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FATE DE CUIVRE.

long. Mais dans les dégénérescences chro. mat, produiraient certainement des acciniques de l'estomac et des organes voisins, dents fort graves.

Dr D...É. surlout dans la gastrite chronique, dans le pyrosis déterminé par une affection de la couche des glandes pepsinipares, dans les TRAITEMENT DE LA PNEUMONIE PAR LE SCLcas d'ulcération, de squirrhe ou de cancer

- Le traitement de la de l'estomac, M. Reil considère la conéine pneumonie a subi depuis quelque temps comme un palliatif certain. Elle mérite des vicissitudes étranges. Après avoir conaussi d'être prisc en sérieuse considération sisté presque exclusivement en déplétions dans les maladies du pancréas dont le sanguines, il s'est composé des moyens diagnostic est assurément souvent très. diametralenient opposés. Puis nombre de difficile. Le mode d'administration le plus spécifiques ont été proposés, auxquels un convenable est celui-ci : Une goulle de co- médecin hongrois, M. Mittler, vient d'ajou néine sur six onces d'une eau aromatique ter un nouveau , le sulfate de cuivre. En quelconque, dont on fait prendre une cuil- cas cité par lui dans l'Ungarische Zeitschrift lerée à soupe toutes les heures, toutes les für Nalur-und Heilkunde (1856, 41), sem. 2 ou 3 heures, selon le besoin. Lorsqu'il y ble prouver qu'en ellet ce moyen est utile a une sécrétion abondante d'acides, on fait dans le traitement de la pneumonie. Il prendre en même temps le bi-carbonate administre le remède à la dose de 6 à de soude à la dose d'un demi-gros à un 8 grains par jour, pour diminuer celle-ci à gros.

4, 5 et 2 grains. Quelquesois il y associe Ce qui résulte le plus clairement de la de l'opium. note de M. Reil, que nous venons d'ana- Dans l'appréciation de tous les moyens lyser d'après le Medicinisch-chirurgische préconisés contre les inflammations pulMonatshefle, c'est que la conéine doit ètre monaires, nous croyons qu'il sera nécesemployée avec beaucoup de précaution, saire de se rappeler qu'à l'Ecole de Vienne qu'elle n'est qu'un palliatif et qu'elle n'of- il a été constaté numériquement que, fre pas des avantages assez grands pour abandonnée à elle-même, la pneumonie mériter la préférence sur une foule d'au- guérit au moins autant de sois que lorstres sėdatifs d'un usage plus commode. qu'on la soumet à une thérapeutique quelNous dirons même que la formule de M. conque. M. Grisolle avait déjà fait remar. Reil, pour l'usage interne, est sinon dan. quer dans son beau Traité de la pneumonie gereuse, du moins défectucuse, car la co- qu'avant de juger de la valeur du traitenéinc étant peu soluble dans l'eau et beau- ment actif de l'inflammation pulmonaire, coup plus légère que ce liquide , doit il fallait de toule nécessité éludier la martoujours venir à la surface de celui.ci, che naturelle de la maladic et savoir quelle d'où la possibilité d'une intoxication sć- ressource la nature a pour la mener à rieuse; il conviendrait donc de faciliter sa bonne fin. Or, c'est justement là une étude solution par l'addition d'un peu d'alcool à laquelle les médecins ne se sont guère ou d'éther. Nous rappellerons à nos lec- appliqués, si l'on en excepte toutefois teurs que la conéinc a été préconisée déjà Dietl (1) de Vienne, et Woldemar Samson contre la fièvre intermittente et le typhus, von Himmelstiern, de Moscou (2). par le docteur Wertheim, de Vienne (Voir (Annales méd. de la Fland, occid.) notre tome IX, p. 574); contre la coqueluche, par le docteur Spengler, de Herborn (Voir notre lome XIV, p. 430); pour Note SUR LES PROPRIÉTÉS FÉBRIFUGES DE amcnder la constitution et l'état général LA TEINTURE D'IODE. M. le docteur Bardes malades atteints de cancer, par M. A. baste, médecin à Romans (Drôme), ayant Beauclair, interne des hôpitaux de Lyon lu dans le Journal des connaissances médi(Voir notre tome XVII, p. 419); dans les cales et pharmaceutiques, la relation de trois maladies chroniques de la peau, les dou- cas remarquables de guérison de fièvres leurs dentaires, dans les névralgies et les intermittentes rebelles par la teintura douleurs ostéocopes, dans la synovile d'iode, se promit de faire l'essai de ce chronique, dans les ophthalmics scrofu- nouveau fébrifuge, cn se mettant dans des leuses et rhumatismales, dans les ulcères conditions analogues à celles indiquées par scrofuleux et cancéreux, par le docteur l'auteur de l'article, le docteur Seguin Murawjeff (Voir notre tome XXI, p. 152). (d'Albi). L'occasion ne tarda pas à se préNous engagcons, cnfill, nos lecteurs à ne senler. L'armée d'Orient a fourni, ali pas adopter les doses de M. Murawjell, qui ne sont peut-être pas exagérées pour des

(1) Das Aderlass in der Lungenentzündung

Wien, 1849. estomacs russes, mais qui, sous notre cli- (2) A rehiv f. d. ges. Medecin, BJ. v. Heft, 4.

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dépôt militaire de Romans, un grand nom- du docteur Oppolzer, sur la thérapeutique bre de fièvres intermillentes, et, entre des maladies de l'estomac, publié dans notre autres, les trois cas suivants :

cahier d'août, nous avons vu que cc mé. Chez un nommé Aubry, la fièvre inter- decin avait eu recours à la créosote pour mittente dalait de dix mois; elle s'était combattre les flatuosités et les vomissecompliquée du scorbut et de la diarrhée, ments accompagnant la maladie de Bright. et avait récidivé trois fois , dont deux en Le docteur Budd, de son côté, recommande Crimée, et la troisième à Romans , en dé- particulièrement la créosote administréc cembre 1835. Cette dernière fois , la qui. sous forme pilulaire, à la dose d'un deminine ne diminua en rien les accès. La grain à un grain, après chaque repas, bouffissure de la face, le ballonnement du contre les maladies de l'estomac qui reventre, le teint jaune paille de la peau, connaissent pour cause le développement l'état cachectique, en un mot, du jeune de sarcines. Dans ces cas, on obtient aussi homme, firent penser M. Barbaste aux de bons résultats avec le bi-sulfate de préparations iodées , qui, dès le premier soude, sel qui, par sa facile décomposijour de leur administration, mirent fin à lion, met en liberté de l'acide sulfurique, tous les accès, comme par enchantement, lequel empêche la fermentation nécessaire el rendirent au malade son teint naturel au développement des sarcines. On admiavant la fin du premier septénaire. nistre ce sel à la dose de 10 ou 13 grains

Chez un maçon de 58 ans, retiré du ser jusqu'à 1 gros, trois fois par jour, ou vice militaire après deux congés, la lein- bien on en fait dissoudre 2 gros dans ture d'iode n'a pas eu un moins bon effet. I once d'eau, et de cette solution on fait Cet homme, pendant son séjour de cinq prendre , immédiatement après le repas, années en Afrique, a éprouvé une fièvre une cuillerée à café dans un verre d'eau. continue, suivie d'une fièvre intermit

Dr D...é. lente tierce ayant duré dix-huit mois; (Oesterreich. Zeitschrift f. pract. Ieilk.) cette dernière s'était compliquée de dyssenterie. La quinine, longtemps continuée, a'a pu en venir à bout complétement. En DE L'EMPLOI THÉRAPEUTIQUE DE L'ACIDE mars 1886, les accès se sont reproduits à GALLIQUE ; par M. le docteur W. BAYES, Romans, avec une nouvelle intensité. médecin du Dispensaire de Brighton. Hypochondres douloureux; tumefaction Sans vouloir donner à l'acide gallique uno du soie et de la rate; état cachectique. La place hors ligne parmi les astringents ou teinture d'iode a fait disparaitre lous ces médicaments analogues, personne ne se désordres en qualre jours, et a ramené la refusera à admettre avec nous que ce mésanté et le teint naturel de l'individu. dicament n'est peut-être pas sulfisamment

Un nommé Dupin, âgé de 65 ans, habi- connu et apprécié en France. C'est ce qui tant un pays marécageux, est pris, depuis nous engage à donner ici un extrait de deux ans, d'une fièvre intermittente, d'a- l'important travail publié il y a quelques bord sous le type tierce, puis sous le type mois dans les journaux anglais par M. quarte, avec prostration des forces, inap- Bayes. pétence; ventre soulevé et douloureux à

On pourrait en quelque sorte, dit M. la pression; teint cacheclique, etc. La Bayes, déduire de la connaissance des quinine est impuissante. On administre la effets produits par l'acide gallique sur les leintore d'iode, et en cing jours tout a tissus contractiles et sur les diverses pardisparu. Comme dans les deux cas précé- ties constituantes, tant solides que liquidents, le facies a repris son teint naturel des , du corps humain, les avantages que avec une extrême rapidité.

l'on peut retirer de l'administration de ce Mode d'administration el doses. —Trente médicament, toutes les fois qu'il existe un gouttes, prises en trois fois dans les vingt- relâchement des premiers, une trop grande quatre beures, dans un quart de verre de fluidité ou dilution des seconds. L'expélisane amère (chicorée, camomille, cen- rience a pleinement répondu à ces prévi. taurée), et à l'issue des accès. Cette dose

sions. Aussi l'acide gallique mérite d'être est répétée deux jours de suite, et l'on employé avec confiance : tu dans les hépeut, par précaution, y revenir huit jours morrbagies actives de quelquc organe, de après la cessation des accidents.

quelque partie du corps qu'elles procè(Revue thérapeutique du Midi.) dent; 2° dans les hémorrhagies passives,

la diathèse hémorrhagique, le purpu

ra, clc.; 3° dans les sécrétions excessives, EXPLOI DE LA CRÉOSOTE DANS CERTAINES pyrosis, diarrhée séreuse, bronchite chro. MALADIES DE L'ESTOMAC. Dans l'article nique, Aux bronchique, sucurs noclur

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nes, quelques formes de dyssenteric et térieur des injections avec une solution de peut-être le diabète; 4° dans les états ato. cet acide ou de tannin; en agissant par ces niques du canal alimentaire et du corps en deux voies en même temps, l'amélioration général, en particulier dans le rachitisme et la guérison marchent plus vite. Mais je et dans les cas où il existe un état de fai- n'hésite pas à affirmer que l'acide gallique blesse et de congestion des capillaires ; ne trompera pas plus dans ce premier Bo comme auxiliaire d'autres moyens, groupe de cas que dans celui qui va suidans le cas d'hémorrhoïdes, de plaies. vre, les espérances que le médecin placera

$ 1. L'administration de l'acide galli- en ses propriétés curatives. que, dans le cas d'hémorrhagic active, ne § 2. Dans le traitement des hémorrhas'oppose nullement à l'emploi de déplé- gies passives, il suffit de doses bico moins tions sanguines , pour peu que l'élat plé- considérables d'acide; on peut aller sans

20 thorique du malade semble le réclamer. crainte jusqu'arı point où l'on obliendra Dans ma propre pratique, je n'ai jamais vu résultat utile. Ce point coincide en géeu recours qu'à l'acide gallique et à l'ap- néral avec un sentiment de constriction vers plication locale du froid , et je n'ai jamais le front et au-dessus des yeux ou avec un élé déçu dans mon attente; mais il peut bourdonnement dans les oreilles ou dans la se trouver des cas dans lesquels il soit tèle. Quand on en est là, c'est que l'hémor

espace nécessaire de soulager immédiatement rhagie sera bientôt arrêtée; et en contil'engorgement du système vasculaire, et nuant le médicament à plus petites doses alors l'acide gallique sera l'auxiliaire le et à de plus longs intervalles pendant plus utile des moyens qu'on mettra en quelques jours après la curalion totale de usage.

l'écoulement, on évitera une rechute. Du Dans les cas d'hémorrhagie active, l'in- reste, dans les hémorrhagies passives et dication dominante est d'introduire le chroniques , il vaut micux donner le méremède dans l'organisme, de telle manière dicament sous forme de pilules, parce que qu'il pénètre le plus rapidement possible la solution se décompose lorsqu'on la dans la circulation. Le temps a ici une garde longtemps. grande importance, puisque la vie s'é. $ 3. Le troisième groupe de cas réclame coulc, en quelque sorte, à moins qu'on un peu plus de discernement relativement n'arrête l'hémorrhagie. C'est dans ces cas au choix des conditions auxquelles cette qu'il convient d'administrer, toutes les méthode de traitement est applicable. Il est quatre ou cinq minutes , une grande cuil- certain que , tandis que dans certains cas

? 4 fai lerée d'une solution saturée d'acide (0,25 la sécrétion excessive est par elle-même environ), tandis que le doigt placé sur la une action morbide, c'est dans d'autres un radiale suit les variations de la circulation effort de la nature pour chasser quelque qui s'éteint. On voit alors le sang couler poison ou matière peccante circulant dans moins rapidement ou s'arrêter entière. le sang, et, comme tel, un ellort curalis. ment, sa coloration devenir de plus en Nous avons un exemple d'une sécrélion plus 'foncée et souvent presque noire. du premier genre dans le pyrosis, ct du Lorsqu'il en est ainsi, la saturation par second dans les sueurs des rhumatismes, l'acide est complète ; on peut l'administrer dans la diarrhée qui précède l'érysipele à de plus longs intervalles et en cesser dans quelques autres désordres qui serl'emploi après quelques jours.

vent de crise aux fièvres. Même en rejetant Ce mode d'administration est applicable ces derniers cas, comme peu convenables aux hémorrhagies de tous les organes, pour l'administration de l'acide gallique, il sauf à celles de l'æsophage et de l'estomac, en reste encore un grand nombre dans et cette exception tient seulement à ce lesquels les sécrélions excessives résulque, administré ainsi, il pourrait être vomi tent de la debilité ou d'un état de relâcheet n'entrerait pas par conséquent dans la ment général des organes ou des capilcirculation. Il faut alors l'administrer en laires des parties qui fournissent la sécrégrande quantité par la voic rectale. On tion. Lorsqu'on tombe sur ces conditions pourrait cependant encore faire avaler au morbides, il n'est certainement aucun remalade des pilules récemment préparées mède qui agisse d'une manière plus cer• avec l'acide gallique, dans l'espoir d'agir taine ei plus admirable que l'acide gallique, topiquement sur les vaisseaux sanguins, qui redonne, pour ainsi dire , le ton et la de coaguler le sang déjà versé et de calmer vigueur, sans la moindre tendance à allules vomissements.

mer la fièvre. · Dans les hémorrhagies utérines , il est $ 4. Depuis que j'ai parcouru le méaussi asscz souvent utile de combiner à moire de M. Scott Alison, j'ai essayé l'acide l'administration de l'acide gallique à l'in- gallique sur une assez grande échelle,

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dans le rachitisme et le carreau , et j'ai vu produit dans la diathèse hémorrhagique, constamment les sécrétions devenir nor- l'administration à l'intérieur de l'acide males sous son influence, perdre leur gallique aide beaucoup à arrêter l'hémor, odeur désagréable et leur aspect morbide, rhagie. Nul doute que l'acide gallique ne tandis que les muscles reprenaient leur réussit aussi bien dans quelques affections fermelé ancienne; les enfants de deux ou de la peau et dans les varices. J'ajouterai trois ans, qui étaient dans l'impossibilité en terminant que, dans les cas graves de marcher, devenaient en deux ou trois d'hémorrhagie, l'acide gallique doit être mois viss, animés, actifs, se tenaient droit donné sans hésitation et continué jusqu'à et marchaient bien. Dans ces cas, l'acide saturation complète de l'économie. gallique agit certainement comme tonique Dans la diarrhée et la dyssenterie , j'ai et même comme le meilleur tonique, par toujours vu, après l'emploi d'un demisuite de son astringence, contractant les laxatif pour expulser tous les matériaux vaisseaux relâchés, arrêtant les perles de irritants, l'administration de doses modénutrition, et imprimant en même temps rées d'acide gallique, toutes les deux ou de la fermeté et du ton à tous les tissus quatre heures, avec une petite cuillerée musculaires et élastiques. Seulement si à café d'huile de ricin chaque matin, j'ai remplacé l'acide lannique par l'acide faire cesser la maladie et rendre facigallique, c'est, ainsi que je l'ai dit plus lement la tonicité à la muqueuse inteshaut, parce que l'acide gallique est mieux tinale. supporté et passe plus facilement dans la Il est un certain nombre de phthisiques circulation.

pour lesquels l'acide gallique est un trésor Il est encore une autre grande classe de presque inestimable : je veux parler de malades, ou plutôt il est une autre classe ceux chez lesquels l'expectoration est sou. de personnes pour la constitution particu- vent teinte de sang, et qui n'éprouvent lière desquelles l'acide gallique est un cor- pas plutôt un peu d'amélioration dans rectif presque sans prix; je veux parler leur santé générale ou dans leurs forces de ces personnes que l'on regarde trop qu'ils sont pris d'une légère hémoptysic, souvent comme pléthoriques, parce qu'elles qui les ramène de nouveau à leur point de sont fortes et colorécs, tandis que leur départ. J'ai en ce moment sous les yeux pouls est faible, leur système musculaire plusieurs malades de ce genre, chez lesrelâché ; le froid les cyanose aisément, la quels l'amélioration marche d'une manière chaleur les fait transpirer en abondance; lente mais certaine, en leur faisant prenelles sont facilement oppressées et languis. dre cinq grammes d'acide gallique trois santes, incapables d'un exercice un peu fois par jour, en même temps que l'huile violent. Ce ne sont pas des cas de plén de foie de morue et d'autres remèdes. thore, mais de congestions passives, et les L'un de ces malades est maintenant depuis vaisscaux sanguins, participant à l'état un an entre mes mains. Lorsque je le vis d'atonie et de relâchement général du pour la première fois, il était presque corps , se déchirent parfois ; de là des hé- réduit à l'extrémité par une hémoptysic moplysies et des apoplexies à la suite continuelle et une expectoration profuse ; d'un exercice modéré ou d'une excitation il souffrait tellement de sa dyspnée , qu'il insolite. C'est chose surprenante que de lui élait impossible de travailler. Trois voir avec quelle rapidité, sous l'influence vomiques se sont vidées depuis que je le de l'acide gallique, leur santé générale traite, et cependant il va mieux; depuis s'améliore, combien chaque fibre reprend deux mois, il a pu reprendre ses travaux sa force avec rapidité, et combien les et les continuer pendant l'hiver, monter fibres relâchécs reprennent vite leur toni- des échelles ou des escaliers sans grande cité : l'aspect congestionné de la face dis- gène. En continuant l'huile de foie de parait et les petits vaisseaux capillaires morue et l'acide gallique, il va bien; s'il distendus se suivent dans la coloration interrompt l'un, l'hémoptysie reparait; normale, tandis que la langue devient plus s'il cesse l'autre, il devient faible et lanlerme et le pouls plus plein et plus puis- guissant. sant.

L'acide gallique est encore utile associé S 8. Dans la première classe de cas à l'huile de foie de morue, en ce qu'il d'hémorrhoides, plaies, etc., ce que l'on permet à l'estomac de la supporter sans sait des effets de l'acide lanoique à l'exté- nausées. rieur doit faire comprendre ce qu'on peut Un autre des grands avantages que prédemander à l'acide gallique. Dans les cas sente l'administration de l'acide gallique ou de petites plaies donnent licu à des chez les phthisiques, c'est le ton qu'il perles de sang aboudantes, comme cela se donne à l'estomac, calmant l'appétit excessif et activant la puissance digestive. L'es- gros par jour, la quantité d'urine diminua tomac est souvent considérablement dilaté de douze à dix pintes, et le séjour à la dans celte maladie, les parois relâchées campagne, pendant quatre mois, acheva et frappées d'atonie ; de lå les bons effets de faire tomber la quantité d'urine à six de ce médicament.

pintes. En même temps, le pouls avait reDans les sueurs noclurnes et la diar- pris sa force et les symplômes avaient rhée, qui caractérisent quelques périodes disparu du côté de la tête, de sorte que de la phthisie, l'acide gallique, bien qu'en- l'on se demandait, en présence d'un pareil core très-utile, réelame cependant un cer- résultat obtenu en quelques jours, si l'on tain choix et une certaine réserve. Il faut ne fùt pas arrivé à la guérison complète commencer par de petites doses, qu'on en continuant plus longtemps le traiteaugmente avec prudence; car on oggra- ment. verait sensiblement la loux si l'on suppri- Les plus heureux résultats suivent en mait trop brusquement les sécrétions. particulier l'emploi de l'acide gallique Mais si les doses sont augmentées peu à dans le pyrosis, toutes les fois que la mapeu, non-seulement on modère la diarrhécladie n'est pas accompagnée d'ulcérations et les sueurs, mais la respiration devient étendues, ni de maladie organique de plus facile, l'expectoration moins pénible l'estomac, ni de maladie du foie. Nonet les digestions meilleures. Tous ces effets seulement l'acide gallique supprime la séfavorables me paraissent s'expliquer faci- crétion avec une certitude et une rapidité lement par la simple action de l'acide gal- que l'on ne voit jamais après un autre relique, sa solubilité et sa pénétration dans mède, mais encore il donne du ton à l'esle sang. Il contracte les capillaires et les tomac, augmente l'appétit, et, ce à quoi glandules du canal alimentaire, resserre on s'attendrait difficilement au premier les parois et diminue leur calibre général, abord, il fait cesser la constipation. Il faut donne la même puissance de contraction donc admettre, en pareil cas, que le relàaux tissus élastiques et musculaires du chement atonique de l'estomac qui favopoumon, facilite l'expulsion des mucosités rise le pyrosis se continue dans tout le ou du pus, et produit enfin la même ac- canal alimentaire, et que la constipation tion sur la peau, dont il suspend l'exsu. résulte de ce manque de puissance dans dation, sueur d'épuisement.

les parois musculaires de l'intestin. L'a. Dans la bronchite chronique, mêmes cide gallique remédie à ce désaut de toniprécautions quand il s'agit de suspendre cité. l'expectoration; mais aucun remède ne Les cas de pyrosis dans lesquels j'ai pu peut être plus facilement ménagé, aussi il employer l'acide gallique sont peu nomest plus convenable pour arrêter d'une breux encore; cela tient à ce que cette manière permanente les sécrétions morbi- forme de maladie parait assez rare å des et pour rendre du ton aux tuyaux Brighton. Sur neuf cent quarante cinq cas bronchiques et à leur membrane interne. de maladie qui ont passé sous mes yeux La dose d'acide est de 5 à 10 grains, trois au dispensaire en une année, je n'ai pu fois par jour. (J'ajouterai que, pour cal- trouver que buit cas de celte affection, mer la toux dans la phthisie et la bron- tous sur des femmes. J'ai conservé des chite, je me suis toujours bien trouvé de noles sur cinq de ces cas : le premier était toucher, matin et soir, les amygdales et la celui d'une femme non marićc, âgée de Juelle avec un pinceau trempé dans une vingt-cinq ans, souffrant depuis dix-huit solution de nitrate d'argent, de 8 à 10 grains mois de pyrosis et d'une constipation repar once.)

belle. Elle avait été soumise, sans succès, Le diabèle me semble encore une ma- à presque lous les moyens recommandés ladic dans laquelle l'acide gallique pour- en pareil cas. Guérison en deux jours. Je rait avoir quelque avantage. Je n'ai pas ne l'ai pas perdue de vue pendant trois eu souvent l'occasion de l'employer, mais semaines, continuant l'acide gallique ct un fait que j'ai observé me porte à croire l'huile de ricin de temps en temps. Je l'ai que son usage, suffisamment continuó, revuc plusieurs mois après : pas de repourrait peut-être arrêter la maladie dans chute. Dans un second cas, chez une quelques cas. C'était un homme de 55 ans, femme de quarante-neuf ans, le pyrosis ouvrier. jadis fort et bien constitué, mais céda à la seconde dose du médicament. Le d'une maigreur très-prononcée et d'une traitement sut interrompu après huit grande faiblesse, par suite d'une déperdi- jours. Légère atteinte le lendemain; l'ation énorme d'urines qui étaient chargées cide gallique en fit de nouveau justice el, de glucose. Sous l'influence de l'acide gal- en continuant les pilules pendant trois lique, à la dose de 15 grains, près d'un semaines, la malade se rétablit parfaito

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