Pagina-afbeeldingen
PDF
ePub

à feu. On la garnissait quelquefois de accablés de fatigue et de faim, et les matières inflammables.

munitions commençaient à leur manHÉRISTAL ou HeRSTAL (Heristal quer. Sur ces entrefaites, Freissinet, en lum, Hendłallum), bourg situé sur marche depuis cinq heures, parut sur la Meuse, enère Liége et Maëstricht, et notre gauche au moment même où celle dont il est fait mention au huitième de Mélas , qui marchait parallèlement, siècle. C'est de cette résidence carlo cherchait à gagner les derrières du corps vingienne que Pepin, maire du palais et de Soult. Une nouvelle charge à la père de Charles-Martel, a reçu son sur. baïonnette rendit enfin nos troupes nom. On croit que le roi Pepin y na maîtresses de la montagne. Les vainquit ; du moins il y fit bâtir un palais. cus laissèrent sur le champ de bataille Un grand nombre de chartes royales un grand nombre de morts et de biessont datées d'Héristal. Charles le Sim sés ; on leur fit en outre près de 2,000 ple est, à ce que l'on croit , le dernier prisonniers. Toutefois, Soult, sentant prince carlovingien qui l'ait possédée. qu'il y avait péril à demeurer la nuit Elle fut détruite lors des invasions des au milieu des Autrichiens, encore trèsNormands.

formidables, se contenta de faire occuper Dans la langue teutonique, Héristal l'Hermette par quelques postes avancés. signifie camp (heer, armée, et stal ou Avant le jour, une colonne de 5,000 stelle, place, position).

Autrichiens se reporta sur la monta. HERLAYMONT (combat de). Le 18 gne, et en reprit possession. Soult voujuin 1794, l'armée de Sambre-et-Meuse lut tenter de s'y rétablir. Le 12 au marevenait assiéger Charleroi (voy. CHAR tin, deux colonnes (Poinsot et Freissinet) LEROI ( siéges de].) A cette nouvelle, le s'avancèrent avec ordre de n'attaquer prince d'Orange se rapprocha. Le 21, qu'à la baïonnette, mesure nécessitée il s'avança jusqu'à la position de la cha par le manque de munitions, et la monpelle de Herlaymont; mais Kléber atta tagne, emportée une seconde fois, dequa les alliés dans ce poste, et les vain meura au pouvoir des Français. quit après une résistance assez vigou HERMINE. Voyez FOURRURE. reuse. L'honneur de cette affaire revint HERMINE, ordre de chevalerie de principalement au général Dubois, qui Bretagne, institué ou renouvelé par le ordonna avec beaucoup d'intelligence duc Jean V, à l'occasion de sa réconciplusieurs charges de cavalerie.

liation avec la France et Clisson, en HERMETTE (combats de l'). Le 10 1381. Les chevaliers portaient des colavril 1800, tandis que Masséna, chargé liers d'or chargés d'hermines, avec cette de la défense de Gênes, combattait à devise : A ma vie. Croce (voyez ce mot) contre Mélas, son Les ducs de Bretagne ajoutèrent enlieutenant Soult était vainqueur à la suite au collier de l'hermine un autre Veirera. Ce fut sur la montagne appe collier en argent, formé d'épis de blé, lée l'Hermette que l'ennemi se rallia. et terminé par une hermine pendante.

las accourait au secours ; Masséna, HERMONDAVILLE (Henri), médecin de son côté, tenta un dernier effort et chirurgien du quatorzième siècle, né pour prêter appui à Soult, qui allait à Montpellier, fut médecin de Philippe être assailli par des forces supérieures, le Bel, et passa pour un homme trèset détacha le général Freissinet à la tête habile. Il avait composé des ouvrages des demi-brigades de la division Gar qui se sont perdus. Gui de Chauliac, danne. Soult voyant la masse des trou son élève, en a conservé quelques expes autrichiennes grossir incessamment traits. sur la montagne, et tendre à déborder HÉROLD (Louis-Joseph - Ferdinand), sa gauche, jugea urgent d'attaquer. On né à Paris en 1792, était fils d’un piase battit tout le reste du jour avec un niste allemand qui était assez bon comextrême acharnement. Vers le soir, tan. positeur, et qui a publié des sonates de dis que le chef de brigade Mouton ob piano, de harpe, et des quintetti de Boctenait un avantage marqué à la droite, cherini , arrangés pour le piano. Le la gauche pliait. Soult parvint à réta- jeune Hérold n'était pas destiné par ses blir le combat ; mais nos braves étaient parents à la carrière musicale, vers la

quelle l'entraînaient cependant son gout il a fait preuve dans ces quelques pie et ses dispositions. Mais la mort pré ces; mais cela s'explique cependant. maturée de son père changea la direc Hérold est un des compositeurs qui ont tion de ses études. Il entra au Conser éprouvé le plus de difficultés dans les vatoire de musique, où il fut éleve de commencements de leur carrière. Les M. Adam pour le piano, et il y obtint, premiers livrets qu'on lui confia étaient en 1810, le premier prix d'exécution des pièces froides et mauvaises qui résur cet instrument. Il passa ensuite sistaient aux efforts du musicien, et dans la classe de Méhul pour la compo que la musique ne pouvait pas soutenir sition, et ayant remporté, en 1812, le à elle seule. Une espèce de fatalité s'atgrand prix à l'Institut, il fut envové à tacha d'ailleurs à lui. Il ne fut pas tout Rome, où il passa trois ans aux frais d'abord compris du public, ni apprecie du gouvernement. Il y composa divers des connaisseurs ; et en dépit de son taouvrages sur lesquels Méhul fit, en lent il ne pouvait obtenir de poëme. 1813, un rapport fort honorable à l'Ins Modeste comme un véritable artiste, il titut.

se persuada que c'était lui qui se tromHérold se rendit ensuite à Naples, et pait, et voulant sacrifier à la mode, il il donna en 1815 son premier ouvrage se détourna de la route qui seule lui dramatique : la Gioventù d'Enrico convenait. D'un autre côté, il avait acquinto, opéra en 2 actes, traduit et ar. cepté la place de pianiste accompagnarangé d'après la comédie d'Alexandre teur à l'Opera Italien, et les devoirs de Duval. De retour à Paris, il mit en mu cette place ne lui laissaient que peu de sique avec Bojeldieu: Charles de France, temps pour produire. Plus tard, il chanou Amour et Gloire, opéra comique en gea cette place contre celle de chef de 2 actes, joué en 1816 au théâtre Fey- chậurs, puis contre celle de chant à deau, avec beaucoup de succes. Depuis, l'Opera. Dès lors, fatigué de mille de il a donné seul, successivement au voirs incompatibles avec la liberté né. même théâtre : les Rosières, en 3 actes, cessaire aux travaux d'imagination, il 1817; la Clochette, ou le Diable boi se vit hors d'état de persister dans la teux, en 3 actes, 1817 ; le Premier voie qu'il avait reprise, et dont l'opera venu, 04 Six lieues de chemin, en 3 de Marie avait marqué heureusement actes, 1818 ; les Troqueurs, en 1 acte, les premiers pas. Poussé cependant par 1819; l' Amour platonique, en 1 acte, le besoin de produire, il avait redoublé 1819 ; l' Auteur mort et vivant, en 1 d'ardeur et avait achevé le Pré aux acte, 1820; le Muletier, en 1 acte, 1823; Clercs. Mais ce fut le chant du cygne. le Roi René, en 2 actes, 1824; le Lapin Le travail que lui coûta cet opéra, joint blanc, en 1 acte, 1825 ; Marie, en 3 ac aux fatigues de sa place, avaient épuisé tes, 1826. Herold a donné à l'Académie ses forces, et une maladie de poitrine royale de musique : Lasthénie, opéra le conduisait lentement au tombeau. en 1 acte, 1823 ; (avec M. Auber) Ven Lorsque le Pré aux Clercs fut reprédome en Espagne, en 2 actes, 1823 ; senté, les agitations de la mise en scène Astolphe et Joconde, ou le Coureur d'a et du succès firent faire a la maladie ventures, ballet en 3 actes, la de rapides et effrayants progres. Il Somnambule , ou l'Arrivée d'un nou mourut aux Thermes, près Paris, le 18 veau seigneur, ballet en 3 actes, 1827; janvier 1833, et fut inbume au Pèrela musique du ballet de Lydie, 1828. Lachaise, près de la tombe de Méhul,

Il a composé aussi pour le théâtre son maître. Il laissait inachevée la parroyal de l'Odéon un ouvrage : le Der. tition d'un opéra en deux actes, Ludonier jour de Missolonghi, drame hé- vic , qui fut terminé par M. Halévy, et roïque en 3 actes, 1828 ; Emmeline, joué avec succès en 1834. opéra en 3 actes, 1830; Zampa, opera Héron (veu du). Voyez Vaux. comique en 3 actes, 1831.

HERON DE VILLEFOSSE (Ant.-Marie, De tous ces opéras d'Hérold, cinq ou baron), membre de l'Académie des six seulement ont eu un véritable suc sciences depuis 1816, inspecteur divi. cès, et sont restés au théâtre. On s'en sionnaire des mines, conseiller d'Etat, étonne, en songeant au talent réel dont né à Paris en 1774, est auteur d'un assez

1827;

grand nombre d'écrits relatifs à la mé Hersent a obtenu deux médailles d'or tallurgie et à l'industrie.

en 1817 et 1819. HÉROUVILLE (Antoine de Ricouart, HERTFORD (siégede). Lorsque Louis, comte d'), lieutenant général, né à Pa fils ainé de Philippe-Auguste , et plus ris en 1713, mort en 1782, auteur du tard roi sous le nom de Louis VIII, Traité des légions, publié d'abord sous envahit l'Angleterre, quelques places le nom du maréchal de Saxe.

fortes résistèrent. De ce nombre fut la HERSENT (Louis), peintre d'histoire, ville d'Hertford, devant laquelle Louis né à Paris, en 1777, élève de Regnault, se présenta après l'insuccès de sa tenremporta, en 1797, le 2e grand prix de tative sur Douvres (voyez ce mot); mais peinture, et exposa pour la première à la fin elle se rendit. fois, en 1802, Narcisse changé en fleur; HERVART ( Barthélemy), protestant, en 1804, Achille livrant Briséis aut né à Augsbourg, d'abord banquier de hérauts d' Agamemnon; en 1806, Atala Mazarin , fut nommé plus tard par le s'empoisonnant dans les bras de Chac- cardinal contrôleur général, malgré sa tas; ce tableau lui valut une médaille religion, en considération des grands d'or. En 1810, il donna le Passage du services qu'il avait rendus à la France. pont de Landshut par le comte de Lo. Dans plusieurs occasions, il avança les bau, aujourd'hui placé au musée de sommes nécessaires pour la solde des Versailles, et Fénelon ramenant à de troupes, et, entre autres, lorsque le vipauores paysans leur vache égarée. Il comte de Turenne voulut faire révolter termina aussi au Louvre, dans la gale l'armée d'Allemagne, en 1648. Nonrie de Diane, avec MM. Abel de Pujol, seulement il offrit pour la retenir dans Blondel et Vaflard, la réparation des le devoir la somme énorme de 2 milpeintures. En 1814, il donna Las Ca lions 500 mille livres , mais encore ce sas malade, soigné par des sauvages, furent ses habiles négociations qui la et Daphnis et Chloé. On vit encore, au détachèrent du parti des frondeurs (*). même salon, la mort du docteur Bichat, Hervart mourut simple conseiller d'Étableau qui fit une vive sensation, et en tat, en 1676. Sa veuve , lors de la ridi1817, Louis XVI secourant les mal cule défense de faire des conversions siheureux pendant l'hiver de 1788, au gnifiée aux pasteurs protestants, conjourd'hui au musée de Versailles. tre-balança longtemps par des libéralités

Mais celui de ses tableaux qui fut le le pouvoir de Pélisson, qui achetait les plus généralement admiré, fut le Gus convertis, et enfin, lors de la révocatave Wasa. Cette composition, parfai tion de l'édit de Nantes, la famille entement ordonnée, pleine de noblesse et tière d'Hervart se retira en Suède et en de dignité, est regardée comme le chef Allemagne, avec une fortune de plus de d'euvre de M. Hersent. En 1822, pa 6 millions. rurent le tableau de Ruth et Booz et HÉRY (Thierry de), chirurgien, né à divers portraits. Cette année, M. Her Paris, au commencement du seizième sent entra à l'Institut. En 1827, il ex siècle, fut chargé par François Ier de posa un portrait en pied de Henri IV, suivre l'armée d'Italie, que decimait un et en 1831 celui de Louis-Philippe. De horrible fléau, récemment importé dans puis cette époque, on n'a plus rien vu l'ancien monde. Héry, après la bataille au Louvre de M. Hersent, dont la santé de Pavie, se rendit à Rome, s'enferma s'est affaiblie. Il est professeur à l'école dans l'hôpital de Saint-Jacques le Ma. des beaux-arts.

jeur, et là étudia avec un zèle soutenu Madame Hersent (Louise Mauduit), les causes, les caractères, et les moyens femme du précédent, et fille du célèbre géomètre, née en 1784 , a donné plu

(*) On trouvera diverses pièces intéressansieurs tableaux qui sont assez estimés.

tes sur cette roission si beureusement remplie Nous citerons, entre autres, Saint Vin

par Hervart, dans le Recueil de documents cent de Paul; Henriette de France; inédits sur l'histoire de France et principaVisite de Sully à la reine, après la lement sur l'Alsace et son gouvernement mort de Henri IV, et Louis XIV bénis pendant le règne de Louis XIV, par M. Vansant son arrière-petit-fils, Madame huffel. Paris, 1840, un vol, in-8°,

de guérison de la syphilis ; il revint en HESDIN (comtes d'). Voici , en peu suite à Paris, et y mourut en 1599, de mots, ce que l'histoire a recueilli sur après avoir acquis une grande fortune. les comtes du vieil Hesdin. On a de lui un ouvrage intitulé : 1. Alulfe gouvernait vers l'an 1000, thode curative de la maladie véné. d'après une charte revêtue de son rienne, etc., Paris, 1552, 1569 et 1654. sceau (*).

Hesdin. On sait peu de chose sur le 2. Gauthier n'est guère mieux connu vicil Hesdinum, qui n'est plus mainte que son prédécesseur. Il eut deux fils; nant qu'un petit village auquel son nom Gérard, dont est issue Adélaide d'Hesseul est resté comme un monument de din, et Enguerrand. son ancienne splendeur. Cette ville eut, 3. Enguerrand , fils aîné de Gauau onzième siècle, des comtes qui fai- thier, auquel il succéda, en 1072, mousaient partie des douze pairs du comté rut sans enfants, et sut inhumé dans le de Flandre; elle obtint le droit de com cheur de l'église d’Auchy, qu'il avait mune , qui lui fut retiré en 1179, et contribué à édifier. transporté à la ville d’Aire, lors d'une 4. Gauthier II, neveu et successeur sédition dans laquelle périt un officier d'Enguerrand. Jaloux des biens énorde Philippe d'Alsace. Après avoir subi mes accordés par ses ancêtres aux moiplusieurs siéges dans les guerres de nes d’Auchy, il tenta plusieurs fois de François Jer et de Charles-Quint , elle se les approprier. Dans sa dernière lifut ruinée de fond en comble, en 1553, gue avec les comtes de Boulogne, de par le duc de Savoie, général des trou- Saint-Pol, de Louvain et de Hainaut, pes de l'empereur d'Autriche, qui fit il fut défait

et saisi par Charles le Bon, rebâtir l’Hesdin moderne, à 4 kilom. comte de Flandre , qui ne lui laissa de la première, sur l'emplacement du qu'un petit revenu pour vivre. Les trois village le Mesnil.

derniers seigneurs d'Hesdin ne méritent Il faut remarquer que quelques géo- pas de mention particulière ; Anselme graphes placent à Hesdin le Vieux le

ne gouverna que sous la surveillance de bourg d'Héléna, où Majorien défit Clo- Charles le Bon, avoué et défenseur indion, en 447. (Voyez Heléna.) fatigable de l'abbaye d' Auchy; Ber.

Quant à la ville moderne, elle ne fut, nard n'eut qu'une ombre de pouvoir, dans l'origine, qu'une simple forteresse, et , après l'année 1148, Gui son fils flanquée de quatre bastions, et que l'on étant mort, le comté d'Hesdin fat réuni agrandit vers 1607 et 1611. En 1639, à la Flandre. elle fut prise par Louis XIII. Au mois HESNAULT (Jean), poëte du dix-sepde mai , le marquis de la Meilleraye tième siècle. On n'a pu déterminer au forma le siège de la place. Louis XII juste la date de sa naissance. Sa vie est vint joindre son armée le 3 juin. Le peu connue. On sait seulement que, fils gouverneur, vieillard de 80 ans, capi- d'un boulanger de Paris, il alla chercher tula le 29 juin , après une assez faible fortune en pays étranger; que ses efrésistance. Mais le roi voulut entrer forts ayant été sans résultat , il revint dans la place par la brèche. A ses côtés en France, où la protection du surinétaient MM. de la Meilleraye et de Puy- tendant Fouquet lui fit obtenir un em. ségur. Ce dernier avait une canne à la ploi dans le Bourbonnais. La disgrace main ; Louis la prend, et, la présentant de son protecteur parait avoir été fatale à M. de la Meillerave : Je vous fais, à sa fortune. Tout ce que nous pouvons lui dit-il, maréchal de France ; voila ajouter, c'est qu'il fut ami de Chapelle, båton que je vous en donne. Les servi avec lequel il avait reçu dans sa jeunesse ces que vous m'avez rendus m'obligent les leçons de Gassendi. Il mourut en à cela.

1682. 'On a de lui des sonnets, des poe. Ce ne fut cependant qu'en 1659 que sies légères et des traductions en vers. la possession d'Hesdin nous fut définitivement assurée, lors du traité des

(*) Ce qui dément l'opinion de ceux qni Pyrénées. Hesdin a vu naître l'abbé prétendent que les seigneurs n'avaient point Prévost, Tripier , l'avocat , et le lieute de sceau qui leur füt propre avant le dounant général Garbé.

zième siècle.

Parmi ses sonnets, deux sont célèbres. pour remplacer par le nom d'un homme Le premier fut composé contre Colbert, mort qui ne pouvait se plaindre, celui après la chute de Fouquet. C'est, sous de Perrault, avec lequel il s'était réconla forme du sonnet, une amère satire, cilié. une sanglante invective. Les vers en Hesse (relations de la France avec sont élégants et énergiques. Voltaire la). Voyez GERMANIQUE (relations de la rapporte que Colbert, à qui l'on parla France avec les petits États de la Conde cette pièce injurieuse, demanda si le FÉDÉRATION). roi y était offensé. On lui dit que non : Hésus. Voy. GAULOIS (religion des). a Je ne le suis donc pas , » répondit-il. Hesse (Nicolas-Auguste), élève de Il y avait pour le moins autant d'esprit Gros, et l'un de nos peintres d'histoire de cour que de modération dans cette les plus distingués, est né à Paris en réponse. L'autre sonnet de Hesnault, 1795. Il a obtenu en 1818 le premier qui fut fort en vogue dans le dix-sep- grand prix de peinture, et n'a cessé, detième siècle, est celui qu'on nomme puis 1824, de produire des ouvrages rel' Avorton (*). C'est un perpétuel cli- marquables. Les suivants surtout ont quetis d'antithèses froides et subtiles. été vivement appréciés : Françoise de Voltaire se trompe quand il voit dans Rimini, 1831 ; une Adoration des berce sonnet une allusion à la malheureuse

gers, dans la nef de Notre-Dame de Lo. aventure de mademoiselle de Guerchy. rette, 1835 ; la Mort d'Ananias et la La pièce était imprimée avant 1670. Guérison du Boiteux, peintures sur Parmi les traductions en vers de Hes verre pour la décoration du chậur de nault, on cite encore aujourd'hui avec Saint-Pierre de Chaillot, 1842. M. Hesse éloge sa traduction du début du poeme avait déjà été chargé en 1840 de la déde Lucrèce. Il paraît avoir eu autant de coration de la chapelle de la Vierge de goût pour les opinions de ce poëte que l'église Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. pour ses vers. Elève de Gassendi, comme Il avait reçu, la même année, la croix de nous l'avons dit, épicurien comme son la Légion d'honneur. ami Chapelle, il fut un de ces hommes Jean-Baptiste- Alexandre HESSE, nepeu nombreux qui, au dix-septième siè veu du précédent, né à Paris en 1806, cle, adoptèrent, en fait de religion et de élève de son père, peintre de portraits, pbilosophie, des principes libres et har et de Gros , s'est aussi fait connaître dis. S'il faut en croire Bayle, il poussa comme peintre d'histoire. Ses tableaux l'indépendance et le doute jusqu'à l'a- les plus remarquables sont : les Honthéisme. Selon le mêine auteur, il fit le neurs rendus au Titien après sa mort, voyage de la Hollande exprès pour voir et la Mort de Brisson. Il a reçu la croix Spinosa. Mais dans sa veillesse, ce fut de la Légion d'honneur après l'exposiautre chose. Il retomba de l'irréligion tion de 1842. dans la dévotion , et porta le scrupule HEURTEBISE ( engagements d'), épijusqu'à détruire la traduction de Lu sode de la bataille de Craone. La ferme crèce, qu'il avait avancée jusqu'au qua- d'Heurtebise, occupée par une brigade trième livre. Il n'en resta que l'invo de troupes légères russes, plusieurs cation à Vénus, conservée par ses amis. fois prise et perdue par la division MeuOn lit dans le Lutrin que

nier, resta, dans la soirée du 6 mars, Ribou le libraire, au fond de sa boutique en notre pouvoir. Le lendemain 7, les Sous vingt fidèles clefs garde et tient en dépôt Russes, après avoir mis le feu à la ferme, L'amas toujours entier des écrits de Hespault.

se replièrent sur leur première ligne de Cependant, s'il faut en croire la

bataille. Monnoye, Boileau regardait Hesnault HIÉMOIS, Exmois ou pays d'Hièmes comme un habile versilicateur : il disait (Oximiensis pagus), pays dont Hièmes lui-même qu'il n'avait placé son nom à

ou Exmes (voyez ce dernier mot) était la fin de ce vers satirique, qu'en 1701, la capitale. Il comprenait deux archidia

( C'est par erreur qu'à l'article For Les conés d'une assez grande étendue, aux D'HONNEUR , il a été attribué au président diocèses de Séez et de Bayeux. Hénaut.

HIÈRES ( Olbia, Areæ ), ville an

« VorigeDoorgaan »