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TRAITEMENT DES ÉCOULEMENTS REBELLES Des FURONCLES MULTIPLES DE LA NUQUE, DE L'URÈTURE, PAR LA CAUTÉRISATION DE LA par M. le docteur PFEIFFER, de Paris.FOSSE NAVICULAIRE, AU MOYEN DU SULFATE DE Dans l'espace des derniers trois ans, j'ai CUIVRE, par M. le docteur TISSEIRE, mé- été à même d'observer un certain nombre decin aide-major. On sait que parfois de cas de furoncles multiples, ayant pour certains écoulements du canal de l'urethre siége la nuque et la partie latérale du cou. (blennorrhées, gouttes militaires, etc.) Ceux-ci different cependant quant à leur résistent aux traitements les mieux enten- cause spéciale et à la marche ordinaire des dus. — D'un autre côté, Stoll, Desault, furoncles, qui se développent habituelleJ. Hunter, Cullerier, Ph. Boyer, Swe- ment dans ces régions. J'ai donc cru utile diaur, etc., et la plupart des praticiens ac- de les signaler à l'attention de mes contuels, considèrent la fosse naviculaire frères. comme étant le siège et le point de dé- J'ai recueilli vingt-deux observations, part de ces affections. La notion de ce fait qui appartiennent toutes à des hommes m'a décidé à agir sur le foyer de la mala- âgés de vingt à quarante-cinq ans. Ces cas die, à l'aide du sulfate de cuivre solide, présentaient une analogie parfaite sous chez quatre malades que j'ai eu à traiter tous les rapports indiqués plus bas, quoidans le mois de septembre dernier, et qui que la marche de quelques-uns ait été moétaient affectés de blennorrhagies passées difiée l'hiver passée, sous l'influence du à l'état chronique, malgré les traitements génie épidémique, si favorable au dévedivers auxquels ils avaient été soumis. loppement des inflammations à tendance

Ces quatre hommes appartenaient au gangrèncuse. 19 me bataillon de chasseurs à pied; chez Depuis quelques années, la mode a imal'un d'eux (Buhr Félix), il a sufli d'agir giné d'orner le cou des hommes élégants une scule fois sur la muqueuse urethrale, d'un cercle en toilc empesée, plus ou moins pour supprimer définitivement un écoule- étroit, plus ou moins haut. ment qui avait résisté au traitement interne Les chemisiers désignent ce col sous le et aux injections diverses.

nom de carcan, dénomination cmpruntée Chez deux autres (Duclos J. et Pèguc),

aux Chinois, qui, dit-on, appellent ainsi il a fallu agir trois fois.

un instrument de supplice usité chez eux, Enfin, sur le quatrième (Leprince Jean),

et qui était en usage en France et dans il a fallu toucher la muqueuse urethrale,

toute l'Europe il y a moins de cinquante pendant quatre jours, c'est-à-dire quatre fois.

Je n'ai pas besoin de donner ici une des. Pour pratiquer cette pelite opération, cription détaillée du col carcan à la mode. le chirurgien se munit d'un crayon de sul- Pour nous, il suffit de savoir qu'il est comfate de cuivre de petite dimension. Il re

posé de deux ou trois couches de toile, commande au malade d'écarter latérale- qu'il est d'une hauleur variable de quatre ment les lèvres du méat urinaire à l'aide à sept centimètres, que son bord supérieur de ses doigts ; et il introduit alors facile- forme une ligne égale et droite. Peu à peu ment le sulfate de cuivre, à une profon- il arrive que les deux couches de la toile deur d'environ un centimètre et demi. Il

s'écartent au bord supérieur, de sorte que faut peser un peu sur la fosse naviculaire, la couche interne dépasse l'externe de et retirer le crayon quand le malade se

2 à 3 millimètres, ce qui est dû à la maplaint d'éprouver une sensation trop vive.

nière dont les cols sont faits et repassés. L'opération dure de une demi-minute à La partie supérieure du col étant plus forune minute et demie, et est pratiquée une

tement empesée, l'amidon s'accumule enfois tous les jours jusqu'à guérison.

tre les deux couches de la toile au bord liLe nitrate d'argent solide, conseillé par

bre, le rend inégal et raboteux, et celui-ci Vidal de Cassis, est redouté comme trop présente ainsi tous les caractères d'une scic actif, et n'est pas mis en usage. Le sulfate

à dents fines. de cuivre est, au contraire, employé tous

Dès lors il est évident que les parties les jours avec succès dans les ophthalmics exposées au frottement continuel contre ce rebelles.

bord, ne tardent pas à ressentir tous les Ces quatre faits constituent un nombre effets produits par le mécanisme d'une peu important; mais j'ai cru cependant scie. C'est ainsi qu'on observe au début de bien faire en les signalant aux prati. l'affection furonculeuse une ligne onduciens.

lanle et rougeâtre de la peau dans la ré(Gaz. medicale de l'Algérie, 25 mars 1861.) gion postérieure et latérale du cou, qui

correspond exactement à la direction et à la hauteur du bord libre du carcan. Les

ans.

100 gramm.

.

.

malades accusent dans la partie rouge un

PANSEMENT DES PLAJES AVEC DU LINGE ET sentiment de chaleur désagréable, avec DE LA CHARPIE COALTÉS. En chauffant au exacerbation vers le soir; souvent ils se bain-marie jusqu'à parfaite solution un méplaignent d'une congestion pénible à la lange à parties égales de coaltar, de savon tête,

et d'alcool, M. Demeaux a obtenu par le Si l'on s'aperçoit de la cause à temps,

refroidissement un véritable savon trèstous les accidents disparaissent dans l'es- soluble dans l'eau et formant, en se dissolpace de vingt-quatre heures.

vant dans ce liquide, une émulsion stable, Dans le cas contraire, il se développe qui, d'après les espérances de l'auteur, dans l'épaisseur du derme des nodosités doit trouver un utile emploi dans un grand circonscrites, produits de l'inflammation nombre de cas où les désinfectants sont inde petits pelotons de tissu cellulaire grais- diqués. scux. Ces furoncles sont excessivement Entre autres qualités, ces deux produits, douloureux, et les malades se voient for- le savon coalté surtout, ont l'avantage de cés de se défaire du col, qui augmente leur servir à préparer du linge et de la charpie douleur à chaque mouvement.

jouissant de propriétés absorbantes et J'ai vu varier le nombre des furoncles désinfectantes, et dont M. Demeaux a exd'un à huit. Tous se développent dans posé en ces termes le mode de fabrication l'axe transversal du cou sur la ligne que à l'Académie. décrit le bord supéricur du col.

PR. Coallar saponifié. Ils présentent celte particularité que le

Eau ordinaire.

500 plus grand occupe toujours la partie laté- Faites dissoudre. rale gauche de l'occiput, plus ou moins Vieux linge...

1 kilo rapproché de la lignc médiane. Dans plu- Trempez dans la solution ci-dessus pensieurs cas, le grand furoncle est formé par dant quelques minutes, exprimez et faites la fusion de deux nodosilés voisines. Cette sécher. prépondérance du côté gauche doit être On peut concentrer ou étendre la soluexpliquée par les mouvements de la tête, tion à volonté. qui se tourne infiniment plus souvent de Le linge ainsi préparé prend une couleur gauche à droite que dans le sens opposé et jaune paille, expose ainsi plus la peau de cette région Réduisez le linge en bandes, en comaux atteintes du carcan-scie,

presses, en charpie, vous obtenez ainsi J'ai vu dernièrement un jeune homme toutes les pièces d'appareil nécessaires qui arrivait de Berlin et qui était marty- pour le pansement d'une plaie, imprégnées risé depuis quatre mois par une série de de la solution coaltée, possédant comme le ces furoncles multiples de la nuque. Son linge blanc, et au mème degré la souplesse, médecin lui avait fait suivre divers traite- la facilité dans l'application, la propriété ments par des médicaments laxatifs et dé- d'absorber le produit des sécrétions morpuratifs, sans avoir réussi à le guérir. Le bides. malade s'est vu promptement débarrassé Le linge coalté agit en outre comme de son affection en renoncant au col droit, désinfectant; non-seulement il prévient J'ai donné, il y a deux ans, mes soins à les émanations fétides qui deviennent désun confrère qui eut à souffrir pendant six agréables et insalubres pour les malades, semaines d'un furoncle énorme à la région qui vicient l'air des salles de chirurgie, occipitale, dù à la même causc. Les done mais encore il empêche la décomposition leurs étaient insupportables et le sommeil des liquides et préserve la surface des fortement compromis.

plaies de cette influence délétère, en constiLa marche de ces furoncles est ordinai. iuant autour d'elles une atmosphère médirement lente, les douleurs nullement en camenteuse, qui, selon M. Demeaux, doit rapport avec leur nombre et leur gran- diminuer le nombre et la gravité des accideur. Leur traitement ne présente rien de dents, qu'on voit se développer si souvent particulier : Sublatà causù tollitur effectus. à la suite des grandes opérations chirur

Il y a cependant des malades qui, gué- gicales. ris, ne veulent pas renoncer à porter le col (Journ. de méd.eldechir. prut., mars 1861.) droit. Pour obvier à ces inconvénients, il sullit de faire donner au col un évasement assez considérable par derrière pour em- NOTICE A L'USAGE DES CHIRURGIENS DE CANpêcher le retour de nouveaux accidents.

PAGNE SUR LA MANIÈRE DE DÉBRIDER LES HER(Journal des connaissances médicales et NIES ÉTRANGLÉES SANS CRAINDRE L'HÉMORRHApharmaceutiques, No 9.)

GIE; par M. le Dr AMÉDÉE JOUX (de la
Ferté-Gaucher). Je viens aujourd'hui

vous parler de l'une des plus graves ques- decine opératoire de M. le professeur Mallions de la chirurgie, expérience passe gaigne, un entre-filet timide indiquant ce science, et c'est après plus de vingt ans procédé, mais, sans en faire une règle de d'une pratique habituellement heureuse, conduite invariable; j'avoue que je ne le que j'osc vous exposer des résultats un peu connaissais pas quand j'ai agi ainsi pour la en dehors des usages classiques.

première fois; mais je suis heureux de Les livres didactiques, souvent écrits me trouver d'accord avec ce maitre, et de selon la tradition, disent tous à peu près pouvoir ni'appuyer sur son autorité pour la même chose, et ils font bien, car ils faire de ce procédé une règle invariable sont faits par des hommes qui ne voient contenant à tous les cas. qu'un côté des questions naturelles. L'ou- Voyons ce qui a lieu dans la division verture des grandes séreuses, les vastes des parties, et si jusqu'ici on n'abuse pas délabrements, sont considérés comme pres- de l'instrument tranchant dans les opéraque toujours mortels dans les hôpitaux, ct tions chirurgicales. Que se passe-t-il lorsen eflet ils le sont; cela ne tient pas à la que l'on coupe nettement les tissus vivants? nocuité des lésions clles-mêmes, mais à Aussitôt divisés, ils s'éloignent les uns des coup sûr au milieu dans lequel elles sont autres en vertu de leur contractilité, et, traitées; c'est ce que je vais prouver tout quoi qu'on en dise, rien n'est plus rare et à l'heure, outre que mon désir est de vous plus difficile que la réunion immédiale convaincre que l'opération de la hernic d'une plaie bien régulière faite par l'inpratiquée selon une certaine méthode, est strument tranchant. moins difficile et surtout accompagnée de Dans la déchirure des tissus vivants, au moins de dangers chirurgicaux que l'opé- contraire, les parties demeurent pantelanration de la saignée.

tes; elles sont en contact, et bientôt, s'enSi on ouvre un traité de médecine opé- dentant les unes dans les autres, la réunion ratoire et que l'on étudie les débridements s'opère avec une facilité inconnue de ceux herniaires, on est épouvanté des dangers qui n'y ont pas regardé de près. qui peuvent accompagner l'opération ; c'est Mais c'est en vain que les faits les plus en vain que les différents auteurs cher- fréquents et les plus instructiss viennent chent, pour échapper au péril, les mé- frapper les sens des savants et des capables thodes les plus diverses et les instruments eux-mêmes; l'habitude persiste, et d'ailles plus différents; chaque phrase finit leurs on préfère encore une plaie très-rétoujours par ces redoutables paroles : gulière, malgré les incontestables avanta« Malgré toutes les précautions, en dépit ges de l'autre moyen de division. de toute science et de toute habileté, il Il y a en chirurgie un monument que peut se rencontrer des anomalies vascu- l'on ne doit jamais perdre de vue, et où laires telles, qu'une hémorrhagie vous l'on trouve invariablement le germe et enlèvera le malade. » Cela fait peur, et même l'étude de toutes les bonnes méthocette alternative, vraie menace de Croque- des : c'est dans les Mémoires de l'Académie mitaine, paralysant la main des plus har- royale ; voyons : dis, retarde souvent les opérations et cause 1° L'observation, par M. Benomont, la mort de bien des sujets.

d'un enfant qui, ayant eu la jambe arraExaminons donc les différentes causes chée par la roue d'un carrosse, n'eut pas de tant d'alarmes, et voyons comment d'hémorrhagie, et guérit de sa blessure en nous parviendrons, non pas à les braver, peu de temps. mais à les éviter par une conduite en de- 2° Divers arrachements des doigts par hors des conseils chirurgicaux des maitres. plusieurs auteurs.

L'opération de la hernie étranglée faite 3° L'histoire de Samuel Vood, tirée des de bonne heure n'est pas très-grave, disent Transactions philosophiques, qui eut l'oquelques-uns; si on ajoute qu'elle est moplate et le bras arrachés sans hémorrhaexemple de danger quant au manuel opé- gie, et qui guérit heureusement de cette ratoire, tout sera dit.

affreuse mutilation, rapportée par Morand. Depuis longtemps je débride toujours 4° L'arrachement du cordon ombilical en déchirant avec le petit bout de la spa. du ventre d'un enfant nouveau-né, publié tule de ma trousse ; j'emploie quelquefois par de la Moite, et qui cut lieu sans auassez de force, et jamais il ne m'est arrivé cune suite grave et sans écoulement de d'accident hémorrhagique ; de plus, mes sang. malades, lorsqu'ils ont été opérés sans re- Morand, dans un sage mémoire, extard, ont guéri, et le plus souvent la cure plique le mécanisme de ces arrachements, a été radicale.

et dit comment ces cas divers sont exempls J'ai bien vu depuis ce temps, dans la Mé- d'hémorrhagie.

OBTEXUS PAR LA

Je citerais moi-même quelques circon- Les pansements et les soins subsequents stances de ma pratique dans lesquelles j'ai comme à l'ordinaire. vu la vérité de tous ces faits se reproduire, Ainsi, et j'appuie spécialement sur ceci, et entre autres un cas d'éventration allant je conjure mes confrères les plus timorés d'un côté du ventre à l'autre par une corne de ne pas hésiter à suivre cette pratique, de vache, si je ne trouvais une observa- entièrement appuyée sur une longue extion identique rapportée par l'un de nos périence; je les invite à mettre pour cette confrères de la campagne, M. le docteur fois les subtilités anatomiques de coté, et Jlerpin, de Brehemont (Indre-et-Loire), je puis leur promettre les succès les plus dans la Gazette des hôpitaux du 17 no- faciles et les plus constants. vembre.

Puisse cette ébauche ètre consultée par Toutes ces histoires, jointes à celles que tous ceux que la science a effrayés jusqu'à la pratique fournit chaque jour aux chi- ce jour, et les rassurer. rurgiens, nous portent à réfléchir, et si il est bien entendu que je n'étends pas j'y ajoutais celles que la médecinc opéra- mes conseils au delà de ce point de la pratoire vétérinaire me fournit souvent, je tique, et que dans aucun cas les hommes dirais que, hors des grands hôpitaux, on qui se livrent aux opérations ne peuvent peut impunément déchirer les tissus, pé- être dispensés des connaissances topogranétrer dans les grandes cavités du corps, phiques les plus positives et les plus étenen ouvrir les séreuses, et que s'il était dues. permis à l'habileté de nos chirurgiens des (J. des conn. med. el pharm., 20 mars 1861.) grandes villes de se produire en air pur, on lirait chaque jour de nouvelles merveilles de la puissance de notre art.

Résultats CLINIQUES Je me résume, car je m'adresse toujours LITHOTRITIE PENDANT L'ANNÉE 1860. – Dixà des hommes dont les moments sont huit malades atteints de calculs vésicaux complés, et il faut qu'à la clarté et à l'uti- ont été admis en 1860 dans le service de lité de mes paroles vienne sc joindre la M. Civiale. Parmi ces malades se trouvaient brièvcté :

trois femmes dont l'une était tellement 1° Les opérations dc hernies étranglées épuisée par ses longues souffrances que n'ont pas la gravité que les ouvrages clas- toute opération aurail compromis sa vie siques indiquent, et pour éviter les dan- sans bénéfice probable, el elle continue à gers qui y sont si longuement signalés, il vivre avec son calcul. La deuxième était faut opérer promptement et ne pas fatiguer dans des conditions favorables sous le raples parties berniées par un taxis trop sou- port de la santé générale; mais le calcul veni inutile et toujours dangereux. était engagé dans l'urethre où il était main

2° Excepté l'incision de la peau que l'on tenu par les contractions énergiques de la pratique avec le bistouri, tout le reste doit vessic. Un débridement du canal a sufti se faire avec la sonde canneléc, le petit pour en opérer l'extraction. Ce procédé a bout de la spatule, ou de toute autre ma- paru préférable à celui de l'écrasement nière, mais toujours par dilacération ou à qui eùi été plus long et plus douloureur. peu près.

La mlade a été promptenient guérie. La 3• Quant au débridement, pour éviter troisième femme présentait un de ces cas toute cause d'hémorrhagie, et pour ne plus cxtraordinaires qu'on observe de loin en craindre l'inconvénient du bistouri bou- loin. La picrre de nature phosphatique tonné, dont l'action va très-souvent plus s'était formée sur un amas de dents, d'osloin que l'on ne veut, il convient dans tous selets et de cheveux provenant d'un kyste les cas, après avoir introduit le bout du pileux qui s'était ouvert dans la vesie. doigt dans la partie élranglante, d'y porter Tous ces corps et la pierre elle-même ont la petite extrémité de la spatule, en s'en été extraits avec succès par les procédés de servant comme d'un lévier, les dentelures la lithotritic. étant sous l'étranglement, le point d'appui Des quinze hommes adultes ou vicillards sur le doigt qui y est engagé, et la puis- qui se sont présentés avec la pierre, quatre sance sur le bout large de l'instrument; on n'étaient pas dans les conditions qu'exige fait des pesées dans les endroits les plus la lithotritie. Deux ont été taillés l'un avec serrés, et au bout de quelques instants on succès, l'autre en conservant une fistule. a la satisfaction d'avoir assez de place Le troisième est mort d'une aflection repour procéder à la réduction, quand elle nale sans avoir été opéré. Le dernier sune se fait pas d'elle-même, le lout sans bit un traitement préparatoire. I'n cinqu'il s'écoule jamais une seule goutte de quième malade avait en même temps une sang.

pierre moyenne et une hernie étranglee,

а

qu'il fallut opérer sur-le-champ, opération lets hémorrhoïdaux est trop connu pour à laquelle il å succombé. En fait, dix hom- que nous l'exposions de nouveau. On n'a mes seulement ont été délivrés de la pierre pas oublié non plus qu'il y a quelques anpar la lithotrilie. Deux de ces opérés con- nées, M. Piedagnel proposa d'ajouter aux servent des douleurs et du trouble dans poudres caustiques, pour en faciliter l'aples fonctions de la vessic, par suite des lé- plication, une certaine quantité de morsions organiques de ce viscèrc.

phine (1). Tout récemment, M. Amussat En communiquant ces résultats à l'Aca- a mis en usage avec un plein succès le démie, M. Civiale y a joint ceux de sa mélange anesthésique du médecin de l'Hòpratique particulière pendant l'année tel-Dieu chez une femme qui portait un écoulée. Les malades traités en ville par bourrelet hémorrhoïdal. ce chirurgien sont au nombre de trente- La cuvelle du compresseur a été remsix dont dix étaient en état de récidive. plie de pâte de caustique Filhos addiVingt-six de ces malades ont été lithotri- tionnée de 4 milligrammes de chlorhydrate ties; vingt-quatre sont guéris; chez les de morphine. L'application de l'instrument deux autres, l'état morbide de la vessie a duré quatre minutes, et pendant tout ce contre-indiquait l'opération. L'un d'eux a temps, l'insensibilité été presque absosuccombé, l'autre vit avec sa pierre. lue. Ce n'est qu'après que les pinces ont

Les faits observés soit à l'hôpital, soit été enlevées que la malade s'est plaint d'éen ville, offrent une particularité remar- prouver une légère cuisson. quable qui doit, selon M. Civiale, faire En citant ce petit fait, nous sommes loin ranger les calculeux en deux grandes clas- de dire que le mélange de caustique et de ses. Dans l'une, qui embrasse les deux morphine produira toujours l'anesthésie liers des cas, les organes conservent leurs locale si désirable dans ces sortes d'opéradispositions naturelles. Ce n'est même que tions. Plusicurs chirurgiens ont employé de loin en loin, et surtout à la suite des la combinaison de M. Picdagnel, et nous exercices du corps, que la pierre provoque savons qu'ils n'ont pas atteint le but qu'ils quelques troubles fonctionnels qui cessent se proposaient. Aussi, en présence d'un par le repos. Ici la pierre formant à elle résultat douteux, donnerons-nous le conseule toute la maladie, il suffit de la dé- seil de disposer un irrigateur qui soit truire ou de l'extraire par les procédés de prêt à fonctionner à la première manifesla chirurgie, pour que le malade obtienne tation de la douleur. Des tumeurs hémorune guérison prompte et complète. Dans rhoïdales volumineuses ont été traitées avec l'autre classe, les pierres de phosphate un remarquable succès par M. Amussat, calcaire ou ammoniaco-magnésien se for- pendant la destruction desquelles l'irrigament et se développent sous l'influence iion froide à jet fort et continu supprima d'un état morbide de l'appareil urinaire. presque entièrement la douleur. Cette irriIl n'est pas rare que cet état persiste après gation, prolongée pendant quelques mil'opération, qu'il prive le malade du bien- nutes après l'enlèvement de la pince, a un fait complet du traitement et même qu'il autre avantage, celui d'entraîner les parfavorise le développement d'une nouvelle celles de caustique non combinées avec les pierre. Ces cas sont en majorité dans le tissus et de calmer la cuisson. (Ibid.) relevé qui précède.

Ce relevé prouve en outre, et c'est là l'enseignement pratique qu'il faut en tirer,

CAS DE TÉTANOS TRAUMATIQUE TRAITÉ AVEC que pour être heureux, l'emploi de la

SUCCÈS AU MOYEN DE LA CIGUE. Découragé litbotritie doit être restreint aux cas où la maladie est encore à son début, c'est-à- par des revers antérieurs de recourir aux dire où la pierre est petite et n'a pas eu le ployés contre le tétanos, M. le D'Corry au

agents thérapeutiques ordinairement emtemps de produire des lésions propres à

rait désiré, dans le cas dont il est ici queschanger la forme et les dispositions naturelles de la vessie.

tion, mettre à l'épreuve l'efficacité du cu(Journal de médecine et de chirurgie pra- cation de M. Vella à l'Académie des scien

rare ou woorara, sur lequel la communi. tiques, mars 1861.)

ces et le travail de M. Spencer Wells venaient d'appeler l'attention du monde

médical. Mais n'ayant pu se procurer de DÉMORRHOÏDES DÉTRUITES SANS DOULEUR

cette substance, il fut conduit à recourir à PAR LE CAUSTIQUE Filtros ADDITIONNÉ DE

la ciguë officinale (Conium maculatum) par MORPHINE. Le procédé de cautérisation

cette idée émise par le docteur Radcliffe, circulaire employé par M. le docteur Alphonse Amussat dans le cas de bourre- (1) Voir notre tome XXVI, page 460.

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