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Approuague, Sinnamary et Kourou. pays en 1806 par les Portugais et les

Le premier essai de colonisation sur Anglais arrêtèrent ces progrès. la rivière de Sinnamary a été fait en A la restauration, quand la Guyane fut 1626 par vingt-six Francais , qui furent rendue à la France, on y transporta des suivis quelques années après par une colons malais et chinois, puis 126 Franrentaine d'autres; ceux-ci allèrent s'é- çais qu'on établit sur les bords de la tablir près de la rivière Conanama et Mana. Ces tentatives ne produisirent aulans l'île de Cayenne ( 1630 et 1634 ). cun résultat utile. En 1828, la supérieure Quelques compagnies de marchands, de la congrégation des saurs de Saintsurtout la Compagnie de la France Joseph (*) reprit l'établissement de la équinoriale, y transportèrent des co Mana avec 36 sæurs de charité, une lons ; mais tant d'excès furent commis quarantaine de cultivateurs et un cerenvers les indigènes et envers les colons tain nombre d'enfants trouvés pour lesenx-mêmes , que les sociétés perdirent quels la colonie devait offrir un asile et les hommes et l'argent. Louis XIV pour l'avenir. Les cultivateurs n'étant révoqua leurs privileges pour les don pas restés, le gouvernement les a remner à la Compagnie des Indes occiden- placés en 1835 par 550 nègres de traite tales. Celle-ci procéda avec plus de jus. libérés, et cet établissement donne autice et d'intelligence. On compta alors jourd'hui de fortes espérances (**). dans la Guyane un millier de colons qui La Guiane française ne peut être recurent pourtant à souffrir de la jalou- gardée encore que comme une colonie je des Hollandais leurs voisins. En naissante. Peut-être le climat sera-t-il 1674, la colonie rentra sous le gouver- toujours une des principales causes qui nement direct du roi. On y transporta l'empêcheront de recevoir un grand déen 1763, 2,000 colons, la plupart Al- veloppement. saciens et Lorrains, aux iles du Salut, GUYARD (Laurent), statuaire , né à dépendances de la Guyane, et sur les Chaumont en Bassigni. Il était place jords du Kourou. C'est un des plus chez un maréchal ferrant, lorsqu'il grands efforts tentés pour la colonisa- charbonna sur un mur l'ombre d'un tion ; malbeureusement l'entreprise, cheval retenu dans le travail. Voltaire mal exécutée , échoua presque complé- et madame Duchâtelet vinrent à passer, tement, et la plupart des nouveaux ve louèrent cette esquisse, et encouragenus furent victinies de l'imprévoyance rent le jeune homme à suivre la cardes chefs et de leurs propres excès. Le rière des arts. Bientôt, il se détermina baron de Bessner qui, trois ans après, à venir à Paris , emportant une lettre établit un certain nombre de soldats ac de Bouchardon père, qui le recommanclimatés sur la rivière de Tonnegrande, dait à son fils. Celui-ci l'admit au nom. de réussit guère mieux; et, en 1775, bre de ses élèves. En 1750, il remporta quand Malouet fut envoyé à la Guyane le grand prix de sculpture. Les penpour en examiner la situation, il n'y sionnaires faisaient alors à Paris un setrouva que 1,300 personnes libres et jour de trois ans , avant de partir pour 8.000 esclaves. La valeur des exporta- Rome. Guyard établit son atelier dans tions n'était pas de 500,000 livres, et les écuries de Versailles , afin de se lila France avait déjà sacrifié 60 millions vrer à une étude particulière du cheval. pour cet établissement. Malouet et Bouchardon , à ce moment , exécutait l'ingénieur Guizan donnèrent une di la statue équestre de Louis XV. rection mieux entendue aux travaux Guyard ne put résister au désir. de agricoles (*). La population et le com s'exercer sur le même sujet, et réussit merce augmentèrent; mais la révolu assez bien pour que son modèle fût tion française (**) et l'occupation du

(") Malouet, Mémoires sur les colonies et sion de l'affaire de la machine infernale sous en particulier sur la Guyaue française , 5 vol. le consulat. 10-8.

(*) Madame Javouhey. (**) On sait que Cayenne et Sinnamary (**) Précis sur la colonisation des bords reçurent de nombreux déportés après le 12 de la Mana, imprimé par ordre du ministre germinal, après le 18 fructidor, et à l'occa de la marine. Paris, 1835, in-8°,

exposé dans la grande galerie de Ver- pires et des républiques depuis le de sailles. Le roi l'ayant aperçu, en fit l'é. luge jusqu'à Jésus-Christ, ibid., 1736, loge, et il fut question d'enlever l'exé 12 vol. in-12; traduit en anglais, 1737; cution de la statue à Bouchardon, pour Histoire des Amazones anciennes et la donner à Guyard; mais il paya cher modernes, ibid., 1740, 2 vol. in-12; ce succès , que Bouchardon et M. de Bruxelles, 1741, in-8°; traduit en alleMarigny ne lui pardonnèrent pas. mand par J. G. Krunitz, Berlin, 1763, Quand son temps fut terminé à Rome, in-8°; Histoire des Indes, ibid., 1744, il ne lui fut pas permis de revenir en 3 vol. in-12; traduit en allemand, CoFrance. Par suite de plusieurs infidéli- penhague, 1749. On lui attribue l' Apotés, il se vit réduit au dénûment le plus logie des jésuites convaincus d'attencomplet, et il avait résolu de se laisser tat contre les lois divines et humaines, mourir de faim, quand une femme, 1763 , 3 parties in 12 (voyez Dictionqu'il aimait, vint lui prodiguer des con. naire des Anon., no 1061). On connait solations et des secours, à l'aide des encore de Guvon l'Oracle des noureaus quels il pnt revoir sa patrie. Il s'em- philosophes, Berne , 1759-1760, 2 para pressa d'exécuter, pour se faire recevoir ties in-8°, fortement attaqué par Volde l'Académie, une figure représentant taire, etc. Mars en repos. Sa figure était bonne, GUYON (Jeanne Bouvier de la Motte, mais l'influence de M. de Marigny la madame), à qui son mysticisme enthoufit refuser. Guyard écrivit contre ses siaste fit une grande célébrité au milieu juges une diatribe qui lui ferma pour des querelles religieuses qui s'elere toujours les portes de l'Académie. A rent vers la fin du règne de Louis XIV, cette époque, Ferdinand, duc de Parme, naquit à Montargis en 1648. Cette exall'appela dans ses États, le combla d'hon. tation ascétique, source des malheurs neurs, et le chargea même de négocia- de sa vie, s'était révélée en elle des son tions importantes avec la cour de Rome. enfance, et s'accrut avec les années. Ce fut là le port où Guyard fut désor Veuve à 28 ans, avec tous les dons de mais à l'abri. Les académies de Bologne, la nature et de la fortune, elle sacrifia de Padoue et de Parme le reçurent

son repos, ses biens, à ce qu'elle appe. avec empressement. Après douze ans lait sa mission. Après cinq années de de séjour en Italie, il se rendit à Clair courses et d'aventures en Dauphiné, en vaux, en 1782, et y passa une année en Piémont, etc, pendant lesquelles elle tière à composer un modèle d'un mo

composa plusieurs écrits, tels que les nument que l'abbé voulait élever à saint Torrents et le Moyen court et facile Bernard.' De retour en Italie, il tra- pour l'oraison, elle revint à Paris en vailla avec ardeur pendant plusieurs 1686. L'archevêque Harlay de Chansaannées, et déjà quelques figures étaient lon ne l'y laissa point paisiblement prés terminées et envoyées à Clairvaux, lors cher sa doctrine, dont l'essence était la que la mort le surprit à Carrare, en contemplation intérieure et l'amour pur 1788. On cite, parmi ses ouvrages, le et désintéressé de la Divinité, mais qui mausolée de la princesse de Gotha ,

se fondait aussi sur les plus extravaqu'il fit à Paris, avant son départ pour gantes interprétations de l'Ecriture Parme. Le caractère de son talent est sainte. Il la fit enfermer dans un colle le sentiment et l'expression plutôt que vent, rigueur qui ne servit qu'à la renla correction.

dre plus célèbre. Madame de MainteGUYON (Claude-Marie), littérateur,

non ayant demandé à la voir , elle sor: historien , né à Lons-le-Saulnier en

tit triomphante de l'entrevue, et obtint 1669, mort en 1771, fut l'un des colla. même de la fondatrice de Saint-Cyr borateurs de l'abbé Desfontaines (voyez l’entrée de cette maison. Soutenue par ce nom). On a de lui : Continuation de une aussi puissante protection, Chistoire romaine (de Laurent Échard) dée par Fénelon, dont l'âme faite pour depuis Constantin jusqu'à la prise de aimer s'était laissée entraîner au tor: Constantinople, Paris, 1736, 10 volu. rent du pur amour, elle se forma bien mes in 12 (on dit que Desfontaines avait tốt un petit troupeau d'adeptes. Mais revu les manuscrits); Histoire des en

les progrès de sa doctrine extraordi

secon

aire inquiétèrent Godet-Desmarais, rêveries. Elle mourut en 1717, à l'âge êque de Chartres, diocésain de Saint de 69 ans. Ses ouvrages, tous relatifs à yr et directeur de madame de Main sa doctrine, forment en tout 39 volunon. Celui-ci excite les scrnpules de mes qui, après avoir divisé, agité la

pénitente, que Fénelon tâche en vain cour et la ville, et mis aux prises deux rassurer. Tout à coup madame Guyon illustres prélats, n'offrent plus aujourt chassée de Saint-Cyr; les théolo d'hui qu'un intérêt de curiosité. ens, les casuistes condamnent ses li GUYOT (Thomas), plus connu sous es; quelques-uns même attaquent sa le nom de le Bachelier, était, en 1646, orale et ses intentions. Alors une professeur dans les petites écoles de mmission d'ecclésiastiques s'assem- Port-Royal, et s'attacha depuis, comme le pour la juger, et ouvre ses confé maître ès arts, à l'université de Paris. 'nces en 1694 , sous le nom de confé. Il a, de 1665 à 1678, publié, sous les ences d'Issy. L'illustre Bossuet, le dic- initiales de son nom et de son pseudoiteur du clergé de France, y domina nyme, T. G. L. B., plusieurs traducientôt la discussion, et ce fut dans tions qui méritent d'être sauvees de tte controverse que, selon les expres l'oubli: 1° Lettres morales et politiques ons de M. de Bausset, « il se laissa en de Cicéron à son ami Attique, sur le ainer à se montrer hoinme une fois parti qu'il devait prendre entre César ins sa vie. »

et Pompée, Paris, 1665, in-12; 2° NouCependant, avant que cet examen fût velle traduction des Bucoliques de rminé, M. de Harlay se hâta de con Virgile, Paris, 1666, in-12; 3° Nouimner les livres et les maximes de la velle traduction des Captifs de Plaute, cophétesse (1695), et Fénelon, récem- Paris, 1666; 4° Nouvelle traduction jent nommé à l'archevêché de Cam d'un nouveau recueil des plus belles ray, dut signer avec elle les articles lettres que Cicéron écrit à ses amis,

censure. Peu de mois après, la per. Paris, 1666, in-12; 5° Billets que Cicévérance de l'esprit de prosélytisine de ron a écrits tant à ses amis communs adame Guyon la fit renfermer à Vin- qu'à Attique, son ami particulier, nnes, et de là à la Bastille, d'où elle Paris, 1667, précédé d'une Méthode, rtit au mois d'août 1696. En vain l'ar en forme de préface, pour conduiré levéque de Cambray fit paraître, en un écolier dans les lettres humaines ; 397, pour la défense de son amie, 6° les Fleurs morales et épigrammatiExplication des maximes des saints ques, tant des anciens que des nouur la vie intérieure, dont, il faut l'a veaux auteurs , Paris, 1669 , in-12; ouer, les principes touchaient de bien 7° Lettre politique de Cicéron à son rès à l'hétérodoxie. Les vives réclama- frère Quintus touchant le gouverneons que souleva ce livre attirèrent l'at ment de l'Asie, et le songe de Scipion, ntion et la colère de Louis XIV. Fé du même auteur, avec divers avis lon, accablé par son puissant adver- touchant la conduite des enfants , Paire, fut renvoyé dans son diocèse, ris, 1670, in-12; 8° Nouvelle traduction adame Guyon remise à la Bastille, un des Géorgiques de Virgile, Paris, 1678, , ses fils chassé du régiment des gardes in-12. Toutes ces traductions sont exéançaises, où il servait avec distinction, cutées dans le système qui prédominait tous ses amis frappés de disgrace. La alors, et qui consistait à donner une luvre femme resta assez longtemps physionomie française à la pensée plu'isonnière, comme si elle eût été bien iôt qu'à suivre pas à pas son auteur, et ingereuse pour l'État. Enfin, libérée à conserver le mouvement et la couleur 11701 ou 1703, elle fut exilée chez de son style. Mais ce qui paraît apparun fils ainé, à Diziers, près Blois. Elle tenir en propre à Guyot, c'est l'idée it une maison dans cette dernière singulière de franciser les noms anciens, lle, et y passa dans la retraite quinze et de les faire précéder des mots moninées uniquement vouée a des peuvres sieur , madame, mademoiselle , et de piété et de charité, sans se plaindre transformer de cette manière én seimais des auteurs de ses maux, et sans

gneurs de la cour de Louis XIV, les Preoir, dit-on, à ses vaines et funestes grands personnages des derniers temps

Ou il na ne sens ne raison, ete.

de la république romaine. Ainsi, Treba. Guyot écrivit sa bible qui, suivant lui, tius devient monsieur de Trebace; Plan- contient toute vérité, cius, monsieur de Plancy; Pomponius,

Por poindre et por aiguillonner, monsieur de Pompone. Par suite de ce

Et por grant essample donner. parti pris, toutes les lettres que Guyot Il qualifie de puant et orrible le treitraduit commencent par le mot mon zienie siècle, le siècle des croisades, et sieur ou madame. Mais, sauf ce ridi nous le représente souillé par l'ignocule que l'époque où Guyot écrivait peut rance, le fanatisme, la simonie, le charlui faire pardonner, son style est celui latanisme, et ces tristes caractères lui des bons écrivains du grand siècle, et fournissent matière à des comparaisons certains passages de ses préfaces sont avec le passé, avec les âges glorieus de dignes de Pascal ou de Bourdaloue. la Grece, de Rome, avec les héros de Ajoutons que ses Avis au lecteur ren ce qui alors était le bon vieux temps. ferment les préceptes ou les conseils les Tour à tour il nous dépeint les lénistes plus judicieux. On y reconnaît un avides et déloyaux, les médecins, physi. homme qui a mûrement réfléchi sur les ciens qui devoirs de l'instituteur public, et sur Ne voldroient ja trover les meilleurs procédés pédagogiques.

Nul homme sans aucun mebaing (maladie), On peut, sur cet estimable et modeste

Maint oignement font et inaint baing écrivain, consulter une notice de M. Barbier, inserée dans le magasin encyclo- Mais c'est surtout le clergé, c'est Rome pédique, 1813, t. IV, p. 275 et suiv. On qui excite sa bile :

Rome nos suce et nos englot, ignore la date de sa naissance et de sa

Rome destruit et ocist tot, mort.

Rome est la doiz de la malice GuyOT DE PROVINS. Ce poëte na

D'où sordent tuit li malvés vice; quit au douzième siècle, dans la ville

C'est un viviers plein de vermine

Contre l'escripture divine, alors florissante de Provins. Adonné,

Et contre Deu sont luit lor fel. dès sa jeunesse, à la culture de l'art qui s'adressant à ses contemporains, il fit sa renommée, il parcourut les prin leur prêche une croisade contre les décipales cités de l'Europe, recevant par. sordres de la papauté; puis il flagelle tout des éloges et des présents, poussa les prélats riches et orgueilleux, les cu• jusqu'à Jérusalem , suivant quelques- rés, les chanoines qui se donnent par uns jusqu'à Constantinople, et entra à anticipation le paradis ici-bas, les moison retour dans l'état monastique. Les

nes, dont il dit: persécutions qu'il y éprouva nous ont

Oncques plus dures gens ne vi! sans doute valu l'amère satire des mæurs

Il s'attaque à ces opulents et élégants de son temps, intitulée par lui Bible , suivant l'usage de l'époque, pour ces

religieux de Grandmont, à ces disciples

de saint Antoine, peuplant les pays sortes d'ouvrages. L'auteur passa quel qu'ils parcourent, emmenant avec eux que temps à Clairvaux ; puis il prit l’ha

leurs amies, accueillant les malfaiteurs, bit des bénédictins de Cluny, « Ces bons frères, dit-il,

excitant la pitié à l'aide de plaies facti

ces. Nulle part il ne voit la charité, base Ils me promistrent sans mentir

véritable de la morale chrétienne :
Que qant je voldroje dormir

Uns moines puet soffrir grant painne,
Que il me convenroit veillier
E qant je voldroie mnengier

Trop poet lire, trop puet chanter,

Et travailler et géoner;
Qu'il ne feroient géuner...etc.

Més s'il n'a charité en soi
Mais nous ne connaissons pas l'époque

Molt li valt pou, si coin je croi. de la mort du poëte, pas plus que celle La bible-Guyot, appelée aussi l'Arde sa naissance ; il y a même du doute mure du chrétien, est un poēme tousur l'époque précise où il composa sa jours plein d'esprit et de verve, et quelbible ; nous savons seulement que ce quefois de délicatesse. Elle est restée fut douze ans après qu'il se fut fait longtemps manuscrite. La plus ancienne moine :

et la meilleure copie est celle du présiIl a plus de dose ans passez

dent Fauchet. MM. Méon et Barbazan Qu'en noirs dras fui envelopee.

l'ont insérée dans leur recueil de fabliaux

avec d'autres bibles prises pour celle de montre pour eux dans ce livre, lui déDotre poète , par Pasquier. Il existe sur cernèrent le titre de citoyen d'Athènes. elle une notice de Legrand-d'Aussy (Ma- Les autres voyages de Guys, dont il Fuscrit de la bibliothèque royale), de publia les relations sous forme de letCaylus (Mém. de l'Académie des inscr. tres, sont : Voyage de Constantinople et belles-lett.), de Fauchet (Orig. de la à Sophie , dans la Bulgarie , en 1744; langue et de la poésie franç.), et de Dui Voyage de Marseille à Smyrne et de verdier qui, do reste , n'a fait que co Smyrne à Constantinople, en 1748; pier, dans sa Bibliothèque, le mémoire Voyage dans la Hollande et le Danede Fauchet.

mark en 1762 ; Voyage d'Italie en GUY-PAPE (Guido - Papæ), célèbre 1772. Nous avons encore de lui : Marjurisconsulte du quinzième siècle, na seille ancienne et moderne, 1786. Il a, quit à Saint-Symphorien-d'Ozon , près de plus, laissé plusieurs ouvrages made Lyon. Après avoir terminé, en 1415, nuscrits. Il se disposait à donner une ses humanités à Lyon, il alla étudier le troisième édition du Voyage de Grèce, droit en Italie, et fut reçu docteur en

édition pour laquelle il avait amassé 1430. Revenu en France il se maria à depuis longtemps de nombreux matéGrenoble, et, en 1440, fut admis au riaux; mais auparavant ayant voulu reconseil delphinal dont son beau-père , voir la Grèce, il mourut à Zante en Guillon, était président. Louis XI, alors 1799. dauphin, le chargea de diverses mis GUYS (Pierre-Alphonse), diplomate sions dont il s'acquitta avec succès. En et littérateur , né à Marseille en 1755, 1456, ayant en vain essayé de détour était fils de Pierre-Augustin. Il fut enDer Charles VII de faire entrer une ar

voyé en 1775 auprès de l'ambassadeur mée dans le Dauphiné, il se réfugia en

de France à Constantinople, pour y Suisse, revint peu de temps après occu faire son apprentissage diplomatique per son poste, et, depuis cette époque, qu'il acheva en 1777 à Vienne, où il fut se livra entièrement à l'étude. Il mou attaché à la légation française. En 1783, rut à Grenoble, en 1476. Ses princi il fut nommé consul en Sardaigne, puis paux ouvrages sont : 1° Decisiones Gra consul aux îles Canaries en 1786. Retianopolitanæ, Grenoble, 1490, réim venu à Paris après deux ans d'inaction primé très souvent : elles ont été tra il retourna à Cagliari, où il rendit d'imduites en francais , et commentées par Chorier; 22 commentaria super sta

portants services à la France et surtout

à la Corse. Expulsé de Cagliari par le tuta Delphinalia, 1496,

in - folio; gouvernement sarde, en 1792, Guys ** Tractatus singulares, 1576, in-folio. rencontra le vaisseau le Léopard, et

Guys (Pierre-Augustin), né en 1721, proposa de s'emparer de l'île de Saintererça avec honneur la profession de Pierre, ce qu'il exécuta avec un seul ofnégociant, d'abord à Constantinople et ficier et l'équipage d'une chaloupe. Il a Smyrne, puis à Marseille, sa ville na facilita ainsi l'occupation de l'ile Sainttale. L'énumération de ses voyages, Antiochus à l'escadre de l'amiral Truauxquels se rattachent les principaux guet, et il ne tint pas à lui que l'entreouvrages qu'il a publiés, compose toute prise sur Cagliari n'obtînt le même sa biographie. Le plus important de ces succès. De retour en France, il fut Ouvrages, celui auquel l'auteur doit sur nommé, en 1793, consul général et Tout sa réputation, est le Voyage litté- chargé d'affaires à Tripoli de Barbarie, raire de la Grèce, publié en 1776, livre et parvint à mettre cette régence dans dont la pensée fondamentale est de re les intérêts de la France, ce qui, plus Chercher et de montrer les nombreux tard, facilita nos cominunications avec Festiges de la vie antique, institutions, l'Égypte. Sur ses instances, il fut rapCaractères, mours, coutumes qui se pelé, et nommé, en 1797, consul généTetrouvent encore chez les modernes ral en Syrie et en Palestine. Mais ayant Hellenes. Pour donner à ce travail toute été pris dans la traversée par une fré- ki la perfection possible , il visita à plu- gate

anglaise, il fut ramené à Tripoli, où Sieurs reprises tout l'Archipel. Les le pacha obtint sa délivrance. Désigné, Grecs , flattés de la complaisance qu'il à son retour, pour le consulat d'Alep,

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