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MENT.

les intervalles compris d'un angle i l'autre. Au centre se trouvent les debris

corder des fonds pour les travaux nécessaires

gnons de Henri III. Celui-ci, non con de la fièvre et mourut à Rivoli, en 1604 tent de le créer duc et pair , amiral de âgé de 41 ans. France, premier gentilhomme de la Ant.-Scipion de Joyeuse, frère de chambre et gouverneur de Normandie, trois précédents , et le plus jeune de lui donna en mariage Marguerite de tous, se trouva en 1587, par la retrete Vaudemont-Lorraine", sæur

de Louise de Henri dans un couvent, le chef de la de Vaudemont, sa femme, et fit la dé- famille. Il commanda dans le Langue. pense des noces, qui coûtèrent 1,200,000 doc pour la ligue; mais ayant été battu écus, somme exorbitante pour la situa. devant Villemur , 'il prit la fuite et & tion de la France, alors ruinée par les nova dans le Tarn, en 1592. guerres civiles et par les prodigalités de Jean-Armand, marquis de JOYFIla cour. Joyeuse fut, en 1586 , chargé se, deuxième fils d'Antoine-François de de faire la guerre aux huguenots en Au- Joyeuse , comte de Grandpré, ne ez vergne, en Velay, en Gevaudan, en Poi- 1631, se signala pendant 50 ans dans les tou, en Guienne, et après plusieurs armées françaises , en Allemagne, e avantages de peu d'importance, il per- Flandre et en Espagne. Créé marechal dit la bataille de Coutras, où il fut tué, de France en 1693, il commanda l'a: le 20 octobre 1587.

gauche de l'armée, à la bataille de Ver François de Joyeuse, son frère, né winde, en 1697, fut fait gouverneur de en 1562, fut successivement archevêque Metz, Toul et Verdun en 1703, et made Narbonne, de Toulouse et de Rouen, rut à Paris sans postérité en 1710. puis cardinal. Il présida l'assemblée gé Joyeux AVÉNEMENT. Voy. AVENInérale du clergé en 1605 , devint légat du pape en France, en 1606, sacra Ma JUBLAINS. Ce bourg du départe rie de Médicis et Louis XIII, présida les ment de la Mayenne (arrondissement de états généraux , en 1614, et mourut à Mayenne) occupe l'emplacement de la Avignon, en 1615.

principale ville des Diablintes, nomme Henri de JOYEUSE , frère des deux par les Romains Noodunum. La vik précédents, né en 1567, se signala dans gauloise dut à la munificence de Titus plusieurs combats en Languedoc et en Guienne. La mort malheureuse de son dont on a retrouvé des vestiges

. Ox ? un colisée et un temple à la Fortune

, frère, à Coutras, et la perte de sa aussi découvert à Jublains beaucoup de femme, le déterminèrent à se retirer du médailles, de mosaïques, de vases

, de monde; il se fit capucin en 1587, sous débris de colonnes et de statues, etc. Oz le nom de frère Ange. Mais cing ans croit que Næodunum a été détruite par après il quitta son couvent, sous pré- les Normands vers 867. texte que la mort d'un de ses frères le Le camp ou castellum voisin, appele forçait à reparaître sur la scène politi improprement camp de César, offre une que. Il obtint, par le crédit du cardinal, enceinte carrée de 320 pieds sur chaque les dispenses nécessaires ; se mit à la face, formée de murailles hautes de 1? tête des seigneurs catholiques Lan- pieds et larges de 9, construites ta guedoc, et fut un des derniers chefs pierres liées avec du ciment. Les piera qui tinrent pour la ligue. Enfin, ayant res qui parent les faces extérieures sont fait son accommodement avec Henri IV, des parallelipipèdes rectangles ; de sta il fut fait grand maître de la garde

3 pieds, règne un cordon formé de deri robe et gouverneur du Languedoc. rangées de briques. Aux quatre antes « Mon cousin , » lui dit un jour Henri du carré sont des tours ; d'autres touri IV, placé à côté de lui à un balcon, « ces garnissent au nord, à l'est et à l'ouest

gens-là qui nous regardent disent de a moi que je suis un huguenot converti, a et de vous, que vous êtes un capucin d'une autre fortification carrée (*), l'be « renié. » Cette plaisanterie et les remontrances de sa mère le déterminé.

(*) Le ministère de l'intérieur vient d'e. rent à rentrer dans son cloître en 1600, Ayant voulu faire le voyage de Rome, à la conservation de cel intéressant moti pieds nus, pendant l'hiver, il fut saisi inent gallo-roinain.

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voie romaine partait de Jublains et con tiers. Mais lors de la réaction qui eut duisait à un autre camp situé au con lieu en 830, en faveur de Louis, elle fluent de l'Aron et de la Mayenne. fut ramenée en triomphe à Aix-lą.

JUDITH DE BAVIÈRE, fille du comte Chapelle, offrit de se purger par Guelfo , épousa , en 819 , Louis le Dé serment des accusations portées conbonnaire; elle était alors dans toute la tre elle, et obtint du pape l'annulation fleur de sa jeunesse, et de cette beauté des võux monastiques qu'on lui avait qui la rendit si fameuse. Aux charmes imposés. de sa personne et de ses manières , elle Reprenant alors tout son ascendant joignait ceux du caractère, un grand sur l'esprit de son mari, elle se remit à enjouement, une douceur et une bonté la tête du gouvernement, sacrifia sans apparente , qui , au premier abord, lui pitié Bernard , auquel le plus grand gagnaient tous les cours. Un moine nombre des Francs était décidément contemporain nous a laissé des vers où hostile, et renoua ses rapports avec Losont célébrés son talent à jouer de la thaire , qui , dès lors , séduit par ses harpe, la grâce de ses discours, et, en promesses, se montra de plus en plus general, la culture de son esprit(*). Ces docile à ses insinuations. dehors agréables cachaient cependant Mais tout à coup, les événements du un esprit astucieux et une âme avide de Champ du mensonge vinrent de noudomination, qui, une fois qu'elle s'était veau ruiner les espérances de Judith. proposé un but, savait l'atteindre, sans Ecartée une seconde fois du pouvoir calculer les moyens; aussi l'influence (833), et reléguée à la citadelle de Torqu'elle avait prise tout d'abord sur son tone, elle ne fut réintégrée qu'au bout mari fut-elle bientôt pour lui un rude d'un an; mais alors, plus belle et plus esclavage. A peine eut-elle donné le puissante que jamais, elle vit enfin sa jour à Charles le Chauve, en 823, qu'elle persévérance couronnée de succès ; un songea à lui assurer un royaume ; le nouveau partage de l'Empire fut résolu faible Louis, sollicité par elle, convoqua en 839, et son fils Charles le Chauve une assemblée nationale à Worms, et, eut un royaume. (Voy.CARLOVINGIENS, du consentement de Lothaire, avec le CHAMP DU MENSONGE , CHARLES LE quel Judith entretenait des rapports se CHAUVE, LOUIS LE DÉBONNAIRE, etc.) crets, il détacha de l'Empire le pays Après la mort de son mari, Judith concompris entre le Jura , les Alpes, le tinua encore sa vie active , et elle aida Rbin et le Mein, pour le donner à son puissamment son fils à combattre ses quatrième fils.

nombreux ennemis ; elle mourut en 845. La création de ce nouveau royaume JUGEMENT De Dieu. Voy. COMBAT excita une fermentation universelle. Les JUDICIAIRE, Duel, etc. fils aînés de Louis, les grands et le JUGON, petite ville de l'arrondisseclergé, se répandirent en invectives ment de Dinan, département des Côtescontre le vieux monarque et contre Ju du-Nord. Population : 519 habitants. dith, qu'on accusa méme d'entretenir Cette localité a eu au moyen âge une avec Bernard, duc d'Aquitaine, des re telle importance comme point militaire, lations criminelles. L'habileté de l'im- qu'on disait par forme de proverbe : pératrice fut en défaut; entraînée dans

Qui a Bretagne sans Jugon la chute de son mari, elle fut con

A chape sans chaperon. duite à Verberie, où on exigea d'elle la promesse de prendre le voile, et Aussi a-t-elle été souvent prise et red'engager Louis à entrer dans un prise. Sur une des deux montagnes enmonastère; elle promit et jura tout tre lesquelles Jugon est encaissée, un ce qu'on voulut, et on l'enferma au château fut construit en 1104 ou 1109, couvent de Saint-Radegonde, à Poi peut-être sur l'emplacement d'un fort

romain appelé Jugum. De la maison de C) Est ratione potens, est cum pietate judica,

Penthièvre, la forteresse passa à celle Dulcis ainore, valens animo, sermone facela. de Dinan. Du reste , elle changea plus Walafried-Strab. apud. scrip. rer. Franc. et

d'une fois de maître, car , en 1317, le Gall., t. VI, p. 268.

duc Jean III, dans ses partages avec

son frère, se réserva la propriété du tion, la possession d'un esclave chréchâteau de Jagon avec 300 livres de rente tien par un juif; et le pape saint Gré pour l'entretien de la place. En 1342, goire écrivit à la reine Brunehaut pour Jean de Beaumanoir, maréchal de Char lui faire des reproches de ce qu'elle toles de Blois, s'en empara par surprise. lérait de semblables abus dans ses États. En 1420, les Penthièvre possédaient Jo- Le concile de Châlons, tenu en 644, met gon, mais ils en furent dépouillés par fin à cet état de choses, en décrétast les seigneurs partisans de Jean V. Peu qu'en Gaule il ne serait plus permis a après, le château fut démoli, en partie juifs d'avoir des esclaves chrétiens. da moins, par ordre du duc. Néanmoins, Les juifs étaient devenus très-puis les registres secrets du parlement prou sants dans la Gaule méridionale, malgre vent que, sous la ligue, les deux partis les terribles dispositions portées conl'occupèrent successivement. On y lit en tre eux dans plusieurs lois wisigothes effet, sous la date du 17 mars 1616, que L'auteur de l'histoire du roi Wamba 3$ la cour ordonna la prompte démolition pelle ces provinces le lieu de prostitede ce qui pouvait y préjudicier au ser tion (prostibulum) des juifs. Du reste

. vice du roi. Aujourd'hui, il ne reste plus ils furent soupçonnés, et non sans tade cette forteresse que les ruines d'un son, d'y avoir appelé les Sarrasins. eachot, les vestiges d'une petite tour, et La première persécution sérieuse dont quelques pans de murailles, presque à les juifs aient eu à souffrir en France, fleur de terre.

eut lieu lorsqu'on y répandit la nouvelle JUIFS EN FRANCE (état des). Malgré de la destruction du saint sépulcre par la haine violente qui, de tout temps , le calife Hakem (29 septembre 1009). On anima les chrétiens contre les juifs, fit alors courir le bruit que ce prince nous ne voyons pas que sous la première n'avait agi ainsi que d'après les selle race ces derniers aient été l'objet de per tations des juifs d'Occident; on nomma sécutions. Leur état fut à peu près le le juif d'Orléans qui lui avait, disait-oa

, même que sous les empereurs romains. écrit une lettre en caractères hebraio On peut voir, au contraire, dans le vi

ques, et le messager qui, déguise en que livre de Grégoire de Tours (chap. 5), un lerin, l'avait portée dans un bâton eredi entretien familier de Chilperic avec un «Alors, dit Raoul Glaber, poursuivispir juif qu'il essaya en vain de convertir; et une haine universelle, les juifs furent quoique le même princeeut, en 582, fait chassés de toutes les villes ; les uns furent baptiser, suivant le chroniqueur, beau- égorgés par le glaive, d'autres precipes coup de juifs, dont plusieurs furent te

tés dans les rivières, d'autres mis a mort nus par lui sur les fonts sacrés, cette par tous les genres de supplices. Pru mesure n'entraîna aucune rigueur con sieurs, pour échapper aux tourments, tre les récalcitrants (*). Au contraire, un se tuèrent eux-mêmes, en sorte qu'apres juif converti ayant assassiné un autre cette digne vengeance, il n'en demeura juit qui avait refusé d'embrasser le chris- plus qu'un nombre infiniment petit dans tianisme, n'échappa qu'à grand'peine au tout l'empire romain. Les évêques de supplice qu'il méritait. Ils étaient seu- crétèrent qu'il serait interdit à tout chré lement l'objet de quelques dispositions tien de s'associer à eux dans le pegnere particulières. Un édit de Clotaire II leur On consentit seulement à recevoir dans défendit, en 615, d'exercer des fonc- les villes ceux qui se convertiraient, et tions publiques, et entre autres celles de qui renonceraient par le baptême à tou: percepteur des impôts. La loi des Bour tes les habitudes judaïques. Plusieurs guignons portait que si un juif blessait d'entre eux le firent par crainte de la un chrétien avec une pierre ou un bâ- mort; mais bientôt après

, ils retoumo ton , ou d'un coup de poing, ou s'il le rent impudemment à leurs anciennes prenait aux cheveux, il aurait la main moeurs (“). » Un seul seigneur, Reinard, coupée , à moins qu'il ne la rachetât 75 comte de Sens, parut prendre pitie des sous. On regardait comme une profana- juifs, et leur 'donna, ou pour mieur

dire, leur vendit à prix d'argent, (*) Le roi Dagobert fit à différentes reprises baptiser de force les Juifs de son royaume. (*) Raoul Glaber, lib. III, 6. 7.

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protection qui le fit surnommer le roi s'en racheter, payèrent 200 sous nelgodes juifs, et qui entraîna plus tard pour riens à l'évêque; ils promirent en outre lui la perte de ses États', qu'il ne re de donner chaque année, le jour des Racouvra qu'à grand'peine.

meaux, quatre livres pour les ornements Ce fut dans ce siècle de fanatisme re de la cathédrale, et Raymond Trencavel, ligieux que les juifs commencèrent à vicomte de Béziers, leur accorda, moyenêtre soumis aux vexations les plus hu nant une 'grosse somme d'argent, la miliantes. Ainsi, à Toulouse, il fut sanction de cet acte. établi que, le jour de Pâques, un chré Philippe-Auguste, à peine monté sur tien donnerait en présence de tous les le trône, marqua son avénement par fideles on soufflet à un juif devant la ume violente persécution contre les juifs. porte de la cathédrale. En 1018, le vi Comme ceux de tous ses domaines comte Aimery de la Rochechouard étant étaient, en 1170, rassemblés dans leurs venu à Toulouse célébrer la Pâque, on synagogues pour célébrer le sabbat, il choisit pour lui faire honneur son cha les fit entourer par ses soldats et traipelain, nommé Hugues, pour donner le ner en prison, après les avoir fait désoufflet au juif, et le prêtre s'en acquitta pouiller de tout l'or et de tout l'argent avec une telle violence, qu'il fit jaillir qu'ils portaient avec eux. Il publia en hors de la tête les yeux et la cervelle même temps un édit par lequel il accorde la victime, qui tomba niorte à l’ins dait l'abolition des dettes à ceux de leurs tant.

débiteurs qui payeraient à son trésor le Le départ des premiers croisés pour cinquième de ce qu'ils leur devaient. Les la terre sainte, en 1096, fut le signal mesures de rigueur se succédèrent endu massacre des juifs , non seulement suite rapidement. Toutes les synagoen France, mais dans toute l'Europe. gues furent saisies pour être changées Comme avant d'être mis à mort, ces en églises. Au mois d'avril 1181, un noumalheureux étaient exposés à des tour vel édit confisqua tous les immeubles des ments épouvantables, on en vit un grand juifs au profit du roi, et leur enjoignit nombre se suicider à l'approche des de vendre tous leurs meubles avant la bandes de croisés. La haine contre eux fête de la Saint-Jean, après quoi ils dene cessa pas d'éclater pendant toute la vaient sortir pour jamais du royaume. durée des guerres saintes. En 1160, ce En vain les juifs gagnèrent-ils, à force pendant, ils obtinrent à prix d'argent la d'argent, un grand nombre de seigneurs suppression d'une horrible coutume. « A et de membres du clergé, pour interceBeziers, d isent les auteurs de l'Histoire der en leur faveur, le roi fut inflexible; de Languedoc , l'évêque montoit en car la haine populaire était au plus haut chaire le jour des Rameaux, et faisoit point excitée contre ces riches usuriers, un discours au peuple, pour l'exhorter qui possédaient, dit-on, près de la moià tirer vengeance des juifs qui avoient tié de la cité de Paris. Au mois de juilcrucifié Jésus-Christ. Il donnoit ensuite let 1182, ils sortirent de toutes les terres la bénédiction à ses auditeurs, avec la de la couronne avec leurs femmes et permission d'attaquer ces hommes, et leurs enfants. Cependant quelques grands d'abattre leurs maisons à coups de pier vassaux ne se regardèrent pas comme res, ce que les habitants, animés par les liés par l'ordonnance du roi, et dans discours du prélat, exécutoient toujours quelques villes, comme à Toulouse, les avec tant d'animosité et de fureur, qu'il juifs demeurèrent en possession de leurs ne manquoit jamais d'y avoir du sang priviléges. répandu. L'attaque, dans laquelle il n'é Un chrétien qui avait volé et tué un toit permis d'employer que des pierres, juif dans le château de Bray-sur-Seine, continuoit jusqu'à la dernière heure du ayant été livré aux coreligionnaires de sa samedi d'après Pâques (*). » Un acte au victime, ceux-ci l'avaient mis à mort en thentique, en date du 2 mai 1160, mit imitant, dit-on, dans son supplice, plufin à ce sanglant usage. Les juifs, pour sieurs circonstances de la mort de Jésus

Christ. Dès que Philippe - Auguste eut Histoire de Languedoc, par P. Vic et appris cette nouvelle, il se rendit en Vaissette, t. II, liv. XVII, p. 485.

toute hâte au château de Bray, en fit

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sait-on, entre eux, les lépreur et le moi

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deux mille cinq cents de ces malheureur Blanche et le règne de saint Louis furent

1248, avant de partir pour la croisile, qui exposait les malheureux qui la por. sir, et de Palestine il envoya, en 1951,

sa mère l'ordre d'expulser tous les juits

de son royaume, et de confisquer lears un cochon. Cependant un concile tenu à juifs passa par les mêmes péripetes

Sous les règnes suivants, le sort dies aux croisés et aux autres chrétiens de chesses les avaient rendus nécessaires

ment expulsés de France, où leurs Ti.

Chassés en 1291, à la suite d'un pre autre tort, puisque l'Eglise les souffre, Paris, ils le furent encore en 18.4 leurs biens , ou de leur faire quelque tendu sacrilége commis par un juif &

pela en 1315, et leur permit de dents

rer 13 ans dans ses Etats; il leur fer(*) Voyez l'excellente notice sur les juils, leurs cimetières, mais il les fit renoncer

dit une partie de leurs synagogues et de aux deux tiers de leurs créances, et ei gea d'eux 122,500 liv. Sous le preteste

absurde d'une conspiration formée, & 752 JUIFS EN FRANCE L'UNIVERS, JUIFS EN FRANCE garder les portes, puis rassemblant tous Cette démonstration de tolérance, à les juifs qui s'y trouvaient, au nombre laquelle les juifs n'étaient pas habitus, de 80, il les fit, sans jugement, brûler" n'eut pas grand succès; mais elle état vifs devant lui.

devenue nécessaire ; car vers cette épo

: Quelques années plus tard, le même que, où l'on commença à prêcher la crer prince, dont les finances avaient été épui sade que saint Louis'exécuta 12 ans plus sées par la guerre qu'il soutenait contre tard, les croisés, suivant leur habitude

, Richard, eut recours à un expedient qui commençaient à massacrer les juifs dans excita contre lui la haine des prêtres : il la plupart des provinces de France, et vendit aux juifs la permission de rentrer surtout en Bretagne, en Anjou et en Pidans le royaume. Ceux-ci revinrent en tou. Il se commit tant d'horreurs, que foule, et trouvèrent dans les bénéfi Grégoire IX fut obligé d'intervenir et ces énormes que leur procuraient l'u de défendre, sous peine d'excommonsure et le commerce, d'amples dédom cation, de baptiser les juifs par force magements aux vexations et aux hu de les maltraiter après leur conversie, miliations de tout genre dont on les

de violer les coutumes et les privileges abreuvait.

qu'on leur avait accordés, de déterre Le concile de Narbonne, en 1227, leur leurs morts pour les forcer à rachete enjoignit de porter sur la poitrine une

ensuite les ossements de leurs pères

, de rouelle ou cocarde comme marque dis les battre de verges dans certaines ** tinctive. Quelques années plus tard, une lennités publiques, etc. Ces recomanordonnance de saint Louis prescrivit à

dations furent inefficaces ; car plus de tous les baillis, vicomtes, sénéchaux, prévôts, et généralement à tous les déposi

furent massacrés. La régence de la peine taires de l'autorité, de les forcer à porter ostensiblement sur leurs habits deux d'ailleurs marqués par divers actes de no rouelles de drap jaune de la grandeur de

gueur contre les juifs. Des ordonnances la main, l'une sur le dos et l'autre sur tantôt (1230) leur défendaient l'usure la poitrine. Si quelqu'un surprenait un et accordaient à leurs débiteurs tros juif sans cette marque d'infamie, le dé ans pour s'acquitter linquant était condamné à 10 livres d'a. (1234) libéraient leurs débiteurs dua mende (environ 260 francs), et à la perte tiers de leurs dettes. Saint Louis

, em de son habit, qui était confisqué au proajouta à la rouelle une coiffure ridicule exemplaires du Talmud que l'on peut ser taient aux moqueries et aux insultes de la populace (*). Dans un grand nombre de villes, le péage du par un juif biens-fonds. était égal à celui qui était exigé pour Tours en 1236 promulgua le règlement Jamais ils n'avaient suivant : « Nous défendons étroitement tuer ou battre les juifs, de leur ôter mais sa conversion. »

envers eur, tanti

être complete

de Paris sous Philippe le Bel, par M. Géraud, dans la Collection des documents inédits relatifs à l'histoire de France. Voyez aussi du Cange au mot Judæi.

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