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« postérité de ce Colard II, de Gand Vitar?

« Steen. » La même qualification lui a été reconnue par plusieurs villes des Pays Bas, notamment par les bourgmestre, échevins et le conseil de la ville de Bruxelles, en date du 16 et 17 décembre 1657. Nous pourrions multiplier les citations, mais nous nous bornerons, avant d'aborder les faits généalogiques, de rapporter, dans cette introduction, une déclaration textuelle des autorités magistrales réunies des duchés de Gueldre, des comtés de Zutphen et de Teitersband, qui s'exprime en ces termes :

« Après avoir vues, lues, relues et fait examiner les généalo«gies authentiques de la famille de Gand Vilain dite van den « Steen, il nous a pleinement consté que cette famille est issue « de Gauthier de Gand Vilain, vers l'an 1250, et que ce Gau(thier de Gand Vilain est descendu par suite de générations de « Colard II, de Gand Vilain, qui, l'an 1509, épousa Zoete van (den Steen, fille de Jérôme, petite fille de François, arrière pe« tite fille de Bastin ou Sébastien van des Steen. Que ce fut la « Steen, qui joignit au nom de Gand Vilain, celui de van den « Steen, ainsi que le témoignent toutes les généalogies, recona nues et certifiées véritables et authentiques jusqu'à ce jour. « Que tout ce qui précède nous a consté par une suite non intera rompue de pièces probantes, et vérificatives, comme extraits « baptismaux, contrats de mariage, testaments, actes de reliefs

et autres pièces authentiques, qui selon les lois de nos pays et a provinces, sont considérées comme étant d'un ordre requis « et vraiment dignes de foi et créances. »

Les archives de famille des lords comtes de Rheay, pairs des royaumes d'Angleterre et d'Écosse, plusieurs fois alliés à la famille van den Steen, témoignent, suivant les attestations délivrées par les hérauts d'armes, dits Toisons d'Or et les rois d'armes du Saint Empire Romain, que la maison van den Steen

a été reconnue et admise chapitrale, ses membres ayant accès dans les chapitres impériaux et royaux et corps de noblesse, aux mêmes titres que la famille de Gand Vilain dont elle est issue.

Les preuves de sa noble origine se conservent encore de nos jours dans l'église du Dôme, à Thiel, où se trouvent depuis plusieurs siècles les trente deux quartiers de noblesse des van den Steen.

Il résulte clairement de ce qui précède que van den Steen de Jehay descend de Gand Vilain en ligne masculine et de van den Steen en ligne féminine, deux origines également illustres et glorieuses. Nous verrons bientôt par quelles causes, dans cette descendance, le nom de la ligne maternelle a prévalu.

Nous ne remonterons pas, dans la filiation qui va suivre, aux premiers degrés de van den Steen. Il nous suffit d'avoir fait connaitre quelles étaient, au moyen âge, sa puissance et sa splendeur.

1. GODEFROID VAN DEN STEEN, déjà cité, l'un des seigneurs brabançons qui se distinguèrent, en 1356, dans la guerre que Wenceslas, duc de Luxembourg, eut à soutenir contre Louis de Male, comte de Flandre, eut un fils, Bastin ou Sébastien, qui suit, II.

II. BASTIN OU SÉBASTIEN VAN DEN STEEN, chevalier, inscrit parmi les chevaliers et nobles brabançons qui combattirent pour la duchesse Jeanne de Brabant, femme de Wenceslas de Bohême, duc de Luxembourg, et pendant la guerre que cette souveraine eut à soutenir contres les Flamands et les Frisons de l'an 1353 à 1406.

Il eut un fils, François, qui suit, III.

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III. FRANÇOIS VAN DEN STEEN, chevalier, inscrit parmi les chevaliers et seigneurs brabançons qui se distinguèrent pendant

les dernières années du règne de la duchesse Jeanne de Brabant et sous le règne de ses successeurs les ducs de Bourgogne, ducs de Lothier, de Brabant, comte de Flandre et de Zélande.

François van den Steen, mentionné, ainsi que ses ancêtres et ses descendants, dans toutes les généalogies certifiées et authentiques jusqu'à ce jour, épousa N..., dont un fils unique, Jérôme qui suit, IV.

IV. JÉRÔME VAN DEN STEEN, seigneur de plusieurs beaux domaines situés dans les comtés de Flandre et de Zélande, mentionné dans des chartes et actes publics des années 1460, 1487, 1509, est inscrit avec sa race dans le registre des armoiries provinciales de la noblesse de Flandre, fait par le héraut d'armes le Rouck, folio 44, et par ordre de l'empereur Charles Quint.

Il épousa N. de Gruutere, d'une ancienne et illustre maison du comté de Flandre, alliée aux belles familles de Berghes, Bette, Bourgogne, van der Gracht, van Heurne, Joigny de Pamele, Lalaing, Lanchals, Lède, Liedekercke, Sersanders Luna, Tenremonde, Triest, Wal, etc. Elle était proche parente de Charles de Gruutere, seigneur d'Exaerde et d'Ousselghem, qui épousa, en 1404, Marguerite de Bourgogne, veuve d'Arnould de Trazegnies, fille de Jean des ducs de Bourgogne et de Marie d’Hallewyn.

Jérôme van den Steen n'eut de son mariage avec N. de Gruutere qu'une fille unique, dernière titulaire du nom et des armes de sa famille, Zoete, qui suit, V.

V. ZOETE VAN DEN STEEN, héritière des grands biens que sa famille possédait aux comtés de Flandre et de Zélande, épousa, en 1509, Colard II de Gand Vilain, comte de Lombeeck, vicomte de Leeuw et de Denderleeuw, en partie, fils de Colard ler de Gand Vilain, comte de Lombeeck, vicomte de Leeuw et de Denderleeuw, seigneur de Liederkercke, etc., et de Marguerite de Ghistelles, neveu de Martin de Gand Vilain, seigneur de Saint Jean

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Steen et de Rassenghien, chevalier de l'ordre de l'Épée de Chypre, conseiller de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, chef des branches de la famille de Gand Vilain, connues dans la suite sous les noms des comtes de Liberchies , des comtes de Middelbourg, des marquis de Hem, des princes de Masmines et d'Isenghien.

La maison de Ghistelles obtint plus tard les titres de prince de Ghistelles et de marquis de Saint Floris.

Colard II de Gand Vilain, fils de Colard ler et de Marguerite de Ghistelles, neveu de Martin de Gand Vilain, avait deux frères : Adrien et Martin.

Adrien de Gand Vilain, chambellan de l'empereur Maximilien ler, fut seigneur de Liederkercke et d'autres beaux domaines qui échurent à son petit fils, Maximilien d'Alsace, comte d'Henin Liétard, chevalier de la Toison d'Or.

Martin de Gand Vilain fut père d'Adrien de Gand Vilain, chevalier de Saint Jean de Jérusalem, tué au siège d'Alger en 1541.

Lors de sa réception dans l'ordre, il fit preuve de huit quartiers :

DE GAND VILAIN de Moerkercke Merckheim de Ghistelles
D'OSTENDE
de Gavre

de Belle

de Vos
de la Marck

Colard II de Gand Vilain eut de Zoete van den Steen un fils unique, Jérôme, qui suit, VI.

VI. JÉRÔME DE GAND VILAIN DIT VAN DEN STEEN, co-seigneur et comte de Lombeeck, vicomte de Leeuw et Denderleeuw, etc., joignit au sien le nom de sa mère qui avait traversé avec gloire plusieurs siècles et qu'il ne voulait point laisser tomber dans l'oubli. Il chargea également les armes de la maison Gand Vilain, dont il n'était point l'ainé, « de sable au chef d'argent, » des trois maillets de sable posés dans les armoiries de sa mère. Sa descendance se conforma à cette règle, sanctionnée

par

les formalités légales, et dès lors elle porta le nom de Gand Vilain

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dit van den Steen, quoiqu'elle ne soit plus connue que sous la dénomination de van den Steen.

Jérôme de Gand Vilain dit van den Steen épousa Marie de Flandre dit S'Graff, famille illustre par son origine et ses alliances, alliée-aux Beaumont, Boxmeer, Burgh; Bustancy, Donckers, Egmond, Moëns, Nienburg, comtes d'Onia, etc., dont un fils unique, Erasme ou Rasse, qui suit, VII.

VII. ÉRASME OU RASSE DE GAND VILAIN DIT VAN DEN STEEN, co-seigneur et vicomte de Leeuw et de Denderleeurw, vit ses terres et seigneuries plusieurs fois saccagées et ravagées pendant les guerres de Charles Quint avec la France. L'empereur ayant fait dresser un provincial de la noblesse de Flandre, le nom et prénom d'Érasme de Gand Vilain dit van den Steen et ceux de sa femme y furent mentionnés.

Il épousa Marie van ou d'Eechaute, vicomtesse de Roulers, des châtelaines et seigneurs de Courtrai, Somerghem, Waneghem, Bulbier, Gauwe, illustre famille alliée aux Camargo, du Chastel, Gommines, van der Elst ou Eltz, Espaing, Gherbode de Palm, Grimberghe, Gruutere, Lannoy, Mailly, Montmorency, Noyelles, Ongnies, Vaernewyck, etc.

Elle était arrière petite fille de Corneille d'Eechaute, vicomte de Boulers, et de Catherine de Flandre, fille de Louis II, dit de Male, comte de Flandre.

Erasme de Gand Vilain, dit van den Steen, eut de Marie d'Eechaute deux fils, savoir :

A. Amand Nicolas, qui suit, VIII.

B. Corneille, fondateur de la branche cadette, établie en Zélande, en Gueldre et en Frise.

VIII. AMAND NICOLAS DE GAND VILAIN, DIT VAN DEN STEEN, co-seigneur et vicomte de Leeuw et de Denderleeuw, quitta, avec LA BELGIQUE HÉRALDIQUE, X

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