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née en avril 1820, fille de Charles Pierre Joseph , vicomte Desmanet de Biesme, membre de l'ordre équestre et des États de la province de Namur, chambellan de Sa Majesté le roi des Pays Bas, député au Congrès national, membre de la Chambre des représentants, sénateur, décoré de la Croix de Fer, commandeur de l'ordre de Léopold, chevalier de la Légion d'honneur, etc., et Eugénie Désirée, comtesse van der Meere de Cruyshautem (voir tome III, page 529), dont cinq enfants, savoir :

A. Clotilde Eugénie Philippine Marie, née le 9 décembre 1850.
B. Nathalie Charlotte Marie, née le 2 juin 1852.
C. Caroline Antoinette Marie Joséphine, née le 8 mai 1854.

D. Gaston Amand Marie Charles Joseph, COMTE VAN DEN STEEN DE JEHAT, né le 17 juin 1856.

E. Marie Thérèse Josèphe Frédéricque, née le 28 mars 1839.

Secondo braneho.

VAN DEN - STEEN DE WADESTEYN ET D'OMMEREN, AUX PAYS BAS,

Cette branche n'a point dans ses armes les attributs pontificaux. Sa légende est la même que celle de la branche ainée. Sa devise est : Vilain Mais Sans Reproche.

VIII. CORNEILLE DE GAND VILAIN DIT VAN DEN STEEN, fils cadet d'Erasme ou de Rasse de Gand Vilain dit van den Steen et de Marie d’Eechaute, vicomtesse de Roulers, ci-dessus, quitta la Flandre, en même temps que son frère Amand Nicolas, co-seigneur et vicomte de Leeuw et de Denderleeuw, lors des troubles de religion excités aux Pays Bas espagnols, et se retira en Zélande, puis en Gueldre, tandis que la branche ainée de sa maison s'établissait dans la principauté de Liége.

Corneille s'attacha à la fortune de Guillaume Ier, dit le Taciturne, prince d'Orange, chef de la république des Provinces Unies. Son fils Herman et lui jouirent de toute la faveur, de toute la considération de ce prince qui, dans des lettres soigneusement conservées par leurs descendants, les qualifia du titre de cousins.

Après la mort de Guillaume le Taciturne, asssassiné à Delft, le 10 juin 1584, sa veuve, Louise de Coligny, chargea plusieurs Zélandais, et parmi eux : Corneille de Gand Vilain dit van Steen, de conduire sa belle fille Émilie, princesse d'Orange Nassau, à son fiancé, l'infant don Emmanuel, prince royal de Portugal, vice roi des Indes, fils d'Antoine, roi de Portugal.

Corneille épousa Catherine d'Eltz, d'une grande famille originaire d'Allemagne, où un rameau, au siècle dernier, portait le titre de comtes d'Eltz et de maréchaux héréditaires de l'électorat de Trèves, au baillage de Cochheim, cercle électoral. Une branche de cette famille, établie en Flandre, au treizième siècle, sous le nom de van der Eltz, fut reçue dans divers chapitres nobles, notamment à Nivelles, et a donné Renier van der Eltz, marcgrave ou marquis d'Anvers, en 1407. Cette famille est citée par L'Espinoy et d'Oudegerst. Jean d'Eltz, commandant les Gantois révoltés contre leur souverain, Louis de Mâle, fut tué au combat de Nevele, en 1381.

Du temps de cette génération, les autorités civiles de la ville de Middelbourg certifièrent la déclaration suivante, donnée l'an 1558 par le héraut d'armes Panagathe, roi d'armes du comté de Zélande :

« Lyvynyus Panagathe hérault et roy d'Armes... Et byen qu'yl soyt ( notoyrement cognu et publyc à ung chascun, sachent portant que ce « présent est publyg ynstrumenct por tous yceux voyr et oyront q'yceulx « de la Mayson et estoc de Gand-Vylayn sont d'ung fort noble et yllustre a et vyeyl Lygnayge. Car on doyet savoyr qu'ycelle Mayson s'en est en a allée en la Comté et regyon de Flandres, grâces à l'Empereur Othon I. « Le grand dyct le vyeyl, lequel fyst esdyfier en l'an à scavoyr del Na

« tyvyté de Nostre Seyngneur neuf et cent et quarante neuf, l'y chastel « de Geud, bâsty en ung paschys del Abbaye St.-Bavon, surnoummeyt « de là ly chastel neuf ou d'Othon le vyeyl; le dyct chastel feust myst « en la warde et surveyllance, non pas de Chastellayos ma byn de « Comtes à y ceuly commys, et feurent adjoyncts et comysses, quattres « vylles-cyttés à scavoyr Assenede, Bocholtz, Axell et Hulst, car c'est « en temps présents les quattres Mestyers en Flandses, du déplus, le « pays et regyon de Waës, la Comté de Alost, la Chastellenye de Terrea monde, oultre ycelle de Bornehemme. Le plus vyeyl Comte establyt « estant Wychmannur quy estoyt de l'estoc et lygnayge de Saxe, ly « frère meysné de Wychmannur feust encore myeulx regalé estant « fayct et créé Duck de Basse-Saxe. Item doyet portant scavoyr que le « dyct Wychmannur feust recogneu par Arnoulde Comte de Flandres, « et de plus maryat la fylle d'ycel Comte, nomeyt la Comtesse Luyt« garde, desqueyls sonct advennus et descendent les Chastellayns de a Gend, cognus et nommeyt les Comtes de Guygnes et de Coucy, Item « sonct yssus touls ceulx du nom de Gand-Vylayn yceulx-cy se desduy

sant de Gohyer Van-Gent ou de Gaud-Vylayn Syres de St.-Jean« Steen et d'Ode de Champaygne, son espeuse, desqueyls sonct adven« nus par la succession des temps et des personnayges yceulx du nom a de Gand-Vylayn dycts van-den-Steen et portant por armes et escu « de sable au chyef d'argent quy est de Gand-Vylayn, à troys mayllets « de sable quy est de van-den-Steen, en mesmoyre et souvenance de « Colard de Gand-Vylayn quy espeusat Zoete van-den-Steen, dernyère « hoyre et chef du nom et armes de la Mayson de van-den-Steen, le «dyct escu tymbré d'ung héaulme d'argent et d'or, couronné de même « et surmoncté d'ung bras brassé de fer poygnant en ung martel sem« blable à ceulx de l'escu, le touct entre ung vol double d'argent et de « sable, aynsy que Nous l'avyons trouvées despeyntes et blasonnées « en métayl et coleurs en ung vyexl provynycal de la noblesse ymmé«dyate de l'Empyre nomeyt Rychsrytterschaf dressée du temps de feu « l'Empereur. Adjouctant que d'yceulx de Gand-Vylayn dycts van-den

Steen sonct tous yceuly, quy sonct en l'Esveyché de Lyége qu'ès « pays et régyon de Zélande.

« Et en tesmoygnage de quoy, avons foyet la présente, tellement a qu'avons despeschées ces dyctes lettres por tenyr notyce perpétuelle

« de ce quy dyct cy dessus et por scervyr en jugement et dehors lors« qu'y en sera besoyng; et afyn que cela soyct chose stable à toujours a les avons seyngné et muny du sceyl de nos armes, le 4me jour de « Aoust, l'an myl quynze cent et cinquante-huyt, aynsy seyngné desa soult le ply en la cyté de Myddelburgh et contreseyngné du grand « sceyl à double queue en cyre vermeylle armoyryée de la dycte cyté et Régence. »

Corneille eut de Catherine d'Eltz un fils unique, Herman, qui suit, IX.

IX. HERMAN DE GAND VILAIn dit VAN DEN STEEN, conseiller intime de Guillaume le Taciturne, dont il possédait toute la confiance, embrassa la religion de ce prince. Surintendant général des finances du comté de Zélande, gouverneur de la forteresse d’Ysselstein et comté d’Egmont, nommé, le 1er septembre 1583, gouverneur général et stadouder des pays, châteaux forts de l'Yssel et comté de Leerdam, Egmont, Buren, Arkoy, Kierwaart et Buttersfliet, confirmé dans ce gouvernement par le stadhouder de Hollande, Maurice, prince d'Orange Nassau, grand amiral de Hollande. Il accompagna ce prince pendant les campagnes de Frise et de Groninghe, aux sièges de Breda, Nimègue, Hultst et Fort Saint André.

Les biens de son père et les siens, en Flandre et en Brabant, ayant été sequestrés par ordre de Philippe II, lors de leur émigration en Hollande, le souverain des Pays Bas catholiques en prescrivit la vente après l'abjuration d'Herman de Gand Vilain dit van den Steen. Une partie de ces domaines étaient restés en indivision pour échapper aux investigations du gouvernement espagnol; mais Herman, qui ne conservait aucune idée de retour en Flandre ou en Brabant, ne tarda pas à les aliéner. Ces biens provenaient pour la plupart de ses ancêtres, et l'énumération en avait été faite en partie, en 1474, dans les actes de tutelle et de partage dressés à cette époque par les tuteurs de Colard II de

Gand Vilain, qui épousa Zoete van den Steen, et de ses frères, Martin et Adrien de Gand Vilain. Leurs tuteurs étaient le chevalier Guidon de Ghistelles, oncle maternel des trois mineurs, et Jean de Nyerles, leur cousin.

Herman de Gand Vilain dit van den Steen reçut, des autorités communales et scabinales des villes et pays où il exerça

des commandements , une attestation généalogique, conservée dans les archives de la famille, légalisée par les vroedschap de diverses villes du comté de Zélande et du duché de Gueldre.

Il épousa, à Midelbourg, Zélande, le 1er mai 1580, en présence de Guillaume ser, le Taciturne, de Marie d'Orange, princesse de Hohenlohe, Louise Juillienne, plus tard femme de Frédéric, prince palatin du Rhin et Électeur, ainsi que l'atteste l'acte authentique intitulé : « Schepenbrief, 1 mai 1580, Catherine de Berthout de Malines de Vlaës, de l'illustre famille de Berthout de Malines, fille de Thomas de Berthout de Malines de Vlaës, conseiller intime de Guillaume le Taciturne, et d'Adrienne de Zwarve, dont un fils, Jacques, qui suit, X

X. JACQUES DE GAND VILAIN DIT VAN DEN STEEN, mort jeune en 1630, et inhumé au Dôme, à Buren, dans l'ile de Béluwe, sous un cabinet d'armes, avec épitaphe, armoiries et quartiers, surintendant général des finances et gouverneur des comtés, villes forteresses et pays d'Ysselstein, de Leerdam et de Buren, le 15 juin 1603, reçut, le 6 septembre 1623, le serment des fonctionnaires de ces comtés et pays, au nom de Henri Frédéric, prince d'Orange Nassau, gouverneur de la république batave. ·

Il épousa Lucrétia de Crayennwanger qui, par son testament en date du 22 novembre 1636, fit une fondation pour les pauvres de l'ile de Bétuwe, affectée sur ses seigneuries d'Allemans, de Kampen, de Buurmalsen, et leur légua de plus quatre maisons à Buren. Cette fondation existe encore de nos jours et appartient à la descendance de la fondatrice.

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