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rations, qui eurent le meilleur succès.
MALADIEs sYPHILITIQUEs. (Voir 11° tableau particulier ci-contre.)

Le petit nombre relatif de ces maladies, dans la classe pauvre, comparativement à celui que j'étais habitué à voir et à traiter dans une autre localité, où j'ai pratiqué pendant de longues années, m'a beaucoup surpris.Je crois devoir attribuer cette heureuse circonstance à diverses causes : à la bonne organisation de la police sur la prostitution dans la ville de Bruxelles, aux perfectionnements du traitement de la syphilis depuis plusieurs années, et enfin à

----1 ---- ------------- , -- -----.-.---...---.------ -- --- uque 1o1s 11 etait accompagné d'une hémorrhagie pour laquelle j'avais été appelé.

Sous la dénomination état puerpéral, j'ai désigné ces cas dans lesquels mon secours a été invoqué pour des femmes qui, sans avoir de maladie bien dessinée, m'avaient fait demander pour des incommodités suites de l'ébranlement général produit par l'accouchement.

Quant aux cancers du sein et de l'utérus pour lesquels j'ai été appelé plusieurs fois lorsque l'épuisement de la constitution par des hémorrhagies fréquentes rendait des secours prompts fort urgents, j'ai eu le déplaisir de me convaincre que l'admission des malheureuses cancéreuses dans l'hospice spécial qui leur est destiné est souvent entourée de difficultés et de lenteurs qu'elles ne devraient pas rencontrer dans leur pénible et dangereuse position. Il faudrait au moins permettre leur entrée immédiate et leur séjour momentané dans les hôpitaux ordinaires, jusqu'à ce que les formalités à remplir pour leur admission à l'hospice spécial fussent remplies. Des quatre cas d'hydrocèle, deux étaient de naissance et se sont dissipés sans opération. Les deux autres existant, chez des adultes, ont été opérés l'un par moi , l'autre à l'hôpital. MALADIEs DU sYsTÈME CELLULAIRE. (Voir 10° tableau partic. ci-devant.)

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A l'exception de quatre ou cinq cas d'inflammations phlegmoneuses sousaponévrotiques graves de l'avant-bras, de la main et de la jambe, qui ont exigé des débridements étendus et multiples, la plus grande partie de ces maladies était, chez les hommes, des panaris, des abcès de l'aisselle, et souvent, chez les femmes, des abcès aux mamelles pendant la lactation, ou aux joues, par suite d'un refroidissement ou d'une carie dentaire. Chez les enfants, dont les filles ont été le plus souvent atteintes, les phlegmons siégeaient plus particulièrement à la base de la mâchoire, au col, à la face, au cuir chevelu , à l'aisselle ou à l'aine. L'anasarque idiopathique s'est offerte 12 fois à mon observation, et le plus souvent pendant le 2° trimestre. Toujours le résultat d'un refroidissement et survenue chez les deux filles pendant la période de desquamation de la scarlatine, j'ai vu céder assez facilement les 10 cas que j'ai eu à traiter. Les deux autres, plus rebelles, ont été envoyés à l'hôpital. Les abcès froids, dont les hommes ne m'ont pas offert d'exemple, ont affecté principalement des femmes et des enfants qui étaient d'une constitution scrofuleuse. Un lipôme, gros comme un œuf, était situé derrière l'oreille gauche, et par sa position occasionnait des douleurs intolérables par la compression des nerfs dont est si abondamment pourvue cette région. Le malade me pria de l'en débarrasser. L'athérôme, du volume d'un poing, siégeait sur le sternum, et le malade en a également été débarrassé par l'excision. M. le docteur Bastings, de cette ville, l'un de mes anciens élèves à l'hôpital civil de Maestricht, a bien voulu me prêter son assistance dans ces deux opérations, qui eurent le meilleur succès.

MALADIEs sYPHILITIQUEs. (Voir 11° tableau particulier ci-contre.)

Le petit nombre relatif de ces maladies, dans la classe pauvre, comparativement à celui que j'étais habitué à voir et à traiter dans une autre localité, où j'ai pratiqué pendant de longues années, m'a beaucoup surpris.Je crois devoir attribuer cette heureuse circonstance à diverses causes : à la bonne organisation de la police sur la prostitution dans la ville de Bruxelles, aux perfectionnements du traitement de la syphilis depuis plusieurs années, et enfin à l'emploi général du speculum dans les maladies du vagin et de la matrice et dans les visites fréquentes des prostituées. Les principaux symptômes de syphilis constitutionnelle ont été, chez les hommes et chez les femmes, des syphilides variées, des douleurs ostéocopes nocturnes, des périostoses, des caries, des nécroses, des ulcères de la peau et des chancres de la gorge. Chez les enfants où elle a chaque fois été de naissance et héréditaire, c'étaient des pustules aux parties génitales, à l'anus et à la face, toujours accompagnées d'affection de la muqueuse nasale. Il est particulier que ce soit pendant les 2° et 5° trimestres que le plus grand nombre de ces maladies se sont présentées à mon observation.Je n'ai pu faire admettre au service spécial pour la syphilis à Saint-Pierre, que cinq des malades atteints de vérole constitutionnelle, et j'ai été forcé de traiter les autres à domicile. L'admission de plusieurs de ces derniers avait été trouvée impossible. Je suis cependant d'avis qu'en bonne police médicale et dans l'intérêt bien entendu de l'hygiène publique, il devrait être pris des mesures pour que non-seulement l'admission de ces malades ne pût être refusée, mais que ce fût au contraire une obligation de les séquestrer de la société jusqu'à l'époque de leur entier rétablissement. Il est en effet presque impossible de mener à bonne fin un traitement anti-syphilitique chez les pauvres, lorsqu'il existe des symptômes secondaires ou tertiaires qui exigent des soins prolongés et assidus. Non-seulement l'incurie et la négligence de cette classe de gens, mais encore l'insalubrité de leurs demeures, leur régime alimentaire, leurs vêtements et souvent la nature de leurs travaux opposent des obstacles invincibles à la guérison. Quels sont les résultats d'un pareil état de choses? La maladie se communique à d'autres de bien des manières, tant qu'il existe des symptômes contagieux, elle se transmet par la génération aux enfants, ou du moins donne lieu à la procréation de rachitiques ou de scrofuleux, et finit toujours par faire périr misérablement les malheureux qui en sont atteints. Deux des enfants atteints de syphilis congénitale sont morts, à ma connaissance, et je crains bien que les deux autres n'aient également été les victimes de cette affreuse maladie qui n'épargne guère ces petits êtres, lorsqu'ils ne reçoivent pas les soins les mieux entendus. Les accidents syphilitiques primitifs se sont encore offerts en bien moindre quantité que les véroles constitutionnelles, ainsi qu'on le voit au tableau, et m'ont obligé, une seule fois, d'envoyer à l'hôpital un homme atteint d'un bubon qui ne pouvait être traité convenablement chez lui. Aux maladies syphilitiques appartiennent aussi les deux cas d'iritis syphilitique et le cas d'ophthalmie gonorrhoïque qui se trouvent rangés parmi les maladies des yeux, 4° tableau particulier, où j'ai préféré les laisser figurer parce qu'elles complétaient les affections ophthalmiques que j'ai observées chez les pauvres. MALADIEs DEs sYsTÈMEs sANGUINs, ARTÉRIEL ET vEINEUx (Voir 12° tableau part. ci-devant.) Si nous en exceptons la pléthore, les maladies du système sanguin se sont montrées peu nombreuses ; ce qui n'est pas étonnant si l'on se rappelle que la plupart de ces affections sont sthéniques et se développent sous l'influence du tempérament sanguin qui ne se rencontre guère chez les pauvres. Aussi, la pléthore sanguine, observée presque exclusivement chez des femmes, n'étaitelle qu'accidentelle et dépendait, dans la majorité des cas, d'un état de grossesse occasionnant une grande gêne dans la circulation.

TYPHUS.

J'ai observé en 1848, chez les indigents, 42 cas de typhus; dont 5 hommes, 15 femmes, 12 garçons et 14 filles. Sur ce nombre 8 ont été envoyés à l'hôpital Saint-Jean, savoir : l homme, 6 femmes et 1 garçon. Les 54 autres ont été traités à domicile, 3 sont morts et 31 ont été guéris. Quoique j'aie rencontré des affections typhoïdes pendant toute l'année, le 1" et le 4e trimestre m'en ont fourni les cas les plus nombreux ; et c'est dans les maisons les plus malsaines, habitées par les indigents les plus nécessiteux des allées aux Blés et de Dieghem que cette maladie a particulièrement régné.

Ici encore, il est bien évident que les privations, la mauvaise nourriture, l'entassement de la population et l'influence délétère des logements ont été les causes qui ont présidé au développement de cette maladie qui, du reste, n'a pas été si maligne qu'en 1847.

MALADIEs DU sYsTÈME FIBRo-ARTICULAIRE. (Voir 15° tableau partic. ci-devant.)

Les maladies des articulations, à l'exception du rhumatisme articulaire aigu, ont été peu fréquentes. Cette dernière affection s'est présentée 22 fois à mon observation et huit de ces cas ont été envoyés à l'hôpital Saint-Jean. Il ne paraîtra pas étonnant que je n'aie rencontré qu'un seul exemple de goutte, maladie plus familière à l'aristocratie.

FIÈVRES INTERMITTENTES.

Ces maladies sont rares parmi la population pauvre de Bruxelles, et je ne les ai rencontrées que chez 5 hommes, 10 femmes, 5 garçons et 5 filles, en tout 25 cas, sur lesquels 2 ont été envoyés à l'hôpital, un homme et une fille, parce qu'il y avait complication d'engorgements abdominaux.Les 275 offraient le type quotidien, les autres étaient tierces. Toutes ont cédé facilement au sulfate de quinine. La moitié au moins de ces maladies avait été importée d'autres localités où les individus affectés avaient séjourné plus ou moins longtemps et avaient été exposés à des émanations paludéennes.

MALADIEs DU sYsTÈME sÉREUx ABDoMINAL. (Voir 14° tableau partic. ci-devant.)

L'ascite a été mortelle chez une des deux femmes. C'était une fille, mère de 19 ans, ayant été atfectée de péritonite puerpérale après son accouchement et qui se livra trop tôt à ses occupations ordinaires. Des 9 autres cas trois ont été envoyés à l'hôpital, et les 6 restants, traités à domicile, ont été guéris.Chez ces derniers l'épanchement péritonéal a été la suite de péritonites sub-aiguës. Les cinq péritonites, dont il est question dans ce tableau, ont toutes été le

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