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il se

soutiennent deux grandes voiles trian- le comte Desgrées , qui attaquait en cagulaires. Les goelettes n'étaient autre- lomnie le duc de Duras, lui fit surtout fois que des navires du commerce. De- une brillante réputation. « Dans cette puis un certain temps, on en a armé en obscure affaire , 'dit Linguet, il n'y eut guerre avec de la petite artillerie; elles de décidé que le talent de l'avocat du sont utiles pour la course.

comte Desgrées. » Gohier ne s'occupait GOERDE (combat de). Dans le cou pas seulement de législation et de jurant de septembre 1813, le prince d'Eck- risprudence; il cultivait aussi les lettres mühl, qui commandait le 13e corps de dans ses loisirs. A l'occasion de l'avéla grande armée française d'Allemagne, nement de Louis XVI et du renvoi du et qui opérait sur le bas Elbe , avait parlement Maupeou, il composa une détaché le général Pecheux avec 5 ba- pièce de théâtre, intitulée le Couronnetaillons, 1 escadron et 6 pièces d'artil- ment d'un roi , où figuraient, sous le lerie, vers Magdebourg , pour éclairer voile de l'allégorie, tous les personnages la rive gauche du fleuve. Le général en fameux dans l'histoire du temps : l'abbé chef de l'armée ennemie, Walmoden, Terray, Saint - Florentin, le duc d'Aiqui occupait Schwerin , instruit de la guillon, le maréchal de Richelieu , et marche de notre colonne , conçut le enfin le chancelier Maupeou lui-même dessein de l'anéantir au moyen de for avec son parlement. Ce drame, que ces supérieures. En conséquence, Gobier a fait réimprimer en 1825 , à porta lui-même, avec environ 16,000 propos du sacre de Charles X et du mihommes, vers Domütz, où il fit établir nistère Villèle, eut dans la nouveauté le un pont. Le 16, son avant-garde pous- plus grand succès, quoique l'on y puisse sant jusqu'à Danneberg , rencontra le reprendre un tour d'imagination bicorps de Pécheux; mais vainement le zarre, et que les détails ne soient pas Russe Tettenborn, qui la commandait toujours du meilleur goût. essava-t-il d'abord d'attirer son adver Entouré de l'estime publique, Gohier saire dans une espèce d'embuscade. Le vit les clients affluer, et son ministère général francais , sachant qu'il avait af. réclamé dans toutes les causes imporfaire à un ennemi nombreux, suspendit tantes. C'est à lui que les états de Bresa marche, et prit position au village tagne confèrent la défense de leurs de Goerde. Walmoden se mit aussitôt droits, violés par l'intervention du en mesure d'attaquer à la fois nos trou- gouverneur de la province dans l'élecpes par le centre et par les deux ailes. tion des députés qui devaient porter à L'action s'engagea vers midi. Nos piè- la cour les griefs du pays , et dans un ces furent promptement démontées par mémoire plein de force et de logique, la supériorité du feu des Anglo-Alle- il établit incontestablement la légitimité mands, mais nos bataillons soutinrent, des prétentions des états. Lorsque les avec l'intrépidité la plus rare, et le choc Bretons donnèrent à la France le side leur infanterie et les charges reité- gnal de l'opposition aux édits désastreux rées de leur cavalerie. Enveloppé com- de Brienne, ce fut encore lui qu'ils plétement, Pécheux, pour opérer néan- chargèrent de rédiger leurs énergiques moins sa retraite, forma ses troupes en réclamations. En 1789, après la supcarré, fit ainsi front à toutes les atta- pression des parlements, il devint memques, et gagna Harbourg avec environ bre de la cour supérieure provisoire de 2,500 hommes. Il n'en avait laissé que Bretagne. 4 ou 5 cents, tués ou blessés sur le Gohier fut porté à l'Assemblée légischamp de bataille : les pertes de l'en. lative en 1791, par le département d'Illenemi 's'élevaient presque au double. et-Vilaine , et il s'y montra ce qu'il fut

GOHIER (Louis-Jérôme), membre de toute sa vie, plein de zèle , plein de l'Assemblée législative, ministre, direc- bonnes intentions, mais du reste , teur, etc., naquit à Semblançay, en comme le dit madame Roland, homme 1746. Élève des jésuites de Tours, il médiocre. Il fut chargé du rapport sur étudia le droit à Rennes, et devint l'un des papiers inventoriés dans les bureaux des avocats les plus distingués du bare de la liste civile , après le 10 août, et il reau de cette ville. Sa plaidoirie pour s'acquitta de cette iache dans la séance

du 16 septembre 1792. Après avoir si Il manquait de clairvoyance, ou s'il gnalé toutes les pièces qui constataient voyait (comme ce fut le cas pour Sieyès, les intelligences de la cour avec les dont les manæuvres secrètes lui étaient puissances étrangères, ainsi que les ma connues), ennemi, de son propre aveu, chinations ourdies à l'intérieur pour des coups d'Etat, il manquait de viopérer la contre - révolution, Gohier gueur pour agir. Sa femme était liée termina en s'élevant contre les catégo avec Joséphine , et Gohier, dans ses ries qui divisaient les patriotes. Son mémoires, raconte longuement le parti discours fut vivement applaudi par que tira Bonaparte de cette liaison pour l'Assemblée législative, qui en ordonna l'endormir, après avoir essayé vainel'impression ; mais les réflexions conci ment de le gagner. La veille même du liatrices qu'il contenait furent mal ac 18 brumaire, le général écrivit à Gobier cueillies des démocrates, dont la rupture qu'il s'invitait à dîner chez lui avec sa avec le parti modéré était dès lors irrevo famille pour le lendemain, et le dépocablement accomplie : aussi , malgré le sitaire de la première magistrature de gage que Gohier avait donné dans son la république attendait impatiemment rapport aux opinions avancées, il ne fut son illustre convive, lorsqu'on vint lui point élu à la Convention. Toutefois, il demander de sa part une renonciation ne resta point inactif. D'abord secré expresse aux suprêmes fonctions dont taire général de la justice sous le minis il était revêtu. Mais, s'il était impropre tère de Garat, en 1792, lorsque ce der- à agir , Gohier avait précisément ce nier passa au ministère de l'intérieur, genre de courage qui honore la défaite. le 20 mars 1793 , Gohier lui succéda à Îl refusa courageusement la démission la justice. Mais les comités de la Con- qu'on exigeait de lui, et se rendit avec vention s'étant emparés vers ce temps- Moulins auprès du Corps législatif. Là, là de la plénitude du pouvoir exécutif, dans la salle même où les conjurés le rôle des ministres devint de plus en avaient établi leur quartier général , il plus insignifiant, et le nom de Gobier, protesta contre tous les actes attentapas plus que celui d'aucun de ses collè toires à la constitution, et contre tougues, n'est resté attaché aux actes et tes les violences ont la représentation aux souvenirs de cette époque. En nationale était menacée. Vaine opposiquittant le ministère (4 germinal an iv), tion! Le 18 brumaire s'accomplit en il obtint la présidence de l'un des tri- dépit de Gobier et de Moulins, et ces bunaux civils de Paris, et fut successi- deux directeurs, contraints d'abandonvement ensuite président du tribunal ner le palais du Luxembourg et de décriminel de la Seine et du tribunal de poser l'exercice de l'autorité souveraine, cassation. C'est de ce poste important rentrèrent dans la vie privée. Gohier qu'il fut élevé, en 1799, à la puissance apprit bientôt que Sieyès n'épargnait directoriale, en remplacement de Treil aucun effort pour le faire comprendre hard, après la journée du 30 prairial. dans la liste des déportés, et que la poGohier , autour duquel se groupaient lice de Fouché surveillait toutes ses déles débris de l'ancienne Montagne, ainsi marches. Pour se soustraire à cette inque tous les hommes qui voulaient sin- quisition, il se retira à Antony, puis à cèrement la constitution de l'an ini, se Eau-Bonne, dans la vallée de Montmotrouva président du Directoire au mi- rency. Cependant, après deux ans de lieu des événements qui suivirent le retraite, il céda aux instances du preretour de Bonaparte, et qui préparè- mier consul, qui lui prodiguait les plus rent, puis effectuèrent le renversement viss témoignages d’estime et de biende la constitution. De telles circonstan- veillance. Il consentit à le voir et acces étaient trop fortes pour lui. Avocat cepta la place , modeste pour lui, de de réputation, jurisconsulte distingué, consul général de France à Amsterdam, patriote sincère, homme intègre et où il resta jusqu'à la réunion de la Holfranc, comme Napoléon le disait de lui lande à l'empire. Désigné à cette époà Sainte-Hélène, Gohier, il faut en con que pour aller remplir les mêmes foncvenir, n'était rien moins, par le carac tions aux États-Unis, sa santé et son tère et le génie, qu'un homme d'État. åge avancé ne lui permirent pas de se

rendre à ce nouveau poste, et il retourna matin , il fit attaquer l'avant-garde audans sa solitude de Montmorency. trichienne, qui occupait Tirlemont, et C'est là qu'il écrivit ses Mémoires , tout l'espace compris entre la grande 2 vol. in-8°, Paris, 1824. On y retrouve et la petite Geete. Le général Valence, tout ce que nous avons dit, son honnê à la tête des grenadiers, formait la droite teté, sa bonhomie, son imprévoyance, de l'armée française , dont le jeune duc sa faiblesse. Hâtons-nous d'ajouter à de Chartres (actuellement Louis - Phison éloge, qu'après sept années de lippe) commandait le centre, et le géfonctions ministérielles ou directoria- néral Miranda la gauche. Les Français les, il se retira presque pauvre, et que attaquèrent avec tant de vigueur, qu'au malgré les faveurs insignifiantes qu'il premier choc les Autrichiens furent accepta de Bonaparte, il n'en est pas chassés de Tirlemont et poursuivis en moins du petit nombre de ceux qui sont arrière de la ville. Ils se rallièrent touterestés jusqu'au dernier jour fidéles aux fois derrière les villages de Goidenhoconvictions de leur jeunesse. Gohier ven et de Hæckendoven. Nos braves, mourut à Paris, le 29 mai 1830. qui occupaient ces deux positions, pa

GOHONY (Jacques ), né au commen raissaient décidés à se défendre. Aussi cement du seizièine siècle, quitta Flo- fut-ce vainement que l'archiduc essaya rence, sa patrie , pour la France, où il de s'en rendre maître après avoir res'établit et devint un des écrivains les formé ses troupes. Plusieurs fois, les plus féconds de son époque. Sa pau- cuirassiers impériaux chargèrent notre vreté le fit auteur. Que ne fut-il pas ? infanterie, rangée sur deux lignes, derHistorien , poëte, traducteur, commen rière un double rang de fossés et de tateur, il écrivit en latin et en français. haies : chaque fois ils furent repoussés Historien, il raconta en latin les vies vivement, et ne purent que s'emparer de Charles VIII et de Louis XII; poëte, d'une batterie placée sur un mamelon, il composa des sonnets et des épigram- qui leur fut bientôt reprise. Voyant mes ; traducteur, il fit passer en notre l'inutilité de leurs efforts tant qu'ils langue le Discours sur Tite-Live et le continueraient à attaquer de front, les Prince de Machiavel; commentateur, Autrichiens voulurent tourner Hæcken. il revit le livre de la Fontaine péril doven par la droite, mais ils heurtèrent leuse, où était traitée la découverte de contre la brigade du général Neuilly, la pierre philosophale. Ses écrits prou. et dès lors se décidèrent à la retraite. vent plus de facilité que de goût. Il Gois (Étienne-Pierre-Adrien), stamourut en 1576.

tuaire, né à Paris en 1731, abandonna GOIDENHOVEN (combat de). - En l'étude d'un procureur, dans laquelle février 1793, Dumouriez, général en on l'avait placé , pour entrer à l'atelier chef de l'armée du Nord, se croyant à de M. Jeaurat, d'où il passa chez le peu près maître de la Belgique, avait sculpteur Michel-Ange Sloodtz. A l'âge conçu le projet de conquérir aussi la de vingt-sept ans, il remporta le grand Hollande, et y était entré avec une par- prix de sculpture, et se rendit à Rome tie de ses troupes. La victoire ne lui comme pensionnaire du gouvernement. faisait pas

Jéfaut;

mais il apprit, le 9 De retour à Paris, il obtint un atelier mars, les échecs que les Autrichiens, au Louvre, fut reçu académicien en commandés par l'archiduc Charles, ve 1770, et devint professeur en 1781. naient d'infliger sur la Roër aux divi M. Gois ne cessa de professer à l'école sions qu'il avait laissées en Belgique; des beaux-arts pendant la révolution, et partant aussitôt pour revenir se et fut nommé académicien libre par mettre à leur tête , il les joignit , le 13, ordonnance du 10 avril 1816. Il mourut en avant de Louvain. Puis, sentant com le 3 février 1823, à l'âge de 92 ans. bien il importait et de relever le moral On a de lui les ouvrages suivants : le de ses soldats et d'en imposer à l'en chancelier de l'Hôpital, statue en marnemi , Dumouriez, au bout de quel- bre placée sur le grand escalier du paques jours, résolut de tenter un petit lais des Tuileries ; le président Molé, mouvement offensif, malgré plusieurs statue placée dans une des salles de circonstances défavorables. Le 16 au l’Institut; saint Vincent , statue en

marbre placée dans le choeur de Saint cien camp; elle fut enfoncée de toutes Germain l'Auxerrois ; Serment de no parts; les Prussiens essayèrent plusieurs bles devant la chambre des comptes, charges de cavalerie, qui furent repousgrand bas-relief au-dessus d'une des ar sées à bout portant; ils furent chassés cades du Palais de Justice, à Paris ; de toutes leurs positions et laissèrent saint Jacques et saint Philippe, pre sur le champ de bataille près de cing chant et guérissant les malades. M. Gois mille morts, des prisonniers, etc. A la a laissé des élèves distingués, parmi droite, le Flensberg fut pris et repris lesquels on cite Chaudet et Romay. plusieurs fois; enfin, le 135° régiment

ĠOLBÉRY (P.-A.), député, con s'élanca sur l'ennemi , et le culbuta enseiller à la cour de Colmar, correspon.

tièrement. L'ennemi a perdu sur ce dant de l'Académie des inscriptions et point mille morts et quatre mille blesbelles-lettres, né en 1786. Procureur sés. impérial à la cour de Colmar, M. de GOLLUP (combat de). - Le 6 décemGolbéry donna sa démission après les bre 1807, le corps avec lequel le maré. cent jours. Mais, en 1818, il rentra chal Ney, formant la gauche de l'armée dans la magistrature, en qualité de française en Pologne, opérait contre la substitut du procureur général près de droite de l'armée prusso-russe, aux orla même cour, et y succéda à son père dres de Tolstoi, avait franchi la Vistule en 1820, comme conseiller. Il fut élu à Thorn, et chassé les Prussiens de député à Colmar en 1834, et vint s'as- cette ville. Le 9, le général de brigade seoir au côté gauche de la chambre, où Léger - Belair, pour éclairer le pays, il a toujours repoussé de son vote toutes sortit de Thorn avec une petite colonne les tentatives ininistérielles contraires (un bataillon du 6° d'infanterie légère aux principes de l'opposition, jusqu'à et un escadron du 3e de hussards). Il la dernière session (1842), où il paraît rencontra, vers le bourg de Gollup, avoir changé de systènie. Il a été promu quatre cents cavaliers russes, leur tua récemment aux fonctions de procureur ou leur prit une trentaine d'hommes, et général à Besançon. M. de Golbéry a mit le reste en déroute. Poussant enpublié une traduction de l'histoire ro suite jusqu'à la petite ville de Strasmaine de Niebuhr, et a composé un bourg, les Français s'y établirent en grand nombre d'ouvrages, sur la juris- avant-poste. prudence, l'histoire et l'archéologie. Golo (département du). – En vertu

Un autre GOLBÉRY (S.-M.-X.), of d'un décret de la Convention (12 mesficier supérieur du génie, né, en 1742, sidor an 11), la partie nord de la Corse à Colmar, mort en 1822, a publié : formait, avec l'île de Capraia, le déLettres sur l'Afrique, 1791; Frag- partement du Golo, dont le chef-lieu ments d'un voyage en Afrique, pen. était Bastia (3 arrondissements, Bastia, dant les années 1785, 1786 et 1787, Calvi et Golo). Son nom lui venait d'une Paris, 1802; Considérations sur le . des deux plus grandes rivières de l'île. partement de la Roer, Aix-la-Chapelle, (Voyez CORSE.) 1811. Son voyage en Afrique avait été GOLOWINO ( combat de). Après la entrepris par l'ordre de Louis XVI. bataille de Smolensk, Napoléon dirigea

GOLDBERG (combat de). « Un com son armée sur Moscou. Les Russes conbat eut lieu, le 23 août 1813, devant tinuèrent leur retraite sur Borodino, Goldberg ( en Silésie), dit le Bulletin; où ils arrivèrent le 1er septembre 1812, le général Lauriston s'y trouvait à la et où ils commencèrent aussitôt à se tête des 5€ et 11° corps. Il avait devant retrancher. Napoléon laissa à ses troupes lui les Russes qui couvraient la position le temps de préparer leurs armes et leurs du Flensberg, et les Prussiens qui s'é munitions ; et le 5, à deux heures de tendaient à droite, sur la route de l'après-midi, elles arrivèrent en vue de Liegnitz. Au moment où le général Gé l'armée russe. L'empereur fit attaquer rard débouchait par la gauche sur Nie sur-le-champ les avant-postes. Tandis der-au, une colonne de vingt-cinq mille que le prince Eugène allait s'établir sur Prussiens parut sur ce point; illa fit des hauteurs en face de Borodino , et attaquer au milieu des baraques de l'an- que Poniatowski marchait sur la vieille

route de Smolensk , l'avant-garde fran Russes , entassés dans le village, eusçaise et la cavalerie du roi de Naples, sent été enveloppés. Ce qui acheva de soutenues par la division Compans, dé les sauver, ce furent les obstacles inbouchèrent par Golowino. Il y eut avec surmontables qui arrêtèrent la marcheles Russes, à l'entrée de ce village, un du maréchal Soult, dont l'artillerie emengagement fort vif, où la victoire de

ploya deux jours entiers à faire 12 kilom. meura aux Français. Le général, Com au milieu des boues. Les Russes purent pans , à qui l'honneur principal en re opérer leur retraite, en abandonnant, vient, enleva ensuite le village d'Alexino, il est vrai, près de quatre-vingts pièces chassa une forte partie de l'arrière de canon, douze cents voitures, presgarde ennemie d'un bois à droite, et que tous leurs caissons, et laissant, enfin , par ordre de l'empereur, se porta tant sur les champs de bataille que sur sur la redoute de Chewarino, qui, prise, les routes, environ douze mille hommes perdue et reprise, resta enfin au pou tués, blessés ou prisonniers. L'empevoir de nos braves. Ce succès fut acheté reur les fit poursuivre par quelques par la perte d'environ mille de leurs troupes légères au delà d'Ostrolenka, compagnons. Le surlendemain 7, se li

termina la campagne active, et alla s'évra la fameuse bataille de la Moskowa. tablir à Varsovie.

GOLYMIN (combat de). — Le 26 dé GOMBART, vicaire de la paroisse de cembre 1806, Lannes avait réussi à Sainte-Croix, et grenadier du 6° bataillon arriver devant Pultusck , qu’occupait de la 1re légion nantaise, se distingua, Beningsen, et Augereau devant Goly. le 29 juin 1793, au siége de Nantes; min, où se trouvait Buxhowden; mais voyant un père de famille trop exposé : le retard que le dégel avait mis dans « Retire-toi, lui dit-il, c'est à moi d'ocleurs marches avait donné aux chefs cuper ce poste. » Il prend sa place, et ennemis le temps de réunir leurs forces, reçoit aussitôt le coup mortel. et de rallier à eux les troupes battues GOMBAULD (Jean Ogier de) naquit, les jours précédents. Beningsen dut néan en 1596, à Saint-Just de Lussac en moins se retirer horriblement mal- Saintonge; il appartenait à une famille traité. En même temps, Buxhowden, protestante; mais, sans abjurer ses renforcé par deux divisions, réunissait croyances, il sut les dissimuler avec toutes ses forces à Golymin (32 kilom. tant d'adresse, qu'un ouvrage posthume, nord de Varsovie). Il se vit attaqué, publié à Amsterdam, a seul fait convers une heure après midi, par quelques naître qu'il était calviniste. De bonne divisions de Davout et par la cavalerie heure is quitta sa province, et vint à de Murat, qui arrivaient à la suite des Paris, où il s'attacha à Malherbe. Quelfuyards, puis par Augereau, qui débou- ques vers heureux, au sujet de la mort chait de Golaczyma. A trois heures, de Henri IV, attirèrent sur lui l'attenl'action devint très-vive; la nuit ayant tion. D'ailleurs, il avait ce tour facile commencé vers quatre heures, l'affaire d'esprit, cette élégance affectée et prése prolongea jusqu'à onze, où les Russes, cieuse que nous retrouvons dans pluentièrement culbutés, se retirèrent en sieurs auteurs à la mode de la première désordre, comme Beningsen, sur Os- partie du dix-septième siècle ; et bientôt trolenka, en abandonnant leur artille des sonnets sur Phyllis et Amaranthe, rie, leurs bagages , et presque tous les un roman du titred'Endymion, lui ouvrisacs des soldats.

rent les portes de l'hôtel de Rambouillet. Legénéral Rappfut grièvement blessé Il y rencontra sans doute Richelieu, dans cette action, où les Français, de qui ne cessa de lui témoigner une esleur côté, furent très-maltraités. Les time singulière, et le traita en favori. mouvements de la plupart de nos co Il fut un des premiers membres de l'Acalonnes furent contrariés par la nature démie française. Nommé en même temps du terrain. Davout essaya en vain de gentilhomme ordinaire du roi , il reçut couper la retraite à l'ennemi. La ma de Marie de Médicis une pension qui peuvre mangua, parce que les chevaux lui permit de rouler carrosse. Mais de ses dragons s'embarrassèrent dans cette fortune , poussée si haut tout d'un un sol marécageux. Sans cela, les coup, ne tarda pas à baisser. Les trou

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