Petits poëtes français depuis Malherbe jusqu'à nos jours, Volume 2

Voorkant
Firmin Didot frères, fils et cie, 1841
 

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Pagina 357 - Au banquet de la vie, infortuné convive, J'apparus un jour, et je meurs; Je meurs, et sur ma tombe, où lentement j'arrive Nul ne viendra verser des pleurs.
Pagina 596 - L'injustice agrandit une âme libre et fière. Ces reptiles hideux , sifflant dans la poussière , En vain sèment le trouble entre son ombre et moi : Scélérats ! contre vous elle invoque la loi. Hélas ! pour arracher la victime aux supplices , De mes pleurs chaque jour fatiguant vos complices. J'ai courbé devant eux mon front humilié; Mais ils vous ressemblaient : ils étaient sans pitié.
Pagina 545 - L'un perclus, l'autre aveugle, et pauvres tous les deux* Ils demandaient au ciel de terminer leur vie;. Mais leurs cris étaient superflus, Ils ne pouvaient mourir. Notre paralytique, Couché sur un grabat dans la place publique, Souffrait sans être plaint; il en souffrait bien plus. L'aveugle, à qui tout pouvait nuire.
Pagina 545 - L'aveugle, à qui tout pouvait nuire. Était sans guide, sans soutien. Sans avoir même un pauvre chien Pour l'aimer et pour le conduire. Un certain jour il arriva Que l'aveugle, à tâtons, au détour d'une rue, Près du malade se trouva; II entendit ses cris; son âme en fut émue. Il n'est tel que les malheureux Pour se plaindre les uns les autres. « J'ai mes maux, lui dit-il, et vous avez les vôtres, Unissons-les, mon frère ; ils seront moins affreux.
Pagina 596 - On les vante ! et l'on m'ose accuser ! Moi, jouet si longtemps de leur lâche insolence, Proscrit pour mes discours, proscrit pour mon silence, Seul, attendant la mort quand leur coupable voix Demandait à grands cris du sang et non des lois ! Ceux que la France a vus ivres de tyrannie...
Pagina 341 - C'est ce petit rimeur, de tant de prix enflé, Qui, sifflé pour ses vers, pour sa prose sifflé, Tout meurtri des faux pas de sa muse tragique, Tomba de chute en chute au trône académique ? Ces détours sont d'un lâche et malin détracteur ; Je ne.
Pagina 247 - Félicité passée Qui ne peux revenir : Tourment de ma pensée, Que n'ai-je, en te perdant, perdu le souvenir!
Pagina 541 - II fallut obéir : on va chez l'ouvrier, On lui porte de l'or. « Non, gardez votre somme, Répond doucement le pauvre homme; Je n'ai besoin de rien avec mon atelier ; Et quant à ma maison je ne puis m'en défaire; C'est là que je suis né, c'est là qu'est mort mon père ; Je prétends y mourir
Pagina 545 - J'ai mes maux , lui dit-il , et vous avez les vôtres : Unissons-les , mon frère, fls seront moins affreux. — Hélas! dit le perclus , vous ignorez, mon frère, Que je ne puis faire un seul pas ; Vous-même vous n'y voyez pas : A quoi nous servirait d'unir notre misère...
Pagina 623 - Et la mélancolie errante au bord des eaux. Jadis, il m'en souvient, du fond de leurs roseaux, Tes nymphes répétaient le chant plaintif et tendre Qu'aux échos de Passy ma voix faisait entendre. Jours heureux, temps lointain, mais jamais oublié, Où les arts...

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