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nutes, on relire l'instrument, et toute NOUVEAU TRAITEMENT DE LA GALE PAR L'EMl'opération se trouve terminée.

PLOI DE L'HUILE PROSPHORÉE. – Ce traitePar ce procédé, l'auteur se propose de ment n'est pas aussi nouveau que le dit le satisfaire à une double indication :

docteur Metzel, il a déjà été recommandé 1° De détruire, dans loute sa longueur par M. le docteur Henrich. De plus, il n'est ct son épaisseur, la muqueuse qui tapisse pas expéditif ; toutefois le médecin de Crala fistule intérieurement;

covie lc préfère aux moyens classiques, 2° D'oblitérer le trajet fistuleux par suite parce que l'huile phosphorée est une préde la cicatrisation du nouvel ulcère et de paration peu dispendieuse, ne tachant pas sa transformation en tissu inodulaire ou le linge, et qu'elle ne provoque jamais ces cicatricicl.

éruplions consécutives si désagréables. Plusieurs moyens ont déjà été conseillés On prépare l'huile phosphorée en intropour atteindre ce double but; mais la plu- duisant 8 grammes de phosphore dans 500 part, pour ne pas dire tous, sont inoffen- grammes d'huile d'olive ou de lin. On sifs ou défectueux en raison de leur faiblc ferme le flacon avec une vessic et on l'exactivité ou de la disficulté de leur emploi. pose à la température de 100 degrés au Le caustique de Vienne doit leur ètre pré- bain-marie. L'huile refroidie doit être conféré, et les motifs suivants paraissent jus- servée dans des vases bien bouchés. Oa tifier suffisamment cette préférence : l'emploie en frictions quotidiennes. 1° Son application, en raison de sa caus

M. Metzel a soumis quatre-vingts malicité bien connue et de la promptitude de lades à ce traitement; le nombre des fricson action, ne peut manquer de détruire,

tions nécessaires pour obtenir la guérison dans ses trois dimensions, la muqueuse

a été de deux chez quatre sujets, trois chez accidentelle qui tapisse le trajet fistuleux,

trente et un sujets, de qualre chez vinglque celle-ci présente ou non des fongo- sept, de cinq chez dix, de six chez quatre.

Dans tous ces cas la guérison fut complète; 2° La douleur qui accompagne et qui

on donna ensuite trois bains aux malades, suit cette petite opération ne dure guère avant de les renvoyer. Il n'y eut pas une qu'une demi-heure, et elle n'est vive quc

seule récidive, ni d'eczéma consécutif ; les pendant l'introduction de la sonde chargée de l'eczéma déjà existant chez vingt-quatre

frictions hâtèrent au contraire la guérison de la pommade caustique; 3° Le lendemain et les jours suivants,

malades et des excoriations existant chez

onze autres sujets. on ne voit apparaître aucun phénomène phlegmasique, si ce n'est, au bord de

Il importe, pour obtenir ces résultats, de l'orifice externe de la fistule, un faible de

nc pas employer les dernières portions

d'huile contenues dans le vase, car elles gré d'irritation, nécessaire, du reste, à

pourraient renfermer quelques parcelles j'élimination de l'escharre;

de phosphore non dissous. 4. Il n'y a aucun pansement à faire, et

(Wiener medicin. Wochenschr. et Bulletin le malade peut reprendre dès le lendemain,

de thérapeutique, 28 février 1861.) s'il le désire, ses occupations ordinaires;

• Enfin, l'oblitération du trajet fistuleux s'opère seule, en vertu de la disposi

TRUTEMENT DE L'EXOSTOSE SOUS-UNGUÉALE. tion nouvelle des parties et de la tendance

Les principales méthodes usitées pour qu'elles ont à se rétracter de la circonfé

la destruction de l'exostose sous-ungueale rence vers le centre, au fur et à mesure

sont l'abrasion simple avec conservation ou que le tissu inodulaire se forme et que la ablation simultanée de l'ongle, l'abrasion cicatrisation s'avance.

suivie de la cauterisation et la désarticulaM. Rouault n'a eu l'occasion d'appliquer tion. son procédé que dans deux cas, pour une Frappé de l'insuffisance des deux prefistule à l'anus complète qui existait depuis mières méthodes, M. Debrou a propose un six ans, et pour une fistule lacrymale qui procédé mixte, l'amputation de la phalange avait été traitée pendant un an sans amé- dans sa partie moyenne. lioration par le cathétérisme, les injections Voici le procédé opératoire qu'il a mis de solutions de nitrate d'argent et de tein- en usage : ture d'iode. Dans les deux cas, le procédé « On fend l'ongle d'avant en arrière que nous venons de décrire a été suivi

avec une paire de ciseaux aigus, et l'on d'une guérison radicale.

arrache les deux moitiés de l'ongle avec (Union med. de la Gironde et Gaz. med.

unc pince; ensuite, avec un bistouri droit de Lyon, 1er mars 1861.)

et pointu, on fait une incision sur le dos de la phalange, à la place où était l'ongle

TRAITEMENT

ct l'on prolonge en avant cette incision Pour remédier à l'ongle incarné, M. Seusur les côtés de la tumeur, de manière à tin recommande : 1° de déterger la partie circonscrire et à déchausser le sommet de malade par des lotions, par un cataplasme la phalangette ; alors, avec la pince de Lis- ou par un bain de pied ; 2° il prend un ton, on rompt l'os au ras de sa base et l'on stylet aiguillé ou une spatule qu'il passe retire ce qui est en avant et qui porle la entre l'ongle et les chairs sous-jacentes; tumeur. Il en résulte une plaie creuse l'instrument est poussé doucement et lenque l'on ne doit pas chercher à réunir par tement jusqu'à ce qu'il soit arrivé jusqu'aux première intention. Il faut attendre que confins de la partie de l'ongle détachée; les bourgeons charnus la comblent, afin 3° il remplace la spatule par l'une des de conserver à l'extrémité du doigt sa lar- lames de ciseaux étroits, à pointes mousgeur, et pour que l'ongle en repoussant ses, puis il coupe l'angle de l'ongle en puisse s'y étaler. L'ongle, en effet, re- tâchant d'arriver à fond pour ne pas laisser pousse, parce que sa racine a été con- une parcelle de cet ongle, qui devienservée. )

drait un nouvel élément de douleur, d'inLe procédé de M. Debrou, qui a déjà flammation et d'ulcération ; 4° enfin l'incidonné de bons résultats entre ses mains, a sion terminée, il saisit avec une pince à été essayé depuis par M. Foucher chez un disséquer le fragment de l'ongle coupé et malade dont l'observation est rapportée il l'extrait. dans la thèse de M. Vallin.

Le pansement que M. Seutin emploie Nul doute que ce procédé ne trouve sou- n'est pas moins curieux à connaitre (1). vent une utile application ; mais devra- La plaie étant nettoyée, il y place quelques t-il être adopté d'une manière générale et brins de charpie qui remplissent le sillon à l'exclusion des autres?

laissé par l'enlèvement du fragment d'on(Gazette des hôpitaux et Gazelle méd. de gle; au-dessns, il met un petit plumasseau Lyon, 1er mars 1861.)

de charpie, il prend ensuite une bande étroite en linge ou en sparadrap, il en

entoure l'extrémité de l'orteil, puis pour ÉrioLoGIE ET

DE L'ONGLE forcer le second orteil à se maintenir dans INCARNÉ. Pour M. Seutin, comme pour

une position opposée à celle qu'il occupait lous les chirurgiens, du reste, ce n'est pas

d'abord, c'est-à-dire au-dessus du gros l'ongle qui rentre dans les chairs, ce sont orteil, il l'entoure également d'une anse les chairs qui recouvrent l'ongle et finissent formée par la bande qui comprime les par s'altérer sous son influence irritante. chairs et les éloigne de l'ongle malade; Voici comment cela se fait, ct c'est ce qui ces tours de bande relèvent le second orteil constitue l'ingéniosité de l'explication de et le fixent au-dessus du bord externe du M. Scutin. L'incarnation a presque tou- gros orteil, sur lequel il agit de la sorte jours lieu au bord externe de l'orteil, c'est- comme agent compressif efficace. Le second à-dire à l'endroit correspondant au second

orteil, ainsi maintenu relevé, conserve deorteil. La chaussure comprimant les orteils

finitivement cette position, ce qui prévient de chaque côté, le gros orteil, plus fort toute récidive. que le second, prend le dessus et se super- (Bull. de l'Acad. de med. de Belgique et pose sur celui-ci, lequel se trouvant au- Presse médicale.) dessous du premier et à son côté externe, pousse les chairs en haut ; ces chairs viennent envelopper le bord de l'ongle qui LUXATIONS TRAUMATIQUES SOUS-PUBIENNES y entre, surtout quand on n'a pas soin d'en OVALAIRES DU FÉMUR , AVEC adoucir les coins en les arrondissant. C'est IMMÉDIATE DES USAGES DU MEMBRE. Après donc à la superposition du gros orteil sur avoir cité plusieurs observations de luxale second que M. Seutin attribue l'incar- tions du fémur en bas et en dedans (sousnation de l'ongle dans la grande majorité pubiennes , ischio-pubiennes ou ovalaires ) des cas, surtout dans ceux où, au préala- qui n'ont pas empêché ceux qui en étaient ble, il n'y a pas une maladie de l'ongle, atteints de marcher immédiatement et de ainsi que cela se remarque dans certaines se livrer à leurs excrcices ordinaires, sans diathèses.

douleur très-marquée et sans beaucoup de (1) M. le Docteur Pigeolet a publié en 1845, un bandelelle d'emplatre agglutinatif, les chairs suprocédé opératoire qui offre beaucoup d'analogie rent déprimées et le second orleil maintenu sur le avec celui de M. Seutin ; il a même indiqué le premier, de manière à le comprimer dans une pansement consécutifindispensable pour prévenir direction opposée à son action primitive. » Voir le retour du mal, ainsi qu'on peut s'en convaincre dans notre io.ne III, p. 486, l'article de M. Pigeolet, par cette phrase : « La plaie, bien nettoyée, ful intitulé : Ongle entre dans les chairs; mode opépanisée à longuent de la Mère, et au moyeu d'une raloire purliculier.

(N. d. I. R.,

CONSERVATION

claudication, M. Sédillot ajoute : La per- difformité, à vingt ans de distance, sur sistance des mouvements et des fonctions deux enfants de la même femme. du membre s'explique par les rapports de

Dr D...É. la tête fémorale avec le trou ovalaire, dont (Medical Times et Medicinisch chirurla profondeur et les contours offrent des gische Monatshofle, fév. 1861.) points d'appui très-favorables à la mobilité de l'os luxé. Il serait parfois intéressant de constater anatomiquement la situation TraiteMENT DE LA GALACTORRHÉE PAR LES exacte de la tête fémorale par rapport à la DOUCHES UTERINES. On connait depuis cavité cotyloïde et au trou ovalaire.

longtemps la sympathie étroite qui relie les Et cependant, malgré le rétablissement glandes mammaires à l'utérus et qui se maimmédiat et spontané de la marche et de la nifeste aussi bien à l'état physiologique station verticale, les principaux symptó- qu'à l'occasion de diverses maladies. L'inmes du déplacement sous-pubien ou ova- fluence de l'allaitement sur le retrait de laire n'en restent pas moins très-distincts l'utérus est un fait banal, et c'est dans ce pour un observateur attentif. Ainsi, le même ordre d'idées que M. Scanzoni a membre luxé est allongé de 1 à 3 centimè- trouvé un nouveau moyen de provoquer tres, et ce symptôme pathognomonique l'accouchement prématuré à l'aide d'une frappe d'autant plus que l'abaissement de excitation portée sur le mamelon. Dans ces la hanche du même côté l'exagère encore. faits, il s'agit d'une excitation de nerfs des

Le grand trochanter est porté en de- seins transmise à ceux de l'utérus. Il était dans, en arrière et en bas, et la région permis de supposer qu'une action sympaqu'il forme et qui est normalement sail- inique analogue pourrait bien s'exercer en lante, parait, au contraire, déprimée et sens inverse des nerfs utérins à ceux de la aplatie.

mamelle. C'est cette pensée qui conduisit Tout le membre inférieur est manifeste

M. Abegg à employer, en 1855, des doument porté en dehors et le pied est tourné ches utérines dans un cas de galactorrbec dans l'abduction.

rebelle. Cet essai ayant été couronné d'un L'extension est complète et sans obstacle. plein succès, ce médecin a renouve lesa

La rotation du pied en dedans est géné- tentative, et la guérison ayant eu lieu de ralement impossible.

nouveau, il n'hésite pas à recommander La flexion de la cuisse sur le bassin est cc moyen à l'attention des praticiens. Les assez aisée pendant l'abduction du mem- observations publiées par l'auteur nous bre, mais cesse de pouvoir être exécutée, montrent que les douches utérines ont agi si l'on place la cuisse dans l'abduction.

dans les deux cas en provoquant le retour En cas de non-réduction, les os se mou

de la menstruation ; dans l'un d'eux même lent et s'appliquent l'un sur l'autre, el les

l'écoulement sanguin dura quinze jours, malades parviennent fréquemment à se

et l'on comprend qu'une perte de sang servir de leur membre, tout en restant

aussi prolongée ail tari la sécrétion du

lait. affectés de claudication.

(Monatsch. für Geburtskunde et Bullelin (Acad. des sciences et Gazelle medicale de Lyon, 16 mars 1861.)

général de thérapeut., 28 fév. 1861.)

L'auteur rap

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NOTE SUR LA BRIÈVETÉ NATURELLE OU ACCIFRACTURE INTRA-UTÉRINE DE LA CLAVICULE, DENTELLE DU CORDON OMBILICAL CONSIDÉRÉE par le docteur EWENS.

COMME CAUSE DE PRÉSENTATION VICIEUSE DE porte l'histoire d'un enfant, àgé d'une se- L'ENFANT AU MOMENT DE L'ACCOUCHEMENT, par maine, venu au monde avec une fracture M. DEMEAUX, de Puy-l'Évêque. Pedde la clavicule, qui s'était vicieusement dant que j'étais interne à l'Hôtel-Dieu de consolidée. La mère avait eu onze enfants Paris en 1842, ayant dans ma division le bien portants, dont aucun n'avait offert la service d'accouchements, j'avais constale moindre apparence de rachitisme ; l'un de et consigné dans mes notes la coincidence ces onze enfants était né avec la même dif- fréquente des présentations anormales formité vingt ans auparavant. La mère avec l'enroulement du cordon ombilical accuse comme cause de cette fracture deux autour du cou ou du corps de l'enfant. chutes faites dans sa dernière grossesse ; Cette coïncidence avait frappé mon afmais M. le docteur Ewens pense qu'il faut tention au point que dans ma pratique l'attribuer à une contraction anormale des privée j'ai tenu compte de cette circonmuscles. Quoi qu'il en soit, c'est un fait stance avec le plus grand soin ; et il résulte assez curieux que l'observation de la même de mes observations ultérieures la confir

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axe.

mation de celles que j'avais faites en 1842, mais tout aussi dangereuse : c'est l'expulà l'Hôtel-Dieu. Une coïncidence ne pou- sion du placenta avant l'enfant. vait pas être un effet du hasard , il devait A propos de l'observation que nous y avoir un rapport entre ces deux faits se allons faire connaitre, M. Foucart a donné produisant ensemble; l'un devait être la sur ce sujet plusieurs indications bibliocause, et l'autre la conséquence. J'ai donc graphiques, et il a analysé un mémoire de admis que la brièveté du cordon ombilical Simpson, mémoire qui, publié en 1845, élait une des causes des présentations anor

est devenu célèbre. males du fætus au moment de l'accouche- Le professeur d'Edimbourg a rassemblé ment.

141 faits, dans lesquels il s'était écoulé un L'explication d'ailleurs en est très-ra- intervalle assez considérable entre l'expultionnelle et fort simple.

sion du placenta et celle de l'enfant. Il a Dans le cas de brièveté naturelle du cor- examiné la question à deux points de vue : don ombilical, on comprend facilement que 1° la viabilité de l'enfant; 2° les hémorsi dans un mouvement un peu étendu de rhagies auxquelles la mère est exposée. l'enfant, le cou vient se placer dans une Sous le premier rapport, les 141 faits anse de ce cordon, la tête se trouve rete- observés par M. Simpson ont été divisés nue en haut ou sur les côtés de la cavité en qualre séries. utérine, et qu'une autre partie du fætus Dans la première se trouvent 47 observienne se présenter au détroit supérieur, vations, dans lesquelles le temps qui s'est le fælus ne pouvant être dégagé que par un

écoulé entre l'expulsion du placenta et la mouvement de rotation exécuté sur son sortie de l'enfant a varié de dix minutes à

dix heures. Une seule fois l'enfant est venu Dans le cas de brièveté accidentelle du vivant, cinq heures après la sortie du cordon ombilical, lorsque dans les mouve

délivre. ments étendus de l'enfant le cordon s'en- La seconde série comprend 21 faits, dans roule autour de son cou ou de son corps, lesquels il s'est écoulé moins de dix minules la tête peut être retenue en haut ou sur les entre la sortie du placenta et celle de l'encôtés si les dimensions du cordon ne sont fant. Onze fois l'enfant est né vivant. plus assez considérables pour lui permet- Dans la troisième, qui renferme 30 obtre de redescendre.

servations, sont compris les cas où l'enfant On comprend bien d'ailleurs que le a suivi de très-près le placenta ou est sorti fætus flottant au milieu des caux de l'am- en même temps; onze fois encore l'enfant nios soit déplacé et retenu par une bien

est né vivant. légère traction.

Enfin, dans la quatrième, sont contenus Quoiqu'il ne soit pas possible de recon- 40 fails, dans lesquels le temps qui s'est maitre la brièveté du cordon ombilical écoulé entre les deux cxpulsions n'a pas avant le commencement du travail, et été mentionné, bien que diverses circonqu'il ne soit pas possible d'y remédier stances laissent présumer que cet intervalle même pendant le travail, la coïncidence a pu être considérable. Huit enfants sont que je viens de signaler n'a pas moins, au

nés vivants. point de vue pratique, une certaine impor- Sur 141 femmes, 10 ont succombé. tance.

Quant à l'hémorrhagie, dans les 70 cas Dans toute présentation anormale, prin- où se trouvent mentionnés les détails relacipalement lorsqu'elle ne peut être attri- tifs à cette complication, 44 fois elle s'est buée à une conformation vicieuse de la arrêtée complétement; 19 fois, elle était mère, l'accoucheur doit se tenir en garde presque nulle; dans 7 cas seulement, elle contre les difficultés et les dangers que est restée assez abondante. peuvent susciter soit la brièveté natu- On voit, par cette statistique, que l'imrelle du cordon ombilical, soit son enrou- plantation du placenta sur le col de l'utérus lement autour du cou ou du corps de l'en- n'entrainerait pas aussi souvent qu'on le fant. (L'Abeille médicale, No 8.) pense des hémorrhagies considérables.

L'observation de M. le docteur Missa

n'infirme en rien cette dernière conclusion. ExpulsION DU PLACENTA AVANT L'INFANT, Une femme d'une forte constitution a eu, par M. MISSA. L'insertion du placenta il y a une quinzaine d'années, deux grossur le col de l'utérus inspire à tous les accou- sesses; les accouchements ont été rendus cheurs des craintes légitimes : des hémor. très-laborieux par suite d'étroitesse du basrhagies abondantes, quelquefois mortelles, sin ; en dernier lieu , la céphalotripsie a en sont la conséquence la plus habituelle. dû être pratiquée. Il est une autre complication plus rare,

Le médecin avait recommandé de ne pas

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s'exposer à une troisième grossesse. Après barrassants, il est quelquefois possible de quinze ans, la femme est de nouveau tirer parti des ressources les plus humbles devenue enceinte.

et en apparence les moins faites pour proA la fin du neuvième mois, des tranchées curer le succès. apparurent et la malade, au milieu d'une Dans le cours de l'été dernier, le doctrès-vive douleur, sentit quelque chose qui teur Aurard, de la Rochelle, arrivant un sortait. Le médecin reconnut un volumi- soir à la campagne, fut appelé immédiateneux placenta suspendu entre les cuisses ment auprès d'une pauvre primipare qui, au moyen du cordon ombilical attaché au en travail depuis cinquante-six heures , fætus. L'hémorrhagie était peu considéra- était dans une situation inquiétante, sans ble; la dilatation du col était complète, que la sage-femme qui l'assistait eût remais aucune partie de l'enfant ne se pré- connu la cause de la dystocie. Cette cause sentait. M. Missa, pressé d'agir introduisit n'était autre que la rétention de l'urine la main dans la matrice, saisit les pieds et dans le réservoir vésical, lequel, considéles amena à la vulve; il fit glisser succes- rablement distendu formait à l'hypogastre sivement les parties du corps jusqu'aux une saillie qui semblait ajoutée à la partie épaules, qui furent dégagées avec de gran- antéro-inférieure du globe utérin : la pades difficultés, Restait la tête ; des tractions tiente n'avait pas uriné depuis trente-huit modérées furent inutiles, et le médecin, ou quarante heures. Le doigt introduit craignant de voir cette partie se séparer du dans le vagin y trouvait une tumeur molle tronc, bien sûr du reste que l'enfant était et, en la contournant, arrivait dans la conmort, introduisit un crochet mousse dans cavité sacrée, sans rencontrer aucune parla bouche du fætus; il put alors pratiquer tie fætale. M. Aurard, venu à la campagne des tractions plus énergiques, et, après pour s'y reposer des fatigues professionbeaucoup de temps et de précautions, l'en- nelles, n'était pas muni de sa trousse, et fant fut extrait en entier.

cependant il fallait par un prompt cathé. Il n'y eut pas d'hémorrhagie au moment térisme, faire disparaitre l'obstacle qui de l'accouchement; deux jours après, s'opposait à l'accouchement, et comproquelques accidents inflammatoires se décla- mettait par suite la vie de la mère et celle rèrent et furent combattus avec succès par de l'enfant. Ayant senti la partie infédes moyens antiphlogistiques énergiques. rieure de la vessie dans le vagin, il pensa (Gaz. des hôp. et l'Union médic., No 24.) que l'orifice interne de l'urethre, au lieu

d'être tiré en haut, était poussé en bas et

rapproché du méat, et que, s'il en était Moyen d'ACCÉLÉRER LE TRAVAIL DE L’accou- ainsi, il lui serait peut-être possible d'ar

Depuis neuf ans, dit le doc- river jusqu'à l'urine au moyen d'un cureteur Ledentu, de Cherbourg, j'accélère dents en plume d'oie de huit centimètres d'une manière étonnante, sans les accidents de long, qu'il avait sur lui. En effet, ayant attribués à l'usage du seigle crgoté, le tra- introduit la plume par son extrémité mévail de la plupart des femmes que j'accou- dullaire à six centimètres de profondeur, che, en introduisant dans la cavité uté- l'urine sortit. Redoutant les accidents que rine, veuve des eaux, l'extrémité barbue peut déterminer une déplétion trop rad'une plume imbibée d'un corps gras, et pide, et que, l'obstacle levé, l'accouchel'y laissant jusqu'à ce que l'enfant soit en- ment ne se fit trop brusquement et ne fut gagé dans le vagin.

suivi d'inertie utérine et d'hémorrhagie, il (Abeille méd. et Revue de thérapeutique ne vida la vessie qu'en deux fois, à vingt medico-chirurgicale, No 5.)

minutes d'intervalle. Dès le premier cathétérisme, les douleurs se réveillèrent, et,

une demi-heure après le second, l'accou. DYSTOCIE PAR RÉTENTION D'URINE. Il chement se termina de la manière la plus n'est pas de praticien qui ne sache que heureuse. l'accumulation d'une grande quantité d'u- (Bull. de la Soc. de méd. de Poitiers et Gaz. rine dans la vessie, au moment de l'accou- med. de Lyon, 1er mars 1861.) chement, peut entraver le travail d'une manière fort sérieuse et devenir la cause de graves accidents ; il n'en est point qui CINQ CAS D'OVARIOTOMIE ; par'T. SPENCER n'ait eu occasion d'observer des cas de ce WELLS. L'auteur n'a tenté que sur ces genre. Ce n'est donc pas pour rappeler un cinq cas la cure radicale des kystes de l'ofait aussi connu que nous consignons ici vaire. Il a employé le procédé ordinaire, l'exemple qui va suivre, mais seulement se servant quelquefois de l'écraseur. Le pour montrer que, dans certains cas em- pédicule était lié à la partie inférieure de

CHEMENT

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