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les V convoitait ces propriétés, quik

rois de France, sous le nom de Jean Jer, pour son habileté et son savoir; il le fils posthume de Louis X, qui ne la tiare pour lui : Ego sum pasi vécut que cinq jours.

(7 août 1316). JEAN D'ARRAS, secrétaire de Jean, Il se crut appelé à régenter la Franc duc de Berry, composa en 1387, par où il voyait un roi jeune et failed ordre de Charles V, 'et pour l'amuse- tête, et des princes brouillés entre un ment de la duchesse de Bar, sour de Il se fixa donc à Avignon. Il dones e son maître, le roman de Mélusine, im conseils au roi, adressa des reproces. primé en 1500, à Paris, in-fol., et Lyon, l'université de Paris , voulut réforac in-4° (1re édit., très-rare).

l'académie d'Orléans, confirma les JEAN D'AUTON, historiographe de viléges de l'université de Toulon Louis XII, dont les Chroniques ont été changea toute l'organisation des com pour la première fois publiées en entier chés du Midi, multiplia dans le roparz en 1834, par M. Paul Lacroix (P. L. Ja- les supplices des sorciers, pour lesqu cob). Elles ne s'étendent que de 1499 à lui-même éprouvait des terreurs : 1508. Cet historien-poete, fort estimé perstitieuses, et les persécutious coni" au seizième siècle, fort oublié depuis, les fratricelles ou béguards ; ex fu. est très-bien informé, très-digne de foi, activa les sacrifices humains de l' et ne manque ni de chaleur ni d'éner- sition. Mais bientôt Charles IT entage gie.

avec lui des négociations pour se fa* JEAN DE TROYES , greffier de l'hôtel lui-même nommer pape. Philippe Vle de ville de Paris, au quinzième siècle, continua et lui imposa des conditio passe généralement pour être l'auteur très-rigoureuses pour son engagement et de l'histoire de Louis XI, connue sous marcher à la croisade (1332). Le saint le titre de Chronique scandaleuse. rain pontise n'était plus qu'une créatur

? Mais cet ouvrage n'est qu'une copie ti de la France. Sur ces entrefaites, la Sır. rée presque mot pour mot des grandes bonne l'accusa d'hérésie, et Philippe Chroniques de Saint-Denis et du se menaça du bûcher. Jean rétracta abs cond volume des Chroniques marti les propositions peu orthodoxes niennes. Il a été publié à la fin du quin- avait émises. Il mourut au milieu de ta zième siècle in-fol., et depuis un très embarras, le 4 décembre 1334, las grand nombre de fois, soit séparément, comme fruit de sa rapacité un trésort soit à la suite des Mémoires de Comi- 25 millions de florins (300 millions nes, soit dans les grandes collections francs), Il eut pour successeur un auta de Mémoires éditées par M. Petitot et pape français, Benoît XII. (Vor.ce me par MM. Michaud et Poujoulat.

JEANNE D'ALBRET naquit en la JEAN XXII (Jacques-Renaud D'Ossa de Henri d'Albret , roi de Navarre, ! ou D'EUSE, qui prit, lors de son avéne de Marguerite, sæur de François !". ment à la papauté, le nom de), naquit La maison d'Albret était une des put en 1244, d'un savetier de Cahors. Élevé nobles et des plus riches maisons pr. par Pierre Ferrier, archevêque d'Arles, cières de l'Europe ; elle possédait, et 1 était devenu évêque de Fréjus, et la basse Navarre, le Béarn, avait succédé à son protecteur comme d'Albret, de Foix, d'Armagnac, Ep chancelier du roi de Naples, Robert sieurs autres grandes seigneuries. Chur* d'Anjou. Celui-ci le fit nommer successivement archevêque d'Avignon, évêque eussent donné une large entrée dacia de Porto et cardinal. Enfin, deux ans États du roi de France; il songea asta après la mort de Clément V, la cour rendre maitre d'une façon pacifique

. pontificale résidant à Avignon, Phi- fit demander pour son fils , Pinto lippe le Long enferma les cardinaux Philippe II, la main de Jeanne. lee dans un couvent de Lyon, en leur dé d'Albret eut cédé peut-être ; mais fra clarant qu'ils n'en sortiraient pas avant çois 1er s'opposa formellement, code d'avoir fait un pape. Ils s'en rapportò oncle et comme roi de France, as rent au choix du cardinal de Porto. C'é union dont il sentait le danger. Que tait un homme de petite taille , d'un que temps après, la jeune princess extérieur ignoble ; mais il était connu fiancée au duc de Clèves ; mais cenarik

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it encore rompu par la politique , et elle fut entrée dans cette nouvelle
eanne avait environ dix ans lorsqu'elle croyance, elle ne regarda plus la reli-
pousa, à Moulins, Antoine de Bour. gion avec cette inditférence que nous
on, duc de Vendôme. Or, c'était le lui avons vu montrer à l'époque de son
mps de la réforme, tous les esprits mariage, et son fils fut élevé dans toute
aient préoccupés de ce grand mouve la rigueur d'un culte dont elle-même
lent, la France entière se partageait remplissait les obligations avec la plus
a deux camps ennemis : Antoine de sévère ponctualité.
ourbon avait embrassé les doctrines Elle publia en 1567, à la demande des
e Calvin; mais Jeanne, qui par la suite états de Béarn, un édit pour l'établis-
iontra tant de zèle pour la réforme, sement du calvinisme dans son royaume,
tait encore, à l'époque de son mariage, et bientôt, protectrice déclarée de la ré
ssez indifférente à toute doctrine, forme, elle alla avec son fils s'enfermer
uisque, selon Brantôme, elle conseilla à la Rochelle. Le jeune prince avait à
son époux « de ne point s'embarras. cette époque 16 ans à peine.
ser de toutes ces nouvelles opinions.» Mais, peu de temps après, la cour de
Mais Jeanne était moins circonspecte France chercha et trouva les moyens
l'égard de la politique et même de la d'attirer à Paris les chefs du protes-
uerre ; elle suivit en effet Antoine de tantisme : l'union du Béarnais avec
ourbon en Picardie, où il était chargé de Marguerite de Valois, seur de Charles
ommander unearmée française destinée IX, fut l'appât oftert à la bonne foi des
repousser Charles-Quint. Devenue en réformés. Jeanne d'Albret hésita long-
einte durant cette campagne , elle alla temps avant d'accepter ce brillant ma-
joindre son père dans la Navarre, et riage, qui, à ses yeux clairvoyants,
e tarda pas à y accoucher. Chacun sait semblait cacher quelque piége; de répara
u'elle chanta, pendant les heures dou- tation de la princesse Marguerite, l'é-
Jureuses de l'enfantement, une chan- ducation qu'elle avait dû naturellement
on béarnaise qu'affectionnait son père. recevoir à la cour corrompue de Cathe-

Henri d'Albret étant mort, en 1555, rine de Médicis, la lui faisaient redouter
eanne lui succéda, avec son mari, dans pour son fils; mais elle mourut à Paris,
i souveraineté de Navarre et de Béarn, le 9 juin 1572. On répandit le bruit
'où son fils fut appelé le prince de d'un empoisonnement qui n'a jamais été
Béarn ou le Béarnais. Le duc de prouvé, et qui, disait-on, s'était effectué
Bourbon et sa jeune épouse se trou au moyen d'une paire de gants. Deux
aient alors à la cour de France ; ils ne mois plus tard, elle serait peut-être
etournèrent dans leur petit royaume tombée victime des assassins de la Saint-
ue contre la volonté de Henri II , et, Barthélemy.
u bout de deux années, ils durent re Jeanne d'Albret, qui écrivait égale-
araître à la cour. Le roi de Navarre, ment bien en vers et en prose, a laissé
rince du sang royal de France, avait bon nombre de vers, la plupart inédits;
té nommé lieutenant général du royau- quelques sonnets seulement ont été im-
ne. Il fut tué au siége de Rouen; sa primés dans le recueil de Joachim Du-
euve, qui avait suivi jusque-là sa for- bellay.
une, retourna presque immédiatement JEANNE DE FRANCE, fille aînée de
n Navarre, où elle embrassa le calvi- Louis de France, comte d'Évreux, fut
isme, dont elle fut depuis lors un des femme de Charles le Bel, son cousin
ilus fervents apôtres.

germain. Elle n'eut point d'enfants, et Dès avant cette abjuration, la cour de

son époux vit s'éteindre en lui la race lome, usant de son prétendu droit de des Capétiens directs. Elle mourut en lisposer des couronnes , avait investi le 1300, a Brie-Comte-Robert. oi d'Espagne du petit royaume de Na JEANNE DE NAVARRE, née en 1272, arre, dont chu reste celui-ci ne prit ja- fille et unique héritière de Louis I" nais possession. Cet attentat du saint. roi de Navarre et comte de Champagne, iége fut peut-être une des causes qui fut mariée en 1286 à Philippe le Bel. lelerminèrent Jeanne à embrasser le Jeanne, ou plutôt les états de son petit protestantisme; mais du moment où

royaume et de son comté champenois,

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stipulèrent , lors de ce mariage, qu'à pouvait arguer contre sa malbeures elle seule appartiendrait l'administra- femme d'autre grief que de n'avoir fa tion de ses États héréditaires , et bien su lui plaire; mais le pape d'alors et leur en prit, car son gouvernement fut l'odieux Alexandre VI, il ne s'azisia aussi sage que glorieux. Elle chassa les que de l'acheter , et la sentence fut të Aragonais et les Castillans , qui s'étaient cilement obtenue. La conduite de Louis introduits jusqu'au cœur de la Navarre; XII fut cruelle durant ce malbeureus aussi les Navarrais conservent-ils en proces, qui fut des plus scandales core aujourd'hui son souvenir; ils Jeanne, qui ne se défendit même pas. rappellent avec reconnaissance que ce fut répudiée , et reçut pour douait : fut elle qui fonda une de leurs villes Berry, où elle se retira, cherchant de nommée Puenta-la-Reyna. En 1297, le le sein de la religion des consolatie comte de Bar ayant fait une irruption que désormais le monde ne pouvait på en Champagne, Jeanne se mit elle-même lui offrir. La malheureuse reine ac! à la tête d'une armée, tailla en pièces alors environ 34 ans. Renonçant à ta? les troupes du comte , et l'amena pri- habitude de luxe, elle mena dans esti sonnier à Paris, où elle ne lui rendit la province la vie la plus humble et la plu liberté qu'à la condition qu'il se décla- sainte , n'ayant pour tout vêtemer rerait son vassal. Les intérêts des États qu'une bure grossière, et distribuir particuliers de Jeanne ne l'empêchaient aux pauvres la presque totalité de ses pas de s'occuper aussi de la France pro revenu. Elle entra en 1514 au coute: prement dite. Elle siégeait dans les con de l'Annonciade, qu'elle avait fonde i seils de Philippe le Bel, et il ne tint pas Bourges; elle y mourut l'année sure. à elle que plusieurs des hontes de ce à l'âge de 50 ans, en odeur de set malheureux règne ne se changeassent teté. en autant de gloires. Le procès des tem JEANNIN (Pierre), naquit à Autut of pliers ne commença qu'en 1307, deux 1540. Son père était tanneur et ei hea années environ après sa mort. Elle a at de cette ville. Il fut reçu avocat en 13# taché son nom à un établissement fa

et choisi en 1571 pour être le cotisai meux, le collége de Navarre, qu'elle des états de Bourgogne. Ses tale: tsit fonda, et duquel sont sortis tant d'élèves levèrent ensuite en peu de temps * fameux. L'école polytechnique actuelle fonctions de conseiller , de president

, est en partie formée des bâtiments de et entin de premier président du parko cet ancien collége.

ment de Dijon. Engagé dans le pays JEANNE DE NAVARRE, née en 1312, des ligueurs, il se retira de cette txie: de Louis le Hutin et de Marguerite de dès qu'il eut appris l'abjuration de Hie Bourgogne, fut mariée en 1317 à Phi- ri IV. Déjà , depuis quelque temps, lippe, comte d'Evreux. Elle succéda en engageait Mayenne à se soumettre, di suite comme reine de Navarre à son on aux états de Blois, il avait le plé cle Charles le Bel, mort sans enfants. mier soutenu les droits de la masi Elle mourut elle-mêm à Conflans en de Bourbon (1588). Henri IV disait has 1349, âgée de moins de 38 ans, et fut tement qu'il avait fait, en Jeannin leben inhumée à Saint-Denis, près de son frère homme, une véritable conquête. Il ne Louis X. JEANNE de Valois, fille de Louis l'admettant dans son conseil, et en les

compensa ses talents et sa probite 11 XI et. de Charlotte de Savoie, naquit témoignant dans toutes les occas?", en 1464, et fut mariée, à l'âge de 12' une confiance également honorable for ans, à Louis d'Orléans, qui fut depuis le ministre et pour le souverain. JeLouis XII. Lorsque ce prince monta nin fut chargé en 1607 de négagera sur le trône, son ancien amour pour paix entre les Hollandais et le roi dla Anne de Bretagne, et peut-être aussi la pagne, et parvint à l'obtenir. raison d'État, lui inspirèrent le désir Marie de Médicis continua de l'est d'épouser la veuve de Charles VIII. II ployer, et lui conféra le contrôle ziet sollicita du pape une sentence de di- ral des finances, fonctions dont il s'am vorce. La morale réprouvait certaine- quitta avec intégrité et sagesse. ment cette démarche, car Louis XII ne Cet homme d'État, un des plus ta

narquables qu'ait produits la France, corps autrichien de Tournai de se porter nourut le 31 octobre 1622. Son opposi. sur Mons. ion au massacre de la Saint-Barthé. Le 28 octobre 1792, Beurnonville, emy est un des traits qui honorent le commandant l'avant-garde, se porta à lus sa vie. On a de lui des Négocia- Quiévrain; la Bourdonnaye fit aussi un ions, publiées par l'abbé de Castille, mouvement en avant sur Tournai et on petit-fils, Paris, 1656, in-fol., et in- Ypres, garda le pont de Bouvine, et enérées dans les Collections de mémoires voya le general Duval à Pont-à-Tressin; elatifs à l'histoire de France.

d'Harville vint camper à Hous, près du JEAURAT (Edme-Sébastien), astro- bois de Sar, à la droite de l'armée. lome, né à Paris en 1724. Devenu pro « Le duc Albert, avec 15 à 20,000 esseur de mathématiques à l'école mi- hommes, était en avant de Mons. Beauitaire en 1753, il fut reçu à l'Académie lieu commandait la gauche sur les haules sciences, et nommé membre de l'Ins teurs de Bethmont; la droite, sur celles itut à sa création. Il est mort en 1803, de Jemmapes et de Cuesmes, obéissait oyen des astronomes de l'Europe. On à Clairfayt. Ces positions avaient été de lui un bon Traité de perspective, fortifiées avec un soin extrême. Aussi 750, in-4° ; de Nouvelles tables de Ju les généraux autrichiens s'attendaientiter , 1766, in-4°; et 12 vol. de la ils peu à une attaque sur ce point, où Connaissance des temps.

l'on avait entassé redoutes sur redoutes. JEMERII, petit peuple gaulois dont les Quatorze de ces redoutes se trouvaient scalités de Vaumielles-lez-Jaumes, et élevées et garnies de pièces de trenteurtout de Saint-Jemmes, déterminent six. Outre cette artillerie, le parc de i position et retracent le nom.

réserve contenait dix-huit bouches à JEMMAPES (département de), réuni feu de gros calibre; les nombreuses la France, par le traité de Lunéville, pièces attachées aux différents corps vec les huit autres départements for étaient répandues sur le front de la nés dans les Pays-Bas autrichiens. Ce ligne. épartement comprenait l'ancien comté « Les villages de Jemmapes, de Cues, e Hainaut. Il était borné au nord par mes et le taillis de Blenu couvraient le s départements de l'Escaut et de la centre de l'armée ennemie. Le général Jyle; à l'est par celui de Sambre-et- autrichien avait fait barricader ces haleuse; au sud par ceux du Nord et des meaux; il avait aussi jeté dans le taillis rdennes. La ville de Jemmapes, théâ- quelques compagnies de chasseurs tye de l'une de nos plus belles victoires, roliens aussi bons tireurs que braves li avait donné son nom. Son chef-lieu soldats. Pourtant la formidable position ait Mons; il était divisé en trois ar des Autrichiens offrait un grand désaondissements : Mons, Tournay et Char- vantage, elle ne présentait qu'une seule rov. Enlevé à la France en 1814, il route, qu'une seule issue en cas de déit maintenant partie du royaume de faite, c'était Mons; et le moindre pas elgique.

rétrograde de la gauche mettait ClairJEMMAPES (bataille de). — Dumou- fayt dans l'impossibilité de regagner les ez avait besoin d'une victoire pour portes de cette ville. fire oublier la complaisance et la cour « En avant de cette ligne de bataille, bisie avec lesquelles il avait permis aux plusieurs postes étaient occupés par les russiens de repasser nos frontières. Autrichiens. La position de Boussu,

Valence commandait la droite de que protégeait le bois qui s'étend de armée des Ardennes, forte de 24 ba Frasmeries à Vasme, fut attaquée le 3 lillons et 12 escadrons; la gauche, aux novembre par trois bataillons de pardres du général d'Harville, devait triotes belges, qui s'étaient réunis à artir de Maubeuge et marcher sur l'approche des républicains, et qui faiharleroy; Dumouriez, à la tête du saient partie de l'armée française. Enentre, se trouvait entre Quarouble et levée au premier choc, cette hauteur uievrain; l'aile gauche, composée d'en- fut reprise sur les assaillants. Par suite iron 18,000 hommes, sous les ordres du mauvais succès de cette attaque, e la Bourdonnaye, devait empêcher le Beurnonville crut devoir se replier jus

qu'à Quiévrain. Ne voulant pas laisser coupé, n'exécutait pas le mouveme l'armée sous l'impression d'un échec, prescrit; de son côté, Beurnons." Dumouriez ordonne à six bataillons voyait sa colonne sillonnée par le to: d'attaquer Thulin et Boussu. Les Au- continuel des redoutes qui étaient en trichiens, à l'aspect de ce déploiement face de lui; et d'Harville, au liet de de forces, se replièrent, en sorte que parvenir à tourner l'armée enten. l'avant-garde française occupa la plaine s'était trouvé face à face avec le corps de Jemmapes, Vasme, Frameries; le de Beaulieu, qui occupait les bauteurs gros de l'armée s'établit entre Élonge de Bethmont. et Hesnin. Le 5, le général français « D’Harville et Beaulieu n'agite's termina ses préparatifs d'attaque. Sa pas, de part et d'autre, avec viguer droite, renforcée par l'avant-garde, fut ils se canonnèrent depuis onze beurs placée entre Frameries et Paturage; le jusqu'au soir, sans aucun avantage poi centre, composé d'infanterie, était aux les deux troupes. Dès lors, nous fit ordres du duc de Chartres; le général vons plus à nous occuper que de ce que d'Harville prit position en face de Siply. se passait au centre et à la gauche

« Le duc Albert comprit alors la notre armée Mécontent de la mort faute qu'il avait faite; il et bien désiré avec laquelle les troupes se dispone rappeler à lui toutes ses troupes, mais à aborder les positions ennemies

. De il ne lui en restait ni le temps ni les mouriez envoie auprès de Ferrand sa movens; il devait ou recevoir l'attaque aide de camp et son ami Thouretki. des Français avec un nombre de troupes avec l'ordre de presser le mouvement très-inférieur, ou battre en retraite, et d'attaque et d'enlever Jemmapes a la perdre ainsi les Pays-Bas.

baïonnette. Alors Ferrand laisse en af « Le 6, le général d'Harville reçut rière son artillerie, et, malgré une grate l'ordre de déborder la gauche des A’u- de boulets, il se met à la tête de aš trichiens par Bethmont, de les canon colonnes d'attaque. Son cheval tombe ner; il lui était encore prescrit, dans le il marche à pied à côté de ses are: cas où il verrait les Autrichiens faire diers. Plein d'une vigueur sembizthe un mouvement rétrograde, de se porter celle de la jeunesse, le vieux gener sur les hauteurs du mont Palisel, près enlève ainsi la partie du village de Mons, pour les empêcher d'effectuer Jemmapes qui lui faisait face. Das leur retraite sur Bruxelles. En même mouriez, qui attendait ce neste temps, Beurnonville fut chargé de la ment , serre ses troupes en colonne, première attaque contre la gauche du les lance sur la position déja mate duc Albert, en avant de Cuesmes. Le conquise, en ayant soin de faire mau général Ferrand devait emporter Qua- quer la tracée par sept ou huit het reignon, et le jeune Égalité avait å se drons de dragons et de hussards

. Tv rendre maitre de Jemmapes dès que les à coup, dans ce moment critique.com deux ailes ennemies seraient battues, brigade voyant déboucher de la carake l'une par Beurnonville, l'autre par Ferrie ennemie , se jette à droite, et lite rand.

imprudemment un espace par ou les es « La canonnade commença à huit cadrons autrichiens pouvaient perpetrec heures sur la droite d'une manière ter la colonne Notte indécise; le succes de rible. Ferrand se porta en avant, fit l'attaque est compromis , lorsque occuper le village de Quareignon, dont à coup un domestique du générales il chassa quelques compagnies de tirail- chef, le jeune Baptiste Renard, agram leurs, et commença à envoyer, mais de par une de ces inspirations soudarne loin , des volées de canon sur le village du courage et du génie, se précipit et la position de Jemmapes. Clairfayt

vers le commandant de la malheureuse Jui répondit avec vigueur. Alors Fer- brigade, le gourmande,

remet rand fit ses dispositions pour attaquer dans les rangs, bouche ainsi la trace néral Rosière le prendrait en flanc avec français que l'hésitation de la colonna quatre bataillons. Mais Rosière, qui d'infanterie avait retenus en arriere avait rencontré un terrain fangeux et Pendant que ce brave rétablissait iä*

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