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de ces deux composés doit-on donner la pare exactement comme le phosphate ferpréférence ? Je n'hésite pas à dire que reux; on ne fait que remplacer le sulfate c'est au phosphate ferreux. Voici les faits ferreux par le sulfate manganeux. assez concluants sur lesquels je base celte On peut donc, à bon droit, étre étonné manière de voir :

que la nouvelle Pharmacopée ne donne M. Bouchardat, dans son mémoire sur que la préparation du perphosphate de les ferrugineux (1), a admis en règle gé- fer, qu'elle indique sous la dénomination nérale que « le fer doit être à l'état de de phosphate de fer ou ferrique, et auquel » proloxyde ou à l'état de mélal, qui, dans elle assigne la formule Fe'0',Ph0'+480, » lrstomac, se convertit en sel de prot- laquelle, soit dit en passant, n'est guère ► oryde.

conforme à la véritable constitution des M. Quevenne, le savant pharmacien en phosphates neutres. Son procédé ne difchef de l'hôpital de la Charité, trop tôt fère de celui que nous a laissé Van Mons, enlevé aux sciences chimiques, s'est entiè- dans sa Pharmacopee resuelle, qu'en ce rement rallié à cette proposition (2). qu'elle remplace le persulfate de fer par

Il est à remarquer que M. Mialhe, sui- le perchlorure. On opère également par vant en cela l'exemple de plusieurs prati- double décomposition et l'on conserve ciens, croit que les deux genres de sels de pour l'usage le précipité blanc obtenu. fer sont également efficaces ; il ajuute Par conséquent le médecin qui prescrira même que c'est surtout au peroxyde de du phosphale de fer, sans aucune autre ser qu'est due la régénération des globules désignation, ne peut recevoir que le phosdu sang, et cependant il est amené à con- phale ferrique de la Pharmacopée. Le clure, en parlant des préparations de fer pharmacien, en présence du Codex offiinsolubles, que a les préparations insolu- ciel, n'oserait lui en délivrer aucun autre. 1 bles, à base de protoxyde, méritent incon- Mais est-il bien certain que ce scl est celui

testablement la préférence sur celles à base qui réunit les meilleures conditions d'assi» de peroxyde (3). 1

milation et partant, qui peut le mieux J'ajouterai, pour mémoire, que les pré- convenir au but que le praticien a voulu parations connues sous les noms de pilu- alteindre? On vient de voir que les plus les de Vallet (carbonato de protoxyde de habiles chimistes de notre époque, qui ont ser) et de pilules de Blaud (carbonate fer- fait sur cette importante question, de roso-ferrique) ne doivent très-probable- longues et laborieuses études, sont arrivés ment la grande réputation dont elles jouis. à une conclusion opposée. sent depuis longtemps, qu'en ce qu'elles Les auteurs de la nouvelle Pharmacorenferment, en tout ou en partie, le fer à pée, en recourant à une préparation plus l'état de protoxyde.

longue (puisque l'on doit d'abord préparer Enfin, le manganèse (mélal dont l'ana. du chlorure serrique), auraient-ils eu en logie avec le fer est si grande que quel- vue d'obtenir un produit d'une composiques médecins ont proposé l'emploi de tion plus uniforme ? Mais le phosphate ses composés salins en remplacement des obtenu en se servant d'un sel de protoxyde préparations ferrugineuses correspondan- de fer (le sulfate, par exemple, préalable. tes ou concurremment avec elles) n'a ja- ment privé de cuivre, au moyen de la limais été employé que sous forme de sels maille de fer), que tout praticien trouve à base de proloxyde (chlorure, iodure, en tout temps sous la main, n'a-t-il pas sulfate, acélate, carbonate et même phos. aussi une composition constante, puisque phate manganeux). M. Van den Corput, c'est une combinaison des deux phosphates dans une notice pharmacologique sur de fer, en proportions déterminées. quelques substances nouvellement intro- Du reste, à ceux qui accuseraient cette duites dans la thérapeutique, a donné, il préparation de manquer du caractère y a quelques années (4), des formules essentiel d'un bon médicament, c'est-àpour la préparation de plusieurs de ces dire la stabilité, on pourrait répondre ce sels, entre autres pour l'acétate, le carbo- qu'a parfaitement fait sentir M. Nialhe, à nate et le phosphate. Ce dernier se pré- ceux qui faisaient le mêine reproche aux 2Fe205,PHOS). Lorsque, au contraire, on remplace (1) Annuaire de thérapeutique, année 1842, le sel ferreux par un sel ferrique, on oblient un précipité blanc de phosphate ferrique neutre (2) Archivos de physiologie, de thérapeutique (2Fe205,3Ph05), qui ne change pas de couleur et d'hygiène, octobre 1854. par le coplact de l'air, mais qui se transforme en (3) Chimie appliquée à la physiologie et à la sous-phosphale ferrique, d'une couleur rouge, thérapeutique, par le docteur Mialhe. Paris, 1856, lorsqu'on le met en digestion avec de la potasse p. 304. caustique .(Traile de chimic dc Berzelius; Brux, (4) Journal de pharmacologie de Bruxelles. 1838, i 11, p. 97 et 102.)

1. IV, p. 398 et 399.

p. 211.

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pilules de Blaud. Je transcris mot à mot : en proportions connues des phosphates « Cette décomposition (c'est-à-dire la trans- ferreux et ferrique. forination partielle d'une partie de carbonate ferreux en peroxyde de fer), « même après plusieurs mois de prépara

RÉFLEXIONS SUR UNE NOTE DE M. 'TBIRA ULT ition, est encore très-bornée, et d'ailleurs

RELATIVE A L'EMPLOI DU MIEL COMNE EXCInous croyons pouvoir affirmer que la

PIENT DANS LES MASSES PILULAIRES; par proportion de proto-carbonate de fer qui M. PARONE. (Traduit de l'italien, par i demeure toujours indécomposée, est en

M. F. Acar.) — M. Thirault sc plaint de général suffisante pour épuiser l'action

l'oubli dans lequel sont tombées plusieurs i dissolvante des acides du suc gastri

masses pilulaires officinales (Voir notre ca, que (1). »

hier de février); il attribue ce fait au durcisSi donc on admet la supériorité du sement que ces médicaments éprouvent par phosphale ferreux sur le phosphate ferri- le lemps, et qui passent ainsi de l'eslomac que, on doit nécessairement accoriler la dans le tube intestinal sans agir sur ces or. préférence au produit qui, à un mode de

ganes. Afin d'y porter remède, ce praticien préparation prompt et invariable, réunit propose de substituer lc miel à tous les la propriété de ne subir que d'une manière

autres cxcipients employés aujourd'hui. pour ainsi dire superficielle l'influence

Nous éprouvons quelque difficulté à de l'air atmosphérique. Pour cela il s'agit partager la manière de voir de notre contout simplement d'opérer comme pour la frère sur les causes de l'incslicacité de ces préparation des pilules de Blaud. Ricn de médicaments, élant peu disposé à accorder plus simple et de plus facile. On prend un si faible pouvoir dissolvant aux sues du sulfate ferreux pur et du pliosphate de gastrique et intestinal. Nous reconnaissons soude cristallisé, dans les proportions de volontiers qu'il existe certains cas parti. 10 grammes du premier pour 15 gram- culiers dans lesquels l'estomac et les inmes du second; on les réduit en poudre teslins perdent en partie ou même totalefine et on les mélange ensuite dans un ment leur activité par une constitution mortier en ser avec du miel en quantité vicicuse de leurs sucs; mais ces cas sont suffisante pour faire 100 pilules (2). Cette trop rares pour que l'on doive apporter opération réussit parfaitement. Il est facile une modification aussi radicale dans la de prévoir que la plus grande partie du manière de préparer les masses pilulaires. phosphate de fer produit reste à l'élat de

Nous ne contestons nullement à M. Thiprotosel, par suite de la présence de la rault le fait que beaucoup de pilules permatière sucrée, qui empêche l'air almo- dent par le lemps une partie et parfois sphérique de pénétrer dans l'intéricur de

toutes leurs propriétés médicales; mais la masse. D'un autre côté, la présence de

nous pensons que cette inefficacité est plus la petite quantité de sulfate de soude, ré

souvent le résultat de l'altération de leurs sultant de la double décomposition, pro- principes constituants ; cette hypothèse duit sur l'économie, un effet analogue à nous parait très-admissible lorsqu'on con• celui du sulfate de potasse dans les pilules sidère la composition complexe de la plude Blaud. C'est un adjuvant très-utile pour part des masses pilulaires officinales, miliger l'action parfois trop astringente chacune d'elles fornie en quelque sorte des préparations ferrugineuses.

une petite olla podrida, dans laquelle se En résumé, la Pharmacopée a eu, à trouvent réunis des médicaments de la mon avis, le lort de ne parler que d'un nalure la plus disparate; il serait même seul phosphate de fer. Elle aurait dû les impossible, si on le voulait, de suivre lous inscrire tous les deux. De celte manière

les phénomènes qui doivent s'y passer. elle aurait laissé à chaque médecin la Une autre causc vient encore souvent confaculté de choisir. Quc, si elle tenait abso- courir à diminuer plus ou moins l'action lument à ne donner que la préparation d'un médicament, mème lorsqu'il est noud'un seul, encore aurait-elle dù , à cause vellement préparé. Il est reconnu que cerdes considérations ci-dessus énoncées, tains corps demandent, pour se dissoudre

, donner la préférence au phosphate fer- un menstrue acide, et que d'autres, au conreux, ou tout au moins, à la combinaison traire, exigent un liquide alcalin; comme

(1) Chimic appliquée à la physiologie et à la préparation, les pilules altirent quelque pea thérapeutique, page 312.

i'bumidité de l'air. (2) On peut, avant d'opérer le mélange des Les quantités employées devant fournir envi. deux sels , les faire d'abord sécher séparément à ron 5 grammes de phosphale ferreux, il s'ensuit l'éluve. Dans ce cas, l'opération se fait égale- que chaque pilole doii contenir 0,05 grammes ment bien Seulement quelques jours après leur de ce scl.

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exemple du premier cas, il faut citer les donnent toujours lieu à beaucoup de conmétaux, leurs oxydes et quelques sels ba- troverses. siques; comme exemple du second, les Quant à la méthode proposée par M. Thirésines, les huiles et quelques substances rault, d'employer le miel de préférence à balsamiques, telles que la résine de co- tout autre excipient, elle rencontrera do pahu, clc. Or, on remarque bicn souvent l'opposition de la part du plus grand nomdans la pratique médicale que certaines bre de pharmaciens parce que celte subpilules de sulfate de quinine ne réussissent stance, à cause de son peu de ténacité, est pas ou que très-faiblement, et que la peu propre à s'incorporer les poudres et même chose est observée dans l'emploi de les sels peu solubles. La préparation d'une certaines pilules formées exclusivement petile quantité de pilules au moyen du de malières résineuses, comme la plupart miel est longue, et cet cxcipient convient des pilules laxatives. Altribuer l'action encore moins lorsqu'il s'agit d'en préparer négalive à la cause indiquée par N. Thi- de grandes quantités, comme il arrive rault, dans une telle circonstance, est une dans les hôpitaux. De plus, cet excipient question qu'il est inutile de débattre, augmente beaucoup le volume des pilupuisque nous supposons le cas dans lequel les, surtout lorsqu'il faut y incorporer des les pilules sont fraichement faites, c'est- poudres inerles, afin de leur donner une à-dire les pilules magistrales. Il est donc consistancc suffisante pour en former une nécessaire de chercher la causc ailleurs; bonne masse. d'après nous, elle est due à celle circon. La matière la plus propre, à notre avis, stance, que les matières qui par leur na- à servir d'excipient et cxcmpte des déture particulière demandent, pour se dis- fauts susmentionnés, serait une solution soudre, une liqueur acide, et exigent à salurée de sucre et de gomme; elle serait cet effet de séjourner quelque temps dans préférable, quant à la ténacité, aux extraits l'estomac, sont, au contraire, forcées par employés jusqu'à présent; on arriverait des circonstances particulières de traver- encore à un autre résultat, celui d'éviter ser le pylore et de se porler dans le canal d'introduire dans les pilules une petito intestinal, où le suc est constamment alca- quantité de matière charbonneuse qui aclin; le contraire arrive pour d'autres compagne toujours les extraits, et qui est substances qui, pour se dissoudre, de- une des causes principales de la décompovraient passer dans la cavilé intestinale,

sition des éléments constitutifs de ces soret sont obligées, par le manque de véhi- tes de préparations. cole, de séjourner dans l'estomac. Le sul- (Archives belges de médecine mililaire.) fate de quinine donne ici un exemple du premier cas, les pilules laxatives un du second, par le fait que souvent le malade, POTION FERRÉE ET BAINS FERRÉS ARTIFIaprès avoir pris les pilules de quinine,

Nous devons les deux formulos boit plus ou moins abondamment, soit suivantes à M. Lambossy (de Nyon) : pour se laver la bouche et masquer la

Potion ferrée. saveur du médicament, soit pour aider l'ingestion ; dans ce cas arrive précisé.

On remet au malade les deux solutions ment ce dont nous nous

suivantes : cupé plus haut; les pilules de sulfate de N° 1. PR. Sulf. de protox. de fer pur. 10 gram. quinine entrainées par le liquide ingur

Eau distillée ou de pluio. • 230 gité, passent immédiatement de la cavité Dissolvez et bouchez exactement. supérieure dans la cavité inférieure, où le No 2. PR. Carbonate de soude. sel, ne rencontrant plus de liqueur propre

Eau distillec ou de pluie. . 230 à le dissoudre, reste inerte. Le contraire Dissolvez. arrive souvent avec les pilules laxatives, Pour en faire usage, on verse une forte qui séjournent dans l'estomac, parce que cuillerée à café de chacune d'elles dans un le malade n'en aide pas le passage dans les verre d'eau froide; on agite et on oblient intestins par l'emploi des boissons. aussitôt un dépôt blanc verdâtre qu'il est

Ces causes et beaucoup d'autres de la important d'avaler avant qu'il change de mėme nature dépendent encore, selon couleur. L'eau de Seltz, l'eau de soude et nous, de l'altération ou de la perle des surtout le vin blanc sont les boissons dans propriétés médicales de certains médica- lesquelles les malades préfèrent prendre la menis, et nous pensons, pour cette raison, potion serrée, en remplacement de l'eau que l'unique et le meilleur remède à y ap- froide, simple ou sucrée. porter serait celui de bannir de la théra. Dose : une forte cuillerée à café dc ohapeutiquc ces formules irrationnelles qui cune de ces solutions, trois fois par jour ;

CIELS.

sommes

OC

15 gram.

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on peut arriver en peu de jours à une doso de sucre et de trois parties d'eau, contenue double.

dans une petite capsule recourerte d'une Bains ferrés.

seconde pour ralentir l'évaporation, il y a On prend cinq ou six bouteilles ordi

eu un produit sirupeux laissant, après naires, de la contenance d'un litre envi- évaporation, une masse confuse de petits ron; on les remplit de vinaigre ct l'on

cristaux bruns, dans lesquels le sucre

existait à l'état de sucre de raisin, sans ajoule dans chacune d'elles trois à quatre

alt on du ferreux, poignées de limaille ou mieux dc tournure de fer; on les laisse ouvertes ct exposées

Celte production fortuite fait entreroir, à l'air; la réaction est terminée quand la

nous dit M. Lalour, la possibilité d'obleliqueur a pris le goût de l'encre (acétate de

nir indirectement une combinaison de sulfer).

fate serreux et de sucre de raisin qui Dosc pour un bain : le liquide de l'une pourrait ètre utilisée pour les pilules de des bouleilles. Durée du bain : dc une

Blaud ct de Vallet; – avec d'autant plus heure à deux. La limaille est laissée au

d'avantages que le carbonate de proloxyde fond du bocal et peut servir par l'addition

de fer (forniant la base de ces préparad'une nouvelle proportion de vinaigre. On tions), précipité par le carbonate alcalin, peut faire servir plusieurs fois l'cau du jouit d'une stabilité beaucoup plus grande, bain, en ajoutant seulement une demi- lorsqu'on l'oblicnt avec la solution de sulbouteille du liquide précédent.

fate combiné au sucre de raisin. L'analyse (Bulletin général de thérapeutique.)

brutc de ce dernier sel a donné :

Sulfate de proloxyde de ser. 47,09
Eau

52.82 Sucre de raisin.

20,09 SULFATE DE PROTOXYDE DE FER SUCRÉ ; SA

(Gaz. med. de l'Algérie et Union méd. de PRÉPARATION. M. Latour, pharmacien la Gironde.) aide-major en Afrique, réussit à empêcher la suroxydalion du proto-sulfalc de ser, en le conibinant avec le sucrc, de la manière

CAUSTIQUE AU SULFATE DE ZINC ; par suivante :

SIMPSON. La formule de ce caustique Il fait dissoudre dans 100 grammes

est la suivante : d'eau distillée, parfaitement privée d'air et

Sulfate de zinc anhydre .. 30 gram. bouillante, 200 grammes de sulfate de fer

Glycérine. ... pur; d'autre part, on fait une solution de

On l'applique sur les tissus sous forme Bo grammes de sucre candi dans 50 gram- de påle, étendue sur de la charpie. M. mes d'eau; les deux liqueurs sont mélan- Simpson l'emploic aussi sous forme pulvégécs, fillrées rapidement, et évaporées à

rulente; il en saupoudre les parties maune tempéralure de 35 à 40 degrés; les

lades. M. Ericsen vient de l'expérimenter cristaux rccueillis et séchés entre deux

deux fois, à trois 'semaines de distance, feuilles de papier sont renfermés dans un

dans un cas de cancer épithélial des deux facon bien sec; on en oblicnt de très-nels grandes lèvres de la vulve et de la paroi en plaçant la liqueur dans une petite cap. supérieure du vagin; l'infiltration cancésule de verre, au-dessus de la chaux caus

reuse élait, commc on le voit, très étendue. tique, recouverle d'une cloche. Le sulfate

Lors de la scconde application, les tissus de fer ainsi préparé se conserve sans ja- paraissaient moins rouges; il y a avait une mais se siroxyder; sa couleur est d'un

amélioration manifeste. La malade élait vert bleuâtre, sa saveur est amère suivie

une femme âgée, robuste; elle avait de de celle qui caractérisc les préparations

l'induration dans ces parlics et dans l'aine ferrugineuses. Il cristallise en prismes

droite depuis deux ans; depuis quelques rhomboïdaux obliques, ct son analyse

semaines seulement les parties indurées établit qu'il représente du sulfate de pro

s'étaient ulcérées. On appliqua le caustitoxyde de fer dans lequel deux équiva

que sous forme de påle sur de la charpie; lents d'cau, sur sept, sont remplacés par

son effel se produisit en trois ou quatre deux proportions de sucre. En poids,

heures, et il suffit d'un petit nombre d'ap. 100 grammes contiennent:

plications pour amener la guérison. Un 55,10 sulfate de proloxyde, 52,50 eau,

grand avantage de ce caustique est d'agir 12,40 sucre.

seulement sur les parties dépourvues d'éDans une expérience faite, sous l'in- piderme, de sorte que les doigts ne ressenflucnce d'une insolation directe puissante el lent pas ses effets. prolongée avec une solution formée d'une (The Lancet et Revue thérapeutique du Midi.) parlic de prolo-sulfale de fer, d'une partie

cacao.

CALORE

VIN TONI-NUTRITIF, OU DE QUISQUINA BT DE ter le fait suivant, qui semble prouver CACAO COMBINÉS ; par M. BUGEAUD. l'efficacité du camphre comme contre-poiPr. Cacao caraque récemment lorréfié. 1000 son de la strychnine. Quinquina calisaya.

500 Le 18 mars, à onze heures du soir, le de Loxa.

500 Vin de Malaga.

doctcur Pritchard fut mandé auprès d'une

20000 Esprit-de-vin à 35 degrés.

4000 jeune fille de dix-sept ans, qui s'étail emM. s. a. Faites une bouillie claire avec le poisonnée au moyen d'une poudre connue cacao et l'esprit-le-vin, el chauffez dans en Angleterre sous le nom de « Batlle's on flacon au bain-marie, jusqu'à fusion du vermin-killer » (poudre pour détruire la cacao. Bouchez hiermétiquement; agitcz et vermine) La malade était en proie à des laissez macérer pendant huit jours, en

mouvements tétaniques violents ; les memrépétant une fois par jour l'opération pré- bres et le corps entier étaient agités par cédente. Verscz alors le mélange dans

des secousses rappelant les décharges élecles 20 litres de vin de quinquina préala- triques, et le corps, en opisthotonos, forblement préparés, el, après un mois de

mail un arc de cercle sur le lit. Ces sympmacération, retirez par la distillation dans

tômes augmentaient sous l'influence d'un le vide la quantité d'esprit-de-vin em

attouchement ou d'un bruit un peu fort; ployée pour le traitement du cacao. Ce

la malade accusait des douleurs excessi. vin est très-chargé d'extraits d'un excel. vement aiguës dans les vertèbres dorsales. lent goût, et se conserve indéfiniment si La respiration était laborieuse et suspil'évaporation a été faite à une assez basse

rieuse, et le corps entier couvert d'une tempéralure. Je regarde comme hcu. transpiration profuse. Une polion émélisée reusc l'association du quisquina et du

et campbréc fut avalée avec difficulté et (Revue thérapeutique du Midi.)

bientôt rejetée par les vomissements; on injecta cnsuite, d'une manière continue

dans l'estomac, une quantité d'eau qu'on PRÉPARATION EXTEMPORANÉE DU

retirait au moyen de la pompe slomacale, COMME DÉSINFECTANT. Le chlorure de puis on administra le campbre en parcel

les de 15 ; 29 centigrammes. Les sympchaux, généralement employé dans les cas où il s'agit de dégager du chlore pour

tômes d'empoisonnement élaient alors à désinfecter une salle, outre son prix, a

leur maximum d'intensité, les muscles l'inconvénient de s'épuiser assez rapide respirateurs paraissaient paralysés et la ment. M. Lambossy lui substitue la prépa- respiration presque impossible. On pratiration suivante, aussi simple que peu coù

qua la respiration artificielle d'après la teuse :

méthode de Marshall-llall, tout en contiPR. Sel de cuisine.

nuant l'administration du camphre. Au Ninium.

2 cuill, à café. bout de vingt minutes, les symplômes téAcide sulfurique du comm. 1 verre à liq. taniques diminuèrent graduellement; on Eau froide

1 litre.

donna alors une potion avec l'opium et le Méler le minium avec le sel dc cuisine , et camphrc. Toutes les quelques minutes, la introduire le tout dans une bouleille rem

malade poussait un cri perçant, puis ces plie d'eau ; a outer ensuilc , petit à petit, cris devinrent de moins en moins fréquents l'acide sulfurique et agiter à plusieurs re- et la malade s'endormit respirant trèsprises.

librement. A partir de ce moment, la guéLa réaction commence aussilôt et se com

rison fut rapide. Le lendemain, la malade plile en quelques minutes. Il se forme du

n'accusait plus que quelques douleurs sulfale de plomb qui se précipito , du sul

musculaires, une grande roideur dans les fale de soude et du chlore qui restent dis- membres et un peu de céphalalgie. sous dans l'eau. Ce dernier, qui donne au

(The Lancet et Bull. gen. de thérap.) liquide une couleur jaune , sc dégage dès qu'on ouvre la bouteille. Pour produire un dégagement rapide, on verse le liquide dans des assielles plates , afin d'offrir une

QUELQUES RÉFLEXIONS SUR LA RECHERCDE large surface à l'évaporation.

DU PHOSPHORE DANS LES CAS D'EMPOISONNE(L'Echo médical.)

Mests; par MM. CORNET et d'HAUW, pharmaciens à Bruges. - L'usage si

répandu des allumettes phosphoriques Toxicologie.

a donné lieu à des accidents de diverse

nature, elles ont même été employées COMME

dans une intention criminelle pour proNous croyons devoir rela- voquer l'empoisonnement. C'est ainsi que

2 cuill. à soupe.

DU CAMPBAE STAYCBNINE.

ANTIDOTE DE LA

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