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PUBLICATIONS

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L'ACADÉMIE.

MÉMOIRES.

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La collection des MÉMOIRES DES MEMBRES DE LA COMPAGNIE se composc, à ce jour, de 4 vol. in-4o.

Chaque volume renferme une partie historique comprenant les arrêtés d'or. ganisation de la Compagnie, les comptes rendus de ses travaux, les notices sur les membres décédés, etc.

Ces volumes contiennent :
Le 1o, Essai sur les convulsions idiopathiques de la face; par M. François.

Observations et réflexions sur quelques-unes des affections de la veine porte; par M. Raikem. – De l'æsophagotomie; par M. De Lavacherie. – Mémoire sur la vaccine primitive; par M. Verheyen. Nouveaux modes et procédés pour l'amputation des membres; par M. Soupart. – Observations et réflexions sur les dépôts urineux et l'uréthrotomie; par M. Didot. - Tumeur sanguine Gbroïde, du cordon testiculaire droit ; par M. De Lavacherie. - Note sur une tumeur sanguine fibroïde du cordon testiculaire droit; par M. Spring. - Recherches et observations sur les abcès du foie; par M. Raikem.

Le 2e, Traité de la méthode amovo-inamovible, comprenant: Des recherches sur l'origine et la constitution de cette méthode; l'exposé de ses principes, de ses caractères et de ses procédés, et ses applications cliniques aux divers ordres de lésions et maladies chirurgicales; par M. Seutin. – De l'opportunité de l'extirpation des tumeurs du cou non susceptibles de résolution. Réflexions sur l'introduction de l'air dans le coeur par les veines ouvertes accidentellement; par M, De Lavacherie. Mémoire médico-légal sur l'empreinte des pieds; par M. Mascart. Recherches sur les moyens préventifs de la fièvre typhoïde et du typhus; par M. Craninx. Quelques réflexions sur la variole et la varioloïde; par M. Van Berchem. Essai sur un nouveau mode de délivrance, dans les cas d'angustie extrême du bassin; par M. Didot. - Recherches sur les mouvements du cậur; par M. Fossion. - Mémoire sur les médicaments ferrugineux suivi (le considérations sur l'emploi dn manganèse en médecine; par M. Martens,

Le 5e, Monographie de la lernie du cerveau et ae quelques lésions voisines; par M. Spring Résection de la inâchoire supérieure; par M. Michaux. — Recherches médico-légales sur la nicotine, suivies de quelques considérations sur la manière générale de déceler les alcalis organiques dans le cas d'empoisonnement; par M. Stas. Du choléra-morbus, considéré au point de vue de ses lésions anatomiques et physiologiques, de ses symptômes et de son traitement; par M. Graux.

Le 40, Mécanisme du développement du bassin et de la production de ses principales anomalies; par M. Hubert, avec des notes critiques sur la théorie de M.'Gavarret, par M. le docteur H. Valérius.- Des phénomènes mécaniques de l'accouchement; par M. Hubert. - Mémoire sur les moles hidatiques ou hidatydes utérines; par le même. – Discours sur la mission des académies. par M. Fallot. — Du magnétisme animal et de ses applications à l'art de guérir, par M. Burggraeve. – Note sur l'équilibre du forceps et du levier et sur le choix à faire entre ces deux instruments, par M. Hubert. - Considérations sur la myopie par M. Van Roosbroeck.. – Observations cliniques et critiques sur l'opération de la fistule vésico-vaginale, par la méthode américaine, par M. De

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SÉANCE DU 26 FÉVRIER 1870.

PRÉSIDENCE DE M. VERHAEGHE.

La séance est ouverte à 11 heures.
Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.

I.

COMMUNICATIONS DU GOUVERNEMENT.

M. le Ministre de l'Intérieur transmet :

1. Un exemplaire du recueil des rapports des Commissions médicales provinciales sur leurs travaux pendant l'année 1867

2° Un exemplaire du rapport qu'il a présenté aux Chambres, sur la situation de l'enseignement supérieur en Belgique, pendant les années 1865, 1866 et 1867;

3° Deux exemplaires d'une brochure relative à la 37e session du Congrès scientifique de France, qui s'ouvrira à Moulins, le fer août prochain;

4° Un exemplaire d'une brochure intitulée : Le bras artificiel agricole, qui lui a été transmis par son auteur, M. Gripouilleau, médecin à Mont-Louis (France).

II. – COMMUNICATION DU BUREAU.

En exécution de la décision prise par l'Académie dans sa dernière séance, le Bureau a désigné MM. Marinus et Pigeolet

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pour le rapport à faire sur le travail de M. Putegnat, intitulé : De l'usage du forceps.

III. – CORRESPONDANCE ET COMMUNICATIONS.

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M. le docteur Van Lair, professeur à l'Université de Liége, soumet à la Compagnie une note manuscrite sur un cas d'herpès tonsurans. Renvoi à une Commission qui sera nommée par le Bureau.

M. le docteur Jacquet, chirurgien à Braine-le-Comte, adresse le croquis d'une jambe artificielle articulée, qu'il a inventée pour les amputés de la partie inférieure de la jambe. Il y joint une description sommaire de ce moyen prothétique et demande que sa communication soit renvoyée à l'examen d'une Commission. -- Même décision.

M. Thiernessc soumet à la Compagnie, au nom des auteurs, MM. Degive, professeur à l'école de médecine vétérinaire de l'État, et van Hertsen, ancien médecin vétérinaire du Gouvernement, inspecteur en chef de l'abattoir de Bruxelles, un mémoire manuscrit intitulé : Observations relatives à la virulence et à la contagion de la phthisie tuberculeuse.

Il s'exprime en ces termes :

Messieurs, la question de la virulence et de la contagion de la phthisie tuberculeuse est à l'ordre du jour. On s'en préoccupe sérieusement et de plus en plus depuis les remarquables expériences dont elle a été l'objet de la part de deux savants professeurs français, MM. Villemin et Chauveau.

Obtemperant au désir de MM. Degive, professeur à l'École vétérinaire de Cureghem, et Van Hertsen, ancien vétérinaire du Gouvernement, inspecteur en chef de l'Abattoir de Bruxelles, j'ai l'honneur de vous soumettre une première note qu'ils ont faite ensemble sur cette question, laquelle étant soulevée à votre tribune ne peut manquer de provoquer de nouveaux travaux susceptibles de concourir à son élucidation bien désirable.

Dans les quelques observations de tuberculose que ces Messieurs ont eu l'occasion d'étudier avec soin sur des animaux, au point de vue anatomo-pathologique, ils ont remarqué, coïncidemment avec l'excitation génitale, toujours si vive et parfois même permanente lors de cette affection, la tuberculisation de la muqueuse utérine et des mamelles, chose dont les médecins ne semblent pas s'être sérieusement préoccupés, puisqu'aucune mention n'en a été faite dans des traités de pathologie comptant parmi les plus estimés, notamment dans celui de M. de Niemeyer, dont la traduction française vient de paraitre, ni dans la longue et remarquable discussion qui a eu lieu naguère à l'Académie de médecine de Paris, sur la phthisie tuberculeuse.

Cependant, notre honorable collègue M. Janssens vient de me dire que cette altération a aussi été constatée par M. Namias, de Venise, dans la membrane interne de la matrice, chez des femmes phthisiques. Il en serait donc de même à cet égard que de la guenon et de la vache chez lesquelles MM. Degive et Van Hertsen ont observé cette néoplasie comme lésion de la phthisie pulmonaire; mais en ce qui concerne les mamelles, il ne parait pas qu'elles aient fixé l'attention des savants médecins qui se sont livrés à des recherches nécropsiques, dans le but de déterminer les caractères anatomiques de la tuberculose, car les ouvrages dont ils ont doté la pathologie, pas plus que ceux des vétérinaires, ne signalent dans ces glandes l'altération essentielle de cette maladie.

Or, la constatation de tubercules dans le tissu mammaire, chez les femelles atteintes de phthisie pulmonaire, est une chose de la plus haute importance. C'est que, en effet, s'il

était avéré, comme cela semble résulter des expériences de MM. Villemin et Chauveau, que la tuberculose est virulente

ce qui ne parait guère contestable et que son contage est susceptible d'être absorbé, non-seulement dans l'appareil respiratoire, mais même aussi dans les voies digestives, de telle sorte qu'il y aurait du danger pour l'homme à se nourrir de la chair des bétes bovines atteintes de pommelière, quand des portions de plevres ou des ganglions lymphatiques, envahis de tubercules, y resteraient adhérents, – et dans le cas, bien entendu, où on négligerait de soumettre cette chair à une cuisson suffisante, - à plus forte raison y aurait-il du danger de

livrer à la consommation le lait de ces vaches non bouilli, car les tubercules développés dans les glandes qui le produisent doivent probablement le rendre virulent.

C'est cependant ce qui a lieu naturellement pour les nourrissons des femmes comme pour ceux des autres femelles affectées de phthisie; et c'est encore ce qui se pratique assez fréquemment pour des personnes de tout âge auxquelles on conseille d'en ingurgiter tous les jours et de le prendre chaud, c'est-à-dire tel qu'il vient des mamelles d'une vache ou d'une ânesse, sans se préoccuper de l'état sanitaire de cette bête, qui pourrait cependant être atteinte de tuberculose. On sait, en effet, que cette maladie est très-fréquente parmi les vaches des laitiers et maraîchers des villes, ainsi que des faubourgs, où elles sont logées dans des étables étroites, basses, non aérées, mal nettoyées, et autour desquelles on entretient parfois des sources de miasmes, conditions qui les prédisposent à cette affection dont elles finissent le plus souvent par \ètre les victimes.

Ne se pourrait-il donc pas que le lait provenant de ces vaches, donné non bouilli à des personnes de faible complexion, leur communiquât la phthisie au lieu de les en préserver ?

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