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tous les grands changements de son épo- LONO CIVITA, autour d'un B,

initiale que. il avait vu l'intluence de l'Em de Burgundia ; sur celles de Mâcon, pire s'affermir dans l'intérieur des Gau deux croix, et en légende HENRICVS les, en Lorraine et en Flandre; le duché REX-MATISCENSIS. Nous sommes perde Normandie assurer son indépendance suadé que ces deux pièces ne sont réelet prendre une attitude menaçante; les lement pas royales, mais qu'elles ont hérésies pulluler, puis être réprimées été frappées par des barons, forces par des supplices ; l'Eglise enlin s'or d'inscrire sur leurs espèces le nom du ganiser en dehors de l'État, et s’armer roi ; car Châlon-sur-Saône ni Måcon contre l'autorité temporelle. Quoiqu'il ne faisaient alors partie du domaine n'eût pas été constamment inactif, il royal. n'avait rien aidé, ni rien empêche (*). » HENRI JI, roi de France, fils de

HENRI I'' (monnaies de). Ainsi que François Ier et de Claude de France, ne les autres rois de la race capetienne an. à Saint-Germain en Laye, le 31 mars térieure à Philippe-Auguste, Henri les 1518, épousa Catherine de Médicis en n'a frappé que des deniers de billon. Ces 1533, et monta sur le trône le 31 mars deniers sont fort rares. On n'en connaît 1547. Il ne tenait de son père que sous que de quatre villes, Paris, Sens, Mâcon le rapport des qualités physiques, déveet Châlon , ce qui ne veut pas dire que loppees chez lui aux dépens des faculHenri jer n'a frappé monnaie que dans tés intellectuelles. Indolent d'esprit, ces villes; car on sait positivement qu'il « il étoit, dit Théodore de Bèze, tant possédait, en outre, l'atelier monétaire plus aisé à tromper , de sorte qu'il ne de Montreuil-sur-Mer, celui d'Orléans, voyoit et ne jugeoit que par les yeux , et bien d'autres qui, comme ceux de oreilles et avis de ceux qui le posséChateau - Landon et de Compiègne, doient. » Le connétable de Montmofaisaient partie du patrimoine de Hu- rency, les Guises et d'Albon de Saintgues Capet ; mais, par suite de diffé André associèrent leurs ambitions sous rentes circonstances, certaines mon. les auspices de Diane de Poitiers, pour naies, comme celles d'Orléans , par exploiter en commun la France. exemple, ne portaient, à cette époque, Le prince débonnaire ne savait comaucun nom royal (voy. ORLEANS (mon ment partager la curée, pour satisfaire naies d']), et d'autres ne sont pas par tous ces affamés, à qui rien n'échappait venues jusqu'à nous. Le denier frappé (voyez Cour, Favoris et Guise) au à Sens porte, du côté de la croix, le milieu de la reaction contre les hommes nom de cette ville , SENONIS CIVITAS, et les actes du règne passé. et au revers, HENRICVS en légende, et « A la révolution de cour qui suivit dans le champ le mot Rex. Cette lé la mort de François le correspondirent gende, ou une légende analogue, se des modifications dans la politique extétrouve au revers d'un grand nombre de rieure qui n'y perdit, on doit en couvedeniers, depuis Charles le Simple jus- nir, ni en activité, ni en énergie... Les qu'à Louis VI. Faut-il en conclure que premiers actes du nouveau gouvernetous ces deniers sont des monnaies vrai ment révélèrent la résolution de soutement royales ? Nous ne le pensons pas; nir bardiment les intérêts et la dignité car on trouve, à la même époque, dans de la France, à la fois contre l'Angleles lieux où ces monnaies ont été frap- terre et l'Empereur... Les agents franpées, des monnaies locales, bien carac çais exhortaient le sultan à rompre sa térisées, et qui ne different de celles-là trêve avec Charles-Quint, remuaient que par l'absence de cette légende. La Gênes, Naples, le Milanais, la Tosmonnaie de Paris porte un type local; cane (*). » Enfin Henri avait même passé on y lit : PARISIVS Civitas, du côté en Piémont (1548) pour profiter de ces de la croix; au revers, HAINRICVS REX, intrigues, quand les nouvelles de guel. et dans le champ , l'a et l'w. Sur les ques troubles intérieurs le forcèrent de pièces de Châlon, on voit le nom du roi quitter Turiu , après avoir réuni à la autour de la croix, et au revers, CAVI: couronne le marquisat de Saluves. (*) Sismondi, Hist. des Français, l. IV,

(*) Henri Martin, Histoire de France,

p. 308,

Les hostilités éclatérent ensuite con Les guerres extérieures semblaient tre les Anglais, jusqu'à ce que la resti terminées pour longtemps; les quatre tution de Boulogne fût devenue la villes récemment conquises fermaient condition principale de la paix procla- les portes du royaume du côté de l'Allemée le 24 mars 1550 entre la France, magne et de l'Angleterre; mais les guerl'Angleterre et l'Écosse (voyez ce der res intérieures, les troubles religieux nier mot). Henri, ou plutôt ses conseil allaient commencer. Henri II étendit la lers, profiterent de cette paix pour agir persécution contre les réformés, et la contre l'Empereur ; car si le gouverne- régularișa par l'intervention de la loi ment français offrait au dedans de tris. (voyez ÉDITS). Il cherchait même des tes spectacles decorruption et decruauté, victimes parmi les conseillers du parlesa politique extérieure était du moins ment (voyez BOURG (Anne du]), et méactive et ferme. La lutte s'engagea en ditait d'étouffer l'hérésie par de nou1551 sur plusieurs points. Henri re velles rigueurs, quand la mort le surnoua des alliances avec les protestants prit. d'Allemagne, et s'unit, pour la défense Le 5 février 1559, la seconde fille du de la liberté germanique, à Maurice de roi, Claude , avait été mariée au jeune Saxe et aux princes de Brandebourg, Charles, duc de Lorraine; le contrat de de Hesse et de Mecklenbourg.

mariage de Philippe, roi d'Espagne, Metz, Toul et Verdun, enlevés par avec la fille aînée de Henri , Elisabeth surprise, ouvrirent leurs portes au roi, de France (voyez ce mot), avait été siqui occupa la Lorraine et pénétra dans gné le 20 juin, et celui de Philibertl'Alsace et le Luxembourg. Mais bien Emmanuel, duc de Savoie, avec Martôt les princes allemands ayant fait guerite de France, sour du roi, le 27 leur paix séparée avec Charles-Quint, du même mois. Le 29, au milieu des Henri II resta seul contre cet empereur, fêtes du double mariage qui devait conqui parut à la tête d'une armée nom solider la paix, Henri voulut courir une breuse devant Metz, défendue par Fran- lice contre Montgommery, son capitaine cois de Lorraine, duc de Guise. Char des gardes. On sait qu'il reçut alors un les-Quint, forcé de lever le siége, croit éclat de lance dans l'oeil, et qu'il mouréparer la honte de cet échec en pillant rut de la blessure le 10 juillet 1559 , et rarageant la Picardie ; Henri défait âgé de quarante ans trois mois et onze l'armée impériale, en 1554, à la bataille jours, après un règne de douze ans et de Renti. L'épuisement des puissances trois mois. Quatre fils et trois filles lui belligérantes amena la conclusion d'une survécurent. L'aîné, appelé à lui suctrêve de cinq ans, signée à Vaucelles le céder sous le nom de François II, était 5 février 1556 ; mais la guerre recom âgé de quinze ans et demi. mença l'année suivante. Philippe II , Outre François II, Louis (mort jeune), roi d'Espagne par l'abdication de son Charles IX, Henri III, et François, duc père Charles-Quint, ayant envoyé en Pi d'Alencon et d'Anjou, Elisabeth, Claude cardie une armée de 40,000 hommes, et Marguerite, femme de Henri IV, l'armée française fut battue compléte. Henri II avait eu de Catherine de Mément à la journée de Saint-Quentin, le dicis, deux filles mortes jeunes ; d'une 10 août 1557. Le connétable de Mont dame écossaise, Henri d'Angoulême , morency , commandant en chef , l'ami- grand prieur de France ; de Philippine ral de Coligny, le comte de Montpen- Duc, demoiselle piémontaise, Diane sier et le maréchal de Saint-André res d'Angoulême, mariée à Horace Fartèrent prisonniers.

nèse, puis à François de Montmorency; La prise de Calais par le duc de Guise enfin, de Nicole de Savigni , Henri de effaça le souvenir de cette défaite, et Saint-Remi. mit fin aux conquêtes de l'Angleterre. HENRI II (monnaie de). Le règne de Mais la défaite de Gravelines vint en Henri II fait époque dans l'histoire de suite déterminer Henri à la paix de la monnaie française; c'est sous ce rèCateau-Cambrésis, où il perdit les avan. gne que le balancier fut inventé, et que tages qu'il commençait à reprendre sur l'on commença à voir dans les monl'Espagne.

naies, non-seulement des objets d'éT. IX. 24° Livraison. (Dict. ENCYCL., ETC.)

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change et de commerce, mais encore les figures dont étaient marqués les des objets d'art. De temps en temps,

anciens écus d'or, c'est-à-dire, d'un en eftet, on voit apparaître alors le dé- côté une croix fleuronuée et Deurdelisir d'imiter les beaux types de la mon sée, de l'autre un écu ; ces deux figures naie romaine.

sont cantonnées de croissants ou d'i Outre les écus , les demi-écus et les couronnées. quarts d'écu d'or, qu'on fabriqua pen La république de Sienne s'étant mise dant ce règne, et qui furent en tout sem alors sous la protection de la France, blables à ceux qui avaient eu cours du fit frapper des monnaies où se voient, temps de François Jer, on frappa , à la d'un côté, la louve aliaitant Romulus e monnaie de Paris, à partir de 1549, de Remus, et de l'autre , soit la Vierge, doubles écus, qui furent appelés henris patronne de Sienne, soit un écu cbarge d'or , et qui sont de véritables chefs d'une barre, sur laquelle on lit LIBERd'auí re, sous le rapport du travail. On TAS. Les légendes portent, soit Res y voit, au droit, l'effigie du roi, la tête Publica sennensis ÎN monte iLICINO surmontée d'une couronne fermée, avec HENRICO AVSpice PRESIDIO TVO CONla légende HENRICVS 2 DEI G. FRAN FISI autour de la Vierge, 1558; soit CORV. REX; et au revers, tantôt une simplement R. P. SEN IN MONTE ILIcroix formée de quatre i couronnées, CINO HENRICO II AVSPICE. et cantonnée de quatre fleurs de lis, Un fait assez singulier, c'est que, avec cette devise : DVM TOTVM COM pendant tout le règne de François II, PLEAT ORBEM. 1549; tantôt la France et même dans les premiers temps de cecasquée, assise sur un faisceau d'armes, lui de Charles IX, on continua de frapet portant à la main une victoire, avec per des monnaies au nom de Henri II; ces mots : OPTIMO PRINCIPI; et à de sorte que, bien que ce prince fût l'exergue, GALLIA.

mort en 1559, on a des pièces de lui, Bientôt tous les écus d'or , sur les avec le millesime de 1561. quels subsista l'ancienne légende des Henri III, troisième fils de Henri II, pièces d'or et d'argent, XPS VINCIT XPS naquit a Fontainebleau le 19 septembre REGNAT XPS IMPERAT, porterent l'ef 1551 , et porta d'abord le titre de duc figie royale tantot nue, tantôt laurée, d'Anjou. Il se distingua aux journées tantot oruée d'une couronne fermée; de Jarnac et de Moncontour, où il comau revers, la croix fut remplacée par mandait l'armée royale, et fut élu roi l'écu de France, couronné et accosté de Pologne en 1573. soit de croissants, soit d'h.

Il avait pris possession de ce royaume Ce dernier type fut celui des testons depuis trois mois, lorsqu'il apprit la et des demi-testons, seule monnaie mort de Charles IX. Dégoûté de son d'argent qu'on trappa sous Henri II. On royaume barbare et de ses turbulents ny derogea qu'une seule fois, pour sujets , il s'enfuit aussitôt en secret, remplacer l'écu par un grand croissant pour venir prendre en France le sao. couronne, et la légende habituelle par glant héritage de son frère. Le premier les mots DVM TOTUM COMPLEAT OR acte de son gouvernement fut la conti. BEM. On sait que les testons étaient nuation de la cinquième guerre civile ainsi appeles parce qu'on y voyait l'ef- (voyez GUERRES DE RELIGION). L'ar. figie, la tête du roi. Ils étaient à la mée royale, commandée par les favoris taille de 25 au marc et à 10 deniers du roi, attaqua plusieurs villes calvinis. 18 grains de fin, et valaient 12 sous. tes. Mais le parti venait de doubler sa

L'empreinte des gros de Nesles (voy. force en se soumettant à une organisace mot), des douzains (voyez ce mot), tion réguliere. Partout le roi échoua, et des doubles et simples tournois (voyez Heori, presse d'aller jouir des plaisirs TOURNOIS), n'offre rien de remarqua- qu'il regardait comme l'unique attribut ble; sur toutes ces pièces figure la lé de sa couronne, quitta le théâtre des gende affectée au billon , SIT NOMEN hostilités pour venir à Paris comproDNI BENEDICTVM. Les tournois sont mettre ce qui restait à la royaute de entièrement semblables à ceux de Fran crédit et de considération. çois les; quant aux douzains, on y voit Il avait été sacré à Reims Te 15 fe

vrier 1575, et avait épousé la fille du amena les catastrophes qui coûtèrent comte de Vaudemont, mariage fort la vie au duc de Guise et au roi de inégal qui grandissait encore les Gui France. En effet, tous les avantages de ses, cousios de Louise de Vaudemont. la campagne, du côté des catholiques,

Partageant son temps entre les soins avaient été remportés par le chef des lid'une dévotion monastique et les excès gueurs. Aussi, quand il rentra dans Pad'une débauche dégoûtante , donnant à ris avec le roi, tous les applaudissements tout Paris le spectacle de sa pro liga- furent pour lui seul. Le conseil des lite scandaleuse et de ses goûts puérils Seize, de concert avec Guise, voulait ou infâmes, il eut bientôt attiré sur lui emprisonner ou tuer le roi pour metun mépris universel, qui s'accrut en tre le gouvernement entre les mains de core parmi les catholiques lorsqu'il si- la ligue. Le roi averti se tint sur ses gna la paix de Monsieur, par laquelle gardes, et les Seize appelèrent le duc à les deux religions se trouvaient établies Paris et formnèrent des barricades dans sur le pied de l'égalité. Les catholiques les rues. Enveloppé par les insurges , eurent horreur d'un pareil traité. Aban le roi quitta Paris en toute hâte, se redonnés, trahis par la cour, ils cherchè. tira à Chartres, puis à Rouen, et dans rent un chef autour duquel ils pussent son effroi, consentit à traiter avec les se rallier, et formèrent une sainte ligueurs, qui lui imposèrent la convocaunion pour le maintien de la foi. Le tion des états de Blois. Là, l'autorité ils du grand duc de Guise, qui avait royale fut suspendue de fait, tout le vérité de toute la popularité de son pouvoir passa entre les mains du duc pere, et qui passait pour avoir été l'un de Guise; et peut-être une sentence de des auteurs de la Saint-Barthelemy, fut déposition allait-elle être prononcée naturellement place à la tête de ce parti, contre le roi au profit du duc, lorsque qui menaçait le trône.

Henri le prévint en le faisant assassiner Le roi crut que c'était un babile coup avec son frère, le cardinal de Lorraine l'Etat de se déclarer, aux états de Blois, (23 décembre 1588). le chef de la ligue. Mais cette démons Après cette exécution, le roi, excomtration ne changea rien à la situation munié par le pape, déclaré par la Sorles choses. Sentant sa faiblesse, Henri bonne déchu du trône, n'avait d'autre ccorda aux protestants la paix de parti à prendre que d'implorer le secours Bergerac , qui excita encore la fureur de celui qu'il combattait depuis si longes catboliques. Ensuite il chercha à se temps il traila avec le roi de Navarre. sire un troisième parti indépendant Aussitôt la fortune change : la ligue, qui es deux autres. Mais aucun parti ne avec Guise a perdu son chef et une parfuvait se former sous la direction tie de la force qu'elle puisait dans son in prince aussi faible et aussi mé unité de direction, éprouve echecs sur isé. La guerre des amoureux trou- échecs, et Paris se voit bientôt assiégé 1 encore le royaume; partout la féo- par les deux rois reunis. Mais le poilité ressuscita dans les provinces. gnard du moine Jacques Clément, que fin la mort du frère du roi, qui, à des prédicateurs fanatiques ont poussé venement de Henri, avait pris le nom au régicide, sauve la ville. Henri III duc d'Anjou, enhardit la ligue et meurt le 2 août 1589, en declarant ouragea les prétentions de Guise et Henri IV son héritier. Avec lui s'éteint Philippe II ; car Henri III n'avait plus la branche des Capétiens-Valois, si malar héritier que le roi de Navarre. heureuse, si fatale à la France, et celle De toutes parts on s'associa à la li- des Bourbons commence avec son suc2 pour repousser du trône le prince rétique. Henri , forcé d'opter entre Henri III (monnaie de). L'art mo

réformés ou les catholiques, traita nétaire, si florissant sous le règne de !c la ligue, après avoir hésité quel- Henri II, tomba en décadence sous ce# temps s'il ne se jetterait pas dans lui de Charles IX, et empira encore

bras du roi de Navarre, puis il lui sous Henri III. La belle invention du zlara la guerre. La victoire de Cou- balancier fut négligée ; le cuivre pur se $ sauva Henri de Navarre, inais montra pour la première fois ; l'em

cesseur.

preinte de la monnaie devint barbare, frapper des tournois doubles et simples, et inontra à quel état de misère et d'é en cuivre pur. Ces pièces portent, d'un puisement les dissensions religieuses côté, l'effigie royale, avec la légende avaient réduit la France. Les monnaies HENRI III R. DE FRANCE ET POL, et de ne furent point altérées; mais on vou l'autre trois fleurs de lis, et ces mots, lut attacher aux espèces une valeur fic DOVBLE TOVRNOIS, suivis du millétive, que le peuple n'accepta pas, et qui sime. donna lieu à beaucoup d'ordonnances Les monnaies de Henri III n'offrent, et d'assemblées de notables , lesquelles dans leur légende, qu'une seule particune purent remédier entièrement au mal; larité remarquable; c'est que ce prince enfin, comme à toutes les époques de y ajoute, à son titre de roi de France, calamités publiques, on vit apparaître celui du roi de Pologne; on lit d'ailleurs, de nouvelles monnaies.

sur ses pièces d'or : CHRISTVS VINCIT On fit des écus d'or, simples, dou REGNAT ET IMPERAT; sur celles d'arbles et même quadruples , marqués, gent et de billon, la vieille formule sit pour toute empreinte , des armes de NOMEM DOMINI BENEDICTVM. France et d'une croix fleuronnée ou Du reste, on frappa alors, à l'occafleurdelisée, et de la même valeur que sion des guerres de religion, des meles pieces correspondantes du règne de dailles fort curieuses; mais ce n'est Henri II.

point ici le lieu de les décrire; nous en Les testons, qui étaient, pour le prix parlerons aux articles HUGUENOTS, Pocomme pour le type , à peu près sem LITIQUES , LIGUEURS (monnaies des'. blables à ceux des règnes précédents, Voyez aussi l'article CHARLES X (monne furent plus les seules monnaies d'ar- naies de). gent; on en fit d'autres de même mé HENRI IV naquit à Pau, le 13 détal, et qui portèrent les noms de francs, cembre 1553, d'Antoine de Bourbon. de demi-francs , de quarts d’écu , dé roi de Navarre, et de Jeanne d'Albret. demi-quart d'écu, etc.

Sa mère, zélée calviniste, le fit élever Les francs remplacèrent les testons, dans cette croyance. Il avait onze ans qui ne furent frappés que momentané- quand (malgré la sollicitude de Jeanne) ment, en 1576 et 1577. Leur nom ve Catherine de Médicis l'emmena du nait de ce qu'ils valaient 20 sous, comme Béarn, où elle venait de faire un voyage l'ancienne livre française et comme les avec son fils, à la cour de France. Le francs d'or. Leur type se compose de jeune Henri y resta jusqu'en 1566. l'effigie royale et d'une croix fleuronnée Jeanne ayant ramené son fils à Pau, le et fleurdelisée, au milieu de laquelle se conduisiť bientôt à la Rochelle, où le trouve un n.

parti calviniste, jusqu'alors dirigé par Les quarts d’écu valaient 15 sous; le prince de Condé, reconnut le jeune la valeur de l'écu d'or étant de 60 sous, prince de Béarn pour son chef. Confié ils ne portaient point l'effigie royale, aux soins de son oncle (Conde) et de mais seulenient une croix et un écus Coligny, Henri assista aux batailles de son, accosté des chiffres indiquant leur Jarnac et de Moncontour; et après la valeur : 111 pour les quarts , vir pour paix de Saint - Germain, conclue le les demi-quarts. Cette monnaie ne pa 11 août 1570, il fut attiré à la cour, rut qu'en 1580.

Catherine le maria deux ans après avec L'empreinte des douzains et des gros Marguerite de Valois, sæur de Charles de Nesle fut peu différente de celle des IX. Henri de Navarre, placé alors entre pièces de même nom, frappées sous l'alternative de l'abjuration ou de la Charles IX.

mort, se fit catholique, et resta près de Quant aux liards, ils portaient, d'un trois ans prisonnier d'Etat. Cependant, côté, un écusson ou un h couronné; de en 1576, il réussit à s'évader, se retire l'autre, soit un dauphin, soit une croix à Alençon, se met de nouveau à la tête fleurdelisée, soit enfin une croix du Saint- du parti calviniste, et se rend maitre Esprit.

de la Guienne. Ici commencent les Ce fyt en 1575 que, manquant de guerres de la ligue. Pendant dix ans, le matière, le gouvernement fut obligé de roi de Navarre se maintint à force de

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