Fables et poésies

Voorkant
Kiessling, Schnée, 1854 - 531 pagina's
 

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Pagina 455 - LA PAUVRETÉ, C'EST L'ESCLAVAGE Liberté! liberté! mot sonore, doux songe Que vingt siècles encor n'ont pu réaliser ! Si tu veux que ce mot ne soit plus un mensonge. Peuple, c'est le travail qu'il faut organiser, Tant que tu traîneras de rivage en rivage Le boulet du mépris et de la pauvreté, Ne parle pas de liberté : La pauvreté, c'est l'esclavage. —Tu marches à côté de ce conscrit novice ? Grognard, dans tes foyers je te croyais rendu... — Pour le fils d'un banquier j'ai repris du...
Pagina 395 - Jadis, c'était le temps des contes fantastiques, L'enchanteur et la fée, aussi prompts que l'éclair. A leur gré parcouraient les royaumes de l'air : La vapeur accomplit ces rêves poétiques.
Pagina 174 - Ne voilait du printemps la robe virginale. S'élevant dans les airs, son royaume d'azur. L'alouette chantait sa chanson matinale. Le porc, de son côté. Vers la fange tournait un regard hébété. L'oiseau disait : « Salut, bienfaisante nature! Doux soleil, cieux profonds, renaissante verdure, Salut! « Le porc grognait : « L'astre qu'on dit si beau, Le ciel qu'on croit si vaste, N'est qu'un miroir étroit, n'est qu'un mourant flambeau. » Dieu, vertu, gloire, amour, ô bizarre contraste! Quand...
Pagina 477 - S'agenouillait la famille pressée, Communiant dans la même pensée. Grands et petits s'écriaient : Gloire à Dieu ! Frères, le ciel ouvre aux socialistes Sa nef d'azur pour des rites nouveaux. Pas d'intérêts, pas de cultes rivaux : Ne criez plus : A bas les communistes...
Pagina 11 - J'espérais sur la terre avoir pour oreiller L'aile du papillon ou la fleur nuancée, Ou sur le gazon vert et m'asseoir et briller . . .' Elle parlait encore: une huître, à son passage, S'entr'ouvre, la reçoit, se referme soudain. Celle qui supportait la vie avec dédain Durcit, se cristallise au fond du coquillage, Devient perle bientôt, et la main du plongeur La délivre de l'onde et de sa prison noire, Et depuis on l'a vue éclatante de gloire Sur la couronne d'or d'un puissant empereur.
Pagina 20 - Une machine énorme, à la gueule enflammée, Aux mobiles ressorts, aux longs flots de fumée. « En vain, s'écria-t-il, ô fille de l'Enfer, En vain, tu voudrais nuire à notre renommée, Une palme immortelle est promise à nos fronts, Et toi, sous le hangar, honteuse et délaissée, Tu pleureras ta gloire en naissant éclipsée, De vitesse avec moi veux-tu lutter?
Pagina 70 - ... Apercevant un livre, elle lui parle ainsi : ' Que je hais le repos où je languis ici ! Tu reçois les honneurs, et chacun me délaisse : Et je suis cependant plus utile que toi ; Tandis que dans les cœurs tu sèmes la mollesse, Je vole droit au but ; tout tremble devant moi. Je voudrais, m'éloignant de ces froides murailles, Vivre comme autrefois, de sang et de batailles.
Pagina 89 - J'ai des grains à son choix. Si la pauvre créature Ne reçut de la nature Pour tout trésor que sa voix, De faim faut-il qu'elle meure ? Vous travaillez à toute heure ; Elle chante les moissons : Ainsi, tous nous remplissons La loi que Dieu nous impose.
Pagina 11 - D'EAU. Un orage grondait à l'horizon lointain, Lorsqu'une goutte d'eau, s'échappant de la nue, Tombe au sein de la mer et pleure son destin. « Me voilà dans les flots, inutile, inconnue, Ainsi qu'un grain de sable au milieu des déserts. Quand sur l'aile du vent je roulais dans les airs. Un plus bel avenir s'offrait à ma pensée: J'espérais sur la terre avoir pour oreiller L'aile du papillon ou la fleur nuancée , Ou sur le gazon vert et m'asseoir et briller...
Pagina 38 - J'y penserai, dit le nuage ; Mais je dois remplir un message : Attends!... » l! s'éloigne. Elle meurt, vers la terre penchée. Le nuage revint sur la fleur desséchée Répandre, mais trop tard, ses ondes par torrents. Toujours le malheureux nous trouve indifférents; Mais quand sous sa croix il succombe, Souvent nous allons sur sa tombe Semer de vains regrets, de stériles trésors : Ni largesses ni pleurs ne réveillent les morts...

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