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utiles : le pas emboîté et cadencé, qui L'organisation de 1791 maintint ce facilita les évolutions ; les écoles mili principes; les 116 régiments de cette taires; un nouveau mode de recrute époque comptaient 129,798 hommes. ment; le casernement; l'administration Mais les vices anciens de la constitution des fonds enlevée aux capitaines-pro de l'armée amenèrent, en 1792, priétaires et attribuée à des quartiers ruine totale; l'infanterie, comme le maîtres; enfin la suppression des passe autres armes, cessa d'exister, et il falvolants.

lut procéder à une création nouvelle. Les nombreux perfectionnements ap On en trouva les éléments dans les baportés à l'organisation de l'infanterie taillons de volontaires et dans les débris prussienne par le grand Frédéric ( or des régiments. Ces corps hétérogènes donnance, tir, emploi de la baïonnette furent embrigadés en 1793, sur le rap dans les charges en ordre déployé, for port de Dubois-Crancé. 1 bataille mation en carré, organisation numéri d'ancien régiment et 2 bataillons d que du régiment ), appelèrent ensuite volontaires formerent une demi - br: l'attention de nos gouvernants : inhabi gade; les 198 demi-brigades comptaie les pour la plupart, ils crurent trouver 481,338 hommes. le secret des victoires du roi de Prusse Il était temps de régulariser ces trot dans les petits chapeaux , les culottes pes, qui ne connaissaient alors que blanches, les boutons polis de ses sol guerre de tirailleurs, guerre bonne e dats, et dans les coups de bâton qu'il 1792, mais qui serait devenue funest leur faisait administrer. En consé devant l'Europe coalisée. Les succes a quence , ils imitèrent ces niaiseries et l'immortelle campagne de 1794 protnégligerent l'étude des grands prin vèrent la bonté du nouveau systemit. cipes de tactique suivis par Frédéric. Une nouvelle tactique venait de L'introduction de la discipline alle créée; et le salut de la France était d. mande bouleversa sans utilité nos régi pour la troisième fois, à l'infanter ments. Dans l'organisation de 1749, c'est qu'en effet l'infanterie, comme le l'infanterie fut répartie en 100 régi disait Napoléon, « est la véritable are ments , et compta 181,000 hommes. « des batailles. »

Le maréchal du Muy, qui signala son Le bataillon devint alors l'unité court ministère par quelques améliora force, et fut composé de 700 homme tions, et le comte de Saint-Germain, à répartis en 9 compagnies, dont une de qui on a le droit de reprocher l'adop grenadiers et 8 de fusiliers. Les Esck tion des coups de bâton comme peine de tactique du célèbre Guibert servi disciplinaire, organisèrent notre armée, rent de base à cette organisation, pri et, par suite, notre infanterie sur de cipe de tout ce qui s'est fait depuis meilleures bases. Ce fut alors enfin que En 1793, les divers corps légers ful'on emprunta à la tactique prussienne rent distribués en 19 brigades, quelques-uns de ses grands principes prenant 73,000 hommes. (ordonnance, tactique, exercice, évolu L'avancement avait lieu ainsi qu. tions, tir, etc.).

suit : un tiers à l'ancienneté et dei L'organisation de 1776 divisa l'in tiers au choix. L'avancement au cher fanterie en 106 régiments : chaque ré. se faisait par l'élection. Étaient en giment eut 2 bataillons ( sauf celui du teurs pour le chef de bataillon, tous roi qui en avait 4); enfin , chaque ba membres du bataillon; pour les grader taillon en 4 compagnies de 116 hommes, inferieurs, tous les membres du batriet 2 compagnies d'élite de 101 hommes. Jon n'ayant pas un grade superieur &

Cette constitution était bien meilleure égal à celui auquel il s'agissait de no que toutes les précédentes ; une même mer; étaient éligibles à un grade, te force pour tous les corps de la même ceux du grade immédiatement inte arme, et une force bien réglée et bien rieur. Les chefs de brigade et les divisée devait amener l'ordre, la régu- néraux seuls étaient nommés par larité du service et la simplification ministre. des manæuvres ; en outre, l'armée fut Mais le pouvoir se håta de restreirorganisée en brigades et en divisions. dre cette grande extension donnet 29

droit d'élection : dès l'an 111, en effet, autre , tiré évidemment des canons de la Convention se réserva le tiers des l'Église, condamne à une réclusion pernominations; et, à peine le Directoire pétuelle dans un cloître toute femme fut-il constitué, qu'il s'empara des deux qui serait venue, les yeux baignés de autres tiers.

larmes, s'accuser à l'empereur d'avoir Une innovation importante, dont l'i- donné la mort à son fils. dée était due au comte Saint-Germain, L'avortement volontaire et la supfut la création des voltigeurs ( an XII), pression de part sont les deux formes c'est-à-dire, des compagnies d'élite com sous lesquelles se produit le plus ordiposées de petits hommes ; il n'y avait nairement l'infanticide. Le droit canoeu jusqu'alors de compagnies d'élite que nique distinguait dans l'avortement si pour les individus de grande taille, les le fætus était animé ou non, et ce n'égrenadiers.

tait que dans le premier cas qu'il le Jusqu'en 1808, l'organisation de l'in- punissait à l'égal 'de l'homicide. Mais fanterie resta à peu près la même. la difficulté de la preuve avait fait reL'an XII avait vu, outre la création des jeter cette distinction dans le droit civoltigeurs, la suppression du nom de vil. L'ancienne jurisprudence punissait demi-brigade. Celles qui existaient alors également de la peine de mort et la formerent 90 régiments de ligne, 19 à femme qui s'était procuré l'avortement 4 bataillons et 71 à 3, et 27 regiments et ceux qui l'avaient favorisé. legers, 3 à 4 bataillons et 24 à 3.

Mais il est de la nature même de cette En 1808, chaque régiment eut 5 ba- sorte de crime d'échapper à la juste ritaillons, dont 1 de dépôt. Chaque ba gueur des lois : une honte naturelle, taillon de guerre fut composé de 6 com dont le principe est honorable, engage pagnies. Le régiment entier comprenait la femme faible ou coupable à cacher sa 3,970 hommes.

grossesse. Pousser trop loin la recherL'infanterie française comptait, en che de l'infanticide , ce serait s'exposer 1813, 750,000 hommes. Les régiments à confondre un accident naturel avec furent, en 1814 , réduits à 3 bataillons. un crime. C'est en partie pour éviter Ils furent remplacés, en 1815, par

des cet inconvénient que Henri II, dans legions départementales. Enfin, en son fameux édit de 1556, exigea de 1820, l'infanterie fut de nouveau réor- toute fille enceinte une déclaration de ganisée, et, jusqu'en 1830, on n'y opéra grossesse, et punit comme coupable que des changements de peu de valeur. d'infanticide celle qui ne représenterait Elle fut encore une fois remaniée à cette pas son enfant, ou n'apporterait pas dernière époque. Elle compte, depuis les preuves légales que l'avortement, ou 1840, 100 régiments, composés chacun la inort de son fruit, après l'accouchede 3 bataillons , divisés en 7 compa- ment, ne pouvaient être attribués qu'à gnies.

une cause naturelle. INFANTICIDE. A Rome , comme on Henri IlI renouvela cet édit dans sait, les chefs de famille, propriétaires son ordonnance de 1586 , dont il presde leurs enfants comme de leurs es crivit aux curés de faire une lecture claves, avaient sur eux un droit absolu publique au prône de toutes les messes de vie et de mort. César nous apprend paroissiales ; « afin que nulle femme, qu'il en était de même de son temps « servante et chambrière, ou autre, chez les Gaulois ; il ne paraît pas que « ne pút prétendre cause d'ignorauce. » cet abus de la puissance paternelle ait Il paraît toutefois, par les termes de la jamais été permis chez les Francs; déclaration publiée en 1708, par Louis mais le système de composition admis XIV, que cette formalité était tombée par les lois barbares rendant toute pour en désuétude, par suite du mauvais suite de ce crime impossible, l'infanti- vouloir des curés; car , se fondant sur ide échappait chez eux aux prescrip- l'intérêt commun que l'Eglise et le roi tions pénales. On trouve cependant, avaient à conserver des âmes à Dieu et lans les Capitulaires, plusieurs textes des citoyens à l'État, ce prince leur relatifs à ce crime. L'un d'eux assimile enjoignit de nouveau de faire la publi'infanticide à l'homicide ordinaire ; un cation de l'édit aux messes paroissia.

1831 1832 1833

86 88 92 11 134 153 144 156 162

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1935
1836

1838

107
102

les, sous peine d'y être contraints par considération que les maisons de la saisie de leur temporel.

charité ne sont souvent qu'un encouLe crime d'infanticide devint beau- ragement offert à la débauche et à coup moins commun en France, quand l'imprévoyance, ont supprimé les tours les asiles ouverts aux enfants trouvés dans les hospices, et entravé, par des se multiplièrent. En donnant aux filles formalités gênantes, l'exposition des mères le moyen de cacher les preuves enfants. Le nombre des enfants troude leur faiblesse ou de leur débauche, vés a diminué en effet depuis lors: on arrêtait le mal en son principe; mais celui des infanticides a augmente l'infanticide, si horrible qu'il soit en en proportion. Voici des chiffres qui lui-même, ayant beaucoup moins pour en diront plus que toutes nos paroles: cause la méchanceté que la crainte du nous les relevons sur la statistique de déshonneur ou la misère.

la justice criminelle , publiée chaque Pénétrée de cette vérité, la Conven année par le ministre de la justice. tion essaya de tarir la source même de

Accusées d'infanticide. Condamnées. ce crime, en effaçant jusqu'au préjugé qui s'attache à la maternité illégitime.

49 Par son décret du 28 juin 1793, elle éta 1834 blit dans chaque district une maison où les filles mères pourraient faire leurs

1837 ..., couches, et offrit des secours à celles qui allaiteraient elles-mêmes leurs en

1839 fants ; elle alla même jusqu'à accorder, Il est à remarquer que ces chiffres par un décret du 17 pluviòse an ii, une ne s'appliquent qu'aux infanticides juprime pécuniaire à toute fille non ma ridiquement constatés. Ils font bien riée qui donnerait un défenseur à la voir la progression de ces crimes ; mais patrie.

ils sont loin d'indiquer le nombre de Heureusement, ces décrets, où il ceux qui se commettent chaque année, ne faut voir que des conséquences des l'infanticide échappant comme nous théories matérialistes dont était imbu l'avons dit, presque toujours aux pourla majorité des membres de cette as suites judiciaires. semblée, ne prévalurent jamais contre Le Code pénal de 1810, revise en les meurs. Il y a, en effet , plus qu'un 1832, distingue l'infanticide proprement préjugé dans cette opinion publique dit de l'avortement. D'après ce code, qui flétrit la maternité hors mariage ; le meurtre d'un enfant nouveau-né est elle découledu sentiment profond et ins- puni de mort; l'avortement est puni tinctif qui crée et maintient la famille. seulement de la réclusion, tant à l'éNous sommes loin sans doute de pré- gard de la femme qu'à l'égard de ses tendre qu'on ne doive avoir que dégoût complices; si ceux-ci sont médecins ou et mépris pour de pauvres femmes qui pharmaciens, la peine est celle des trase sont laissé séduire : l'égarement et vaux forcés. (Voy. ENFANTS TROCVÉS.) la faiblesse ont, à la pitié et à l'indul INFÉODATION. Voyez Fiefs. gence , des droits que nous savons re INGEBURGB OU INGELBURGE, reine connaitre; mais il ne faut pas que la de France , sæur de Canut VI, roi de débauche, et même la faiblesse, reçoi- Danemark, épousa Philippe-Auguste en vent une prime d'encouragement, et 1192; mais ce monarque, dès le lende que l'on puisse voir, dans les mesures main de son mariage, manifesta pour d'humanité que prend la société, une elle une aversion décidée. Bientôt après, approbation tacite du désordre.

il l'éloigna , en alléguant la parente Dans ces derniers temps, l'introduc- qu'il prétendait exister entre elle et sa tion des théories anglaises de Malthus, première femme Isabelle de Hainaut. sur la population, n'a pas peu contribué İngeburge demanda à se retirer dans à augmenter chez nous le nombre des un couvent, où elle vécut quelque infanticides. Plusieurs conseils géné- temps dans la plus extrême misére, et raux, mus , les uns par d'ignobles mo Philippe contracta un nouveau matifs d'économie, les autres par la riage avec Agnès de Méranie. Mais Ca

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nut VI parvint à intéresser en faveur de 3° une Baigneuse, aujourd'hui dans le sa sưur le pape , qui jeta l'interdit sur cabinet de M. Gossuin; 4° Jupiter et le royaume, et le roi, effrayé, se hâta de Thétis. reprendre Ingeburge. Cette princesse Après avoir terminé ses études , mourut en 1236. Elle fut ensevelie à M. Ingres résolut de se fixer à Rome. Corbeil, dans l'église de Saint-Jean de Pendant le séjour de quinze années l'Isle ou des chevaliers de Jérusalem, qu'il y fit, il donna plusieurs tableaux qu'elle avait fondée.

parmi lesquels nous citerons : Romulus INGÉNIEURS. Voyez GÉNIE.

triomphant des dépouilles opimes, Ingouf (François-Robert), graveur, grande composition peinte en détrempe, né à Paris, en 1747, suivit pendant et le Sommeil d'Ossian', tableaux comlongtemps les leçons de Jacques Flic mandés par Napoléon pour le palais part, et, bien qu'en quittant cet ar Quirinal, Virgile lisant son sixième litiste il eût déjà acquis une assez grande vre de l'Énéide devant Auguste, Octahabileté, il ne trouva qu'avec peine vie et Livie , composition de grandeur l'occasion de se faire connaître. Enfin, naturelle; et une Odalisque de même la gravure des Canadiens, d'après M. le dimension, commandée par la reine de Barbier, et les deux Nativités insérées Naples, Caroline Napoléon. Cette figure dans le Recueil du muséum de Laurent, est aujourd'hui dans le cabinet du comte d'après Raphaël et Ribera , le classè de Pourtalès. rent parmi les artistes distingués, et il A cette époque, M. Ingres peignit fut chargé de la gravure d'un grand quelques portraits, parmi lesquels nous nombre de sujets pour le voyage de rappellerons seulement celui de M. de M. Cassas, et pour le grand ouvrage de Norvins , qu'on a remarqué à l'exposila cominission d'Égypte. Ses ouvrages tion de 1824, et il commença une suite se font remarquer, en général, par un de petits tableaux dits de chevalet ; ce bel effet, et par une variété de teintes sont : Raphaël et la Fornarine (ce taétonnantes.

bleau est double, le cabinet de M. le Son frère, P. Ch. INGOUF , aussi comte de Pourtalès en possède un); graveur et élève de Flipart, a beaucoup une Vue de la chapelle Sixtine, grande gravé d'après les maîtres français. ÎN composition représentant le pape teest mort à la fin du siècle dernier. nant chapelle (il est double comme le

INGRANDE , Igorandis, ancienne ba- précédent); tableaux historiques sur ronnie de l'Anjou, aujourd'hui du dé- l'Arétin , appartenant à la collection de partement de Maine-et-Loire. Popul. : M. Devaux de Nevers; Roger et Angé1,497 habitants.

lique, exposé au Luxembourg; le maINGRES (Jean-Auguste-Dominique), réchal de Brunswick recevant l'ordre né à Montauban en 1781, recut de son de la Toison ďor des mains de Phipère, professeur de dessin dans cette lippe V'; la Mort de Léonard de Vinci; ville, les premières leçons de son art. Il Jean Pastoret introduisant le dauphin vint à Paris à 16 ans, et étudia sous le (Charles V) dans Paris, tableau comcélèbre David avec tant de succès, qu'il mandé par M. le comte Pastoret. remporta à 19 ans le second grand prix Après quinze années de séjour à Rome, de peinture, et à 20 ans le premier. En M. Ingres alla habiter Florence, où il vové à Rome aux frais du gouverne demeura quatre années. Enfin il revint ment, il exécuta pendant le cours de en France, apportant le Væu de Louis son instruction des tableaux qui fixèrent XIII, tableau commandé par le goutout d'abord l'attention publique, et qui vernement pour la ville de Montauban, furent recherchés pour les collections dont il orne aujourd'hui la cathédrale. les plus précieuses : 1° une figure de Six mois après sa rentrée en France en grandeur naturelle, représentant OEdipe 1826, l'Institut l'appela dans son sein, en présence du sphinx : elle appartient en remplacement du célèbre Denon. au cabinet de M. Gossuin ; 20 une Dor. M. Ingres a été ensuite nommé profesmeuse, aussi de grandeur naturelle: ce seur à l'école des Beaux-Arts, et a peint, tableau, exposé au Capitole, fut acheté pour le musée, un plafond qui reprépar Murat pour son palais de Naples; sente Homère déifié.

M. Ingres est un des artistes les plus sans raison, que M. Ingres, non-seule célèbres de l'école moderne en France, ment, avait persisté dans ses défauts, et en même temps celui sur lequel on a mais qu'il avait même outré ses qualporté les jugements les plus différents. tés; on lui reprocha le manque d'aire et En effet , s'il a ses adorateurs et ses de plan, et même, ce qui était presque adeptes, qui prétendent seuls savoir, un sacrilége aux yeux de ceux qui regar et pouvoir le comprendre, il a aussi ses dent le dessin de M. Ingres comme le critiques et ses détracteurs. Aux yeux nec plus ultra de la perfection, des erades premiers, c'est le seul peintre réel gérations choquantes dans le dessin que nous ayons; aux yeux des autres, Il s'établit entre les partisans et les ce n'est pas un peintre. Si entre ces adversaires de l'artiste une luttetre deux jugements, évidemment exagérés, animée dans la presse, dans les se on veut chercher à se faire une opinion ciétés, et jusque dans la salle même de şaine , juste et impartiale; si on 'étudie l'exposition. Enfin ce tableau fit, à cause les oeuvres de M. Ingres, cuvres peu de ses défauts même, beaucoup plus de nombreuses du reste, on arrive à s'ex- bruit que si c'eût été un chef-d'autre

. pliquer l'enthousiasme des uns et la Cependant, à la suite de cette exposicritique exagérée des autres.

tion, M. Ingres se brouilla tout à fait Dans les premiers tableaux de M. In avec le public. Depuis, il n'exposa plus gres, on remarqua du goût, de l'expres, rien, et un de ses derniers tableaux, qui sion, de la dignité, et une parfaite ob a fait aussi beaucoup de bruit dans la servation des convenances ; mais en monde artistique, la Stratonice, desti même temps, on regrettait de n'y trou née au cabinet du duc d'Orléans, ver ni vérité de couleur, ni transpa- est entré sans avoir été offert à d'ar rence, ni harmonie des teintes. On tres regards qu'à ceux des adiniraconçut cependant dès lors une grande teurs connus de l'artiste. Quoique espérance du talent futur de l'artiste, nous comprenions parfaitement cette car il avait la qualité essentielle, le des- susceptibilité, nous ne pouvons nas sin. Mais depuis, quelques personnes se

empêcher de blåmer cette rancune gate sont refusées à admettre comme un dée au public. En fait d'art, il nous premier talent un homme qui ne pos semble qu'on a tort de se faire un tersédait en quelque sorte que la moitié de cle à part. C'est, en définitive, toujour son art, et de là est résulté le peu de la foule qui est le seul et le meilieur popularité de la réputation de cet ar juge des réputations. David n'aurait tiste. Ce qui, en effet, frappe le public pas acquis la gloire dont son nom est dans la peinture, ce qui l'attire avant entouré, si, limitant sa pensée et son tout, c'est le coloris. Or, les tableaux pinceau dans un étroit espace, il n'a de M. Ingres manquent tout à fait de vait pas exposé aux yeux de la foule cette dernière qualité; aussi n'ont-ils émerveillée ses grandes et sublines pas été goûtés du public, et n'ont-ils pages. été prisés que de ceux qui, plus connais Malheureusement M. Ingres, en petit seurs, savent trouver dans une cuvre fectionnant les qualités qu'il possed at les beautés de détail, et l'estiment pour déjà, n'a pas corrigé ses défauts

. Dans ces beautés mêmes.

les travaux de son âge mûr , on trouve Au salon de 1834, M. Ingres exposa toujours le dessinateur pur et correct

, le Martyre de saint Symphorien, ta mais souvent on regrette encore de in bleau destiné à l'église d'Autun, où il se pas sentir le coloriste. Tout plein d'attrouve aujourd'hui. Cette cuvre, prônée miration pour les grands maitres du à l'avance, devait, à en croire les adeptes quinzième et du seizième siècle, il s'est de l'artiste, résumer toutes les qualités laissé entraîner jusqu'à l'imitation, et dont il était la plus savante expression; on lui a reproché, quelquefois c'était son dernier mot qu'il jetait au pu- raison, de faire rétrograder l'art plutit blic. Malheureusement, elle ne répon- que de lui faire faire des progrès. dit pas, lorsqu'elle parut, à l'idée Quoi qu'il en soit, M. Ingres n'en qu'on s'en était faite d'après les éloges jouit pas moins des avantages dus à sau qui l'avaient précédée. On trouva, non talent récl. Nommé officier de la Le

avec ras

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