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réal (a); Milon, comte de Bar-sur-Seine; Gaucher de Nanteuil, Jean d'Arcis, Gaucher de Châtillon, comte de Saint-Pol, bouteiller de Champagne; Archambaud de Dampierre, seigneur de Bourbon, connétable; Gautier de Vignory (6); Bobert de Coucy (c); Thomas de Coucy; Henri, comte de Grandpré; Renier de Nogent-Ie-Roi, qui promirent d'aider Blanche et Thibaut contre Erard de Brienne et contre les filles du comte Henri (942-950, 952). Dans le courant de la même année, Raoul de Chàteau-Porcien (959), Jean de Montmirail, seigneur d'Oisy (d) (960), Hugues de Beaumont (967), Pierre de Courtenay, comte d'Auxerre et marquis de Namur (970), imitèrent cet exemple. Enfin, Blanche paraît avoir demandé un serment de fidélité, même à ses sujets roturiers; nous avons encore un document d'où il semble résulter que les habitants de Chablis prêtèrent ce serment (1013).

Grancey-le-Château, Côte-d'Or, arrondissement de Dijon, cheflieu de canton, dépendance de la Champagne.

(a) Sur Anseric de Montréal et sa famille, voir Plancher, Hist. de Bourgogne, II. 327-528; Courlépée, V, 647-649. — Montréal, Yonne, arrondissement d'Avallon, canton de Guillon.

(i) Voir dans Jolibois, La Haute-Marne, p. 548-549, une notice sur Gautier de Vignory. — Vignory, Haute-Marne, arrondissement de Chaumont, chef-lieu de canton.

(c) Robert de Coucy, fils de Raoul Ier, sire de Coucy, et frère de Thomas. (Art de vérifier les dates, II, 718.)

(d) Jean de Montmirail, seigneur d'Oisy, vicomte de Meaux, était lîls d'André, seigneur de La Ferté-Gancher, et d'Hildéarde, dame d'Oisy, vicomtesse de Meaux. (Du Plessis, Hist. de l'église de Meaux, p. 725.) — Montmirail, Marne, arrondissement d'Epernay, chef-lieu de canton.

L'imminence du danger et le nombre des alliés d'Erard de Brienne justifiaient ces précautions multipliées.

Erardavait pour partisans nécessaires plusieurs barons qui lui étaient unis par des liens de parenté. Le premierfutsonneveu, Milon 111,seigneurdeNoyers, qui devint bouteiller de Bourgogne en 1229 (a), et qui était fils d'Alix de Brienne, sœur d'Erard (b). Venait ensuite Guillaume de Courtenay, seigneur de Tanlay, qui avait pour femme Adeline de Noyers, sœur de Milon, et, par conséquent, nièce du prétendant (c). Ces deux barons tenaient un rang élevé dans la partie de la Bourgogne voisine de la Champagne. Dans cette dernière province, Erard se trouvait parent assez proche de Simon, seigneur de Chàteauvillain; du sénéchal Simon de Joinville et de Rainard III de Choiseul. Les deux premiers, parleurs pères Hugues II, seigneur de Broyés, et Geofroi IV, seigneur de Joinville, étaient petits-fils de Félicité de Brienne, fille d'Erard Ier, comte de Brienne, et femme successivement de Simon Ier, seigneur de Broyés, et de Geofroi III, seigneur de Joinville (d).

(a) Plancher, Histoire de Bourgogne, II, 272; Courlépée, V, 430. — Noyers, Yonne, arrondissement de Tonnerre, cheMieu de canton.

(b) Elle avait épousé Clérembaud de Noyers (Anselme, Hist. généalogique, VI, 650).

(c) Anselme, llist, généalogique, I, SU. —Tanlay, Yonne, arrondissement de Tonnerre, canton de Cruzy. Sur cette localité, voir Courtépée, VI, 343-350.

(d) Anselme, Hist. généalogique, II, 339; Art de vérifier les dates, II, 596-597. Sur Simon de Cliâteauvillain, voir Duchesne, Hist. de la maison de Broyés, p. 35-38.

Félicité de Brienne était grand'tante d'Erard; par conséquent, Erard, Simon de Joinville et Simon de Châteauvillain étaient cousins issus de germains. Quant à Rainard de Choiseul, sa grand'mère Alaïs paraît avoir, comme Félicité, appartenu à la maison de Brienne; mais au lieu d'être, comme Félicité, fille d'Erard Ier, comte de Brienne, bisaïeul du mari de Philippine, elle aurait été nièce- d'Erard Ier et cousine germaine de Félicité (a). Il y avait donc, entre Erard de Brienne et le seigneur de Choiseul, parenté au huitième degré (6).

Tels étaient les alliés naturels de l'adversaire de Blanche. Autour d'eux se groupèrent en Bourgogne, sur les confins de la Champagne, Etienne de Seignelay (c); André, seigneur d'Epoisses (d); Gui et André de Montréal (e); en Champagne, Simon II,

(a) Anselme, Hist. généalogique, IV, 818, VI, 127.

(b) La parenté d'Erard de Brienne et de Rainard de Choiseul est certaine, quelle qu'en soit l'origine; car, dans la charte n° 1129, Rainard de Choiseul traite Erard de cousin.

(c) On peut supposer qu'Etienne de Seignelay était, par sa femme, allié d'Erard. Il aurait été ce seigneur de Soillonay qui, d'après l'Art de vérifier les dates, II, 633, col. 2, épousa Agnès de Rethel, fille de Hugues II, comte de Relhel, et, par Félicité de Broyés, sa mère, parente d'Erard, comme on verra plus loin. Le nom latin de Seignelay ressemble beaucoup à Soillonay. — Seignelay, Yonne, arrondissement d'Auxerre, chef-lieu de canton.

(d) André d'Epoisses figure sur la liste des seigneurs d'Epoisses donnée par Courtépée, V, 474. — Epoisses, Côte-d'Or, arrondissement et canton de Semur.

(e) Sur la maison de Montréal, voir Plancher, Hist. de Bourgogne, II, 327-328. André de Montréal fit, en 1240, hommage au seigneur de Noyers. Gui et André étaient vassaux d'Erard

seigneur de Sexfontaines (a); Renier, seigneur d'Aigremont (b) ; Simon V, seigneur de Clefmont (c); Gui, seigneur de Thil-Châtel (d); Erard, seigneur de Chassenay (e); André de Nogent, fils de Renier, seigneur de Nogent-le-Roi (/), tous six membres du baronage, et, avec eux, plusieurs personnages moins importants comme Odin de Saint-Phal (g), le fils du seigneur de Saint-Valérien (/i), Adam de Pui

(1217), sans doute à cause de la seigneurie de Venizy. Le seigneur de Montréal était alors Anseric, qui s'était rangé du côté de Blanche, et que l'on suppose avoir été frère d'André et de Gui.

(a) Sur Simon II, voir Jolibois, La Haute-Marne, p. 504. — Sexfontaines, Haute-Marne, arrondissement de Chaumont, canton de Juzennecourt.

(6) Sur les seigneurs d'Aigremont, voir Jolibois, La HauteMarne, p. 10. — Aigremont, Haute-Marne, arrondissement de Langres, canton de Bourbonne.

(c) Sur Simon V, voir Jolibois, La Haute-Marne, p. 1S4. — Clefmont, Haute-Marne, arrondissement de Chaumont, chef-lieu de canton.

(d) Gui, seigneur de Thil-Châtel, figure dans un acte analysé par M. Delisle, Cataloguedes Actes de Philippe-Auguste, n° 1191. — Thil-Châtel, Côte-d'Or, arrondissement de Dijon, canton d'Issur-Tille, dépendait de la Champagne.

(e) Chassenay, Aube, arrondissement de Bar-sur-Seine, canton d'Essoyes.

(f) Sur André de Nogent, voir Jolibois, La Haute-Marne, p. 391. — Nogent-le-Roi, Haute-Marne, arrondissement de Chaumont, chef-lieu de canton.

{g) Eudes de Saint-Phal, chevalier, figure dans l'Essai généalogique sur la maison de Saint-Phalle, p. 17. Il ne paraît pas avoir été seigneur de Saint-Phal. — Saint-Phal, Aube, arrondissement deTroyes, canton d'Ervy.

(h) Le seigneur de Saint-Valérien faisait hommage au seigneur

seaux (a), Horri et Gautier de Pringy (6), Robert de Sompuis (c), etc. Les seigneuries de la plupart des partisans d'Erard sont aujourd'hui comprises dans les départements de l'Aube, de la Côte-d'Or, de la Marne, de la Haute-Marne et de l'Yonne; mais il en recruta quelques-uns dans des parties de la France plus éloignées du centre de la puissance de Blanche; tels furent Eudes de Châtillon-en-Bazois (Nièvre), Robert de Bommiers (Indre) (d), Henri Ier, seigneur de Sully (Loiret), et Eudes de Sully, seigneur de Beaujeu (Cher), oncle de ce dernier (e); enfin Hervé, seigneur de Vierzon (Cher) (/"). On se rappelle que, dans les départements de la Nièvre, de l'Indre, du Loiret et du Cher, il y avait des fiefs mouvants du comté de Champagne, et que du nombre était Vierzon (g).

de Courtenay qui reportait cet hommage au comte de Champagne (911, 1038). — Saint-Valérien, Yonne, arrondissement de Sens, canton de Cheroy.

(a) Puiseaux, Aube, arrondissement de Troyes, canton d'Ervy, commune d'Eaux Puiseaux; à moins qu'il ne s'agisse de Puiseaux, Loiret, ou même Puisieux, Marne, comme le suppose M. Teulet, Layettes du Trésor des Chartes, I, 624.

(6) Pringy, Marne, arrondissement et canton de Vitry-leFrançois.

(c) Sompuis, Marne, arrondissement de Vitry, chef-lieu de canton.

(d) Robert de Bommiers figure plusieurs fois dans le Catalogue des Actes de Philippe-Auguste.

(e) Anselme, Hist. généalogique, II, 856, 860.

(f) Hervé de Vierzon figure deux fois dans le Catalogue des Actes de Philippe-Auguste, s 1429, 1924.

(g) Voir notre tome II, p. cvm-cxvi. On trouvera une liste

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