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car il enseignait que c'était une chose notre histoire, car ce fut la pretout à fait vaine et superflue de payer mière fois que, dans nos contrées, on la dime. De même que toutes les autres infligea la peine de mort à des dissihérésies, pour tromper plus sûrement dents de l'église catholique. « On déles hommes, se couvrent comme d'un couvrit, dit Raoul Glaber, dans la manteau des saintes Écritures , qui ville d'Orléans une hérésie impudente pourtant les réprouvent, Leutard re et grossière qui, après avoir longconnaissait aussi que les prophètes temps germé dans l'ombre, avait proavaient dit de bonnes choses ; mais il duit une ample récolte de perditions, prétendait qu'il ne fallait pas les croire et finit par envelopper un grand noner tout. Enfin, la réputation qu'il avait bre de fidèles dans son aveuglement. usurpée d'homme sage et religieux , lui Ce fut, dit-on, une femme venue d'Itafit de nombreux prosélytes. Gébuin , lie, qui apporta dans les Gaules cette vieillard d'une science très-étendue et infâme doctrine. Pleine des artifices du évêque de ce diocèse, en étant instruit, démon, elle savait séduire tous les esle manda. Il lui fit des questions sur ce prits, non-seulement ceux des idiots et qu'on lui avait rapporté de ses paroles des simples, mais la plupart même des et de sa conduite. Leutard voulut alors clercs les plus renommés par leur sadissimuler le venin de sa criminelle voir. Elle vint à Orléans , et le court doctrine, et s'appuya de quelques cita- séjour qu'elle y voulut faire lui suffit tions des saintes Écritures, citations pour infecter plusieurs chrétiens. Bienque certainement il n'y avait pas trou tôt ses prosélytes firent tous leurs efvées. Mais l'évêque, homme d'une forts pour propager cette semence du grande habileté, s'apercevant que non mal. Il faut même l'avouer, ô douleur ! seulement elles étaient peu exactes , les hommes les plus distingués du clergé mais qu'elles contenaient des erreurs de la ville, également fameux par leur honteuses et condamnables, confondit naissance et leur science, Étienne (*) ce fou, cet hérétique, ramena ceux d'en et Lisoie furent les deux chefs de cette tre le peuple qui déjà partageaient son hérésie...... Le pieux Richard, comte délire, et les affermit plus que jamais de Rouen (Richard II, duc de Normandans la foi catholique. Quant à Leu- die), informé du complot, envoya en tard, se voyant vaincu et abandonné du toute hâte vers le roi, et lui devoila peuple qu'il avait espéré séduire, il se cette contagion secrète. Le roi Robert jeta dans un puits , où il trouva la en conçut une profonde affliction. Il se mort (*). »

rendit promptement à Orléans, et, après Peu de temps après, Leuthéric, arche y avoir convoqué des évêques, des abvêque de Sens, fut accusé d'une hérésie bés et des laïques religieux, il fit comsur la participation à l'eucharistie, mais mencer vivement les poursuites contre on ignore quelles en furent les consé les auteurs de cette doctrine et leurs quences. Le dogme de la présence réelle adeptes...... Le roi et les pontifes lidevint dès cette époque l'objet de vives rent subir aux accusés un interrogatoire controverses. Fulbert, un des plus sa secret, par égard pour la probité et l'invants hommes du siècle et chancelier nocence de mours dont ils avaient toudes écoles de Chartres, puis évêque de jours donné l'exemple jusqu'alors : car cette ville, commença , vers l'an 1007, à Lisoie était le plus estimé des clercs du enseigner qne la croyance à la transsubs monastère de Sainte-Croix, et Étienne tantiation était nécessaire pour le salut; était attaché à l'église de Saint-Pierre, ce fut le contraire de cette doctrine que surnommé l'abbaye des Pucelles, en reproduisit quelques années plus tard qualité de chef et de directeur de l'éle célèbre Bérenger, qui suivait alors cole...... Après avoir épuisé tous les ses leçons.

moyens de persuasion pour les engager En 1022, la ville d'Orléans devint à abjurer leur erreur, on leur déclara le foyer d'une hérésie célèbre dans

(*) Le texte de Glaber porte au lieu d'Étien(*) Chronique de Raoul Glaber, liv. 11, ne, Heribert. C'est une erreur que nous

avons corrigée dans tout le courant du récit.

ch. XI,

que, s'ils ne retournaient promptement Le douzième siècle vit éclore des à la foi qu'ils avaient trabie, ils allaient hérésies fameuses. D'abord parurent être livrés aux flammes. Ces insensés, les Pétrobusiens, ainsi nommés de aveuglés par une confiance téméraire , leur chef Pierre de Bruys, qui eut poussèrent la jactance jusqu'à dire qu'ils pour successeur un moine de Toune craignaient rien, et qu'ils sortiraient louse, nommé Henri (voyez HENRIdu feu sans éprouver aucun mal... Le ciens.) Puis vint le Tanchelinisme roi et tous les assistants voyant que la qui, bien que professé presque exclusifolie de ces misérables était sans re vement dans les Pays-Bas, par son aumède, firent allumer, non loin de la ville, teur nommé Tancňelin , tué en 1115, un grand feu, espérant qu'à cette vue, subsista encore longtemps à Avignon la crainte triompherait peut-être de leur et à Noyon. Tanchelin proclamait que endurcissement, mais il fallut les mener les églises étaient des lieux de prostituau supplice; poussés par une incroya- tion, les sacrements des profanations, ble démence, ils s'écrièrent que c'était et défendait de payer les dîmes. Il se ce qu'ils demandaient, et se présentè- livrait, du reste, aux plus horribles dérent d'eux-mêmes à ceux qui étaient bauches. chargés de les trainer au bûcher. Enfin, A cette secte succédèrent les Paterins on en jette treize dans le feu; et quand ou Cathares, qui portaient l'esprit de ils commencèrent à en sentir vivement réforme sur la morale aussi bien que les atteintes, ils se mirent à crier que sur le dogme. La plupart d'entre eux c'étaient les artifices du démon qui leur s'abstenaient de viandes ; d'autres reavaient suggéré des sentiments si cou gardaient comme criminels les plaisirs pables..... En entendant ces cris, quel du mariage. Après eux parurent les Alques spectateurs émus de pitié s'ap. bigeois (voy. ce nom), dont la doctrine prochèrent du bûcher pour en arracher se rapprochait beaucoup de celle des ces malheureux; mais déjà la flamme manichéens; et les Pifres, secte d’Alvengeresse les avait dévorés. Tous ceux bigeois composée en grande partie qui furent convaincus ensuite de par de tisserands, et répandue principaletager cette erreur subirent la même ment en Picardie et dans les Pays-Bas. peine (*).

Le concile de Reims, tenu en 1157, orLes opinions des sectaires d'Orléans donna de les renfermer et de les marsont assez difficiles à démêler. Il paraît quer d'un fer chaud. qu'ils n'admettaient point que Dieu se

Enfin ce siècle, agité longtemps par fût dégradé au point de se faire homme, les controverses religieuses d'Abaique le baptême purifiât de tous les pé- lard et de saint Bernard , fut fermé chés, et que le corps et le sang de Jé par l'hérésie des Humiliés ou pausus-Christ fussent présents dans l'Eu vres de Lyon, plus connus sous le charistie. Enfin, ils considéraient comme nom de Vaudois. Cette doctrine naune idolâtrie l'adoration des martyrs et quit en 1160. Son chef, Pierre Valdo, des confesseurs.

prêcha la pauvreté volontaire, et il Les autres hérésies du onzième siècle, introduisit en outre une nouveauté qui qui se rattachent à la France, sont celles souleva contre lui le clergé tout ende Bérenger, archidiacred'Angers (voy. tier, tandis qu'elle attirait en foule les BÉRENGER), et de Roscelin , qui fut populations autour de lui : il expliqua condamné au concile de Soissons, le texte du Nouveau Testament en lan1092. Ce dernier prétendait que les gue vulgaire. Ses sectateurs portaient trois personnes s'étaient incarnées, et aussi les noms de Léonistes, à cause de que le fils n'avait pu se faire homme lui la ville de Lyon, et de sabotés ou ensaseul, à cause de l'unité d'essence des botés, à cause d'une chaussure singulière trois personnes divines.

qu'ils portaient.

Les Albigeois et les Vaudois se sub(*) Chronique de Raoul Glaber, liv. vii,

divisaient en un nombre infini de sectes, ch. var. Collection des mémoires relatifs à conséquence naturelle de la liberté d'exal'histoire de France, traduction de M. Guizot, men qui faisait l'essence de leur doctrit. VI, p. 269 et suiv,

ne. «Toutes, dit M. de Sismondi, s'accor.

en

daient pour regarder l'église romaine publiées tout récemment, confirment comme ayant absolument dénaturé le cette ressemblance entre la doctrine et christianisme, et pour prétendre que c'é la discipline des réformateurs à ces tait elle qui était désignée dans l'Apoca- deux époques (*). » lypse sous le nom de prostituée de Ba Le goût des controverses subtiles qui bylone. Les Vaudois, cependant, n'en signale le treizième siècle fit éclore un différaient pas sur des points très-impor: grand nombre, sinon d'hérésies, au tauts ; d'autres, au contraire, avaient moins de doctrines singulières, contellement donné carrière à leur imagi- damnées par les papes, les évêques, nation, qu'ils avaient détruit presque les conciles, les universités, les génétout le système de la révélation; ils at. raux ou les chapitres d'ordres monasti. tribuaient au principe du mal l'Ancien ques; car toutes ces autorites preten. Testament; car on y représentait, di- daient prononcer irrefragablement sur saient-ils, un Dieu homicide qui avait de pareilles matières. Ainsi on condétruit la race humaine par le déluge, damna et l'on brûla, à Paris, en 1210, Sodome et Gomorrhe par le feu , et les hérétiques qui soutenaient que le les Egyptiens par l'inondation de la mer règne du Père et du Fils était passé, Rouge. Mais quant à ceux qui ouvrirent que le règne du Saint-Esprit commenla carrière aux réformateurs du sei- cait, que la confession , le baptême, zième siècle, on reconnaît leur ensei. l'eucharistie et les autres sacrements ne gnement à la dénégation de la présence devaient plus se conférer. Ces malheureelle dans l'eucharistie. « Quand le corps reux traitaient le pape d'Antechrist, et du Christ, disaient - ils , serait aussi le clergé de membres de l'Antechrist. grand que nos montagnes, encore se Leur doctrine avait eu pour auteur un rait-il détruit par le nombre de ceux clerc nommé Amauri, qui avait enseiauxquels on prétend l'avoir fait man gné, à Paris, la logique et les autres ger. » Ils rejetaient comme frivoles et arts libéraux. On condamna encore ceux vains les sacrements de la confirmation, qui disaient que l'essence divine n'est de la confession et du mariage ; ils vue en soi ni par les anges , ni par taxaient d'idolàtrie l'exposition des ima l'homme glorilié; que les âmes des ges dans les églises, et ils nommaient saints et les corps glorifiés seront dans trompettès des démons les cloches par le ciel cristallin, et non dans le ciel lesquelles on appelait le peuple à l'ado- empyrée; que le mauvais ange a été ration de ces images. Leurs docteurs mauvais dès le premier instant de sa ou leurs prêtres se contentaient d'un ha création, et n'a pas eu, non plus qu'Abit noir, au lieu de la pompe des vête- dam, de quoi soutenir l'état d'innoments du clergé catholique; après avoir cence, etc. Étienne Tempier , évêque fait abjurer l'idolàtrie aux proselytes, de Paris, condamna à lui seul 222 de ils les recevaient dans leur église par leurs propositions. Enfin, d'autres sec. l'imposition des mains et le baiser de tes plus redoutables se formerent enpaix. Tandis qu'on cherchait à noircir core dans ce siècle. (Voyez FLAGELleur réputation, en les accusant de per LANTS et PASTOUREAUX.) mettre dans leurs enseignements les Les premières annees du quatorzième mæurs les plus déréglées, et de se li siècle furent marquées par le célebre vrer en secret à tous les désordres, on procès des templiers; nous raconterons convenait qu'en apparence ils obser ailleurs les accusations qui furert dirivaient une chasteté sans reproche; que gées contre eux. Le concile de Vienne, dans leur abstinence de toute nourri- qui, en 1312, prononça leur suppresture, leur rigorisme passait celui des sion, condamna aussi les bégards et les ordres de moines les plus sévères ; que béguines; ces sectaires, qui s'adan. dans leur respect pour la vérité, ils naient à la vie religieuse, se distinn'admettaient aucune excuse pour le guaient en général par des meurs simmensonge; que charité, entin, les ples et sévères, mais professaient cer. préparait toujours à se dévouer pour les autres. Quelques poésies des Vau. (*) Sismondi, Histoire des Français, t. VI, dois , écrites dès le douzième siècle et

p. 254.

taines doctrines se rapprochant de celles HÉRIBAN (droit féodal); herebandes Vaudois relativement à la grâce, à num, heribannum, arribannum. Ce l'inutilité de certaines pratiques reli mot désignait 1° le cri public par lequel gieuses, etc. L'inquisition en décou- le roi ou le seigneur faisait armer ses vrit un grand nombre dans le Lyonnais vassaux ou les appelait à des corvées; et la Franche-Comté. Une autre secte 2° l'amende payée aujourd'hui pour n'ade bégards reparut à la fin du même voir pas obéi à la convocation; 3° tousiècie, sous le nom de turlupins et de tes prestations, charges et corvées, exisociété des pauvres. Ces herétiques gées par le seigneur. On disait aussi soutenaient qu'on ne devait avoir honte arban ou herban. L'étymologie comde rien de ce qui est naturel, et par mune de ces trois teripes est le teutoconséquent l'ouvrage de Dieu; d'après nique heer , armée, joint à bann, bances principes, ils s'abandonnaient à num, citation, convocation. (Voyez toutes sortes de débauches. Ils furent BAN.) dénoncés à Charles V par une lettre du D'après les dispositions des lois franpape, datée du 27 mars 1373, et le roi, ques et les capitulaires des Carlovindans la même année, fit brûler, à Paris, giens, l'hériban était une charge trèsleur chef nommé Jean Dabantonne. lourde. Il appelait à l'armée tout homme

Depuis cette époque et jusqu'à la fin indistinctement, et portait un caractère du quinzième siècle, la France, où les essentiellement vague et injuste. Que guerres civiles et étrangères préoccupè- signifie en effet cette sévère injonction rent presque exclusivement les esprits, adressée à tous, et laissant en oubli des ne vit pas surgir d'autre hérésie que la dispenses qu'il était impossible de méraudoisie ou vauderie d'Arras (voyez connaître ? Tous les hommes libres deFLANDRE et VAUDOIS), étouffée au vaient faire le service militaire à leurs milieu des plus odieuses iniquités (1461). frais, non-seulement les feudataires ou Enfin arriva le seizième siècle, l'âge des bénéficiers, mais aussi les propriétaires grandes réformes religieuses; mais son d'une manse. La manse, que du Cange histoire, sous ce point de vue, a été évalue à deux arpents, paraît avoir été déjà racontée aux articles CALVINISTES, la mésure de terre qu'on jugeait susfiÉDITS, GUERRES DE RELIGION , etc. sante pour faire vivre une famille. Celui Apres le concile de Trente, les contro- qui possédait trois, quatre ou cinq man. verses religieuses qui éclatèrent dans ses, était obligé à marcher en personne; notre pays relativement aux jansenistes, celui qui n'en possédait qu'une devait auxquiétistes, à la bulle Unigenitus,etc., s'arranger avec trois de ses égaux pour ne furent guère que des querelles de fournir un soldat : ceux même qui ne famille dont nous nous réservons de possédaient que des demi-manses deparler à chacun de ces mots. La seule vaient contribuer proportionnellement. heresie proprement dite que nous ayons Le dédommagement payé par celui qui à mentionner depuis cette époque est restait au logis à celui qui partait était celle d'un contemporain, de l'abbé Chá- à raison de cing sous d'or par chaque tel , qui voulut fonder une église fran- manse. Le service gratuit devait entraiçaise, d'après un programme publie le ner rapidement les hommes libres à leur 23 janvier 1831. Aujourd'hui, il n'est ruine, et on ya le comprendre. On de. plus guère question de ce nouveau ca mandait au soldat qu'il se présentât tholicisme, quoique le chef de la secte avec la lance et l'écu, ou avec l'arc, deux persiste à célébrer, à Paris, des maria- cordes et douze flèches ; qu'il portât de ges, des baptêmes, des communions et plus une provision de vivres, probabledes inhumations, et à porter dans toutes ment telle qu'elle pút lui suffire jusqu'à les cérémonies de son culte la mitre et ce qu'il eût joint l'armée; car l'on accorla crosse, en prenant le titre d'évêque- dait trois mois de vivres aux soldats, primat par élection du peuple et du mais seulement à dater du passage de la clergé (*).

professées par des hommes évidemment pri(*) Nous n'avons pas cru devoir, dans cet vés de raison, comme Éon (vov. ce moi) et article, compter parmi les hérésies, les erreurs tant d'autres,

Loire ou du Rhin. Un tel service , qui cendent de Louis Héricart, lieutenant était peu important sous les Mérovin civil et criminel de la Ferté-Milon, giens, lorsque les guerres étaient rares, beau-frère de la Fontaine. On ne sait n'entraînaient pas le citoyen fort loin pas positivement en quelle année l'ilde ses foyers, devenait une vexation lustre fabuliste épousa Marie Héricart; intolérable sous Charlemagne, où cha on croit que ce fut en 1648. que année était marquée par une expédi. HÉRICOURT, département de la tion nouvelle sous divers climats. Des Haute-Saône, arrondissement de Lure; familles aisées étaient bientôt plongées pop., 2,907 habitants. dans la misère ; la population disparais Cette ancienne petite ville a eu jadis sait rapidement; la liberté, la propriété une assez grande importance, et fut devenaient un fardeau et non un avan souvent l'objet de querelles entre la tage. Celui qui, après une sommation, maison d'Ortembourg et de Neufchâtel. ne se rendait pas à l'armée , était puni En 1425, l'évêque de Båle en fit le par une amende (hériban) de soixante siége et la ruina. sous d'or; mais comme cette amende, « En 1474, commencerent les Suisses appelée heribannum plenum, dépassait la guerre en Bourgogne, et prindrent le plus souvent ses facultés, il était Blasmont , qui estoit au mareschal de réduit à fournir un gage, sinon à subir Bourgogne, qui estoit de la maison de un esclavage temporaire, jusqu'à ce Neuf-Chastel, et assiegerent le chasteau qu'il eut acquitté la somme. Cette loi, de Heriscourt, qui estoit de ladite maiexécutée à la rigueur, aurait bientôt son de Neuf-Chastel, où les Bourgui. fait disparaître toute la classe des hom gnons allerent pour le secourir; mais mes libres. Comme adoucissement, le ils furent deconfits devant un bon nomlégislateur voulut que le malheureux bre. Lesdits Suisses firent un grand qui mourait dans cet état d'esclavage dommage au pays, et puis se retirèrent fût considéré comme ayant acquitté son pour cette bontée (*). » hériban, en sorte que sa propriété n'é En 1561, les ducs de Wurtemberg, tait pas saisie , ni ses enfants réduits en princes de Montbéliard , en firent l'ac. captivité (*).

quisition , et ils l'ont conservée jusqu'à HÉRICART DE THURY(Louis-Étienne révolution française. Les protestants François, vicomte), ingénieur en chef y ont introduit l'industrie qui distingue au corps royal des mines, directeur ce canton. des travaux publics du département de On voit encore à Héricourt le chà. la Seine , ancien membre de la chambre teau des seigneurs du lieu, ainsi que des députés où il siégea au côté droit, quelques autres vieilles constructions. membre de l'Académie des sciences HERIMANNI. Voy. HARIMANNI. depuis 1824, naquit à Thury, près de HERISLiZ ou HARISLIZ (de heer, arSoissons, en 1777. Il a publié un assez mée, et lassen, abandonner), terme grand nombre d'écrits sur la minéra- franc ou teutonique, qui signifiait quellogie et la géologie, et des mémoires quefois licenciement, souvent aussi deimprimés dans le Journal des mines sertion, et non haute trahison, comme de 1799 à 1814.

le prétendent quelques auteurs. TassilLes deux branches de sa famille des- lon le Bavarois, jugé en 788 à l'assem.

blée d'Ingelheim, fut déclaré coupable (*) N'était-il pas d'ailleurs réellement barbare ce texte légal qui ne faisait aucune ex

d'herisliz pour avoir abandonné l'arception pour les malades, les impolents et

mée du roi Pepin en 763 , lors de l'exles iufirmes, ou pour ceux qui étaient tom

pédition d'Aquitaine, et de trahison, bés dans la pauvreté, et qui, ne pouvant plus pour avoir excité contre les Francs tous suffire aux dépenses accessoires, étaient

les peuples voisins.

par cela même hors d'état de remplir l'obligation

Hérisson, grosse poutre armée de principale ? Ces infortunés devaient-ils étre pointes en fer, qu'au moyen âge les détraites comme des récalcitrants et subir l'hé. fenseurs d'une ville lançaient sur les asriban imposé à la désobéissance ? Méconnaitre siégeants avant qu'on connût les armes et punir ces impuissances étaient une tyrannie excessive,

(*) Comines.

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