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S'ordena trois ordres de nous :

son père, partie de la croisade qui placa pouvoirs, lui fit une grande réputation un prince latin sur le trône de Constan- et une réputation meritée. tinople. Outre quelques chansons plei Hugues de Fleury nous a aussi laissé nes de grâce et de poésie et encore iné une chronique en six livres, dédiée à Ives Jites, on possède de Hugues de Brégi de Chartres. C'est, dit un biographe, un poëme en huit cent trente-huit vers, une espèce d'histoire universelle dont le intitulé la Bible au seignor de Brèze. principal but est de montrer la conduite C'est une imitation de la Bible de de Dieu à l'égard des hommes dans les Guyot de Provins (voyez Guyot); mais différents âges du monde. Ce seul point la satire y est moins rude; le style y de vue révèle une intelligence peu coma plus de douceur, parfois plus d'élé mune, et en effet la chronique d'Hugance; et la censure des meurs du siècle gues de Fleury l'emporte à bien des y est plus entremêlée de traits d'histoire égards sur les compositions historiques sainte et de digressions morales. L'au du même siècle. La géographie y est teur commence son poëme au péché moins inexacte. Les questions théologi. originel; et quand il arrive à la rédemp- ques y sont bien comprises et nettement tion, il raconte que cet événement fut débattues. Cette chronique part du suivi immédiatement du partage de la commencement du monde et s'arrête à société en trois ordres :

l'an 840; elle a été publiée à Munster, Quant Diex nous ot d'enfer rescous,

en 1638, par Bernard de Boffendorf qui

l'a enrichie d'une savante préface et de La première fu, sanz mentir,

notes intéressantes. Le Traité de la De provoire por Diex servir Ès chapèles et és moustiers ;

puissance royale et de la dignité saEt l'autre fu des chevaliers,

cerdotale a été publié par Baluze dans Por justicier les robeors;

le tome iv de ses mélanges. Hugues de L'autre fu des laboréors.

Fleury mourut dans les commenceLa Bible de Hugues a été insérée dans ments du douzième siècle. le tome il des fabliaux publiés par HUGUES des PAYENS, issu de la Méon.

maison des comtes de Champagne, HUGUES DE FLAVIGNY, savant béné s'associa en 1118 avec Geoffroi de Saintdictin, né en 1065, entra, en 1077, dans Oldemar et sept autres gentilshommes le monastère de Saint-Vannes de Ver francais pour protéger les pèlerins qui dun; puis, persécuté par les fauteurs de faisaient le voyage de terre sainte, et l'antipape Guibert, il se retira à Saint fonda ainsi l'ordre du Temple ; il mouBénigne de Dijon. Il fut nommé, en rut en 1136 (voyez TEMPLIERS). 1097, abbé de Flavigny en Bourgogne; HUGUES DE POITIERS., chroniqueur mais il revint peu de temps après à du douzième siècle, sur lequel on n'a Saint-Bénigne, où il mourut vers 1115. presque aucun renseignement; on sait Il a laissé une chronique dont la se seulement qu'il était moine de Vézelai conde partie, qui comprend l'histoire et qu'il écrivit, par l'ordre de l'abbé du onzième siècle, est très-importante à Pons, l'histoire de ce monastère. Cet cause des pièces originales qu'il y a in ouvrage est l'un des plus curieux du sérées. Cet ouvrage a été publié dans la douzième siècle, à cause des détails Bibliotheca manuscriptorum nova du qu'on y trouve sur la commune de VéP. Labbe.

zelai. Il se divise en quatre livres, dont HUGUES DE FLEURY, aussi nommé le premier ne renferme que des chartes Hugues de Sainte-Marie , embrassa la et des lettres relatives au monastère ; vie monastique à l'abbaye de St-Benoît la narration commence au second livre, sur-Loire, autrement de Fleury, vers la et comprend un espace de vingt-sept fin du onzième siècle. Les ouvrages qui ans, de 1140 à 1167.

restent de lui indiquent une Le père Lelong attribue encore à grande supériorité d'esprit; son Traité Hugues de Poitiers quelques opuscules de la puissance royale et de la dignilé restés manuscrits, entre autres un comsacerdotale, ouvrage destiné à faire mentaire sur Jérémie, et une chronique cesser les disputes qui s'étaient élevées qui va depuis le règne d'Auguste jusde son temps sur la limite des deux qu'à Louis VII. T. IX. 33€ Livraison. (DICT. ENCYCL. , ETC.)

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nous

convaincre de la sollicitud e avec laquelle

La chronique de Vezelai , insérée il la leur reprit, ainsi que la Désirade, les dans le Spicilegium de d'Achery, a Saintes et Marie-Galande. Mais plusieurs été traduite dans le tome vii de la Col des arrêtés de Hugues furent vivement lection des mémoires relatifs à l'his- critiqués; on alla même jusqu'à l'actoire de France, publiée par M. Guizot. cuser de concussion. De nouvelles acci

HUGUES DE ROMANS, célèbre legat sations se renouvelérent contre lui en du pape en France, neveu de Hu 1808, lors de la prise de Cayenne par gues ler, duc de Bourgogne, fut élevé les Anglais ; il fut acquitté par un conen 1073 au siége épiscopal de Die , bien seil de guerre, cependant il resta exqu'il ne fût encore que simple clerc. Il posé à de fâcheux soupçons. Il mourut fut ordonné prêtre l'année suivante par à Bordeaux , en 1826. Grégoire Vii qui , en 1074, le chargea Huissier. Ce nom qui, d'après sa de la légation de France. Nommé arche- racine, signifie portier, paraît n'avoir été vêque de Lyon en 1082 , Hugues de appliqué dans l'origine qu'à des officiers Romans présida un grand nombre de chargés d'ouvrir et de fermer l'huis, conciles, entre autres, celui d'Autun soit chez les grands, soit dans les cours en 1099, où il excommunia Philippe 1°r. de justice. Cet emploi changea ensuite Grégoire VII le désigna pour lui suc peu à peu de nature, et de bas qu'il céder sur le siége pontifical, et il essaya, était d'abord, finit par devenir trèsaprès l'élection de Victor III, de former important. un schisme; mais il échoua, et en Les huissiers civils furent, selon toute courut une sentence d'excommunication apparence, précédés par des huissiers dont il ne fut relevé que par Urbain II. d'armes qui, malgré la puérile distineIl mourut en 1186, en se rendant au tion établie par quelques auteurs entre concile de Guastalla. On a de lui ces dénominations, paraissent avoir été un grand nombre de lettres, dispersées les mêmes que les sergents d'armes"). dans plusieurs recueils.

Ces huissiers ou sergents, espece

de HUGUES DE SAINT-CHER, né près gardes du corps, devaient veiller à la de Vienne en Dauphiné, dominicain, sûreté du roi; il leur était ordonné d'alégat du saint-siege, et le premier de voir leurs carquois pleins de carson ordre qui ait eté honoré de la pour reaux, et d'accompagner leur souverain pre, a laissé plusieurs ouvrages qui sans jamais le laisser seul. lui firent, de son temps, une grande Indépendamment de ces officiers mi. réputation de savoir. Le plus important litaires, on en créa ensuite d'autres esi la Concordance latine de la Bible, pour le civil, qui durent porter les or le premier livre publié en ce genre. dres du roi partout le royaume, publier Ses autres ouvrages sont le Speculum les arrêts au péril de leur vie, s'exposer Ecclesiæ, des notes sur l'écriture, des à la vengeance des seigneurs qui se mosermons, etc. Il mourut à Orvietto en quaient de l'autorité rovale, et expier 1263. Ses auvres, publiees à Lyon en 1645, forment huit volumes in-folio. captivité ou par la mort. Aussi da

souvent leur hardiesse par une longue Hugues (Victor), né à Marseille, royauté comprit-elle qu'elle devait les d'une famille commerçante, fut tout revêtir comme les herauts d'une espèce jeune envoyé par ses parents à Saint- d'égide, et les mettre sous la sauvegarde Domingue, d'où il revint au commence de la loi qui commençait à se produire

, ment de la révolution. Il y fut envoyé quoique d'une manière incomplete, of de nouveau en 1793, en qualité de se devail bientôt faire courber les vassaux crétaire de Simondés; mais la mission les plus orgueilleux. Il suffit de parcoude ce dernier ayant manqué, Hugues se rir les arrêts rendus sous Philippe III, hata de revenir en France, où il exerça saint Louis , Charles IV , etc., pour se successivement les fonctions d'accusateur public à Rochefort et a Brest. Il les rois veillaient au maipa tien de leurs partit, en 1794, avec le titre de commis

prérogatives et considera sent l'outrage saire de la Convention pour les iles du Vent. Lorsqu'il arriva à la Guadeloupe, cette île était au pouvoir des Anglais,

() Daniel, Histoire de la anilice française

, t. II, p. 56.

fait à leur huissier comme une gravé Le roi lui avait pardonné à la prière du insuite à leurs droits.

pape; mais Casaubon continua ses criEn 1254, saint Louis rend un arrêt mes et osa même assommer de son pro-, qui ordonne à l'abbé de Vézelay de pre bâton fleurdelisé un sergent royal comparaître en personne pour avoir qui venait le citer à comparaître en laissé battre le sergent du roi par ses cour de parlement. Il fut forcé de se renmoines (*).

dre à la citation; il se présenta entouré En 1271, arrêt du roi qui condamne d'une foule de comtes, de barons et de le doyen et le chapitre de Lyon à gentilshommes d'Aquitaine, qui soute500 liv. parisis d'amende, parce que des naient son parti..... Mais ni sa brillante habitants de ladite ville avaient dit des escorte, ni son alliance avec le saintinjures à un sergent, et même avaient père, n'intimidèrent les gens du parleosé l'arrêter (et etiam arrestando (**).) ment : il fut enfermé au Châtelet, con

En 1278, les bourgeois de Villeneuve damné à mort, traîné à la queue des sur-Yonne sont condamnés à 1,000 liv. chevaux, et enfin pendu, comme bien d'amende pour avoir insulté un sergent il le méritait (1323) (*). » du roi; sur leur dénégation du et sur Voici un autre fait aussi démonstraleur refus de payer, le roi déclare

que

la tif, mais il se passe cent ans plus tard. somme sera levée sur la ville entière (***). Le jour de la fête de la Toison d'or

En 1279, l'évêque d'Orléans est con- (1456), monseigneur le duc de Bourgodamné à 50 liv. parisis pour avoir gne, de Lotrich, de Brabant, de Limlaissé emprisonner par un de ses clercs bourg, de Luxembourg, comte de Flanl'huissier du roi (****).

dre, d'Artois et de Bourgogne, palatin La même année, l'abbé de Daurat de Hollande, de Zélande, de Naest condamné à payer 500 liv. d'a mur, etc., se trouvait environné de mende, et de plus à faire des excuses tous les chevaliers magnifiquement paà un sergent qu'il avait battu (*****). rés. Comme il allait s'asseoir à la table

La même année encore, un autre abbé de velours étincelante de pierreries, est condamné à 100 liv. tournois d'a « un petit homme en noir jupon se mende, applicables moitié au roi et moi trouva là, on ne sait comment, et se jetié à deux sergents insultés (******). tant à genoux, lui présenta à lire.....

Ell eannonçait une grande force, cette une supplique ? Non, un exploit, un puissance rovale qui osait ainsi con exploit bien en forme du parlement de damner des évêques et assigner des Paris, un ajournement en personne clercs à comparaitre devant des juges pour lui, pour son neveu , le comte laïques ; on pouvait de là pressentir ce ď Étampes,..... et cela au sujet d'un quiqu'elle deviendrait bientôt. Mais conti- dam dont le parlement déclarait évoquer nuons de la suivre dans ses développe- l'affaire. » Une autre fois, c'est enments, et voyons-la s'attaquer aux grands core un de ces hardis sergents qui s'envassaux. «Il y avait au pays de Toulouse vient dans Lille, le duc étant en cette un baut et puissant baron nommé Jour- ville, battre et rompre à marteau de dain de Lille, seigneur de Casaubon, forge la porte de la prison pour en tirer qui avait épousé urie nièce du pape. Cet un prisonnier..... Le duc arrêta ses tomme avait déjà été cité devant la gens qui voulaient jeter l'homme à la our du roi pour dix-huit accusations, rivière (**). Font chacune méritait la peine de mort. L'huissier proprement dit, ou le ser

gent, car cette confusion de noms exis(*) Voyez les Olim du parlement, publ. tait alors et s'est conservée jusqu'à la par M. Beugnot, dans la collection des mo fin du dix-huitième siècle, ne sortait numents inédits de l'histoire de France, t. I, pas du royaume; il signifiait ses exploits 36.

dans tout le domaine soumis au roi soit (*) Ibid., 1, 875.

directement, soit par vassaux,

mais (***) Ibid. , II, 119. (****) Ibid., II, 120.

(*) Henri Martin, Hist. de France, t. V, (*** **) Ibid., II, 141.

P, 272. (******) Ibid., II, 146.

(**) Michelet, Hist, de France.

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dans le domaine seul; et c'est à tort était complétement chargé. L'Atlas ca. qu'on a quelquefois appelé huissiers les talan de 1375 contient un dessin gros. ambassadeurs envoyés à des souverains sier d'un bâtiment de cette espèce, qui étrangers ; le nom de sergent a pu seul y est appelé Uxer. leur être donné, parce que ce terme avait, On donnait encore le nom d'huisau moyen âge, une signification extrê. siers aux charpentiers ou menuisiers mement vague, s'appliquant soit aux qui faisaient les portes : « Item, ne officiers du roi, soit à ceux des sei- huchier ne huissier ne peuent ne ne gneurs, soit même à des vassaux qui deuent faire ne trappe, ne huis, de n'étaient assujettis qu'à une simple re fenestre, sans govions de fust ni de devance (voyez SERGENT).

fer, par leurs seremens; et se il estoit On trouve dès 1388 des huissiers du trouvé, il paieroit xx sous d'amende, parlement. Au dix-huitième siècle, ceux x sous au roi et x sous au mestre du du Châtelet se divisaient, en huissiers mestier (*). » audienciers, qui servaient particulière Hulans, houlans, uhlans ou ulans, ment à l'audience; en huissiers à che- espèce de cavalerie d'origine asiatique, val, qui pouvaient exploiter partout le dont l'usage s'introduisit d'abord en royaume; en huissiers à verge, dont Pologne et en Lithuanie, puis se répanles fonctions étaient à peu près sembla- dit de là en Allemagne, en Russie et bles, et dont le nom venait du bâton en France au dix-huitième siècle. fleurdelisé qu'ils devaient porter à la Ces cavaliers combattaient à la ma main; enfin en huissiers fieffés, ainsi nière des bussards, et ils étaient armés appelés de ce que leur charge était con de sabres, de pistolets et de lances sidérée comme un fief.

surmontées d'une petite flamme desti Sous les derniers princes de l'an née à effrayer les chevaux de l'ennemi. cienne monarchie, on vit de grands sei Le maréchal de Saxe essaya, en 1734, gneurs briguer le titre d'huissier de la d'introduire en France l'usage de cette chambre du roi, qui leur permettait arme, et en forma un régiment de mille d'ouvrir aux familiers la porte du sou. hommes auxquels on mêla autant de verain, quand il mettait sa chemise ou dragons. Les hulans français portaient prenait ses pantoufles (*).

la simarre et la culotte verte, les bottes Les huissiers de nos jours sont des a la hongroise, et un casque garni d'un fonctionnaires publics établis dans cha turban d’où tombait une queue en crins que arrondissement pour faire toutes de couleur. Leur armement consistait citations, notifications et significations en une lance de neuf pieds, en bois de requises pour l'instruction des procès; frêne, surmuntée d'un fer à pointe lontous actes et exploits nécessaires pour que et aiguë , à peu près comme celle l'exécution des ordonnances de justice, de nos lanciers d'aujourd'hui

. Ils fujugements et arrêts , et le service per rent licenciés à la mort du maréchal. sonnel près les cours et tribunaux. Hullin (Pierre-Auguste, comte),

Les huissiers près les tribunaux sont naquit à Genève en 1758. Apprenti hornommés par le roi, et ils ne peuvent loger, il exerçait son état à Paris, lorsfaire aucun acte pour leurs parents ou que, frappé de sa haute taille et de sa alliés.

belle figure, le marquis de Conflans le HUISSIER. On appelait encore ainsi au prit à son service comme chasseur. Sa moyen âge une sorte de vaisseaux d'une belle conduite au 14 juillet 1789 lui raplus grande capacité que les nefs ordi- lut le titre de vainqueur de la Bastille, naires, qui servaient à transporter la titre décerné avec une médaille aux hécavalerie, et avaient au-dessus de l'ar ros de cette journée par la municipalité rière un huis par lequel on faisait en de Paris. Autant il avait montré de trer les chevaux dans la cale. L'embar- courage à l'attaque de la forteresse, où quement fini, on calfatait cette porte, qui il entra des premiers, autant il montra se trouvait dans l'eau quand le navire ensuite d'humanité. S'emparant du gou

(*) Dictionnaire de jurisprudence de l'en (*) Livre des métiers, titre xivit, édition cyclopedie méthodique, art. HuissieRS. Depping.

verneur Delaunay, il l'escorta dans sa Hulst (siége de). En 1747, l'armée marche vers l'hôtel de ville , et fit les française victorieuse envoya un détaplus nobles efforts, jusqu'à exposer sa chement bloquer cette ville. La garnipropre vie, pour le protéger contre la son, forte de 1,800 hommes, se retira vengeance du peuple.

après une capitulation honorable. A partir de là, Hullin semble avoir Hulst tomba de nouveau au pouvoir voulu se tenir en dehors du mouvement des Français en 1794, lorsque vos troude la révolution. Sa biographie ne pré- pes triomphantes envahirent la Flandre sente rien d'important jusqu'en 1796. maritime. A cette époque, employé comme adju HUMANN (Jean-George), naquit à dant général à l'armée d'Italie, il s'y Strasbourg en 1780, dans une condition distingua par divers actes de bravoure. obscure. Devenu négociant dans cette En 1799, 'il contribua puissamment à ville, il y acquit une belle fortune par la défense de Gênes. Au 18 brumaire, son activité et son intelligence, mais il se trouvait à Paris, près du général aussi en recourant parfois à des moyens en chef Bonaparte, dont il servit acti que réprouvent les lois protectrices du vement les projets. Il fit la nouvelle commerce national. Élu, en 1820, député campagne d'Italie de 1800, fut nommé du département du Bas-Rhin, il alla en 1803 général de division et comman siéger sur les bancs de l'opposition, et, dant des grenadiers de la garde consu pendant les sessions de 1824, 1825, laire , et présida en 1804 le conseil de 1826 et 1827, il prit assez fréquemment guerre qui condamna le duc d'Enghien. la parole dans les discussions financières. Il fit ensuite les campagnes d'Autriche en Le collége de Villefranche l'envoya de 1805, et de Prusse en 1806, campagnes nouveau à la chambre en 1828. Il vota, où il fut successivement chargé des en 1830, l'adresse des 221, et fut réélu commandements de Vienne et de Ber le 28 juillet, par le collége de Schélestadt lin,

(Bas-Rhin). Durant la campagne de Russie, il fut Le 11 octobre 1832 , il fut chargé du laissé en France, où il commanda la portefeuille des finances, et quitta ce première division militaire. Le général poste en janvier 1836. Nommé, le 3 ocMallet s'adressa à lui pour l'attirer dans tobre 1837, membre de la chambre des sa conspiration, et voyant ses ouver pairs, il rentra, le 1er mars 1840, au tures mal accueillies, lui tira à bout ministère des finances. Il remplissait portant un coup de pistolet qui lui cassa encore ces fonctions lorsqu'il fut frappé, la mâchoire inférieure. Le général Hul au mois d'avril 1842 , d'une attaque lin garda le commandement de la ville d'apoplexie à laquelle il succomba. de Paris jusqu'au mois de mars 1814. Humann était le fils de ses propres Alors, après avoir accompagné à Blois Quvres; il devait son élévation à son tral'impératrice Marie-Louise, il envoya vail opiniâtre, à l'énergie de son caracson adhésion au gouvernement de Louis 'tère , qu'il déploya souvent aux dépens XVIII, mais il n'en fut pas moins dé- du pays, mais quelquefois aussi dans pouillé de toutes ses fonctions.

l'intérêt public. Ceux qui savent d'où Au retour de l'empereur, le gouver- il était parti pour arriver jusqu'au nement de Paris lui fut rendu, et il le ministère, ceux qui mesurent la distance garda jusqu'à la seconde restauration. qui sépare l'origine et la fin de sa car. Compris dans l'ordonnance du 24 juin rière , honoreront cette persévérance 1815, il fut arrêté, détenu à Cosne, et qui a lutte contre tant d'obstacles, qui enfin proscrit par l'ordonnance du 17 a triomphe de tant de difficultés. Pourjanvier 1816. Il passa en Belgique et en quoi faut-il que Humann ait oublié qu'il Allemagne les années de son exil. était sorti du peuple, et que le ministre

On a de lui l'opuscule suivant : Ex- de la royauté de juillet ait abjuré les plications offertes aux hommes impar principes qu'avait professés le député tiaux au sujet de la commission mili de l'opposition sous la restauration ? taire instituée en l'an xii pour juger le HUMBERT, né en Bourgogne, entra duc d'Enghien, Paris 1833.

dans l'ordre de Saint-Benoît à Moyen

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