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LA seigneurie de Malines, partagée entre les évéques de Liége et les seigneurs de Berthold, passe au pouvoir des comtes de Flandre. Ceux de Malines mécontens, réclament la protection du duc Jean , dont relevait cette seigneurie : le duc se rend à Malines, Louis, comte de Flandre, renoue l'ancienne ligue contre le duc Jean , et il y attire le comte de Hainaut. Les alliés déclarent la guerre au duc.—Hostilités réciproques dans le Brabant , la Flandre, la Gueldre et le pays de Juliers. Rolduc est rendu aux alliés.— Le duc Jean entre dans le comté de Loz, et rejoint le roi de Navarre, son allié , à Nivelles. Le roi de France est choisi pour arbitre : la paix est conclue à Cambrai, et ratifiée à Amiens. Robert d'Artois, engage Edouard III, roi d'Angleterre , à revendiquer ses droits à la couronne de France : ce roi envoie dans la Belgique l'évéque de Lincoln , qui attire au parti d'Edouard , les principaux princes belges , le duc Jean et le brasseur Artevelde, de Gand. Le roi Philippe de Valois, de son cóté, forme une ligue. Edouard débarque à Anvers et mande les princes belges à Halle : le duc Jean refuse de s y rendre. Edouard, nommé vicaire de l'empire dans la Belgique, en exerce les fonctions et les droits à Herck, à Malines et à Anvers : il assiége Cambrai.-Le duc Jean déclare la guerre au roi de France. Edouard lève le siége de Cambrai pour marcher à la rencontre de Philippe : il est forcé de rétrograder, et il revient à Bruxelles. Intrigues du brasseur Artevelde : il engage le roi Edouard à prendre le titre de roi de France , et il négocie une étroite alliance entre le Brabant et la Flandre. '

L A terre de Malines, après avoir eu, dès le sixième siècle, des comtes particuliers, vint dans la suite ou Pouvoir des évêques de Liége. qui y nommèrent

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pour avoués les seigneurs de Berthold, dont l'ori. gine remonte à Berthold de Grimberghe, qui vi, vait en 8oo. Malines, s'étant agrandi au-delà de la Dyle, par une partie de la terre de Sempst,vil . lage contigu à la ville de Malines, et appartenant à la maison de Berthold, fut divisé en deux par- . ties, dont la Dyle faisait la séparation. Les évêques de Liége retinrent l'ancienne ville, et les seigneurs de Berthold, qui possédaient la nouvelle, se quaI 333. lifièrent de seigneurs de Malines. Louis de Nevers, oo comte de Flandre, réunit la seigneurie de Malines à ses états, en achetant, d'Adolphe de la Marck, évêque de Liége, la part qu'il en possédait, et de Renaud , comte de Gueldre, celle qu'il tenait de . Sophie, fille unique de Florent Berthold, son épou, se. Ces actes sont, le premier, du 5 d'octobre, et le | second, du 1.o de décembre 1555. Ceux de Mali, , : nes, mécontens de passer sous la domination fia| | ande, ayant chassé les commissaires envoyés par 1 * 1 ,' le comte de Gueldre, pour leur enjoindre de reconnaître le comte de Flandre pour leur légitime , ! souverain, réclamèrent la protection du duc Jean, | | | dont relevait la seigneurie de Malines, enclavée , dans le Brabant. Le refus des Malinois était fondé | | | | sur l'exacte justice, car un vassal ne peut vendre | i ni aliéner un fief sans l'autorisation de son suzerain. Le duc, sur ce fondement, se rendit à Malines, où les habitans le reçurent avec les plus vives dé: monstrations de joie, et lui prêtèrent le serment de | | fidélité. Le comte Louis, informé de cet événement, # commença par confisquer tous les biens des Malinois situés dans la Flandre, et tâcha de renouer la

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mécontentement de ses anciens ennemis : il sut les
attirer à Valenciennes, où le roi de Bohême, les
archevêques de Trèves et de Cologne, l'évêque de
Liége, les comtes de Gueldre, de Juliers, de Clè-
ves, de Loz et de Namur, et le seigneur de Fau-
quemont, renouvelèrent leur alliance, dans laquelle
le comte de Flandre trouva le moyen d'attirer le
comte de Hainaut. Tous ces seigneurs résolurent
de fondre sur le Brabant par tous les points de cette
province qui touchaient à leurs limites respectives,
et ils convinrent, qu'aucun des confédérés ne pour-
rait faire la paix avec le duc à l'insu des autres.
Les alliés, après avoir pris ces arrangemens com-
muns, envoyèrent tous, en même-temps, un hé-
raut à Tervueren, où était le duc, pour lui décla-
rer séparément la guerre, chacun en son propre
nom, Le duc Jean, de son côté, avait pour alliés
le duc de Bar et le roi de France, qui envoya, à
SOn secours, une armée commandée par le roi de
Navarre. Le comte de Flandre commença les hos-
tilités : ells se bornèrent, sur cette frontière , à des
déprédations réciproques. Les Flamands entrèrent
dans le Brabant, par Termonde, et vinrent mettre
le feu au village de Lippeloo et à l'abbaye d'Affli-
ghem, dont les religieux s'étaient sauvés à Bruxel-
les. Le duc Jean pénétra dans la Flandre, par As- .
sche, et vint porter le ravage dans le pays d'A-
lost : il confia au duc de Bar, le poste de Vilvorde,
pour couvrir le Brabant de ce côté. Les Flamands,
s'étant avancés, au nombre de cinq cents cavaliers,
jusqu'à Bruxelles, furent surpris dans une embus- : | : .
cade au village de Helleken. Le duc de Bar, qui ·
les y attendait avec les Bruxellois, en tua un grand, -
Tome III. K K ' . '

|

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Idem,

nombre et en fit cent cinquante prisonniers, qui fu-
rent conduits à Louvain et à Tervueren. Cet avan-
tage, qui n'avait coûté aux Bruxellois qu'un sel
homme, ôta aux Flamands le désir de tenter desin-
cursions ultérieures dans le Brabant, pendant tout
le temps que dura cette guerre.
Mais les hostilités se poussaient avec plus de vi-
gueur sur la frontière de Gueldre et de Juliers. Rol.
duc était déjà si vivement resserré, que les com-
mandans de la garnison avaient été forcés, par la
disette des vivres, de convenir qu'ils rendraient la
ville au bout d'un mois, si, avant ce terme, il ne
leur était point arrivé de secours. Le duc Jean,
qui était revenu à Bruxelles, prit toutes les mesures
nécessaires pour défendre cette importante limite:il
confia donc aux barons du Brabant, la défense des
limites du côté de la Flandre, et il marcha, accom-
pagné du duc de Bar et de quatre mille chevaliers,
pour ouvrir au roi de Navarre, le passage dans le
Brabant, que le comte de Hainaut lui disputait:il
s'avança jusqu'à Nivelles, et il dégagea le roi de
Navarre, qui pénétra dans le Brabant par un cir-
cuit. Le duc, ayant ensuite traversé le Brabant avec

· la plus grande diligence, vint passer la Meuse : les

habitans de l'autre rive du fleuve, que la terreur avait chassés précipitainment de leurs foyers, avaient laissé leurs maisons abondamment pourvues devivres de toutes les espèces. Le duc, après s'en être emparé, arriva le lendemain, dès la pointe du jour, sous les murs de Rolduc ; mais le jour fixé p0ur la reddition de cette ville était expiré, et elle avait été livrée aux alliés , qui y avaient mis une forte garnison. Le duc , qui manquait d'instrumens de siége, fit proposer le combat aux ennemis, pour · décider, par la force des armes, de la possession de Rolduc. Le commandant de Sittard, qui s'attendait que le duc en viendrait aux mains avec les alliés, était venu le rejoindre avec toute sa garnison. Les habitans profitèrent de cette occasion pour ouvrir leurs portes au fils de Rengud, seigneur de Fauquemont; cependant, les alliés, qui n'avaient pour but que d'entamer le Brabant de tous les côtés , eurent la prudence d'éviter une affaire décisive : ils tâchèrent donc d'amuser et d'arrêter le duc par des délais et des tergiversations, afin de laisser le temps à l'évêque de Liége et au comte de LC>z, de venir lui couper le passage par derrière. · Déjà ils avaient, dans ce dessein, rompu les ponts de la Meuse. Le duc, s'étant aperçu de cette ruse » dirigea précipitamment sa route sur Maestricht, * ô où il entra dans le comté de Loz, qu'il livra aux to flammes , et revint dans le Brabant , où le roi de # Navarre était arrivé à la tête des Français. Le duc # vint les rejoindre à Nivelles : il insistait fortement to sur le projet de passer derechef la Meuse. Mais * les Français, qui étaient venus plutôt dans l'inten* tion de négocier la paix, que de pousser la guerre, lo cherchaient tous les moyens d'amener les parties o belligérantes à ce but salutaire : ils commencèrent * par les engager à conclure une trève, pendant la* quelle le roi de France envoya des députés aux deux , Partis, qui consentirent ensin à prendre ce monaro que pour arbitre de leurs querelles. Le roi se rendit donc, au mois d'août, à Cambrai, où il dicta un arrangement, dont les principaux articles étaient, olue tous les traités d'alliance faits de part et d'autre,

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