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RÉvoLTE de Fernand, comte de Flandre, contre le roi de France Philippe-Auguste.— Conquéte de la Flandre. - Bataille de Steppes entre les Brabancons et les Liégeois. Sac de Tournai. Sac de Lille. Arrangement entre le duc de Brabant et le comte de Flandre. Marche de l'empereur Otton : il lèbre ses noces à Maestricht avec Marie, sille du duc Henri : il vient à Valencierznes. Philippe-Auguste entre dans Tournai. Fameuse bataille de Bouvines. Le duc Henri prend le parti de l'empereur Fréderic.— Jeanne, comtesse de Flandre, perd · une partie de ses états. L'évéque de Liége entre en possession de Moha et de AWalef Guerre des Stadings : leur défaite.

Mort du duc Henri.

FessAs D, fils de Sanche, roi de Portugal, qui avait épousé Jeanne, fille de Baudouin VI, comtesse de Hainaut, s'était révolté contre PhilippeAuguste, roi de France, à qui le pape Innocent Tome III, - #.

12 13,

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III venait de donner la couronne d'Angleterre, dont il avait déclaré le roiJean déchu. Le duc Henri, qui, depuis la mort de l'empereur Philippe, était attaché à Otton, avait cependant conclu un traité d'alliance avec le roi de France contre le comte de Flandre, qui tenait également le parti d'Otton. Le motif qui avait engagé le duc à cette rupture avec Fernand, était que ce comte avait promis du secours aux Liégeois. Le roi de France, qui méditait une descente en Angleterre, pour profiter du don du pape, indiqua à Soissons une assemblée de tous ses vassaux, à laquelle le duc Henri se rendit. Le roi, pour l'attacher plus étroitement et plus sûrement à son parti, lui donna sa fille Marie en mariage. La conduite équivoque du comte de Flandre, le seul des vassaux du roi de France qui eût négligé de se rendre à Soissons, inspira au roi des soupçons violens sur sa fidélité, et les différens subterfuges par lesquels il tâchait de justi- . fier sa conduite, au lieu de détruire ces soupçons, ne firent qu'augmenter la défiance. · · , · , Cependant le roi Jean avait secrètement tramé une ligue formidable contre son rival. L'empereur Otton, aussi irrité que Jean contre le roi de France, favorisait les projets du roi d'Angleterre, pour satisfaire son ressentiment particulier, parce que Philippe appuyait tous ses compétiteurs à l'empire ; mais l'ame de cette ligue était Renaud de Dammartin, qui avait épousé la comtesse de Boulogne , génie entreprenant, audacieux, aussi peu scru . puleux sur les moyens qui l'aidaient à parvenir à son but, que peu déconcerté des obstacles qui l'en écartaient Ce comte, excommunié, proscrit,

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chassé de la France, courut de province en province inspirer sa fureur cortre son roi ; et pour fortifier son parti, il y attira le comte de Flatidre ; mais la lenteur ordinaire avec laquelle agissent les ligues formées de diverses nations , dont les motifs et les intérêts différens inspirent une défiance réciproque, laissa à Philippe le temps de prévenir le comte de Flandre. Il avait équipé une flotte de dix-sept cents voiles, et rassemblé une armée de soixante mille hommes pour l'expédition d'Angleterre : il commença ses opérations par attaquer la Flandre, où Renaud s'était retiré; il en conquit rapidement les plus fortes places, et vint mettre sa flotte à couvert dans le port de Dam. Déjà il menaçait la capitale. Le duc Henri vint avec une armée nombreuse camper devant cette ville en-deçà de l'Escaut. Les Anglais, qui avaient équipé une flotte de cinq cents voiles, commandée par le comte de Salisbury, frère naturel du roi, accoururent au secours du comte de Flandre, attaquèrent la flotte des Français dans le port de Dam, enlevèrent une partie de leurs vaisseaux , en détruisirent une autre, et débarquèrent leurs troupes pour mettre le feu au reste. Philippe, qui était occupé au siége de Gand, vole au secours de ses troupes, tombe sur les Anglais et les Flamands, en tue plus de deux mille, et oblige le reste à regagner leurs vaisseaux; il fit brûler les restes de sa flotte, qu'il désespérait de pouvoir sauver, et qu'il craignait de devoir laisser à l'ennemi; et, ay.int renoncé à son expédition d'Angleterre, il tâcha de réparer les pertes qu'il avait essuyées et de compenser la conquête qu'il avait abandonnée, par celle de la Flan

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ch. 1o2.

Meyer. ad

an. 12 13.

Oudegh , ibid.

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