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dernes, sont démentis par le com

esprits entiers qui ne sont pas domi son qu'il avait avalé, suivant d'autres nateurs, M. de Labourdonnaie ne fit LA BROSSE (Guide, ne à Rouen ay que passer dans le conseil de Charles X. le milieu du seizième siècle, meiri Sous le prétexte assez vrai qu'il était ordinaire de Louis XIII, fut le fossé: environné d'imbéciles incapables de teur du Muséum d'histoire nature." prendre un parti, il se retira habilement de Paris. Il donna au roi le terrais ou des affaires au bout de trois mois. II Jardin des Plantes, et, à force d ir est resté de lui une bonne ordonnance, tances, obtint de Richelieu les for l'ordonnance relative à l'école des char- nécessaires au payement des prote: tes. » (Congrès de Vérone , tom. I''.) seurs qui devaient être attachés a cha

Nommé ministre d'Etat et pair de établissement, qui fut ouvert en 18 France, lors de sa retraite du ministère, et dont il fut le premier intendant. Le M. de Labourdonnaie , depuis la révo- nombre des plantes qu'il y avait raseir lution de juillet, est demeuré entière blées s'élevait déja, en 1633, a plus de ment étranger à la politique. Il est mort 2,000. Il mourut en 1641, et fute dans la retraite, près de Beaupréau, en terré dans une chapelle dont l'emplates 1839.

ment est aujourd'hui oceupé par une LA BOURLIE (Antoine de Guiscard, des salles du Muséum. abbé de), né en 1658, de l'une des pre On lui doit, entre autres cuites : mières familles du Quercy, embrassà de Dessin du Jardin royal pour la cu bonne heure l'etat ecclésiastique, puis ture des plantes médicinales, are lo adopta les principes des réformés. Forcé dit du roi touchant l'établissement de de se réfugier en Hollande, il revint en

ce jardin, Paris, 1628, in-8° : Dt la France en 1702, lorsque les protestants nature, vertu et utilité des plantes

, e des Cévennes prirent la résolution de dessin du Jardin royal de neteise, résister aux dragonnades ; il leur four- Paris, 1640, avec 50 planches in-fol ; nit des armes et de l'argent, et essaya Description du Jardin des plantes me de gagner à leur parti les habitants du dicinales, contenant le catalogue des Rouergue. Après que le maréchal de plantes qui y sont cultirées, Pars Villars eut pacifié les Cévennes, il re 1636, in-4°, plusieurs fois reisie. tourna en Hollande, et passa ensuite en LA BROSSE ( Pierre de ), faimi te Angleterre, où l'on accueillit l'offre de Philippe le Hardi, était un pauvreberite ses services. Là, il publia un écrit dans de Touraine, ua barbier chirurgies, ir lequel il acceptait ouvertement la responsabilité de sa conduite, et auquel il au service de saint Louis, il drint

qu'il vint à la cour de France. Atlete donna le titre de Mémoires du marquis après la mort de ce prince , chausteien de Guiscard, dans lesquels sont conte de Philippe (*). Celui-ci l'aima ut, fe ! nues les entreprises qu'il a fuites dans leva si haut en honneurs, en lui donne le royaume de France et hors le royau- les seigneuries de Langeais, de les me de France, pour le recouvrement ville, de Châtillon-sur-Indre, etc., de la liberté de sa patrie, Delft, 1705, tous les barons, chevaliers et pas in-12. Toutefois, afin sans doute de se lui témoignaient le plus humble respe. ménager les moyens de rentrer en France, et le gratifiaient de présents et il trahit la confiance du ministère an ches domaines. Ils le craignaient der glais, qui fit saisir ses papiers et le traduisit devant le conseil d'État. Inter- dignation secrète. Le comte d'Art *

mais ils éprouvaient contre lui rogé, il nia d'abord ; mais le chancelier Harley lui ayant mis sous les yeux

Ces détails, donnés

par ses propres lettres, il saisit sur la table Nangis et répétés par tous les historie. I. un long canif, et lui en porta plusieurs le jeu de Pierre de la Broce, édites en coups. Il allait traiter de même le

par M. Jubinal. La Brosse, d'apres duc de Buckingham, lorsque celui-ci le blessa de deux coups d'épée. Peu de jours tilhomme de Touraine, revêtu de quatro

actes authentiques, serait fils d'un petit :* après, il mourut dans la prison de New- emplois dans la maison du roi. La gate, le 28 mars 1711, des suites de ses blessures, suivant les uns, du poi la dignité de chambellan, vers l'an 1268.

aurait reçu de saint Louis et non de PES

1

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Guilla

cour.

il fut défait

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le duc Jean de Brabant, frère de la reine, dans ses discours; craignant toute sorte contre laquelle la Brosse cherchait à ai- d'ambition, même celle de montrer de grir son maitre, préparèrent principale l'esprit. ment la perte de l'orgueilleux parvenu. La Bruyère est au premier rang parmi La cause de sa disgrâce demeura incon ces écrivains artistes qui s'étudient à renue au vulgaire. D'après la Chronique vêtir de la forme la plus nette, la plus de Saint-Denis, on l'aurait condamné ingénieuse, la plus piquanté, la plus oripour haute trahison et correspondance ginale, les pensées que lui fournit un bon avec la cour de Castille; mais le fait est sens juste et fin, ou une imagination peu vraisemblable : la Brosse fut plutôt vive. La forme chez lui n'est pas sponvictime d'une réaction féodale. En 1278, tanée , et ne jaillit pas naturelle et im. il fut arrêté à Vincennes , jugé par les prévue comme chez d'autres écrivains ducs de Bourgogne et de Brabant et par illustres du dix-septième siècle, comme le comte d'Artois, et conduit par eux et chez Fénelon, par exemple, et comme par plusieurs autres seigneurs au gibet chez madame de Sévigné. Chez lui le de Montfaucon (30 juin). Le peuple s'é naturel est le résultat d'un art savant mut bea ucoup de cette mort. Avec la et ingénieux : ces expressions si justes Brosse tombèrent tous ceux qui s'étaient et si frappantes qui brillent dans ses élevés par lui, et dont il avait rempli la écrits, ces tournures fréquentes et in

attendues, ont été élaborées avec un Contre la volonté le roy

soin patient, avec une finesse réfléchiie Fut-il pendu, si com' je croy.

qui se dissimule; les Caractères sont

l'ouvrage d'un artisan de style merveilPlus par envie que par méfait.

leusement habile; il était né avec du (Chronique métrique de St-Magloire.)

génie ; mais ce qu'il avait reçu de génie LA BRUYÈRE (Jean de), né à Dour se perfectionna beaucoup par la patience. dan, en Normandie, en 1644. On a fort On a reproché au style de la Bruyère peu de détails sur la vie de cet écrivain de porter quelquefois la finesse jusqu'à si célèbre. Dans toutes les biographies, la subtilité. Il y a quelque vérité dans ce l'histoire de sa vie tient à peine quel- reproche. A certains égards,, on a eu gues lignes. Cela donne à penser que la raison de lui trouver des analogies avec Bruyère vécut solitaire au milieu du Sénèque. Il lui ressemble par le soin un monde, et que, par amour du repos, peu recherché avec lequel il aiguise ses par esprit de réserve et par moriestie, traits ; mais il connaît un art que

Sénèil se deroba autant qu'il put à l'atten- que n'a jamais eu, celui de s'arrêter à tion que ses écrits attiraient sur lui. temps. Boileau adressait une autre cri. Après avoir été, dans sa jeunesse , tré- tique à la Bruyère ; il l'accusait de s'être sorier de France à Caen , il fut ensuite affranchi partout de la gêne et du traappelé à Paris par Bossuet, pour rem vail des transitions. Il est vrai que la plir la place de professeur d'histoire au méthode de composition adoptée dans près de M. le duc; et il resta toute sa vie les Caractères est commode; mais ce attaché à la personne de ce prince, qui décousu n'est pas un défaut dans uti ouui avait assuré une pension de 1,000 vrage de ce genre. Les traités sur le cus. Ses Caractères parurent en 1687. caur humain exigent trop d'efforts d'atI fut reçu à l'Académie en 1693, et tention de la part du lecteur, quand ils ourut en 1696.

sont rédigés dans un ordre logique. La L'abbé d'Olivet parle ainsi du carac Bruyère , du reste, eût-il été capable me de la Bruyère, dans l'histoire de l'A d'écrire un ouvrage suivi? On peut eni démie française: « On me l'a dépeint douter en lisant son discours de récepimme un philosophe qui ne songeait tion à l'Académie, qui est loin d'être pari'à vivre tranquille avec des amis et fait comme ensemble, et où l'on trouve 's livres , faisant un bon choix des plus d'une transition pénible et forcée. is et des autres, ne cherchant ni ne Comme moraliste , la Bruyère, outre vant le plaisir ; toujours disposé à qu'il a le mérite d'être un observateur e joie modeste, et ingénieux à la faire pénétrant, à l'cil duquel rien n'échappe, tre; poli dans ses manières et sage à encore celui d'être un juge indulgent

au college

l'admit dans son sein en 1741. Le plus savantes de l'Europe lui firent le même honneur. Animé de plus en plus du desir d'acquérir une connaissance détaillée du cap de Bonne-Espérance, dans le dos sein d'examiner les étoiles australes, qui ne sont pas visibles sur notre hori zon. Dans l'espace de deux ans, de 1750 à 1752, il prétendit avoir observé 9.8.10 nombre a paru extrêmement exageri, étoiles jusqu'alors inconnues; mais it vent que les plus habiles observateurs

n'ont pas découvert, dans l'étendue des « vaincu cicatrise les plaies d'un Fran- cieux, autant d'étoiles visibles; que la

que d'ailleurs elle avait été observe du pont sur le Jarama, voyant son lieu. représentée dans toutes les cartes e gnole. Le 30 octobre 1812, à l'attaque par d'habiles astronomes, et se trouvait d'un Anglais, comme lui grièvement avoir excédé dans son calcul, puisqu'il

se borna à donner le catalogue de 1,947 nemi, prit l’Anglais blessé dans ses bras étoiles. De retour en France, il ne ress

d'écrire sur les apparitions des cométa

des faiblesses humaines. Il se moque « Voilà un de vos blessés, leur dit-il

; avec la verve la plus amusante de nos a laissez-moi enlever mon officier qui petitesses et de nos travers ; mais ses « l'est aussi! » Les Anglais admirant sa traits de satire n'ont jamais trop d'a présence d'esprit, le laissèrent agir sabs mertume; sa plume n'est point trem aucun obstacle. Le lendemain, il fut fait pée de fiel; on voit qu'il se sent homme sergent sur le lieu même où il avait lui-même, et qu'il pardonne aux hom sauvé son officier. mes les ridicules et les vices qu'il met à LA CAILLE (Nicolas-Louis de), Dé a nu. Libre penseur, esprit élevé et indé Rumigny en 1713, d'un capitaine de pendant, il voyait très-bien les imper chasses de la duchesse de Vendôme, fe fections de l'ordre social tel qu'il était ses études avec succès au college de au temps de Louis XIV, et il ne s'en ir Lisieux à Paris, puis se lia avec le te ritait point, seulement çà et là on voit lèbre Cassini, qui lui procura un loge percer chez lui une secrète impatience ment à l'Observatoire. Aidé des conseil de la gêne que le despotisme faisait pe d'un tel maître, il eut bientôt un nom ser sur l'éloquence qui n'empruntait parmi les astronomes. Il aida Cassini point au sacerdoce un droit d'impunité. de Thuri, fils de ce savant, à calculer Il se plaint quelque part qu'un écrivain la longueur de la ligne méridienne

, oa en France ne puisse pas aborder tous de la projection du méridien, qui

, les grands objets d'observation qui s'of passant par l'Observatoire de Paris, frent au philosophe moraliste, et soit traverse tout le royaume; et dès l'âge obligé de se détourner sur de petits su de vingt-cinq ans, 'il fut nommé projets. On sent qu'il laisse à regret toute fesseur de mathématiques une classe de ridicules auxquels l'invio Mazarin. Les travaux de sa chaire labilité absolue du souverain l'empêche ne le détournèrent point de l'astrode toucher. Il est vrai qu'il se dédom nomie, et l'étude de cette science, mageait sur les courtisans. Quelquefois, vers laquelle il était entraîné par un dans les traits qu'il lance contre eux, charme invincible, devint pour lui un il devient plus amer que de coutume,

devoir, lorsque l'Académie des sciencës par le sentiment de la nullité du rôle que les préjugés de son temps faisaient à grand nombre des autres compagnies l'homme de lettres. Il comprenait fort bien que les pensions données aux écrisieurs de ses pensées qu'il souffrait intérieurement de voir leurs droits méconnus.

LA BRUYÈRE (Pierre), soldatau 12e régiment d'infanterie légère, né à Chivres (Aisne), traversa, au siège de Dantzig, en 1807, trois rangs de palissades, et ramena à son commandant, qui venait d'être et a dù le paraître à tous ceux qui sa blessé, deux officiers prussiens, en lui disant : « Je sais que la vue d'un ennemi

çais. » Le 9 juin 1811, à Soucar, en partie du ciel qui n'est jaunais Espagne, il lit prisonniers un capitaine notre horizon se réduit à et six soldats de la garde royale espatenant, le brave Gramond, étendu près lestes. Il crut sans doute blessé, il s'avança sous le feu de l'enet le au milieu des .

le

vue de chose,

lui-mêm:

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et sur d'autres objets de l'histoire du nés : il cite en ce genre celui d'Artaban, ciel. Il faisait imprimer le catalogue des qui a donné naissance à un proverbe étoiles et les observations sur lesquelles connu, et tombé aujourd'hui dans le ce catalogue est fondé, lorsqu'une fièvre langage trivial. Il faut bien que tout ne maligne l'emporta, le 21 mars 1762. soit pas absolument insipide dans les On a de lui un grand nombre d'ouvrages longs voyages que la Calprenède fait estimés : plusieurs Mémoires, dont il a faire à ses lecteurs à travers ce fameux enrichi les recueils de l'Académie des pays de tendre, dont les romanciers sciences ; Éléments d'algèbre et de géo. d'alors ne sortaient pas, pour que mamétrie, Paris, in-8°; Lecons élémen- dame de Sévigné pút écrire à sa fille en taires Z'astronomie, d'optique et de 1671 : « Je n'ose vous dire que je suis perspective, 1748 et 1755, Paris, in-8°; « revenue à Cléopâtre, à ce la CalpreEphémérides de Desplaces, continuées « nède, et que, par le bonheur que j'ai par M. l'abbé de la Caille, 2 vol. in «de n'avoir point de mémoire, cette 4°; Fundamenta Astronomiæ, in-4°, « lecture me divertit encore. Cela est Paris, 1757; Table des logarithmes « épouvantable; mais vous savez que je pour les sinus et tangentes de toutes les « ne m'accommode guère de toutes les minutes du quart de cercle, Paris, pruderies qui ne me sont pas natu1760, in-8°; Nouveau traité de naviga- « relles, et comme celle de ne plus tion, par M. Bouguer, revu et corrigé « aimer ces livres-là ne m'est pas encore par l'abbé de la Caille, Paris, 1751, a arrivée, je me laisse divertir sous in-8°; Journal du voyage fait au cap prétexte de mon fils, qui m'a mise de Bonne-Espérance, Paris. On re « en train. » marque dans tous ses ouvrages cette LA CATHELINIÈRE (N. Ripault de), précision et cette netteté si nécessaires l'un des plus braves, mais peut-être aussi aux sciences abstraites; c'était là le ca le plus sanguinaire d'entre les chefs venractère de son esprit.

déens, était né vers 1760. Les paysans LA CALPRENÈDE (Gauthier de Costes, insurgés du pays de Retz le choisirent, chevalier, Seigneur de), né près de Sar en 1793, pour leur commandant. Il se lat, dans le commencement du seizième rendit d'abord maître de quelques villes siècle. Son nom est resté célèbre, bien et bourgs, et combina ensuite ses opéqu'on ne lise plus du tout les pièces de rations avec Charrette, alors chef des théâtre et les romans qu'il composa en insurgés de Machecoul. Après s'être grand nombre dans les loisirs que lui fait remarquer en plusieurs rencontres aissaient ses occupations de gentil- par sa valeur, il dut céder à la poursuite homme de la chambre du roi. Ses prin- pressante des troupes républicaines, cipales pièces de théâtre sont la Mort qui avaient pris le dessus en 1794. Blessé Jes enfants d'Hérode, Phalante, Bé- dans un combat et caché dans sa maison isaire, et le Comte d'Essen, qui est la de Frossay, il y fut découvert par un heilleure, ou du moins la moins mau. soldat, et conduit à Nantes, où il périt aise. Le cardinal de Richelieu, quoique sur l'échafaud en 1794. eu difficile en fait de vers, témoin ceux LACÉPÈDE (Bernard-Germain-Étienu'il introduisait lui-même dans les com ne de la Ville-sur-Illon, comte de), né à ositions des cinq auteurs, disait un jour Agen en 1756, s'appliqua de bonne heure une tragédie de la Calprenède, que le à l'étude de l'histoire naturelle, et culoindre de ses défauts était d'être écrite tiva en même temps celle des beaux-arts,

vers lâches. « Comment, låches ! s'é et surtout de la musique. Il vint à Paris cria la Calprenède, dont l'humeur gas vers 1776, pour y perfectionner ses conconne avait beaucoup d'analogie avec naissances et continuer ses travaux sciencelle de Scudéry;comment, lâches ! Ca. tifiques. Elève de Gossec, il venait de Jédis! il n'y a rien de lâche dans la faire paraître une æuvre de Symphonies naison de la Calprenède! » Le plus cé concertantes, quand sa famille obtint vre et le moins extravagant de tous pour lui un brevet de colonel dans les s romans est Cléopâtre. La Harpe ne cercles de l'Empire : son service dans ce

refuse pas à y trouver de l'imagina- poste se borna à deux voyages qu'il fit en et des caractères fortement dessi en Allemagne ; il était de retour à Paris

établie sur le débris pu la conciliation Privé du titre de grand chancelier par plus que tout autre, de se maintenir à ce

et les jansenistes, entre Bossuet et Fenie grand chancelier de la Légion d'hon. lon, ne prenant jamais trop chaudement rayé de la liste des pairs, où cependant plus ses sympathies. Il eut une grande neur, il fut, à la seconde restauration, parti, même pour ceux qui avaient le son nom fut de nouveau porté en 1819, part aux affaires de la régale, à la de avait remplies, et les gros traitements l'édit de Nantes, au décret sur le que 1825. Malgré les hautes fonctions qu'il l'Eglise gallicane, à la révocation de de ses goûts, qui réduisait à très-peu dame de Maintenon, mais toujours en qu'il avait touchés ; malgré la simplicité tisme, au mariage du roi avec ms de chose ses dépenses personnelles, s'effaçant, pour ainsi dire, atia i

mis. Le roi le combla de ses fareurs;

il lui fit même bâtir, aux portes du far cielle, 1781, 2 vol. in-8°; Physique gé- Louis : le vaste enclos qui y attenait est sur l'électricité naturelle et artific campagne qui fut nommée le Vokie

Ses principaux ouvrages sont : Essai bourg Saint Antoine, une maison de nérale et particulière, 1782-84, 2 vol. aujourd'hui le cimetière de l'Est, silise 2 vol. in-12; Histoire naturelle des En 1701, à la réorganisation de l'Aco quadrupèides ovipares, 1788, in-4°; démie des inscriptions, le P. la Cheç

fut compris au nombre des académiciens des cétacés, 1804, in-4°; Histoire dans la numismatique et l'archéologie,

honoraires ; mais son érudition, surtout pod en

en 1781, et ce fut alors qu'il publia ses nérale, physique et civile de l'Europe, la premiers écrits. La réputation qu'ils lui 1826, 18 vol. in-8°. valurent, et l'admiration qu'il y profes

LA CHAISE (Francois d'Aix de), da: sait' pour Buffon, décidèrent l'illustre quit au château d'Aix dans le Forez

, naturaliste à le choisir pour continuer en 1624. Il fit ses études au college son Histoire naturelle, et à l'attacher des jésuites de Roanne, et, à peine se au Jardin du Roi, sous le titre de garde- rhétorique achevée, il entra dans la sa adjoint démonstrateur du cabinet d'his. ciété. Après son noviciat, il fut charge, toire naturelle.

à Lyon, de l'enseignement des humaNommé, en 1790, commandant de nités, et ensuite du cours de philosobataillon par la section du Jardin des phie. Cette période de sa vie ne fait pas Plantes, il fut ensuite élu membre de sans éclat. Son enseignement. s'il faut l'Assemblée législative. On lui proposa,

en croire son panegyriste de Boze, se pendant la session de cette assemblée, distinguait par une qualité précieuse, la place de gouverneur du dauphin, et l'étendue et l'impartialité. Il posait d'= la reine elle-même crut devoir faire une bord l'état de la question, puis , rapdémarche auprès de lui, pour l'engager portant les différentes opinions des at à accepter cette proposition. Il refusa, ciens et des modernes, il laissait et se retira à la campagne, d'où il ne chacun le droit de prendre parti pour le revint à Paris qu'à la fin de 1794. sentiment qui lui plaisait le mieux

, Nommé alors professeur de zoologie au et, enfin, dictait sa propre opinion, qui Muséum d'histoire naturelle, il fut bien

se trouvait ordinairement, dit de Boze, tôt après compris au nombre des mem, bres de la première classe de l'Institut; des précédentes, et Napoléon, devenu empereur, le nom

La Chaise était provincial des jésuites, ma, en 1805, grand chancelier de la quand Louis XIV, après la mort du P. Légion d'honneur et titulaire de la sé, Ferrier, le choisit pour son confesseur natorerie de Paris.

Esprit souple et délié, il était capable, fut pourtant nominé pair de France par

ment entre madame de Montespaa et Louis XVIII; mais ayant repris, pen- madame de Maintenon, entre les jas dant les cent jours, ses fonctions de sous le ministère Decazes. Il mourut en claration de 1682 sur la fortune qu'il laissa était à peine donner moins de prise égale à celle qu'il avait reçue de ses parents. in-12; Poétique musique, 1785,

des reptiles, in; des poissons, 1798-1803, 5 vol. in-4° ;

Jes libertés de

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