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réformées en partie; les principes du qu'il n'y avait plus que très-peu d'homgoût furent modifiés. Le résultat es mes capables de satisfaire à toutes ces sentiel de ce changement fut la restric exigences de la raison et du goût que tion et l'affaiblissement des droits sé le dix-septième siècle avait imposées vères, de l'autorité inflexible qu'avait aux écrivains, on vit une foule d'auteurs exercés la raison, et la conquête d'une accuser les législateurs de la littérature liberté plus grande, d'un empire plus de despotisme et de tyrannie, déplorer étendu pour l'imagination et la sensibi la sécheresse et la timidité de la langue, lité. Par là, l'équilibre fut détruit, les et demander à grands cris la révision parts furent inégales : celle de l'imagi d'un code qu'ils disaient trop étroit et nation commença à l'emporter sur celle trop minutieux. de la raison.

Enfin, il faut le dire aussi, entre les Trois causes principales déterminè mains de cette école d'écrivains philorent cette révolution. D'abord, il est sophes qui marchaient ensemble sur la impossible qu'une littérature conserve trace de Voltaire, la langue française, toujours la même forme, obéisse tou si elle n'avait rien perdu de sa netteté jours aux mêmes lois. Une littérature et de sa finesse, était devenue plus påle, ne subsiste, ne se perpétue qu'à la con- plus uniformément abstraite : la discusdition de se transformer, parce qu'il y sion métaphysique l'avait refroidie et a dans l'esprit humain un impérieux desséchée. L'imagination s'était beau. besoin de nouveauté que les écrivains coup moins montrée dans la prose et sont contraints de satisfaire. Ces trans dans les vers de la plupart des encycloformations sont souvent une altération, pédistes que dans Télémaque et Phèdre. une décadence; mais, il faut le recon Cet empiétement de la raison philosonaître, elles sont nécessaires.

phique amena une réaction. Par cela En second lieu, dans les époques où même que l'imagination avait été sacri. le génie devient plus rare, les règles sé fiée, on réclama pour elle avec plus de vères, les préceptes impérieux et exi- chaleur, et l'on fut plus disposé à la faire geants sont acceptés avec moins de souveraine à son tour. soumission et de docilité. Le joug des Ainsi se modifia la définition du goût, règles n'effraye pas le génie que soutient ou, pour parler plus exactement, le la conscience de sa force. Porter ce goût lui-même fut discrédité. A la fin joug, ce n'est pas pour le génie un la du dix-huitième siècle, on entendait des beur accablant, une tâche debilitante, critiques influents crier du haut de leur c'est un exercice utile, une gymnastique chaire aux écrivains : Ayez de l'imagisalutaire. Mais la médiocritè succombe nation, de la chaleur, du coloris ; peisous le fardeau. La médiocrité, qui sou gnez vivement, excitez des impressions vent n'est que le talent sans génie, de fortes, et nous vous tiendrons quittes mande à s'affranchir des entraves où du goût. C'est le langage que tivrent elle n'a pas la force de conserver un libre souvent, d'une maniere plus ou moins essor. Les ouvrages des hommes de explicite, Diderot et Beaumarchais, les génie, composés dans un esprit de cons deux chefs de la réforme à cette époque. ciencieuse fidélité aux règles les plus C'est contre les prédications de cette difficiles du goût, charment tout le sorte que s'indignait la Harpe, qu'on a monde par ce mélange même de sagesse surnommé le champion des pures docet de force. Les ouvrages des esprits trines classiques, mais qui n'a pas toumédiocres, accommodés à grand peine jours compris ce qu'il y avait de liberté aux mêmes règles, n'inspirent que froi au fond dans les chefs-d'oeuvre les plus deur, ennui et dédain. Il est donc natu- réguliers du dix-septième siècle. rel que la médiocrité s'insurge contre Malgré les obstacles qu'elle renconles lois établies, et réclame une liberté trait, la réforme grandit, et l'imaginaqui lui permettra du moins de produire tion recula les limites de son domaine. une illusion de quelques jours, et d'ob- Beaucoup de ceux d'ailleurs qui s'oppotenir quelques succès dont l'éclat éphé- saient à la réforme accéléraient ses promère satisfera son ambition. C'est ainsi grès par les efforts mêmes qu'ils faisaient qu'à la fin du dix-huitième siècle, alors pour l'étouffer. Admirateurs serviles,

imitateurs maladroits du passé, ils com- bien à craindre qu'on n'abuse de la perpromettaient par leurs plaidoyers la mission et du précepte, et que la liberté doctrine qu'ils défendaient. Ils la com ne mène à la confusion et au chaos. La promettaient bien plus encore par leurs raison est à elle-même son propre ouvrages. La littérature de l'empire crut guide ; mais l'imagination, abandonnée pouvoir arrêter la révolution en littéra- à elle-même, est incapable de se gouture, et ne fit que lui prêter un argu verner, et ne tardera pas à s'égarer ment et une force de plus. Cette révo dans les nuages. La raison ne reconnaît lution s'est achevée de notre temps. d'autre vérité que la vérité générale , L'étude des littératures anglaise et al. c'est-à-dire, celle qui est vraie pour tous lemande, un commerce intime avec et partout; l'imagination s'attache à la Shakspeare, Gæthe, Schiller, ont porté vérité particulière, accidentelle, passale dernier coup à la sévérité des antiques gère, aussi bien qu'à la vérité générale; règles, et il a été décidé que l'imagina- car, pourvu qu'une chose l'émeuve, l'étion jouerait un grand rôle dans la lit. tonne, l'amuse, l'effraye, elle est assez térature du dix-neuvième siècle.

vraie pour elle. Livrée à elle-même, l'iJusqu'ici , il est resulté de cette ré- magination court grand risque de se volution plus de mal que de bien. Quel. perdre dans les vérités accidentelles, ques esprits d’élite, adoptant le principe c'est-à-dire , de s'attacher à ce qui fondamental de la réforme, mais l'ap- n’existe que comme exception. Arrivée pliquant avec la modération d'une rai- à ce degré, l'imagination n'est plus que son maitresse d'elle-même, ont produit la fantaisie ; or, la fantaisie est la desdes ouvrages moins purs peut-être que truction de tout art; car elle n'élève sur les monuments du dix-septième siècle, un sol incertain et changeant que des mais dignes encore de figurer au pre édifices de vapeur , que des palais de mier rang. Originaux et créateurs, ils nuages, destinés à s'évanouir après avoir se sont inspirés de l'imagination plus amusé un instant la frivole curiosité de que leurs illustres devanciers : ils ont la foule. donné une place dans leurs écrits à la C'est ainsi que, dans les genres les rêverie, à la fantaisie, au caprice mêine, plus divers , beaucoup d'auteurs conmais en s'arrêtant à propos : ils ont temporains, dont quelques-uns avaient concilié l'antique précision de nos pères reçu des facultés éminentes, égarés par avec une certaine poésie vague habile- l'abus d'un principe encore plus dangement empruntée au génie des littéra reux peut-être que fécond , n'ont remteurs étrangers et au génie mélancolique porté que des succès factices et périssadu siècle nouveau. Leurs efforts ont été bles, et n'ont rien fondé que nous couronnés d'un succès non-seulement puissions léguer avec confiance à l'aglorieux, mais durable. Les noms de venir. Quand ils voudront mettre leur Chateaubriand, de madame de Staël, réputation à l'abri des retours de l'ocelui de l'auteur des Méditations, re pinion et des variations de la mode, tentiront aussi dans l'avenir. Mais avons- quand ils voudront créer des chefsnous beaucoup d'autres noms sembla- d'ouvre qui leur survivent, ils devront bles à citer? Pour quelques chefs-d'oeuvre maîtriser la folle du logis, et songer produits par notre époque, que de dé- que l'écrivain ne doit pas seulement plorabies tentatives, que de créations émouvoir et amuser la foule, mais aussi bizarres ou insensées, que de chutes la faire penser, l'éclairer, l'instruire , ridicules nous aurions à enregistrer, et qu'il ne peut y parvenir qu'en temşi nous voulions faire le bilan exact de pérant l'imagination par la raison, et la littérature contemporaine! Ce résul en soumettant ses œuvres au contrôle tat était inévitable. Quand on dit à l'i- de ce juge trop dédaigné qu'on appelle magination : Ouvre tes ailes et prends le goût. ton essor , sans lui ménager un contre GOUVERNEMENTS. Voyez FRANCE poids, sans lui tracer aucune route; (divisions politiques et administratives quand on établit que le plus important de la). en littérature c'est d'émouvoir forte GOUVERNEURS DES PROVINCES ET ment l'esprit avec des images, il est

« Les gouverneurs et

DES VILLES.

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lieutenans pour le roy aux provinces cour; en Picardie, le duc d'Aumale; en sont ce qu'estoient autrefois les ducs; Provence, Henri d'Angoulême, bâtard et les gouverneurs des villes ce qu'es de Henri II, puis d'Épernon. Ces seitoient les comtes ; lesquels estant deve gneurs exerçaient la haute et basse jusnus dignitez héréditaires, les gouver. . tice, levaient des impôts, soldaient des neurs et lieutenans du roy ont succédé troupes, faisaient des alliances en mai. à leur authorité et pouvoir , afin de tres absolus; à peine gardaient-ils, à conserver en paix et repos les provinces l'égard du roi , les respects et la dépenqui leur sont données en garde, et d'a dance des feudataires envers le sizevoir puissance sur les armes d'icelles, rain; d'un autre côté, ils pouvaient et les deffendre par les armes contre les compter sur l'affection et l'obéissance séditieux et ennemis; tenir les places des provinces auxquelles ils rendaient bien fortifiées et munies, et prester quelque souvenir de leur ancienne exis. main-forte à la justice des provinces, tence politique. chacun dans l'étendue de leur gouver Cependant, jusqu'à un certain point, nement. Leurs commissions sont véri les gouvernements des grandes provinfiées dans les parlemens où ils ont ces demeuraient sous la main du roi, séance immédiatement après les pre tandis que les gouvernements particumiers présidens.

liers étaient en quelque sorte aliénés à Telle est la définition que donne de perpétuité. Beaucoup de districts d'une la dignité des gouverneurs ur État de étendue médiocre, beaucoup de villes, la France de l'an 1648 et 1649 (*). souvent même des châteaux forts (*), Rien de plus juste que la comparaison étaient érigés en gouvernements que le de ces puissants personnages avec les roi ne croyait pas pouvoir reprendre à anciens ducs et comtes. Ce furent eux ceux auxquels il les avait une fois accoren effet qui continuèrent la féodalité dés, à moins de les leur racheter. Nous jusqu'au dix-septième siècle. Leur indé connaissons mal la réunion des droits, pendance politique grandit et se déve des services obligés, des casualités qui loppa surtout avec les guerres civiles rendaient ces gouvernements si lucradu seizième siècle. Alors on vit partout tifs; nous voyons seulement que même dans le royaume des souverains aussi les plus petits produisaient un revenu indépendants de fait que les anciens considérable levě tout entier sur les hacomtes d'Anjou, de Poitou, de Tou bitants ou sur le transit du commerce. louse, ou les ducs de Normandie, de Le roi n'accordait aucune paye au gouBourgogne. Sous François Ier, le nom verneur; il ne lui bonifiait aucune dé. bre des gouverneurs des provinces avait pense; les fortifications, la garde, la été fixé à neuf. Ces hauts dignitaires police, tout demeurait aux frais de ce ne régissaient que la Normandie, la petit despote, ou plutôt des sujets qu'on Guienne, le Languedoc, la Provence, lui abandonnait. Mais aussi , dans son le Dauphiné, la Bourgogne, la Cham château , sa ville, sa petite province, pagne, la Picardie et l'Ile-de-France. tout dépendait de lui; les armes, Mais, à partir de Henri II, ils se multi soldats et leur capitaine lui apparteplièrent beaucoup, et Henri III ne put naient. Les habitants, qui n'avaient à faire prévaloir la décision par laquelle attendre que de lui protection et jusil les réduisait à douze, en ajoutant aux tice, lui étaient dévoués; ils se croyaient anciens gouvernements la Bretagne, le obligés à le défendre, à suivre son Lyonnais et l'Orléanais. C'était, en parti, à en changer avec lui, souvent Languedoc, Damville; en Dauphiné, même au préjudice de leurs sentiments Lesdiguières ; en Guienne, le roi de religieux. Le roi ne faisait rien pour Navarre; en Champagne, le duc de eux; eux-mêmes ne faisaient rien pour Guise, puis celui de Nevers; en Bour le roi; mais, par dévouement à leur gogne, Mayenne; en Bretagne, Mer

(*) Un seul chateau, en France, celui du (*) Inséré dans les Arch. cur. de l'histoire T'aureau à Morlaix, était le siège d'un gou. de France, t. VI de la 2° série, p. 387 et verneur nommé par les bourgeois de la ville sliv,

(voyez MORLAIX).

les

gouverneur, ils se soumettaient à tous son immense faveur. Parmi les hugueles dangers (*). »

nots, Lesdiguières avait reconquis le L'organisation de cette féodalité nou Dauphiné, où il demeurait lieutenant velle était si forte, que maintes fois, général, et ne tenait guère sa puissance pendant nos guerres civiles, les grands que de lui-même; Duplessis-Mornay seigneurs purent songer à partager le restait gouverneur de Saumur; Cauroyaume en petites souverainetés indé mont-Laforce, du Béarn. pendantes; et lorsque Henri IV tra Ces grands vassaux, élevés si haut vailla à dompter la ligue , tous les gou par les troubles civils plutôt que par verneurs lui firent chèrement acheter leur naissance, étaient plus puissants leur soumission. Villars-Brancas, qui que les seigneurs féodaux du temps de livra Rouen, le Havre, la haute Nor Louis XII ou de François Ier. Aussi mandie, coûta 1,200,000 livres pour Henri IV songea-t-il constamment à les ses dettes , 60,000 livres de pension, et abattre. Ce qui facilita son cuvre, c'est le revenu de six abbayes. Guise n'échan que la puissance des gouvernenrs était gea la Champagne contre la Provence éparse, tandis que sa volonté, à lui, que moyennant décharge de ses dettes était unique , constante. au trésor, dispense de payer pendant Pour tempérer leur pouvoir, il leur une année aucune dette à des particu nomma des lieutenants généraux. Malliers, plus 400,000 écus pour rétablir heureusement le lieutenant général deses affaires. Il en fut de même des au venait souvent lui-même un potentat tres. Ce que le Béarnais put d'abord non moins redoutable que le gouverfaire de mieux, ce fut de contre-balan neur. Ainsi, le titre de gouverneur du cer le pouvoir des gouverneurs, de les Dauphiné appartenait au comte de Soischanger de provinces lorsqu'ils y con sons, et Lesdiguières n'était que lieutesentaient, de mettre aux prises les plus nant général. Le même comte reçut le ambitieux et les puissants, comme il gouvernement de la Normandie, où opposa, par exemple, Lesdiguières et Fervaques était lieutenant général. RoDamville à d'Épernon. Ses concessions quelaure remplaçait au même titre furent même si grandes, qu'après la Condé en Guienne; la Vieuville était paix de Vervins et l'édit de Nantes, qui lieutenant général de Nevers, en Chamlui rendaient sa puissance, il n'était pagne. guère assuré encore de son autorité que Les efforts de Henri IV pour courber dans sa capitale. Dans la plupart des ces pouvoirs indépendants avaient eu provinces, les gouverneurs lui oppo- quelques résultats; mais Marie de Mésaient encore une résistance d'inertie. dicis, dès son avénement, se montra Ils étaient presque indépendants. Guise trop faible pour les contenir, et ils lui tenait la Provence; Joyeuse, une partie résistèrent plus ouvertement que jadu Languedoc; Mercœur, Mayenne, mais. Richelieu leur porta un coup Brissac, Villars, et tous les autres chefs mortel, en ordonnant la démolition des qui avaient vendu des provinces, avaient places fortes intérieures, qui n'étaient eu, comme récompense, des gouverne- guère utiles qu'aux mécontents, aux rements particuliers, avec des villes for belles (voyez aussi ANNALES, tome 1er, tifiées. Damville, maréchal de Mont pages 468 et 469). Cette mesure impormorency, avait été confirmé dans le tante ruina la puissance des grands dans gouvernement du Languedoc, dont la les provinces, jusqu'au moment où Ma. lieutenance appartenait à son gendre, le zarin crut de son intérêt de leur en duc de Ventadour; et, en 1606, il en rendre une partie; et les seigneurs de obtint encore la survivance pour son la fronde vinrent ensuite faire à la reine fils, ågé de douze ans. Biron était gou les mêmes conditions que Louis XI verneur de Bourgogne; enfin, d'Eper. avait subies au traité de Conflans : non (comme nous l'avons dit à son ar Bouillon demanda Sedan; Turenne, l'Alticle) conservait de grands débris de sace; la Trémouille, le Roussillon,

Beaufort, la Bretagne, etc. L'Etat de Sismondi, Histoire des Français, t. XX, la France, que nous avons déjà cité, p13.

présente aussi parfaitement ce côté de

la question. On y lit ce complément che-Comté ; le prince de Condé, Bourà la définition des gouvernements : gogne;

le duc de Villeroi, Lyonnais; « Ce ne sont que simples commis- le duc d'Orléans, Dauphiné; le maré« sions vérifiées dans les parlemens où chal de Beauveau , Provence ; le prince « ils ont séance immédiatement après Monaco, Monaco ; le maréchal de « les premiers présidens , et leur conti. Noailles, Roussillon ; le duc de Gram« nuation dépend de la seule volonté mont, Navarre et Béarn; le duc de « du roy; mais il semble que les gou- Penthièvre, Bretagne; le duc d'Har. a vernemens d'aujourd'huy soient deve court, Normandie ; le comte de Bu« nus comme héréditaires, parce qu'on zançois, Havre de Gràce; le duc de « y void succéder les enfans aux pères, Guines, Artois; le duc de Villequier, « et que ceux qui les tiennent ne les Boulonnais; le maréchal de Laval, Se« quittent que moyennant une bonne dan; le duc du Chastelet, Toul ; le duc « somme d'argent (*). »

de Nivernais, Nivernais; le comte de Enfin, Louis XIV constitua la mo Peyre, Bourbonnais; le prince de Conti, narchie absolue et centralisa le pou- Berry; le duc de Bouillon, Auvergne; voir. Colbert et le Tellier s'attacherent le maréchal de Ségur, Foix; le duc de à établir le principe que tous les pou Fitz-James, Limousin; le marquis de voirs étaient une délégation directe du la Salle, Marche; le duc d'Uzès, Anmonarque. On fit sentir aux gouver- goumois et Saintonge; le duc de Laneurs des provinces qu'ils ne devaient re val, Aunis ; le duc de Chartres, Poitou; garder leurs gouvernements que comme le prince d'Egmont - Pignatelly, Sauune grosse pension que le roi leur avait murois; le prince de Lambesc, Anjou; assurée; que leur demeure habituelle le comte d'Estaing, Touraine; le mardevait être la cour, et qu'ils devaient quis de la Vaupaliere, Maine et Perche; considérer leur résidence en province le comte de Rochechouart, Orléanais; comme une disgrâce et presqu'un exil. le marquis de Monteynard, l'ile de Ce fut par les gouverneurs particuliers, Corse : le Languedoc et la Guienne et surtout par les intendants, que le roi n'avaient point de gouverneurs en janexerça son autorité dans les provinces; vier 1789. et, quant aux premiers, pour mieux les Le trésor royal payait environ 1,500 tenir sous sa main, il réduisit à trois mille livres pour les appointements de années la durée de leurs fonctions. ces ofliciers et ceux des lieutenants de Il n'était pas rare de voir cette dignité roi. conférée à une femme. Marie de Médi Gouverneurs des colonies : le marcis fut pendant quelque temps gouver- quis du Chilleau , Saint-Domingue; le nante de Bretagne; nous avons déjà dit vicomte de Damas, la Martinique ; le que Constance de Cezelli (voyez ce mot) baron de Clugny, la Guadeloupe; M. de gouverna la ville de Leucate; que la la Borie, Sainte-Lucie; le comte d'Armaréchale de Guebriant allait être nom thur-Dillon, Tabago; le comte de Vil. mée au commandement de Brisach et lebois, Cayenne et Guyane francaise; de l'Alsace, lorsqu'elle mourut. le chevalier de Bouffers, le Sénégal,

Voici quels étaient les gouverneurs ile de Gorée, cotes d'Afrique; le comte des provinces en 1789 :

de Conwai, Pondichéry; M. d'EntreLe duc de Brissac, Paris ; le duc de casteaux, iles de France et de Bourbon. Gesvres, lle-de-France; le comte de Outre les gouverneurs de provinces Périgord, Picardie ; le maréchal de et les neuf gouverneurs des colonies, Castries, Flandre et Hainaut ; le duc il y avait des gouverneurs des maisons de Bourbon, Champagne; le maréchal royales, indépendants des gouverneurs de Choiseul-Stainville, Alsace ; le ma de la province. réchal de Broglie, Pays Messin ; le Le roi payait même un gouverneur maréchal de Contades, Lorraine et de la pompe-fontaine du Pont-Neuf, Barrois ; le maréchal de Duras, Fran connue sous le nom de la Samaritaine.

Supprimés le 20 février 1791, les gou. (*) Arch. cur. de l'histoire de France, - verneurs avaient été rétablis sous la t. Vi de la 2° série, p. 456.

restauration dans les divisions militai.

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