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tragédie; ils lui amenèrent un bouc core à son goût prononcé pour le desorné de guirlandes , en dansant et en mais il fut obligé de suivre à Hamchantant en chậur des dithyrambes de bourg son père, nommé par l'empereur leur composition. L'affaire fit du bruit inspecteur de la librairie, et il se trouet faillit leur être funeste. On ne les vait dans cette ville au moment où elle accusa de rien moins que d'idolâtrie et fut assiégée en 1813. En 1818, il revint d'athéisme.

de nouveau à Paris, et, après la mort Jodelle mourut à Paris en 1573, âgé de son frère Charles, graveur distingué de 41 ans.

(1825), il s'adonna sans relâche à la Tous les biographes ont avancé qu'il gravure. La première planche qu'il était mort dans la misère. On peut dou grava fut d'après le tableau des Orpheter de cette assertion quand on trouve,

lins de Scheffer. Ses succès en ce genre dans un compte de dépenses de Char ne l'empêchèrent pas de se livrer à la les IX(*), que, très-peu de temps avant peinture, et en 1831 il exposa, avec son sa mort, le poëte recevait du roi des frère Tony, deux cadres contenant 24 sommes considérables. Voici du reste tableaux destinés à être gravés pour les le texte de l'article : « 29 octobre 1572. Quvres de Walter Scott, puis un grand

A Estienne Jaudelle, sieur de Li tableau de chevalet, l'Arrestation de modyn, l'un des poettes dudict sieur, Jean de Crespière sous Richelieu. Ces a la somme de 500 livres tourn., en con. cuvres, qui attirèrent l'attention du pua sidération des services qu'il luy a cy blic, furent suivies d'ouvrages non

« devant et de longtemps faicts en son moins importants, parmi lesquels nous ti a dict estat, et mesmes pour luy donner citerons : Don Juan naufragé, et une 12 « moyen de se faire panser d'une mal Scène de Cinq-Mars (1831); l'Annonce

ladie, de laquelle il est à présent dé de la victoire d'Hastenbeck (au Palaisa tenu , et supporter les frais et des Royal); l'Entrée de mademoiselle de * Pences qu'il est contraint de faire en Montpensier à Orléans (1833); Fran* ceste occasion , et en oultre et par çois jer et Charles-Quint(1835); Henadessus les autres dons et bienfaicts ri Il et sa famille ; Marie Stuart quitqu'il a cy-devant eus dudict sieur. »

tant l’Europe ; et enfin François de JOHANNEAU ( Éloi), né à Contres, Lorraine présentant, après la bataille près de Blois, en 1770, a publié, comme de Dreux, les officiers de son armée à éditeur, les Mémoires de l'académie Charles IX, tableau d'une très-grande celtique, Paris, 1807 et années suivan dimension (au château d'Eu). Mais son tes, 5 vol. in-8°, auxquels il a fourni un travail assidu avait épuisé ses forces et grand nombre de dissertations pleines développé une maladie de poitrine dont d'intérêt; on lui doit l'Alphabet de la il était atteint depuis longtemps. Il langue primitive de l'Espagne, traduit mourut en 1837. Outre les ouvres que de l'espagnol de M. de Erro y Aspiroz; nous avons citées , Alfred Johannot a Mélanges d'origines étymologiques et produit un nombre immense de vignetde questions grammaticales , Paris, tes, d'aquarelles, de sépia et de dessins 1818 , in-8°. II a encore été l'éditeur qui ont rendu son nom populaire. Queldes OEuvres de Rabelais, édition va. ques-unes de ses aquarelles ont, jusqu'à riorum, Paris, 1823-1826, 9 vol. in-8°. un certain point , 'l'importance de ta

JOHANNOT (Ch. H. Alfred), graveur- bleaux à l'huile. dessinateur et peintre distingué de l'é JOHANNOT ( Tony ), frère du précécole française, naquit en 1800, à Of. dent, est né aussi à Offenbach (Hessefenbach-sur-le-Mein; il descendait par Darmstadt), le 9 novembre 1803 ; mais son père d'une famille française, que la trop de titres les rattachent tous deux révocation de l'édit de Nantes avait à la France pour qu'elle ne les réforcée de se réfugier à l'étranger. Son clame pas comme une de ses gloires, père vint se fixer à Paris avec sa famille Leur famille, d'ailleurs, était française. en 1806. Alfred se livra bien jeune en Établie à Annonay, elle ne quitta le sol

de la France que pour échapper aux (*) Arch. cur. de l'hist, de France, tome conséquences de la révocation de l'éVill (ire série), p. 359.

dit de Nantes. En 1814, Tony Johan

« Bonne et roide justice! » ajoute le

Jean II affranchit en 1300 la co

not vint à Paris avec son frère, et avons déjà parlé, le tableau de Charles il commença alors les études artis VI et Odelte, en 1832 ; l'Enfance de tiques vers lesquelles l'entraînait son du Guesclin , en 1840 ; la Bataille de goût. Quand il eut acquis la con Rosbach et la Bataille de Fontanei, naissance du dessin, il aurait bien sous Charles le Chauve, pour le muset voulu se donner à la peinture; mais de Versailles ; les vignettes du Ficare il fallait suffire à ses besoins, et il de Wakefield , puis enfin les eaur-forse vit obligé de négliger momentané tes pour les romans de Cooper. Tort ment la peinture pour faire de la gra. Johannot,qui, en 1832, avait obtenu en vure et de la lithographie. Il donna médaille d'or, reçut, en 1840, la cruit d'abord la gravure du portrait du gé- de la Légion d'honneur. néral Foy, d'après Gérard , puis celle JOIGNY, Joviniacum, l'un des chefs des Enfants égarés, d'après Scheffer. lieux d'arrondissement du départeme Cependant, grâce aux ressources qu'il de l'Yonne , population 5,537 batis'était créées, il put enfin suivre son in tants. clination et donner plus de temps à la Quelques historiens y voient l'arpeinture. Au salon de 1832, il exposa cienne Bandritum , d'autres en 2un tableau représentant une querelle de tribuent la fondation à Flavios de Vendéens; puis Mina et Brenda, cette vin. ( Voyez ce mot.) Dès le dirler gracieuse et poétique composition qui siècle', elle a eu ses comtes particu: conserve encore la faveur qui l'accueil- liers. lit à son apparition. A la même épo Geoffroi ser devint comte de Joier que, il exécutait pour le duc d'Orléans par son mariage avec une fille de Re le tableau de la Mort de du Guesclin. naud le Vieux, comte de Sens. Il nos: Séduit par les gracieuses descriptions rut vers 1042. des romans de Walter Scott, Tony Étienne de Vaux, troisième comte de entreprit ensuite d'en reproduire les Joigny, gendre de la veuve de Geolğrai principales scènes ; et il composa une ni, laissa Geoffroi III le Vieur. série de petits tableaux dont la gravure Ensuite se succédèrent Geoffroi Il s'est emparée depuis, et qui servent au le Jeune (1081-1104); jourd'hui d'illustrations aux éditions Renaud III; les plus soignées du romancier. Il fit , Gui, mort en-1150, quelque tempe en 1833, pour le prince de Joinville, après son retour de la croisade; son tableau de Douglas le Noir. Le ta Renaud IV , mort vers 1179; lent de Tony Johannot était devenu po Guillaume jer, parti pour la croisade pulaire: on aimait et on admirait dans en 1190, mort vers 1219; ses ouvrages cette grâce, cette imagina Pierré, qui prêta hommage lige tion si variée qui en sont les principaux Blanche, comtesse de Champagne

, et a caractères ; quand on

voulut faire Thibaut son fils; concourir les arts à l'illustration de la Guillaume II, qui mourut d'emertypographie , on dut s'adresser à lui. sement au retour de la croisade, či Aussi est-il peu d'ouvrages illustrés, 1255. auxquels son nom ne soit attaché , et Guillaume III est connu par un trat au succès desquels il n'ait puissamment que rapporte Joinville : il avait fait ) contribué. Les cuvres de Molière, don ter en prison un bourgeois sujet de rent Quichotte, Manon Lescaut, le Diable quoiqu'il fût réclamé par le serzen boiteux, s'embellirent successivement royal de la cité où il demeurait; des produits de son crayon, qui sut ad- bourgeois mourut dans son cacbe. mirablement se prêter à la vérité, à la Louis IX appela Guillaume à compra grâce et à la finesse de tous ces chefs- raître devant lui, le fit saisir en plein d'auvres. Il serait impossible de citer parleinent , et l'envoya au Châtelet de tout ce qu'a fait Tony Johannot ; cette Paris, où' ii resta nombre d'années, prodigieuse quantité de vignettes, d'aquarelles, qui l'ont fait connaître et ap sire de Joinville. précier de tout le monde. Nous ajoute Jean per mourut en 1283. rons seulement, aux ouvrages dont nous

mune de Joigny. Le mariage de sa fille de grosses tours. Sa cathédrale gothiavec Charles, fils du comte de Valois et que date du quinzième siècle. neveu de Philippe le Bel, ne l'empêcha JOINVILLE, ancienne capitale du pas de se joindre aux barons révoltés - Joinvillois, comprise autrefois dans la contre le roi. Il fut aussi hostile à l'a- province de Champagne, aujourd'hui vénement de Philippe le Long: dans le département de la Haute-Marne,

Jeanne , son unique héritière, lui arrondissement de Vassy. succéda en 1324, avec son mari Char Les premiers titres où il soit fait les de Valois , comte d'Alençon, qui, mention de cette ville ne remontent par un échange, céda le comté à Jean pas au delà du neuvième siècle. Sur la de Noyers. Celui-ci périt à la bataille montagne qui la domine s'élevait jadis de Brignais (1361).

une tour de construction romaine, conMiles de Noyers, fils de Jean de nue sous le nom de Tour de Jovin, et Noyers et de la fille d'Anselme de Join dont les derniers débris n'ont disparu ville , combattit-pour Charles de Blois qu'en 1649. Les habitations, en se grouà Auray, et y fut pris avec du Guesclin. pant autour de ce point de défense, Il mourut en 1376.

formèrent le bourg de Jovinivilla Jean Il fut une des victimes de la Joinville. Le château , qu'habitèrent les mascarade de Charles VI. (Voy. BAL.) seigneurs de Joinville , qui vit naître Louis , son frère et son successeur,

l'historien de Louis IX, et fut le bermourut en 1415, doyen des sept com. ceau des Guises, avait été bâti au ontes-pairs de Champagne.

zième siècle , par Étienne de Vaux, et Marguerite de Noyers, son unique agrandi successivement. Les sapins et héritière, était mariée à Gui de la Tré les peupliers en couvrent aujourd'hui moilie. Le comté souffrait beaucoup à l'emplacement. cette époque des hostilités des Arma La ville fut, dès l'année 1292, érigée gnacs. Louis de la Trémoille, héritier en commune. La seigneurie en passa du comté, mort en 1464, fut remplacé des sires de Joinville à la maison de par Charles de Châlon, fils de Jean de Lorraine ; elle avait le titre de baronChâlon, baron de Viteaux et de Jeanne nie; Henri II l'érigea, par lettres patende la Trémoille, partisan zélé du duc de tes du mois d'avril 1551, en principauté, Bourgogne, contre Louis XI. Le roi en faveur de François de Lorraine, duc confisqua son comté, mais le lui rendit de Guise (qui fut plus tard tué par Polen 1482. Il mourut en 1485.

trot). Sa fille, Charlotte de Châlon, laissa Charles-Quint incendia Joinville en de son mari Adrien de Sainte-Maure, 1544, pour se venger de François de un fils, Jean de Sainte. Maure, qui fut Lorraine, qui l'avait obligé de lever le comte de Joigny et de Nesle.

siége de Metz, et par ressentiment de Louis de Sainte-Maure (1526-1572) l'échec qu'il avait éprouvé devant Saintn'eut qu'un fils nommé Charles, qui Dizier ; mais François II la fit rebâtir mourut en bas âge.

peu de temps après. Marie Stuart haJean de Laval, cousin de ce jeune bita pendant quelque temps le château prince, lui succéda.

de Joinville, après la mort de François Gui de Laval mourut en 1590, des II ; ce fut dans ce château que la ligue blessures qu'il avait reçues à Ivry.. fut signée par les Guises.

Des deux tantes de Gui, Gabrielle On voit encore dans le faubourg la et Anne de Laval, le comté passa, par maison de plaisance des illustres Lorcontrat de vente, à Philippe-Emmanuel rains. Elle offre de curieux échantillons de Gondi (1603).

du style de la renaissance. Pierre de Gondi le laissa à sa fille, Le dernier duc de Guise, mort sans madame de Blanchefort-Créqui , du- postérité en 1675, laissa à Marie de chesse de Lesdiguières , qui en fit do- Lorraine (madame de Guise) la princi. nation à Nicolas de Neuville , duc de pauté de Joinville, comprenant, outre Villeroi, mort en 1734.

les terres de l'ancienne baronnie, c'estAu dix-huitième siècle, Joigny avait à-dire, Ancerville, Vaucouleur, Rinel, encore d'épaisses murailles flanquées Dongeux, etc., deux acquisitions des

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Louis X. Il mourut en 1319, âgé de $

Lorrains : Éclaron et Roches. Ensuite Chypre, il n'avait plus d'argent per cette seigneurie passa successivement à payer ses hommes; il fut obligé de mademoiselle d'Orléans , à Philippe, prier Louis de venir à son secours. K. frère unique de Louis XIV, au régent puis ce moment, Joinville s'onit au mi et à sa descendance.

d'une amitié intime. Il combattit :L'église de Saint-Laurent, où fut en vement les infidèles, partagea en Egypte seveli l'historien, a été démolie en 1792. la captivité du roi et le suivit en $ Les restes des sires de Joinville ont rie. De retour en France, il eut toute alors été déposés dans le cimetière de la confiance de son maître. Peutere la ville, et aucun monument, aucun si cet attachement n'était-il pas tout à fs

: gne, ne peut maintenant les faire re désintéressé, car les libéralités de saiz connaître. Quant au château, dès 1790, Louis à l'égard du sénéchal excitère le duc d'Orléans , prince de Joinville, plus d'une fois la jalousie des baroci

. en avait vendu les bâtiments à condia Il faut remarquer, toutefois, qu'il e tion qu'on les démolirait aussi, et cette dut rien à la flatterie, et que son afie clause n'a été que trop bien exécutée. tion survécut longtemps à celui qui ea

M. Champollion-Figeac a publie, dans était l'objet. le recueil des Documents historiques Joinville vécut tour à tour à Paris et inédits tirés des collections manuscri en Champagne jusqu'en 1268, époque tes inédites de la bibliothèque royale, où le roi, entreprenant une nouvel: et des archives ou bibliothèques des expédition d'outre-mer, lui manda départements, tome 1'', page 645 , le l'accompagner. Mais cette fois le sex plan du château de Joinville.

chal, marié depuis peu en secondes de JOINVILLE (famille de). Les sires de ces à Alix, fille de Gautier, sire de Rio Joinville avaient, selon certains auteurs, nel, de la famille des comtes de Joigot, quelque parenté avec les comtes de et guéri par l'expérience, de son enthtë Boulogne, et par conséquent avec Go siasme pour la guerre sainte, s'excusa defroi de Bouillon. Presque tous furent de partir, sur ce que ses vassaux avaient d'illustres chevaliers.

trop souffert de sa longue absence los Geoffroy III, sénéchal de Champa- de la première expédition. gne, mourut en 1132.

Sous Philippe le Hardi, il gouverezit Geoffroy IV, son fils, combattit à le comté de Champagne , et quand PhAcre; il eut quatre fils : 1° Geoffroy V lippe le Bel souleva de nombreur de Troullard, mort en terre sainte en 1204; contentements par son système d'in 2o Simon, qui se distingua à Damiette pôts, il refusa aussi de lui obéir. En en 1218 , défendit et sauva la capitale 1315, Louis X ayant convoqué les du de la Champagne, assiégée par les ba rons à Arras pour la guerre de Flandre, rons de France, épousa en secondes no le sénéchal, quoique &gé de 92 aus, to ces Béatrix de Bourgogne, et en eut pondit à cet appel. pour fils Jean, sire de Joinville , l'im La reine Jeanne de Navarre l'avait mortel historien de Louis IX ; 3. Gui, prié de mettre par écrit ses sourecios

. seigneur de Sailly ; 4° Guillaume, évê il passa ses dernières années à compor que de Langres, puis archevêque de ser ses Mémoires , qu'il dédia au mke Reims.

Jean, sire de Joinville, naquit en 1224, au château de sa famille. Pendant son Les Mémoires de Joinville sont w enfance , il fut attaché à Thibaut IV, précieux monument pour l'histoire na comte de Champagne. A seize ans , ii tionale et pour l'histoire de notre lite épousa Alix de Grand-Pré, cousine du rature. La bonne foi, le naturel esqus comte de Soissons; et Thibaut, au re la naïveté des sentiments, la vivacite

: tour de la croisade, lui conféra la charge l'élégante simplicité du style

, en hoe de sénéchal de Champagne , qu'avait une production éminemment originale exercée son père. En 1248, il prit la et intéressante. On les imprima por croix pour passer en Orient à la suite la première fois en 1547 , de saint Louis, engagea ses biens , et in-4°. Claude Mesnard en publia up partit avec dix chevaliers. Arrivé en nouvelle édition en 1617, à Angers

ans,

à Poitiers

n-4°; du Cange en donna une autre de lui-même. Il écoutait avec attention n-fol. en 1668. Mais toutes ces édi ses petites observations, et avouait qu'il ions n'étaient que des imitations im en avait profité. Elle débuta aux Franarfaites de l'original. Un manuscrit çais en 1781. Un organe très-net , un eaucoup plus complet fut trouvé à jeu fin et beaucoup d'intelligence, asBruxelles et apporté à Paris par le ma surèrent d'abord ses succès. Ce fut échal de Saxe, et servit de texte à particulièrement à l'emploi des sou'édition du Louvre. C'est cette édition brettes qu'elle se consacra , et elle obque MM. Michaud et Poujoulat ont re tint de tous les amateurs de la bonne iroduite dans leur Collection de . comédie ce témoignage que, depuis noires.

mademoiselle Dangeville , ils n'avaient Anselme, deuxième fils du sire de vu dans ce genre aucune actrice qui pût Joinville, lui survécut seul, et fut aussi lui être comparée. Elle perfectionna ses sénéchal de Champagne. Son fils uni rares dispositions par la réflexion et par jue, Henri , n'eut pas d'enfant mâle; l'étude. Peu d'actrices méditèrent daine des filles de ce dernier, Marguerite, vantage sur leur art : elle en exposait pousa Ferri Ier, prince de Lorraine. avec clarté les difficultés et les ressourC'est ainsi que la seigneurie de Joinville ces. Lorsque Cailhava composa son Art Dassa dans la famille des Guises. de la comédie, il la voyait souvent, et

JOINVILLE (traité de). Ce traité, qui sortait rarement d'auprès d'elle sans fait époque comme le premier acte di- avoir retenu quelque observation intéplomatique de la ligue, fut conclu à Join- ressante et utile. ville , le 31 décembre 1584, entre Jean Mademoiselle Joly joignait à une viBaptiste de Taxis et Jean Moreo, agents vacité charmante une âme excellente : de Philippe II d'Espagne, les ducs de préférant la solitude au grand monde, Guise et de Mayenne, chargés des pou elle aimait avec passion à contempler la voirs des autres princes de leur maison, nature. Elle avait pris pour J. J. Rouset François de Roncherolles, manda seau ce goût qui est le partage de prestaire du cardinal Bourbon.

que toutes les âmes sensibles ; elle viJOLIBois, vétéran, ayant appris, en sita son tombeau à Ermenonville, et, 1792, que son fils, volontaire du 1er ba- dans un transport d'admiration pour ce taillon de Paris, avait quitté ses dra. grand homme, elle consacra sur son peaux , partit aussitôt pour le rempla. monument la première couronne civicer, arriva le matin de la journée de que qui lui ait été offerte. Cette couJemmapes, et combattit avec le batail ronne était en bronze, imitant les feuillon de son fils. « O mon fils ! s'écriait-il les de chêne , avec cette inscription : « à chaque coup qu'il tirait sur l'enne. Offerte en 1788 aux mânes de J. J. « mi, faut-il que le souvenir de ta fuite Rousseau, par Marie Joly, épouse et a empoisonne un moment aussi glo- mère. Elle fit aussi des stances remplies a rieux ! » Le général le fit nommer of de sentiment au sujet de la translation ficier sur le champ de bataille.

du corps de Rousseau au Panthéon. JOLY (Marie-Elisabeth) naquit à Ver Cette actrice mourut en 1798. Son sailles en 1761. Dès son enfance , elle corps fut porté à Soligny , dans une cultiva l'art dramatique : à l'âge de neuf terre qui lui appartenait et qu'elle aians, elle figurait dans des ballets et mait beaucoup. Son tombeau a été jouait des rôles d'enfant; et dès ce mo creusé dans le roc, sur une montagne ment, ses rares dispositions attirèrent escarpée à laquelle les habitants ont l'attention des grands maîtres de l'art. donné, par reconnaissance du bien Préville et sa femme voulurent eux qu'elle avait fait, le nom de Mont-Joly. mêmes cultiver ces heureux commence Le poëte le Brun fit pour son buste ces ments; elle montrait déjà un tact si de deux vers assez médiocres, mais ornés licat, que le Kain lui demandait souvent d'une antithèse dans le goût du temps : avec amitié : « Eh bien, ma petite Joly, Éreinte dans sa fleur, cette actrice accomplie ai-je bien joué mon rôle aujourd'hui ? » Pour la première fois a fait pleurer Thalie. Et lorsqu'elle répondait : « Oui, papa, » JOLY DE FLEURY (Guillaume-France grand acteur semblait plus content çois), né à Paris, en 1675, d'une famille

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