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vant de base à l'opinion des médecins na- Ceux qui arrivent à une période plus tonaux et étrangers, sur le nombre et le avancéc périssent un peu plus tôt ou plus mouvement des malades dans l'ile, sur les tard, bien qnc quelques-uns acquièrent résultals généraux oblenus, sur les médi- une amélioration illusoire et une proloncaments employés et l'influence qu'ils peu- gation inespérée qu'ils n'obtiendraient pas vent exercer sur ces résultats. Tous ces à coup sûr dans leur pays. renseignemenls, pris aux meilleures sous- Le nombre des Anglais inhumés dans ces, doivent conduire à la vérité. Pour les leur cinietière particulier pendant ces malades étrangers, nous nous sommes ap- cinq années est de 67. Ces décès sont puyé sur l'histoire résumée de leur ma- presque tous dus à la phthisie pulmonaire. ladie dans certains cas, ct seulement sur Ce n'est pas à dire que tous les autres les résultats dans d'autres; mais pour les malades qui retournèrent dans lcur palrie Portugais, nous avons eu des observations fussent guéris; loin de là, nous savons plus circonstanciécs, ayant cu occasion parfailement que plusicurs étaient seuled'observer la plupart de ces derniers, soit ment améliorés et que d'autres succombè. avant leur voyage ou après, soit lors de rent après leur retour; mais la léthalité notre séjour à Madère, en 1852.

habituelle de celle maladic, le grand nomLa statistique suivante, travail difficilc, bre de sujets anglais non résidents qui en ingrat et incomplet malgré lout, d'une va- sont al eclés, ainsi que la gravité des auleur incontestable, peut donc éclaircir la tres affections pulmonaires chroniques, question et rendre l'opinion plus sûre, la nous faisait supposer une mortalité plus conviction plus scrme, et fournir des don- considérable. Il en était ainsi quand, mal nées curieuses et utiles sur ce point si inté- gré les instances des médecins de l'ile et ressant. Quant aux observations détaillées de l'Anglcterre, les malades recouraient que nous possédons sur certains malades, trop tard à ce climat. Toutefois nous sanous n'en publierons que ce que la discré- vons aussi que plusieurs malades de ces tion permet.

temps plus ou moins réculés jouissent enL'autre partie de ces malades, aujour- core des bienfaits qu'ils y rencontrent, et d'hui la plus nombreuse, sont menacés de nous en avons vu qui, arrivés en trèsphthisie d'après leurs antécédents héré- mauvais état, sont encore aujourd'hui en ditaires, une conformation vicicuse, une parfaite santé. constitution, une santé délicate ou tout (Journ, des connaiss, méd. et pharm.) aulre motif analogue; lesquels sont envoyés dans l'ile avec grand succès, dès qu'il se manifeste un peu de loux équivo- LE NOUVEAU JURY D'EXAMEN. Enfin que, de la faiblessc, de l'amaigrissement, de voilà les nouveaux jurys d'examen à l'@ul'hémoptysic, etc. Si la nature tuberculeuse vrc! Mais ce n'est pas sans peine; à en est presque évidente chez plusieurs de ces juger par les difficultés qu'a rencontrées malades, on ne peut l'affirmer avec certi- la fornialion de ces jurys, on élait en droit lude chez quelques-uns. On peut la mettre de croire que la loi de 1857, cet avorton en doute ou en contestation dans divers hybride el difforme, produit d'un travail cas, mais pour les praticiens babitués à laborieux, ne résisterait pas même aus voir ces exemples suspects, la majorité de premières épreuves qui l'attendaient à son ces malades, rapidement améliorés à Fun- entrée dans la vie pratique. Il est vrai de chal, verraient leur étal s'aggraver infail- dire que ce décès prématuré, mais non liblement en passant l'hiver dans leur imprévu, n'aurait été regrellé de perpays, et la phthisie se confirmer dans quel- sonne, si ce n'est des auteurs de la loi ques mois. Dans ces conditions, l'avantage mème. Mais, enfin, puisquc à force d'efde ce changement de climat pendant l'hi- forts on est parvenu à conscrver cette vie ver est maintenant établi par un grand pcu précieuse, voyons ce qu'elle devien. nombre de faits.

dra, voyons surlout quels seront ses pre D'autres malades présentents de symp- micrs acles. L'expérience a déjà commencé tômes évidents de la phthisie à ses divers l'épreuve: apprécions-en les conséquences. degrés. Mais, contraircment à ce qui avait Et d'abord un mol sur l'organisation des licu autrefois, la plupart de ces phthisi. jurys. - En voyant le formidable numéro ques sont au premier ou au deuxième dc- du Moniteur, qui renfermait les nominagré et conservent encore des forces; aussi tions des membres appelés à les composer, lc résultat est-il beaucoup plus favorable, nous nous sommes demandé, non sans ct assez souvent la marche de la maladie surprise, ce que pouvail contenir ce vo• cst suspendue de manière que la guérison lumineux organe des volontés gouverne: semble définitivc.

mentales, et d'où lui venait cet excessif

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embonpoint; notre étonnement ne fit que nationale. En un mot, il ne semble créé s'accroitre, lorsque nous nous fùmes assuré que pour servir de refuge à l'ignorance, à

à que ses nombreuses colonnes renfermaient, la présomption, et ainsi relâcher de plus comme jadis le cheval de Troie dans ses en plus les liens qui doivent rattacher les flanes rebondis, toute une armée... d'ex- étudiants à ceux qui ont reçu la mission terminaleurs. C'était là sans doute un des difficile de les diriger dans leurs éludes, progrès réalisés par la nouvelle loi : unc de former et d'enrichier leur intelligence. partie de la Belgique était nommée pour

(La Presse médicale belge.) contrôler les connaissances de l'autre ! Sous ce rapport une seule innovation reste encore à désirer : c'est que les élèves des Congrès d'orATHALMOLOGIE. — C'est le 13 différentes universités s'examinent réci- du mois de septembre que le congrès d'oph. proquement entre eux. Ce serait là une

thalmologic se réunira à Bruxelles, dans espèce d'enseignement mutuel qui pour- la salle des Académics, au Muséc. Les ophrait offrir plus d'un côté instructif et pi- thalmologues les plus éminents des divers quant.

pays de l'Europe figurent parmi les La loi des certificats vient seulement adhérents ct ont promis d'y assister. Sans d'entrer dans le domaine de la pratique prétendre frapper d'aucune dépréciation depuis peu de jours, et dejà nous pour• les noms que nous passons sous silence, rions, si nous étions peu discrels, dévoiler qu'il nous soit permis de citer pour l'Anquelques anecdotes curieuses qui pour gleterre ceux de Mackenzie, Bowman; raient justifier les plaisanteries dont cette pour la France, ceux de Sichel et Desmarloi a été le point de mire à l'époque où elle res; pour l'Allemagne, ceux de Juengken, a été adoptée par la législature. C'est de Von Ammon, de Graesc, d'Aril; pour ainsi que nous pourrions faire assister nos la Russie, ceux de Heyfelder, dc Kabath; lecteurs à la réunion d'un jury au grand pour l'Italie, celui de Spérino. La plupart complet, leur faire voir deux avocats, pro- de ces illustrations y sont déléguiées par fesseurs à Bruxelles, abandonnant des af- leur gouvernement respectif. Une des faires sérieuses et une nombreusc clicn- questions à l'ordre du jour est celle de tèle, et se rendant à Gand pour faire l'ophthalmic militaire. Il appartenait à la subir un examen sommaire de dix minules Belgique, qui a produit tant de remarqua. à un récipiendaire seul inscrit. Et comme bles travaux sur cette fatale maladie, qui dénoùment imprévu à ce tableau, nous on a scruté avec tant de persévérance la décririons le désappointement du jury, nature et découvert avec tant de bonheur lequel, après s'être réuni et installé, reçoit la prophylaxie, d'en porter l'étude devant une lellre du récipiendaire qui fait savoir l'auguste tribunal qui aura å se prononcer qu'un rhume de cerveau ne lui perniet souverainement sur la valeur de ce qui pas de se présenter en ce moment devant aura été écrit et fait à son sujet dans ce ses interrogateurs... Ce fait serait bien

pays. plus intéressant encore si nous pouvions L'idée de réunir un congrès consacré faire connaitre l'indemnité considérable exclusivement à l'oculistique était hardie; pour frais de déplacement, de séjour, de quand nous en avons eu connaissance, vacation, ctc., qu'a coûlée au gouverne- nous n'en avons pas très-bicn auguré. ment cellc indisposition subite, non pré. Nous savions combien il est difficile aux vue au programme officiel de la séance.

médecins d'abandonner leur clientèle et , Nous pourrions faire passer devant les quelque haute opinion que nous ayons du yeux de nos lecteurs plusieurs autres pe- zèle et du dévouement des membres de lits fails du même genre, mais, nous l'a- notre profession, nous doutions que leur vouons, le sujet est trop sérieux pour que dévouement allàt jusqu'à s'imposer les nous nous livrions de gaieté de cæur à des grands sacrifices que l'assistance au conplaisanteries qui cadrent si peu avec les grès devait coûter nécessairement à ceux graves réflexions que nous ont inspirées qui habitent loin de nous. Nos présages l'adoption et la misc en vigueur de la nou- ont été agréablement trompés; l'idée que velle loi, et spécialement des paragraphes nous jugions irréalisable est réalisée, concernant lc jury central. Ce jury, en grâce aux cfforts et à la persévérance avec effet, lel que la loi l'a créć, ne peut aboutir lesquels les membres du comité d'organiqu'à provoquer la décadence des éludes, à salion en ont poursuivi l'accomplissement, entraver lout progrès, car cette institu- ainsi qu'au bon vouloir et au désintérestion, frappée d'impopularité dès son ap- sement qu'ils ont rencontrés chez les méparition, est un élre hiybride et réellement decins de tous les pays. dangereux au point de vue de la science

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Nouvelle SOCIÉTÉ MÉDICALE A BRUXELLES.

par M. Ferrus.

Les mémoires écrits en - Au moment de mellre sous presse notre latin ou en français seront adressés, dans dernière forme, nous apprenons qu'une les formes académiques or linaires, au senouvelle association vient de se constituer crétaire général, avant le 20 janvier 1889. à Bruxelles, sous le titre de Société médicochirurgicule. Bien qu'on ne puisse pas dire positivement que le besoin d'une nouvelle Société sc faisait généralement sentir, car

NÉCROLOGIE. nous pensons qu'il y avait des exutoires suffisants pour les travaux des médecins

La Société des Sciences médicales et baanimés du feu sacré de la science, nous ne

turelles de Bruxelles a perdu, le 13 juillet, pouvons que féliciter les confrères qui

un de ses membres correspondants, M. le ont conçu et mis à cxécution l'idée de créer chevalier K.-W-G. Kastner, conseiller un nouveau cercle scientifique, parce que aulique et professeur de chimie et de phy nous supposons que le but de celui-ci est

sique à l'Université d'Erlangen. Son dide contribuer, par les travaux de ses mem

plóme de membre correspondant datait du bres, au progrès de la médecine et de la

9 janvier 1843. chirurgie qui offrent un champ d'études

La scicncc vient de faire une perte assez vaste pour que le concours et les

immense par la nort du docteur MARSefforts de tous nc puissent jamais être considérés comme de trop. Nous saluons donc

HALL-Hall, de Londres, l'un des plus ilavec sympathie la naissance de la nouvelle

lustres médecins et physiologistes de notre association; nous espérons que, née via

temps. Marshall-Hall a succombé dans un ble, elle acquerra les forces suffisanles

åge avancé, à une longue et pénible ma

ladie. Ses nombreux travaux, qui ont eu pour grandir et vivre longtemps, el nous ne pouvons que lui souhaiter omnia fausta influence sur les progrès de la physiologie

tant de retentissement et une si notable et prospera.

moderne, avaient rendu depuis longtemps son nom populaire dans toute l'Europe.

L'Académie des sciences et l'Académie de LARCINS SCIENTIFIQUES.

Conformément à l'avertissement donné à nos confrères de

médecine de Paris sc l'étaient associé dès la presse médicale dans notre cahier d'août, les plus illustres de la science.

longtemps comme l'un des représentants nous réclamons comme nous appartenant, pour les avoir traduits, les trois articles

- La ville de Beaumont (Hainaut) vient suivants : 1° Sur les hémorrhagies capil

de perdre un de ses meilleurs citoyens, laires de l'estomac, par le professeur Skoda,

un praticien des plus distingués, M. L.-E. de Vienne; 2. Sur la thérapentique du de

DELcount, ancien officier de santé des ar. lirium tremens, par le même; 3. Sur l'usage

mées de Napoléon, qui est décédé subitedu sulfate d'atropine dans les maladies ocu

mcnt le 21 août, par suite des fatigues laires , par le docteur Mosler, de Giessen, qu'il s'imposait encore malgré son grand que les Annales de la Sociéle médico-chi- âge. Homme de bien, il a consacré sa vie rurgicale de Bruges ont reproduits sans

entière au soulagement de ses semblables, citer la source à laquelle elles les ont em

avec un zèle et un dévouement sans bor. prunlés. Nous espérons que ce premier sels' et sa mémoire sera-t-elle toujours

ncs; aussi laisse-t-il des regrets univeravis suffira pour qu'à l'avenir la rédaction de ce recueil agisse envers nous avec un

chère aux habitants de Beaumont, peu moins de sans-façon.

Le corps médical de Saint-Péters. bourg vient de perdre son doyen, M. le

docteur BIMBERG, médecin en chef de l'hó. PRIX PROPOSÉ.

pital Sainte-Marie et conseiller d'État, qui

a succombé à l'âge de 92 ans. La Société médico-psycologique de Pa- - La nouvelle, plusieurs fois répétée ris met au concours la question suivante : et toujours démentic, de la mort du célè

« Examen comparatif du crélinisme, de bre voyageur le docteur Vogel, est mall'imbécillité et de l'idiotie, au triple point heureusement confirmée par voic oflide l'étiologie, de la symptomatologie et de cielle. Si l'on en croit le T'imes, il aurait l'anatomic pathologiquc. 1 Le prix est été décapilé par ordre du sultan, à Wara, une somme de 500 fr. offerte à la Société capitale du royaume de Wadai.

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DE MÉDECINE .

(OCTOBRE 1857.)

1.- MÉMOIRES ET OBSERVATIONS.

SCR LE TYPHUS ABDOMINAL DES ENFANTS; par le docteur Edm. Friedrich, de Dresde.

(Traduction du docteur DIEUDONNÉ).

Sous le titre que nous venons de rappeler, il a paru récemment en Allemagne une Monographie dont nous ne pouvons mieux faire connaitre l'importance qu'en offrant à nos lecteurs une traduction de l'article qui lui a été consacré par le docteur Van Campen dans le Nederlandsch Tydschrift voor Geneeskunde.

Si, il y a quelques années, dit M. Van Campen, il était à peine question d'une pathologie et d'une thérapeutique appliquées aux enfants, on peut dire que

dans ces derniers temps elles se sont développées au point de constituer comme des branches spéciales de la médecine. Si de tout temps il y a eu des médecins qui se vouaient de préférence au traitement et à l'étude des maladies infantiles, et que pour cette raison on appelait plus particulièrement médecins pour les enfants, toujours est-il que l'érection d’hôpilaux spécialement affectés au traitement des maladies de l'enfance date seulement de quelques années. Ce n'est que depuis la création de ces établissements que la pædiatrique s'est élevée au rang d'une science spéciale, parce que ce n'est que depuis lors qu'elle a pu être éclairée par les résultats de l'anatomie pathologique. Ce qui était alors le cas pour les maladies infantiles en général, l'était aussi pour le typhus abdominal en particulier. Quand on compare l'insignifiance de la littérature du typhus abdominal chez les enfants avec le nombre prodigieux d'écrits relatifs à la même maladie chez les adultes, on reste convaincu que les pathologistes aussi bien que les thérapeutistes ont jusqu'à ce jour accordé peu d'attention au premier, car même les manuels exclusivement consacrés à la thérapeutique des maladies de l'enfance, entre autres par exemple celui de Bouchut si parfait sous plusieurs rapports, n'en disent pas un mot, ou se bornent seulement à en signaler en passant, et d'une manière fort incomplète, les particularités caractéristiques. Par ces motifs déjà l'ouvrage que nous examinons et qui a pour objet spécial l'étude de cette maladie, mérite au plus haut point de fixer l'attention, non-seulement des médecins qui s'occupent de pædiatrie, mais aussi celle des pathologistes qui

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y trouveront des points de comparaison pour les états analogues dans le typhus des adultes. On pourrait se demander d'abord si le typhus (abdominal - et non pas pétéchial, car celui-ci a été en effet peu ou point observé dans le premier âge) se présente chez les enfants si rarement ou diffère si peu de celui des adultes, qu'il puisse ne pas mériler qu'on en fasse mention à part? Sur ce point les opinions ont été longtemps divisées. Suivant la voie ouverte par Hamilton, Underwood fut le premier en Angleterre qui décrivit le typhus comme une maladie à laquelle l'âge imprimait des modifications; mais bientôt cette maladie fut de nouveau bannie pour longtemps du cadre nosologique, méme déjà par les derniers éditeurs de l'ouvrage d'Underwood et surtout par Davies, éditeur de Ja dixième édition, qui déclara que, dans une pratique très - étendue en fait de malades du premier âge, il n'avait pas rencontré un seul cas de typhus chez les enfants ågés de moins de dix ans. Mais elle y fut réintégrée avec tous ses droits par Meissner (1) qui la décrivit sous un nom nouveau, par Taupin, Rilliet et d'autres qui lui conservèrent le nom qui lui appartenait. Aujourd'hui les Anglais sont les seuls qui ne paraissent pas encore accepter d'une manière aussi générale le typhus comme une forme morbide particulière.

Nous renverrons ceux qui pourraient encore douter de l'existence de cette maladie chez les enfants ou qui la nieraient, nous les renverrons à la statistique de l'hôpital pour les enfants de Dresde, où, dans un espace de temps de vingt années, on a recueilli 275 cas de typhus abdominal dans le jeune âge, cas dont de docteur Friedrich a déduit les résultats consignés dans son ouvrage. Quant à la question de savoir si cette maladie diffère réellement de celle des adultes, nous nous bornerons à rappeler la formation beaucoup moins fréquente d'es

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(1) Meissner a décrit (Dic Kinderkrankheiten nach der neuesten Ansichten und Erfahrungen. Leipsig, 1828) sous le nom d'inflammation intestinale folliculeuse, une maladie qui ne peut être considérée que comme une affection typheuse. Voici d'ailleurs sa description : « L'entérite folliculeuse est une inflammation qui se localise particulièrement dans les glandes de Peyer et dans les glandules solitaires qu’on rencontre en grand nombre à la fin de l'iléum et dans le cæcum , et qui affecte facilement d'une manière secondaire les glandes mésentériques. Cette forme de l'entérite ne se manifeste ordinai. rement pas d'une manière soudaine, mais présente des symptômes précurseurs plus ou moins évidents, qui consistent en malaise, perte d'appétit, dégoût pour les aliments habituels, une certaine agitation ou inquiétude, fièvre, soif intense, céphalalgie violente et diarrhée. Souvent, au début, les enfants se plaignent de mal de tête ; pendant toute la durée de la maladie il y a un découragement, un abattement notables, les traits de la face sont affaissés, les pommettes colorées en rouge; les malades ne répondent que très-lentenient aux questions qu'on leur adresse; en général, les sens sont émoussés. A mesure que l'affection marche, les yeux s'enfoncent dans les orbites, le nez s'eflile, l'ouverture des narines et les lèvres se sèchent et s'encroûtent de noir; la peau est sèche et brûlante. La sécrétion urinaire est diminuée, l'urine est plus ou moins foncée en couleur et offre un dépôt abondant. A l'examen du ventre, on constate de la douleur, surtout à la région occupée par le cæcum et le colon ascendant; en même temps que ces symptônies, on observe tantôt de la diarrhée, tantôt du météorisme ou un gargouil. lement particulier. On peut conclure à l'existence d'ulcérations intestinales quand la maladie se prolonge au delà de 14 jours et quand , après la disparition dc la douleur et de la chaleur fébrile, le malade continue à avoir de la soif, de la diarrhée et de l'agila. tion. A l'autopsie, on trouve les glandes de Peyer tuméfiées et ulcérées ct même aussi Jes glandes du mésentére rouges, hypertrophiées et ramollies. »

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