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cienne du département du Var, arron pas su éviter d'Anville : c'est de confon. dissement de Toulon, pop. 10,142 hab. dre les grandes Stoechades, qui sont

On croit assez généralement que réellement les îles d'Hières, avec les pecette ville est l'Olbia de Strabon, de tites Stæchades qui se trouvent en face Méla et de Ptolomée. Elle reçut plus de Marseille, et dans l'une desquelles est tard le nom d'Arex, dont on fit Eres , Je château d'If. Pline , qui distingue forpuis Hières. Guillaume de Nangis la mellement ces groupes, dit qu'après les nomme chines.

Storchades marseillaises, ainsi appelées La seigneurie d’Hières a longtemps parce qu'elles sont rangées en ordre, servi d'apanage à des puînés des vi sont Sturium, Phenice et Phila, qui pacomtes de Marseille de la maison de raissent être Porquerolles, Port-Croz et Fos. Ce fut Geoffroi, deuxième du nom, l'île du Levant ou du Titan. vicomte de Marseille, qui, en 1140, M. Walckenaer croit pouvoir affirdonna Hières à Pons de Fos son puiné. mer que le mot Stæchades désigne, non La postérité de ce dernier en jouit jus- les iles d'Hières, mais les îles d'If, quoiqu'en 1257, époque à laquelle, après que ce nom fût d'abord commun à touun siège de cinq mois, la ville fut re tes les îles qui se trouvent sur cette côte mise, avec toutes ses dépendances, à de la Méditerranée. A cet égard, il s'apCharles d'Anjou, comte de Provence. puie fortement sur l'autorité de Pline et

Hières, qui avait été détruite par les sur celle d'Orose, ainsi que sur un pasincursions des Sarrasins, ne fut recons. sage de Suétone, qui rapporte que Claude truite que lorsque ceux-ci eurent eté fut poussé par un vent violent jusque chassés du Fraxinet. Elle était défen sur la côte des Stæchades, et que c'est due par un château bâti sur la monta- pour cette raison qu'il aborda à Margne qui la domine. Assiegé inutilement seille; enfin, sur les veus de Lueain, à differentes reprises par les comtes dans lesquels on voit Brutus, prélet de de Provence, par Raymond de Turenne, la flotte de César, s'emparer de ces par les Carcistes , par les troupes de mes îles pour assiéger Marseille; témoiHenri IV et le baron de Vins, ce châ gnage corroboré par celui de César, de teau fut pris de vive force par le duc Bello civ., liv. I. de Guise, qui le fit détruire de fond en La plus grande des trois iles d'Hières, comble.

Porquerolles , fut plusieurs fois peuplée Hières , patrie de Massillon, faisait de moines que les Sarrasins enleverenti jadis partie de la Provence, du diocèse un monastère qui s'y trouvait (monasde Toulon, du parlement et de l'inten terium 4rearum) fut saccagé et détruit dance d'Aix. Elle était le chef-lieu d'une plusieurs fois par les infidèles. Ces insénéchaussée et d'une viguerie , avait cursions fatiguèrent les religieux de une église collégiale, une abbaye de l'ordre de Citeaux qui s'y étaient étafilles de l'ordre de Citeaux et plusieurs blis, et ils l'abandonnèrent. Ce domaine, autres maisons religieuses. Elle dépu- tombé, comme nous l'avons vu dans tait aux états et aux assemblées généra- l'article précédent, au pouvoir de Charles de la province. Ses armes étaient les d'Anjou, frère de saint Louis, se d'azur à un château sommé de trois composait, outre les dépendances de tours d'argent, accompagné en pointe Provence, de Porquerolles, Port-Croz et de trois besans de même.

Titan; on ajoute aussi quelquefois BaHIÈRES (îles d'), îles de la Méditer- queau, qui est inhabité. François 1"* ranée, sur les côtes de l'ancienne Pro érigea les îles d' Hières en marquisat, vence. Les anciens les connaissaient en 1531, sous leur ancien nom d'iles sous le nom d'iles d'Or, qui leur venait, d'Or, et les donna à la maison d'Or dit-on, de la grande quantité d'oran nesan , qui garda seulement Porquerolges (mala aurea) qu'elles produisaient; les, lorsqu'en 1549, Henri II fit un elles sont aussi désignées dans Agathe- marquisat à part des deux autres, mère et dans Pline sous le nom de Stee- pour récompenser le seigneur de Rochades (Stolyáões) ; mais il faut éviter de quendorf de son dévouement, sous la tomber dans l'erreur commune que n'a redevance annuelle de dix mailles d'or,

et à chaque mutation de seigneur, d'un blåmait sans ménagement l'empereur , faucon pour chaque dot, portant son et s'élevait avec une libre indignation nette d'or et de vermeil, et a la charge contre ses croyances impies et ses édits de faire bâtir des forteresses pour chas- tyranniques. De retour dans sa ville naser les pirates. Les suzerains d'Hières tale, il y fut reçu , suivant l'expression élevèrent donc deux châteaux forts; de saint Jérome , comme un vainqueur mais comme ils en avaient négligé la qui revient triomphant du combat. garde, Henri avait mis une garnison et Après avoir encore donné à l'Église de un commandant à Porquerolles et à nouveaux témoignages de sa pieté et de Port-Croz, ce qui ne laissait aux posses son zèle, il mourut en 368. Ses ouvraseurs qu’une ombre d'autorité. En 1774, ges sont : un Commentaire sur saint les Anglais occupèrent la rade d'Hières Matthieu;l'Invective contre Constance; sans chercher à inquiéter Porquerolles, un traité des synodes ; un traité en dont ils ne rasèrent les forts qu'au com douze livres sur la Trinité; un Commenmencement de la révolution, à l'eva taire sur les psaumes. Le style de saint cuation de Toulon. Depuis cette époque, Hilaire, tout en reproduisant les défauts d'autres ouvrages fortifiés ont été élevés du temps, est serré, précis, nerveux ; sur tous les points importants. La pro il est ordinairement animé, souvent duction de ces îles est si miniine , qu'il impétueux. Saint Jérome appelle saint faut envoyer de la terre ferme les provi- Hilaire le Rhône de l’éloquence latine. sions du jour destinées aux vétérans qui HILAIRE (saint), évêque d'Arles, né gardent les bastions.

au commencement du vo siècle, sur la HILAIRE (saint), évêque de Poitiers, frontière de Lorraine et de Champanaquit dans cette ville au commence gne. Sa famille était illustre et puisment du quatrième siècle. Sa famille, sante : ses talents l'appelaient à jouer qui était restée païenne, voulait le pous un rôle brillant dans le monde. Mais à ser dans la carrière des honneurs; mais la voix de saint Honorat, son compas'étant lié avec plusieurs chrétiens, il triote et son parent, il renonça à toute admira leur doctrine, et bientôt y crut ambition terrestre pour se vouer au Jui-même. Il entraina dans sa conver service de Dieu dans le monastère de sion sa jeune femme et son fils. Sa piété, Lérins fondé par saint Honorat, et s'y son zèle, son savoir le portèrent rapi- éleva au plus haut degré de la pieté dement aux plus hautes dignités de l'E. chrétienne, en même temps qu'il y acglise. Le peuple de Poitiers l'appela à quit une érudition profonde dans les l'épiscopat en 350. Peu de temps après, lettres sacrées. Il suivit son maître à il engagea avec l'arianisme une lutte Arles, et après la mort de ce saint évêqui devait durer longtemps et qui a que, personne ne parut plus digne de illustré son nom. L'empereur Constance lui succéder que son élève. Toutefois s'était laisse dominer lui-même par cette saint Hilaire ne songea qu'à se soushérésie à laquelle le concile de Béziers traire à une si grande tâche et s'enfuit donna gain de cause; et saint Hilaire, dans la retraite. Le préfet Cassius l'alla sur les dénonciations des évêques cour prendre de force, en quelque manière, tisans qu'il avait accusés , fut arrêté et et vaincu par les acclamations unanimes relégué en Phrygie. Il ne se découragea et les instances pressantes du peuple pas : il écrivit au clergé des Gaules de d'Arles, saint Hilaire consentit à devenombreuses lettres pour le soutenirnir évêque. Le pieux bonheur dont il dans la pureté du dogme. En même jouissait au milieu d'un troupeau docile temps, il combattit l'arianisme en à sa voix et rempli pour lui de vénéraOrient et à la cour impériale, quoique tion et d'amour, fut empoisonné par tout fût arien autour de Constance. les démêlés où il se trouva engagé avec Enfin, les chefs de l'hérésie le firent le pape saint Léon. Un évêque des Gaurenvoyer dans les Gaules. Avant de les, Célidoine, dont l'ordination avait partir", soint Hilaire composa son in-. eté peu régulière, s'étant vu déposé par vective contre Constance, où, sans un concile que présidait saint Hilaire, prendre le ton d'un sujet rebelle, il en appela à l'autorité du pape , qui ac

cueillit favorablement ses plaintes. rendit inviolable; il continua à exercer Saint Hilaire se rendit en Italie pour ses droits pour le soulagement des peujustifier l'arrêt du concile : mais il irrita ples, la propagation de la foi et la gloire le pontife en lui faisant entendre que la de l'Évangile. Ses travaux, ses abstijuridiction papale devait s'arrêter aux nences, ses voyages continuels dans son Alpes. Tel fut le péril où il se mit par diocèse abrégèrent sa vie. Il mourut le sa franche et courageuse résistance, 5 mai 449. que, pour n'être pas retenu prisonnier, On a attribué à saint Hilaire dirers il fut obligé de se sauver furtivement et ouvrages qui ne sont point de lui. Les de traverser les Alpes à pied dans la seuls qui lui appartiennent véritablesaison la plus rigoureuse. Célidoine fut ment ont été recueillis par le père rétabli d'autorité et l'évêque d'Arles Quesnel dans l'appendice de son éditiou solennellement blåmé par la cour de des cuvres de saint Léon. On y remarRome. Cependant saint Hilaire ne dé que l'éloge funebre de saint Honorat, sespérant pas d'éclairer le pape, lui en où saint Hilaire déploie une éloquence voya une ambassade composée des mem douce et attendrissante, et qui est écrit bres les plus distingués de son clergé. avec une élégance de style peu commune Cette tentative ne fit qu’aigrir davan- à cette époque. tage saint Léon, parce que saint Hilaire HILDEBERT, évêque du Mans, naquit se refusait à toute concession sur la re en 1057, à Lavardin , dans le Vendoconnaissance du droit d'appel par l'é mois. Elève du fameux Bérenger, il diglise des Gaules. Saint Hilaire s'était rigea pendant treize ans l’école du attiré beaucoup d'ennemis par la sévé Mans avec un grand succès. En 1097, rité de son zèle et par son ardeur à flé il fut élevé à l'épiscopat dans la même trir les injustices des riches et des puis- ville. Il y soutint avec fermeté les droits sants. Ils s'encouragèrent à l'attaquer : de l'Église contre les violences des prin. des accusations parties de la cour du ces, et combattit à outrance les schispréfet des Gaules noircirent son carac matiques. Guillaume le Roux, roi d'Antère et sa conduite. On prétendit qu'il gleterre, s'étant emparé du Mans, gou rnait son troupeau en despote, voulait ravir à l'église de cette ville qu'il parcourait les provinces avec un plusieurs privileges : Hildebert alla appareil militaire, qu'il faisait violence trouver le pape, lui offrant sa renonciaà la liberté des suffrages dans les élec tion à l'épiscopat, s'il ne pouvait obtetions où le peuple et le clergé choisis nir justice : Guillaume dut se désister saient leurs ministres. Le pape crut ou de ses prétentions. L'hérétique Henri feignit de croire à ces accusations. (voy. HENRICIENS) ayant rempli le dioBientôt il déclara saint Hilaire exclu de cèse de ses prédications fanatiques, son siége, le sépara de la communion Hildebert le chassa , et maintint l'unite chrétienne, et transféra toutes ses pré- des croyances dans son troupeau. En rogatives à Léonce de Fréjus. Afin de 1125, il fut porté au siège de Tours. 11 donner une plus grande autorité à cette ne craignit pas de disputer au roi Louis décision, saint Léon avait appelé à son le Gros la nomination de deux dignités aide le prestige, fort affaibli alors, de la de son diocèse : le prince s'irrita d'apuissance impériale; son arrêt était ac bord vivement, mais il finit par rendre compagné de ce fameux rescrit de Va à Hildebert ses bonnes grâces. Cet évèlentinien III, qu'on regarde assez que a reçu de quelques auteurs le titre généralement comme le fondement de de saint; d'autres lui donnent celui de la juridiction des pontifes romains sur vénérable. Il mourut en 1134. Ses oules églises en deçà des Alpes. L'évêque vrages sont des lettres, des sermons, d'Arles gémit de voir fondre sur lui ces des poésies, la plupart rimées suivant anathèmes qui revélajent de graves divi- le goût du temps. le style Latin d'Hilsions au sein de l'Église d'Occident; debert est clair, laconique et assez mais il ne se crut point obligé d'aban- élégant. donner son siége : l'amour des peuples HILDEGARDE. Charlemagne épousa forma autour de lui un rempart qui le en 772 cette princesse, fille de Hilde

brand, comte de Souabe. Comme Dési-' évêque de Laon, ont souvent été regardérate, fille de Didier, avait été répu dés comme formant la partie la plus diée par l'empereur, on regarda long- essentielle de l'histoire du règne de temps comme femme illégitime celle qui Charles le Chauve; ses querelles théololui succéda. Saint Adelard , scandalisé giques avec Gotteschalk occupèrent les de ce mariage, abandonna la cour, et conciles et toutes les assemblées natioalla se faire moine à Corbie. Hildegarde nales, et dans toutes ces affaires Hinceut entre autres enfants, Charles, roi mar montra plus d'énergie que de bon d'Austrasie, né l'an 722; Pepin, roi sens et de charité chrétienne. Charles d'Italie; Louis le Débonnaire, Ro le Chauve ayant enlevé la Lorraine à thrude, Berthe et Hildegarde. L'impe l'empereur Louis son neveu, le pape ratrice mourut à Thionville le 30 Adrien II lui ordonna de la restituer, avril 783.

sous peine d'excommunication. Une HILDUIN, archichapelain du palais partie du clergé gallican, et l'archeimpérial, naquit vers la fin du huitième vêque de Reims à sa tête, se rangèsiècle. Quoiqu'il eût été comblé de fa rent du côté du roi ; dans le parti opveur par Louis le Débonnaire , il entra posé figurait en première ligne le neveu dans la révolte de Lothaire et de Pepin de l'archevêque , Hincmar, évêque de contre leur père. Dépouillé bientôt de Laon. Après une discussion acharnée, toutes ses dignités et exilé à Corbie, il l'oncle vainqueur poussa, dit-on, la vioembrassa après la mort de l'empereur lence jusqu'à faire crever les yeux à son le parti de Lothaire, en violant le ser neveu. Ce fait n'est pas prouvé; mais ment qu'il avait prêté au roi Charles. Il ce qu'il y a de certain, c'est qu'Hincmourut peu de temps après, vers 842. mar de Laon, terrassé et déposé, était On lui doit un ouvrage fort célèbre ja aveugle quand Jean ViII le rétablit. dis, intitulé les Areopagitiques, dans Quant à la lutte contre Gotteschalk , lequel il soutient que saint Denis de nous avons déjà raconté, dans l'article Paris est le même que celui d'Athènes. consacré à ce moine célèbre, avec quelle Hilduin avait possédé les abbayes de violence l'archevêque réprima l'hérésie Saint-Denis, de Saint-Médard de Sois et punit le novateur. sons et de Saint-Germain des Prés. En 882, les Normands s'approchant

HINCMAR. Au neuvième siècle, les de Rheims, le vieux archevêque se remaîtres réels du pays étaient les évê tira à Épernay avec les ornements de ques, et celui qui, à cette époque, jouis son église et le corps de saint Remy; et sait de la plus grande réputation, et il est probable que l'inquiétude et la qui peut-être y avait le plus de droits fatigue de ce voyage abrégèrent ses par son savoir et par la vigueur de son jours. Il mourut en effet le 23 décemcaractère, était Hincmar, le vrai roi, pre 882. A cette date finissent les anle vrai pape de la France. Il était né nales de Saint-Bertin, qu'il composait en 806. Parent de Bernard II, comte lui-même , ou qui du moins s'écrivaient de Toulouse; réformateur de la disci

par ses ordres. pline du couvent de Saint-Denis dont Hincmar est peut-être le plus voluil était moine; abbé du couvent de mineux écrivain de ce siècle de ténèSaint-Remy, il devint archevêque de bres; trois volumes in-folio de ses auReims en 845. Il succédait à Ebbon, sont parvenus jusqu'à nous. qui avait été dégradé à cause de la part Beaucoup d'écrits intéressants pour qu'il avait eue la deposition de Louis notre histoire en font partie, et l'on y le Débonnaire. Les partisans d'Ebbon trouve un savoir respectable pour cet reprochèrent au nouvel archevêque d'a- âge, quoique employé souvent à accrévoir usurpé un siége épiscopal qui ne diter les plus impudentes falsifications devait pas lui appartenir. Mais il s'é ou les rêveries les plus absurdes, telles leva d'autres griefs plus sérieux contre que la tradition sur la sainte ampoule. lui.

Nous n'inscrirons pas ici les titres des Ses démêlés avec quelques-uns des ouvrages de Hincmar. Nous nous conévêques et des clercs ses suffragants, tenterons de dire que durant les ses disputes avec son neveu Hincmar, trente-sept années de son épiscopat, T. IX. 26€ Livraison. (DICT. ENCYCL. , ETC.)

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vres

1

on trouve sa signature au bas de trente rale et dogmatique. Collections de neuf conciles; qu'on a compté quatre textes et de documents. cent vingt-trois lettres de lui adressées Dans l'une de ces lettres éloquentes à des rois, des papes, des archevêques, qui ont jeté tant de lumière sur les des princes, des abbés; car il fut en plus importantes périodes de notre correspondance avec tous les grands histoire, M. Augustin Thierry a dit personnages de son temps. Ses auvres qu'aux époques malheureuses une na. furent publiées pour la première fois tion éprouve toujours le besoin de en 1645 et 1688 par les PP. Sirmond et reporter ses regards en arrière, et que Cellot.

la difficulté même des temps la rend HINCMAR, neveu, par sa mère, de plus curieuse d'apprendre quels furent l'archevêque de Reims, fut fait evêque la conduite et le caractère des bommes de Laon vers 858. On lui a reproché qui l'ont devancéesur la scène du monde. sa conduite peu régulière, ses injus. Cette réflexion s'applique avec une intices et ses violences contre son clergé, contestable rigueur à l'époque où nous mais il paraît avoir été victime de la vivons, et les grands événements dans vengeance de son oncle, qui ne le trou- lesquels nos peres ont été acteurs, ont vait pas aussi soumis qu'il l'aurait voulu contribué plus puissamment sans doute à la primatie de Reims (voy: l'art. pré- que la simple curiosité au progrès et à cédent). Convaincu de sédition, de ca la popularité des études historiques. lomnie, de désobéissance au roi à main Quand le présent est agité, quand l'avearmée , il fut envoyé en exil après avoir nir est sombre, on a besoin des leçons eu les yeux crevés. Il est vrai que le du passé; et l'étude du passé, telle que pape, sous prétexte de protéger l'évê l'a constituée la science moderne, n'est que de Laon, avait voulu attenter aux pas seulement un récit, c'est surtout un libertés de l'Eglise gallicane; mais du enseignement philosophique et politimoins le prélat vainqueur aurait-il pu que qui renferme la science de l'avenir. se conduire avec plus d'humanité. Jean Mais avant de s'élever à cette hauteur, VIII, lors de son voyage a Troyes, vou l'histoire s'est trainee longtemps, delut dédommager l'ex-évêque, et, sans pourvue de lumière, au milieu des menlui rendre son siége, il le réhabilita en songes de la légende et des aridités de 878, et lui attribua une partie des re la chronique. Elle a eu, comme les venus épiscopaux. On ignore l'époque générations dont elle raconte la vie, de la mort d'Hincmar.

son enfance crédule, et il n'est pas sans Un autre HinCMAR, évêque d'Auxer intérêt ni sans profit de la prendre en re, combattit avec Charles-Martel con France à son berceau, à ses origines tre les Sarrasins et contribua puissam- même, et de la conduire à travers le ment à la victoire.

moyen âge jusqu'au seuil de notre Hirson, bourg du département de temps, en indiquant tout à la fois, du l'Aisne, arrondissement de Vervins. point de vue de l'exactitude bibliograPopulation, 2,718 habitants.

phique, les principaux monuments dans C'était autrefois une ville forte qui lesquels ont été consignés les souvenirs fut prise par Jean de Luxembourg en de la nation, et en appreciant, du point 1425, attaquée sans succes par les Im de vue critique, l'esprit général dans périaux en 1530, enlevée par Henri IV lequel ont été conçus, selon les temps, en 1593, et reprise par le comte d'Isem les écrits des historiens. bourg en 1636. – Ses fortifications fu Il est un fait singulièrement triste rent rasées en 1637, et l'on y voit et qui témoigne de la rapidité avec pourtant encore les vestiges d'une tour laquelle s'effacent les traces de l'homcarrée et d'un fort.

me; c'est le peu que vous savons sur Hirson faisait anciennement partie de la Gaule, ses habitants primitifs, så la Picardie, du diocèse de Laon, du langue et ses mæurs. Les souvenirs de parlement de Paris, de l'intendance la nation gauloise, conservés traditionde Soissons et de l'élection de Guise. nellement par les druides, se sont abi

HISTOIRE DE FRANCE. - Chroni més dans le naufrage de leur religion; ques et Mémoires. Histoire géné et nous ne connaissons nos aïeux, dans

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