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vit, il y eut en France, sous le nom naut, le numéro 10 bis et le nom de général de cavalerie étrangere, 17 régi- hussards de Jemmapes. Deux nouments de hussards, mais qui ne com veaux régiments formés aussi en 1793 prenaient qu'un escadron de 100 cava. prirent, l'un le numéro 11 et le nom de liers chacun, à l'exception du 1er qui légion germanique, l'autre le nuen avait deux.

méro 12; enfin le numéro 13 fut donne A l'organisation de 1762, il ne resta aux hussards américains. Un arrêté de que trois de ces 17 régiments; ce fu- la Convention du 4 juin , même année, rent : Bercheni, Chamborrand et réduisit le nombre de régiments de husRoyal-Nassau, créé en 1756.

sards à 10, en supprimant les quatre de L'organisation de 1776 fixa le nom formation plus récente, c'est-à-dire les bre des régiments de hussards à qua numéros 10 bis, 11, 12 et 13. tre. Ceux de Bercheni et de Chambor Par un arrêté du 8 janvier 1796, le rand eurent, comme ci-dessus, les Directoire supprima encore les numéros numéros 1 et 2; le numéro 3 fut donné 9 et 10. aux hussards de Conflans, et le nu. En 1797 et 1798, au contraire, le méro 4 aux hussards d'Esterhazi , qui nombre des régiments de hussards fut plus tard devinrent hussards de Saxe. augmenté. Au mois de janvier 1799, il En 1783 fut formé un 5° régiment de hus- y en avait 13, dont un avait le nusards avec le titre de colonel-général. méro 7 bis. La même année, les volontaires étran Au commencement de l'année 1800, gers de Lauzun formèrent le célèbre lors de la réorganisation générale de régiment de hussards de ce nom, et notre cavalerie, tous les régiments de prirent le numéro 6.

hussards furent portés à 5 escadrons de A l'organisation de 1791, les régi- 2 compagnies chacun. On créa vers la ments de hussards, comme tous ceux même époque le régiment des hussards des autres armes, quittèrent leurs noms volontaires de Paris, qui n'eut pas de de gentilshommes pour n'être plus dis- numéro. tingués que par leur numéro de rang En 1804, le nombre des régiments de et de création. Les six dont nous avons hussards fut réduit à 10; mais il y eut parlé tout à l'heure furent maintenus en outre, parmi les troupes auxiliaires et durent avoir au complet chacun de cavalerie, un régiment de hussards 4 escadrons ou 36 officiers et 544 hom- italiens. mes. Lorsque le 4e de hussards, ci En 1812 et 1813, ce nombre fut redevant Saxe, émigra tout entier, son porté et maintenu à 12, puis, en mai numéro fut donné au ci-devant colo 1814 , après la première restauration, nel-général, qui avait le numéro 5. réduit à 6 régiments qui s'appelèrent :

Le 23 novembre 1792, on créa deux le 1er, régiment du Roi; le 2e , réginouveaux régiments de hussards qui ment de la Reine ; le 3e , régiment de prirent les numéros 6 et 7; on les ap- Dauphin; le 4, régiment de Monpela aussi hussards de la liberté, nom sieur ; le 5°, régiment d Angoulême ; qui appartenait déjà à un autre corps de le 6o, régiment de Berry. Quelque l'arme formé sans numéro quelques temps après, on en créa sous le nom mois auparavant. La même année 1792, d'Orléans un te qui, par ordonfurent créés aussi sans numéros les nance du 16 janvier 1815, prit le nom hussards de la mort et de l'égalité, ou de régiment colonel-général. hussards noirs du Nord, les hussards Pendant les cent jours, l'armée fut du Hainaut et les hussards améri entièrement reconstituée comme elle cains.

l'était au 1er janvier 1814. Au mois de février 1793, un corps Après la seconde restauration, une formé l'année précédente à Nancy sous ordonnance du 30 août 1815, qui réglait le nom d'éclaireurs, devint le ge de une nouvelle organisation de l'armée. hussards. En même temps, le régiment ramena à 6 le nombre des régiments spécial des hussards de la liberté prit le de bussards. Le 1er s'appela alors numéro 9; les hussards noirs du Nord, régiment du Jura; le 2e, régimen le numéro 10; les hussards du Hai de la Meurthe ; le 3*, régiment de la

Moselle ; le 4®, régiment du Nord; le les convois, attaquent les fourrageurs, 5€ , régiment du Bas-Rhin ; le 6°, et flanquent dans les marches les ailes giment du Haut-Rhin. Ces regiments de l'armée. Enfin, l’arme des hussards subsistèrent sous ce nom jusqu'en 1824, est, à peu de différence près, la même où les hussards du Jura devinrent hus que celle des chasseurs, qui, en France, sards de Chartres.

sont plus anciens qu'eux. Ils font le A dater de 1825, ces divers régiments même service; l'habillement seul les ne furent plus guère désignés que par distingue. leurs numéros. Le nombre en resta tou Nous avons dit que le costume des jours fixé à six; mais leur organisation hussards, depuis leur apparition dans intérieure changea essentiellement. Cha- l'armée française, n'avait pas essentielque régiment fut porté à 6 escadrons, lement varie, sauf les couleurs. En efet chaque escadron eut 6 officiers, avec fet, dès le règne de Louis XIV, ils por111 cavaliers et sous-officiers et 93 che taient le dolman et la pelisse, qu'ils vaux de troupe pour le pied de paix, ont encore. Le dolman , contraire159 sous-officiers et cavaliers et 143 che ment à ce qu'en dit le dictionnaire de vaux de troupe pour le pied de guerre. l'Académie, qui même, dans la dernière

De 1825 à 1840, le nombre des régi- édition, confond ce vêtement avec la ments de hussards n'a point varié; mais pelisse, estime veste sans basques, en 1834, celui des escadrons a été re completement ronde, et qui sert aux duit de 6 à 5.

hussards d'habit de grande tenue. La En septembre 1840, sans rien changer pelisse qui, dans l'origine, était un peà ce qui existait, on créa trois nouveaux tit manteau court, est maintenant une . régiments de l'arme, qui prirent les nu deuxième veste ronde qui, dans le sermeros 7, 8 et 9, et qui recurent abso- vice, se porte sur l'épaule gauche et lument la même organisation que les six n'est retenue que par un simple cordon. premiers. Tel est l'état actuel des choses. Le dolman et la pelisse ont le devant

Les hussards ont été toujours regar- orné de ganses, de tresses et d'olives; dés comme cavalerie légère. Dans l'ori la pelisse a , de plus, les parements et gine, ils combattaient sans aucune es. le collet garnis de fourrure. Par les pece d'ordre ni de tactique; ils se grands froids, les hussards endossent groupaient confusement, chargeaient leur pelisse, mais ils ne gardent jamais ainsi leurs adversaires, et les envelop- le dolman dessous. paient en les effrayant par leurs cris et Deux choses, outre le dolman et la leurs gestes. Étaient-ils repoussés, ils pelisse, distinguent encore l’uniforme se ralliaient promptement et retour

des bussards de celui des autres corps naient aussitôt à la charge. On ne par de cavalerie : ce sont la ceinture et la vint qu'avec beaucoup de peine à les ba sabretache. La ceinture est une esbituer au joug de la discipline. Les pèce d'echarpe dont ils se ceignent la premiers bussards excellaient à manier taille et qui recouvre le bas du dolman; eurs chevaux : ils avaient des étriers ils l'ont portée de tout temps. La saCort courts, et leurs éperons se trou bretache, d'invention plus moderne, -ant ainsi fort près des flancs de l'ani est une sorte de gibecière qui s'attache mal, ils pouvaient le lancer avec beau au ceinturon du sabre et qui pend le coup plus de vitesse que la grosse long de la jambe. avalerie. Aujourd'hui encore, pour Dès l'origine (et l'innovation parut tteindre ce but, on ne donne aux hus des plus singulières), les hussards, à urds que des chevaux de moyenne la différence non-seulement des autres alle, mais trapus, souples et extrême corps, mais de toutes classes de la sobent maniables; les hommes eux-mêmes ciété qui avaient la culotte courte, pore doivent pas être trop grands. Aujour tèrent des pantalons. Ces culottes lonbui en effet, comme autrefois, les gues , dites à la hongroise, qui avaient issards sont destinés à exécuter les souvent pont enjolivé de passemenouvements rapides et à envelopper terie, étaient collantes, et le sont resennemi; ils vont à la découverte , ils tées jusque vers 1820. Depuis lors, utiennent l'arrière-garde, harcèlent elles sont devenues très-larges, de maT. ix. 34° Livraison. (Dict. ENCYCL., ETC.)

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mandait les lieutenants généraur. 1

Le marquis d'Huxelles porta d'abord gent; un lieutenant en second, deux; frere aîné, en 1669, il se consacra zur

armes, et grâce à Louvois, dont il de. capitaine en second, quatre; un capi. vint l'homme, pour ne pas dire l'espion,

il avanca rapidement. Il debuta en 1674

au siège de Besanco n, et, la même an. lonel, six en or. Ces galons se placent, née, obtint le brevet de colonel. Bien.

tot brigadier d'armée, puis marechal de

Flandre, et assista a ux sièges de Valen. sivement adoptées pour le dolman, la bourg, mais sans trouver l'occasion de

ciennes, Cambrai, Gand, Ypres, Lusem. ment l'attention sur lui, et l'approcher

du roi, Louvois lui procura-t-il le com somme, le costume des hussards est si mandement « de ce malheureus camp coquet, si seduisant, que, lors de la de Maintenon, cam de plaisance dont creation des premiers régiinents de les inutiles travaux ruinèrent l'infante

rie, et où il n'était pas permis de par qui vinrent de Hongrie, tirent, s'il ler de malades, et encore moins

morts, » Lieutenant général en 1688, il dirigea , sous les ordres du dauphin,

le siège de Philipsbourg, y fut attein arme jouissent encore du roème pri- d'un coup de mousquet entre les deur

nière à recouvrir la botte qui précédem- vilége; mais en tout cas,

nul corp ment, au contraire, les recouvrait jus

ne reçoit aujourd'hui plus d'enroles qu'à hauteur du genou.

volontaires. Quant à la coiffure, c'est peut-être la HUTTIERS, habitants des déserts mapartie de l'uniforme qui a changé le récageux de la Vendée, qu'il ne faut plus. Jusqu'en 1733, les hussards pas confondre avec une autre race de avaient porté des espèces de toques à même pays, designée sous le nom d: panache; ils prirent alors le shako, COLLIBERTS. (Vovez ce mot.) mais sans visière. Cet accessoire ne fut HUVE ( Jean - Jacques - Marie), l'er introduit que vers 1806. Le shako des de nos plus célèbres architectes me hussards , qui n'est plus orné aujour- temporains. C'est à lui que l'on doit d'hui que d'un plumet tombant en crins l'achevement de l'église de la Madeleine noirs, l'a été à différentes époques d'un Il a été élu, en 1838, membre de l'Insplumet droit et d'une sorte de flamme titut (académie des beaux-arts) en ret d'étofte, terminée par un gland, qui placement de Percier. pouvait onduler. De tous les corps de HUXELLES (Nicolas du Blé, mar l'armée , ils furent celui auquel on eut quis d’), maréchal de France, maque le plus de peine à faire adopter la

le 24 janvier 1652 à Chalon-sur-Saón. coiffure à la Titus; ils conserverent « Avant 1500, dit Saint-Simon, les du jusque sous l'empire les nattes et la Blé étoient presque inconnus. Depois queue.

lors, ils eurent un beau renom et de Seuls dans toute l'armée, les hus bonnes alliances. » Ainsi, pour ne pas sards, officiers et cavaliers, ne por

remonter plus haut, le grand-père et de tent et n'ont jamais porté d'épaulet- père du maréchal servirent avec gloire les. Les grades, chez eux, s'indiquent son père parvint même au grade de ca par des galons. Pour les sous-officiers pitaine général, qui ne fut donné que et les brigadiers, ces galons sont de quatre ou cing personnes, et qui même genre, en même nombre et à la même place que dans les autres n'était

loin du båton, lorsqu'il pe corps de cavalerie pour les officiers, rit, à peine âgé de 50 ans , au siege of ils forment ce qu'on appelle le naud Gravelines, en 1658. hongrois et figurent une espèce de trèfle. Un sous-lieutenant en a un d'ar- le petit collet ; puis à la mort de son un lieutenant en premier, trois; un colonel, six, dont un en or; un colole premier au-dessus du parement, le second au-dessus du premier, et ainsi camp, il fit toutes de suite.

Quant aux diverses couleurs succespelisse et le pantalon des bussards, il se signaler. Aussi, serait trop long et surtout trop peu intéressant de les énumérer ici. Mais en cette arme, les , surtout ceux en faut croire Saint-Simon, tourner la tête à beaucoup de grandes dames. Nous ne savons si les officiers de cette

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les campagues de

attirer force

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épaules, et devint , à titre de récom et fut bientôt un des courtisans les plus pense, chevalier des ordres du roi. assidus de Melle de Choin, maîtresse de

Lorsque les troupes françaises furent ce prince. «Il avoit la bassesse, dit Saintobligées, à l'ouverture de la campagne Simon, d'envoyer tous les jours, de la suivante, d'évacuer l'Allemagne, Huxel rue Neuve-Saint-Augustin, où il demeules resta chargé de défendre Mayence roit lui-même, auprès du Petit-Saintcontre toutes les forces de l'Empire. Il Antoine où logeoit cette dame, des têdéploya dans cette circonstance difficile tes de lapin à sa chienne. » Au bout de autant d'habileté que de courage, sou trois ou quatre mois, la tête faillit lui tiní sept semaines de tranchée ouverte, tourner de ne pas voir encore le succès exécuta 21 sorties , tua plus de 5,000 de toutes ses intrigues. Plongé dans une hommes aux Impériaux, et ne finit par noire et farouche mélancolie, il ne sorcapituler que faute de poudre et de tait plus, ne voyait plus personne. Heumousquets. Néanmoins, cette belle dé reusement pour son cerveau, déjà fort fense fut mal jugée à Paris. On soup- dérangé, il fut l'année même envoyé conna Huxelles de n'avoir rendu la place avec le cardinal de Polignac à Gertruyque pour retarder la paix qui devait demberg, en Hollande, pour négocier la amener la chute de Louvois, et la haine paix. On sait que les négociations échouéqu'on portait au ministre rejaillit sur rent à cette époque; mais trois ans plus un general qui, au su de tout le monde, tard, en 1713, le marquis d'Huxelles siétait sa créature. Huxelles, à son re gna au nom de la France le traité d'Utour dans la capitale, fut hué en plein trecht. Quoiqu'il n'eut pas fait preuve théâtre : Mayence! Mayence! lui cria de beaucoup d'habileté diplomatique, il t-on des loges et du parterre, et il se fut, à l'avénement de Louis XV, nommé vit forcé de sortir. L'accueil qu'il reçut président du conseil des affaires étrande Louis XIV, qua nd il alla se presen- geres, et même admis au conseil de réter devant lui à Fontainebleau, dut le gence. En 1722, il refusa d'abord d'apconsoler. Il s'était précipite à ses pieds. poser sa signature au traité de la qua« Relevez-vous, M. le marquis, lui dit druple alliance, négocié par Dubois, et « le roi ; vous vous êtes défendu en si favorable à l'Angleterre ; mais, sur « homme de cour, et vous avez capi- l'ordre du régent de signer ou de dona tulé en homme d'esprit.

ner sa démission, il signa. Peu de temps Nommé en 1690, toujours par l'en- après, il se demit de toutes ses places, tremise de Louvois, au commandement rentra dans la vie privée, et mourut en de l'Alsace, il sortit à peine, pendant 1730, âgé de 78 ans, sans avoir été jales vingt ans qui suivirent, de cette mais marié. province dont il était comme le roi ; Huyot (Jean-Nicolas), né à Paris le mais il fit toutes les campagnes qui eu 25 décembre 1780, étudia l'architecture rent lieu alors sur le Rhin. Le roi lui sous M. Peyre, et la peinture sous Daaccorda, le 4 janvier 1703, le bâton de vid; mais il se livra bientôt entièrement marechal ; cependant, à la fin, il s'en- à l'architecture, et ayant remporté le nuya de son Alsace, et sans quitter grand prix en 1807, il fut envoyé à Rome, ce poste, moins encore les cent mille où il resta six années. C'est là que écus d'appointements qu'il y touchait que M. Huyot, dirigeant plus particu(car il était fort avare, quoique la va lièrement ses études vers l'architeoture nité et le goût des plaisirs l'entraînas. antique, exécuta une restauration du sent à d'énormes dépenses), il trouva temple de la Fortune à Preneste, oumoyen de venir demeurer à Paris pour vrage remarquable qui fit le plus grand travailler à sa fortune. Sous un masque honneur à ses connaissances archéolod'indifférence et de paresse, il brûlait giques et commença sa réputation. De d'envie d'être quelque chose, surtout retour dans sa pairie, il fut employé d'être duc. Dans l'espoir de parvenir, il dans les travaux du gouvernement. se lia étroitement avec MM. du Maine Le désir de continuer ses recherches et de Toulouse, bâtards du roi, se fau sur les monuments antiques, lui fit fila auprès de madame de Maintenon, entreprendre , en 1817, un voyage dans ne négligea point le côté de Monseigneur, le Levant. Accueilli avec une grande

bienveillance par M. de Rivière, notre tre, jugea à propos de laisser ce plan de ambassadeur près de la Porte , il fit, côté et de s'en tenir aux anciens plans sur sa demande, un projet d'embel- proposés par Chalgrin, et nomma une lissement pour le palais de France, et commission qu'il chargea de continuer un projet d'hôpital français que l'ambas les constructions. Ce ne fut que sous sadeur voulait faire bâtir. De Constan le ministère de M. de Martignac qu'on tinople, il se rendit à Alexandrie, conti revint à M. Huyot, et qu'on lui confia nua l'exploration des monuments en étu l'achèvement de ce beau monument. diant les ruines égyptiennes, et remonta Mais les travaux étaient trop avance le Nil jusqu'à la seconde cataracte. Il pour suivre le plan qu'il avait prearriva au Caire, après un an d'absence, senté; il fut obligé de continuer celui visita les monuments de cette partie de de ses prédécesseurs , en ajoutant toul'Égypte, et fit une étude particulière tefois de nombreuses modifications are des cartouches, qu'on croyait déjà con parties qui étaient encore à exécuter, tenir les noms des rois d'Égypte. Ce chargé, en 1836, de la restauration du travail aida beaucoup les savants qui palais de justice, il est mort en 1840, s'occupèrent depuis de cet objet. Les et a été remplacé à l'Institut par M. Ca. conseils de M. Huyot furent utiles aussi ristie. au vice-roi d'Egypte, dans l'entreprise HYDE DE NEUVILLE (Jean-Guill.. gigantesque formée par ce prince pour baron de), né à la Charité-sur-Loire, amener les eaux du Nil à Alexandrie. d'un père d'origine anglaise, se fit conAprès avoir parcouru la ligne du canal naître, dès 1797, comme l'un des partconstruit à ce dessein sur une étendue sans les plus enthousiastes de la caus de 28 lieues, M. Huyot traça le plan de royaliste. Beau-frère de Delarue, et lit la partie qui passe entre les lacs d'Ą. avec les principaux membres du club de boukir et Mareotis. En quittant l'É- Clichy, il fut à l'intérieur l'actif agent gypte, il retourna en Grèce, et y arriva du royalisme jusqu'au 18 fructidor, épupour assister au commencement de l'in- que où il dut se réfugier en Angleterre

. surrection. Il fut alors contraint d'a- Après la révolution de brumaire, il ne bandonner ce pays, où il perdit presque noua ses intrigues; mais elles avortèrent tout ce qu'il possédait.

encore, et il dut de nouveau s'expatrier. A prescing années de courses,d'études Les pièces saisies chez lui , et publiées et de dangers, il revint enfin dans sa pa en mai 1800, sous le titre de Corres. trie, et fut nommé professeur d'histoire pondance anglaise, le firent considerer à l'école royale d'architecture. Les des comme l'un des auteurs du fameux comsins qu'il rapportait, les recherches qu'il plot de la machine infernale. Mais dans avait faites , et l'étude des monuments un mémoire qu'il publia en 1801, tout anciens qu'il avait poursuivie sur les en professant avec énergie ses principes lieux avec une grande persévérance, le monarchiques, il repoussa cette impumirent à même de faire un cours neuf tation. En 1805, il passa en Amérique, et complet sur cette partie de l'ensei- où il resta jusqu'à la première restauragnement. En 1823, l'Académie des tion. A son retour de Gand, où il avait beaux-arts l'appela dans son sein, en suivi le roi, le département de la Nieremplacement de M. Heurtier, et vers vre l’elut député, et il se signala à la cette époque, une ordonnance royale chambre parmi les promoteurs les plus ayant prescrit la continuation des tra véhéments de la réaction royaliste. Ce vaux de l'arc de triomphe de l'Étoile, le zèle fut récompensé par le titre de baministre de l'intérieur le chargea de lui ron, et bientôt il fut nommé ministre présenter divers projets pour achever ce plénipotentiaire aux États-Unis. Remonument d'une manière appropriée venu en France en 1822, M. Hyde fut aux circonstances, en conservant tou- de nouveau choisi par les électeurs de tefois les masses existantes. Le projet la Nièvre comme leur représentant dans de M. Huyot consistait à ajouter quatre la chambre de 1823, où, fidèle à ses ancolonnes engagées, surmontées d'un at. técédents, il se prononça avec force tique avec une inscription sur chaque pour l'exclusion de Manuel. Nommé face. Mais M. de Corbière, alors minis alors ambassadeur en Portugal, il repa

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