odorante, toujours outre un peu d'acétylène. liquide en Afrique ou à la Guyane, ce qui Ces hydrogènes carbonés peuvent être fait qu'on lui donne le nom d'huile de facilement convertis en bromures en les palme, tandis que celle qu'on tire de faisant passer à travers une couche de l'amande est blanche, solide, et sert aux brome; pendant leur formation, il se proinémes usages que le beurre. Cette der- duit aussi un bromure cristallisé très-soniere, beaucoup moins abondante que luble dans les bromures liquides; renfer

mant quatre équivalents de brome, et que l'expérience un liquide contenant du mes expériences tendent à faire considérer brome, et qui se dissout dans l'eau, l'alcool comme un produit de substitution du bro et l'éther, et dont les analyses ne conduimure de butylène. On l'isole de la manière sent à aucune formule ; on trouve, en ousuivante :

tre, mélangée au bromure de potassium Lorsqu'on soumet ces bromures à la formé, une poudre grisâtre à peu près indistillation fractionnée, il passe d'abord le soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther, et à bromure d'éthylène, puis le bromure de laquelle l'analyse assigne la même formule propylène, et lorsque la température at que celle du butylène bibromé liquide, ce teint 150 à 155 degrés, et que le dégage- qui permet de supposer qu'elle est une moment de vapeurs bromhydriques devient dification isomérique de ce dernier. M. Replus abondant, un cesse la distillation ; il gnault avait déjà observé une modification reste alors dans la cornue un liquide analogue dans l'éthylène bichloré, et noir, épais, piquant fortement les yeux, M. Sawitsch dans l'éthylène bibromé. qui laisse déposer par le refroidissement Ces expériences nc jetant aucun jour sur un magma noir ayant l'apparence d'un

la vraie constitution du bromure auquel dépôt de charbon. On sépare ce dépôt l'analyse assigne la formule C*H*Brʻ, il a charbonneux du liquide qui le surnage en

paru utile alors de comparer les propriétés le jetant sur un linge, et on le traite par de ce corps avec celles d'autres bromures l'alcool à 33 degrés bouillant. La solution analogues, en particulier du bromure de filtrée bouillante laisse déposer par le re butylène bibromé. froidissement une grande quantité de cris Le bromure de butylène nécessaire à taux qu'on obtient parfaitement blancs mes opérations a été obtenu par le procédé après plusieurs cristallisations.

indiqué au commencement de cette note, en Ces cristaux sont insolubles dans l'eau, soumettant à la distillation fractionnée le lipen solubles dans l'alcool froid, très-solu- quide noir, au sein duquel s'était formé le bles dans l'alcool bouillant et dans l'éther. dépôt charbonneux d'où l'on avait retiré Leur forme cristalline n'a pu être détermi- les cristaux ci-dessus décrits. Le bromure née d'une manière exacte cause de leur de butylène, d'après mes expériences, grande ténuité. Examinés au microscope, passe à la distillation entre 155 et 168 deou a pu voir qu'ils cristallisaient en lon- grés, en dégageant beaucoup de vapeurs gues aiguilles ou en aigrettes. Chauffés d'acide bromhydrique. dans une cornue, ils se subliment en par La méthode suivie pour obtenir les détie si la température monte lentement; à rivés bromés du bromure de butylène est 110 degrés ils commencent à fondre; entre celle que M. Regnault a indiquée dans ses 414 à 115 degrés, la masse est entièrement belles expériences sur la liqueur des Holliquide; par le refroidissement le liquide landais, et les produits de substitution se prend de nouveau en masse cristalline, qui en dérivent. le point de solidification est placé entre On a pu obtenir ainsi : 110 et 111 degrés. Mais si l'on continue à 1° Le butylène bromé C*H*Br.-Liquide chauffer, à mesure que la température s'é- incolore qui passe à la distillation entre 82 lève, vers 135 à 140 degrés, les cristaux et 92 degrés; fondus se décomposent, le liquide noircit, 2° Le bromure de butylène monobromé et il se dégage une grande quantité d'acide CH'BrBr". — Liquide lourd, huileux, pasbromhydrique; vers 190 degrés, le liquide sant à la distillation entre 208 et 215 deentre en ébullition ; enfin, entre 235 et grés, en se décomposant en partie en acide 240 degrés, il distille un liquide jaunâtre bromhydrique et en charbon ; qui ne se solidifie pas par le refroidisse 3° Le butylène bibromé C*H*Br?. — Liment, et il reste dans la cornue un grand quide incolore, mobile, distillant sans aldépôt de charbon.

tération entre 140 et 160 degrés; L'analyse élémentaire et le dosage du 4° Le bromure de butylène bibromé brome des cristaux desséchés à 100 degrés C*H*Br'Br. — Corps blanc, solide, cristalleur assignent la formule C*H*Brf. lisé, inaltérable à l'air, ne paraissant pas

La potasse alcoolique chauffée avec les se volatiliser sensiblement à la tempéracristaux leur enlève les trois quarts du ture ordinaire, même au bout d'un temps brome qu'ils contiennent, et il reste dis- très-long; soluble dans l'éther et dans l'alsous dans l'alcool un corps bromé de nature cool chaud, cristallisant de nouveau par le indéterminée.

refroidissement. Examiné au microscope, L'acétate de potasse ne donne pas de il se présente sous forme de feuilles de réaction bien nette avec les cristaux, tout fougère ou de dendrites analogues à celles le brome n'est pas enlevé ; il reste après du chlorhydrate d'ammoniaque. Chauffé

graduellement dans un tube, il se volati La matière grasse est composée de deux lise en partie vers 120 degrés, mais à me substances solides, dont l'une se dissout sure que la température s'élève, la masse assez bien dans l'alcool à 85 degrés bonilnoircit légèrement et, vers 200 degrés, lant, tandis que l'autre refuse de s'y dispoint où l'opération a été suspendue, le soudre. bromure commence à se décomposer sans Les roses contiennent en outre une qu'on puisse réussir à le fondre.

quantité fort considérable de sucre inter(Répertoire de pharmacie, mai 1863.) verti (environ 20 pour 100). Ce sucre se

dissout en même temps que la cyanine,

quand on traite par l'alcool les roses préaSur la composition chimique des roses lablement épuisées par l'éther. On le sépare de Provins, par M. E. FILHOL. J'ai de la matière colorante au moyen du souspublié, dans le courant de l'année der

acétate de plomb, qui précipite celte dernière, un travail relatif aux matières colo- nière, en même temps qu'une quantité rantes des fleurs (1). J'ai prouvé dans ce tra assez notable d'acide gallique. vail que presque toutes les feurs contien

Je me propose de terminer l'analyse nent des quantités plus ou moins notables quantitative des roses de Provins, et d'élude quercitrin. Cependant ce corps n'a été dier plus tard d'autres fleurs employées en signalé que dans un très-petit nombre de pharmacie. fleurs (celles de la Gaude et celles du Ma (Soc. pharm. de Toulouse et Répertoire ronnier d'Inde). En reprenant l'analyse des de pharmacie, mai 1863.) fleurs de roses rouges, j'ai constaté sans peine que leur propriété astringente doit être attribuée en grande partie à du quer De la oystine, principe constituant de citrin, et qu'on n'y trouve que des traces certains calculs, par M. LEROY (L'Éde vrai tannin. Si l'on épuise des fleurs de tiolles). — Ce principe constituc ordinaireroses de Provins, grossièrement pulvéri- ment scul des graviers ou des calculs même sées, par de l'éther, on obtient une teinture volumineux. Dans certaines concrétions, jaune et les fleurs conservent leņr belle la cystine s'est trouvée associée à de pecouleur rouge. En distillant la teinture tites quantités d'urates et d'acide urique. éthérée on a pour résidu une matière On a vu le phosphate de chaux en former molle, de couleur jaune verdâtre, qui se l'enveloppe (Wollaston) et le sulfate de dissout en partie dans l'eau bouillante et chaux le noyau (Leroy, d'Étiolles). donne un soluté de couleur jaune. Une L'hérédité parait avoir de l'influence sur matière grassc de couleur verte qui sur cette sorte de calculs d'ailleurs rares. nage sur le liquide peut être aisément

Le sexe féminin peut être considéré séparéc après son refroidissement.

comme une autre cause prédisposante. Ce soluté donne avec les scls de sesqui Les six calculs de cystine que l'auteur oxyde de fer un précipité de couleur vert possède dans sa collection, dont deux enbouteille très-foncéc. Il sc colore en jaune ticrs, les autres fragmentés, ont tous une vif lorsqu'on y ajoute quelques traces couleur jaunâtre variant de teintes. L'un d'une liqueur à réaction alcaline (potasse, d'eux est jaune ambré, presque diaphane, ammoniaque, etc.); il donne avec les sels et ses morceaux ressemblent à de la résine de plomb des laques d'un jaune très- de mastic. Un autre est d'un jaune foncé intense; enfin, en le faisant évaporer à verdâtre; les gros fragments de cystine rensiccité, il laisse un résidu sec qui prend dus par une malade, opérée par l'auteur une teinte jaune très-vive lorsqu'on l'hu- devant M. Langenbeck, ont la couleur de mecte avec de l'acide chlorhydrique con la cire vierge qui a jauni, avec une légère centré.

teinte lilas; un autre échantillon est d'un Si l'on décompose par l'acide sulfhydri- jaune paille presque blanc. que la laque de plomb formée par le mé On a trouvé de la cystine tout à fait lange de ce soluté avec l'acétate de plomb, et blanche; elle était alors à l'état de pureté si l'on épuise la laque par de l'eau ou par de parfaite. On en a vu aussi de verdâtre, et l'alcool bouillant, on obtient des liqueurs il a même été dit que cette substance laissée qui laissent déposer, pendant leur concen- à l'air prenait en vieillissant une teinte tration, du quercitrin impur. Une deuxième verte prononcée. dissolution, suivie d'une précipitation par Les calculs de cystine possédés par l'aules sels de plomb et d'une décomposition tour ont gardé la même couleur pendant de la nouvelle laque, donne ordinairement plusieurs années; ils ont dans leur cassure le quercitrin sensiblement pur.

un aspect brillant micacé, et l'on distinguc (1) Voir notre cahier de juillet 1862.

parfaitement une cristallisation rayonnée

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