Lettres sur les Anglois et les François, et sur les voiages

Voorkant
éditeur non identifié, 1725 - 1086 pagina's
 

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Pagina 445 - J'entends crier partout : Au meurtre ! On m'assassine! Ou : le feu vient de prendre à la maison voisine. Tremblant et demi-mort, je me lève à ce bruit, Et souvent sans pourpoint je cours toute la nuit. Car le feu, dont la flamme en ondes se déploie, Fait de notre quartier une seconde Troie, Où maint Grec affamé, maint avide Argien, Au travers des charbons va piller le Troyen.
Pagina 448 - Receler le printemps au milieu des hivers ; Et , foulant le parfum de ses plantes fleuries , Aller entretenir ses douces rêveries. Mais moi , grâce au destin , qui n'ai ni feu ni lieu , Je me loge où je puis , et comme il plaît à Dieu . SATIRE VII.
Pagina 424 - Qu'éveillera bientôt l'ardente soif du gain, Avec un fer maudit, qu'à grand bruit il apprête, De cent coups de marteau me va fendre la tête.
Pagina 442 - Que dans le marché-neuf tout est calme et tranquille ; Les voleurs à l'instant s'emparent de la ville. Le bois le plus funeste et le moins fréquenté Est, au prix de Paris, un lieu de sûreté. Malheur donc à celui qu'une affaire imprévue Engage un peu trop tard au détour d'une rue ! Bientôt quatre bandits lui serrant les côtés, La bourse!
Pagina 422 - Je pense qu'avec eux tout l'enfer est chez moi : L'un miaule en grondant comme un tigre en furie; L'autre roule sa voix comme un enfant qui crie. Ce n'est pas tout encor : les souris et les rats Semblent, pour m'éveiller, s'entendre avec les chats, Plus importuns pour moi, durant la nuit obscure, Que jamais, en plein jour, ne fut l'abbé de Pure.
Pagina 376 - Le théâtre n'est point fait pour donner aux hommes ce qu'ils n'ont pas, les grands sentiments, qui font le sujet de la tragédie ; il n'est propre, tout au plus, qu'à leur faire perdre ce qu'ils ont de trop, les folies qui les rendent ridicules ; la comédie, en mettant ces folies dans tout leur jour, peut les en dégoûter; par là, le comique est en sa place sur le théâtre.
Pagina 427 - D'un funebre concert font retentir les nues, Et, se mêlant au bruit de la gresle et des vents, Pour honorer les morts, font mourir les vivans. .Encor je benirois la bonté souveraine, Si le ciel à ces maux avoit borné ma peine; Mais si, seul en mon lit, je peste avec raison, C'est encor pis vingt fois en quittant !a maison.
Pagina 196 - Les Français n'ont pas seulement plus d'esprit que les autres peuples; ils ont de l'esprit et les autres n'en ont pas. Comme les Grecs se distinguaient autrefois de tous les peuples de la terre, non pas du plus au moins, mais du tout au tout, et qu'ils regardaient ces autres peuples comme des barbares, les Français se distinguent aujourd'hui du reste des hommes : ce sont les Grecs de nos temps, et les autres nations leur servent de proverbes.
Pagina 433 - Vingt carrosses bientôt arrivant à la file, Y sont en moins de rien suivis de plus de mille; Et, pour surcroît de maux, un sort malencontreux Conduit en cet endroit un grand troupeau de bœufs.
Pagina 443 - Pour moi, fermant ma porte, et cédant au sommeil, Tous les jours je me couche avecque le soleil. Mais en ma chambre à peine ai-je éteint la lumière, Qu'il ne m'est plus permis de fermer la paupière, Des filous effrontés, d'un coup de pistolet, Ebranlent ma fenêtre et percent mon volet : J'entends crier partout, Au meurtre ! On m'assassine...

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