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alarmé, auquel le roi de Navarre avait d'arrière-garde et rétablit le combat. fini par se joindre, rappela le duc de Un des chefs huguenots dit en le voyant Guise, qui depuis quelques mois était paraître : « Voilà une queue que nous en Lorraine ou en Alsace, agissant dans aurons de la peine à écorcher. » Après T'attente d'une guerre civile.

un choc sanglant, l'armée protestante Son retour devait en donner le si fit retraite. Le duc de Guise avait dégnal. Le dimanche, 1er mars, eut lieu claré d'abord qu'il ne combattrait que le massacre de Vassy. (Voyez ce mot.) comme capitaine de ses gardes. La vicA la nouvelle de cet attentat, tout fut en toire de Dreux l'éleva plus haut que jafeu d'un bout à l'autre du royaume, et mais ; Montmorency était entre les le signal de la guerre civile fut donné. mains des protestants, Condé entre celLe pouvoir royal, sans argent, les des catholiques ; Guise était vainarmée , ne put retenir les deux par- queur du parti opposé, et grandissait tis. Guise et Montmorency se mettent par les pertes du sien. Il fut nommé à la tête des catholiques. Les trium- pour la troisième fois lieutenant génévirs, désormais les maîtres, se sai- ral du royaume, et il résolut d'abattre sissent de la personne de Catherine d'un coup la faction des huguenots, en de Médicis et de celle du roi, les for- assiégeant Orléans, le centre de leur cent à quitter Fontainebleau et à venir puissance (février 1563). Malgré le couà Paris appuyer leurs actes de la sanc rage de Dandelot qui la defendait, la tion royale. Én vain Catherine tend les place allait succomber, lorsqu'on noubras au prince de Condé, qui , se voyant veau fanatique, Jean Poltrot de Merly, appuyé par près de la moitié des villes gentilhomme de l'Angoumois, résolut du royaume, propose la paix à condition de sauver son parti par un crime. Dans que le gouvernement passera entre ses la journée du 18 février, il se prépara nains. La cour, sous l'influence du duc par la prière à l'assassinat. Le soir de Guise, rejette ses propositions, et le ayant en main un cheval d'Espagne qu'il declare criminel de lese-majesté. Il tient avait acheté avec l'argent de Coligny, bon, prétendant que le roi n'est pas li- il attendit Guise au coin d'un bois, bre.

près du château de Corney, où le duc Le duc de Guise se trouvait, par ses etait logé; il l'ajusta à six pas de distalents et son influence, le chef naturel tance, d'un coup de pistolet au défaut de du parti catholique. Sans avoir été nom la cuirasse, près de l'aisselle, et le blessa mé general, il dirigea l'armée royale mortellement. François de Lorraine, contre Rouen, et en quatre jours il em duc de Guise, expira le 24 février 1563, porta la place; mais il faillit y périr emportant la réputation du plus grand sous le poignard d'un protestant. C'est homme de guerre de son temps. Sa alors que le duc de Guise, faisant grâce mort fut un malheur pour la France, a son meurtrier, lui adressa ces nobles car il est probable que sa grande supéparoles, en faveur desquelles bien des riorité personnelle eùt assuré promptechoses peuvent lui être pardonnées : ment à son parti une victoire décisive. Je veux vous monstrer combien la re Guise, devenu le maître, aurait peutligion que je tiens est plus douce que être renoncé à son zele outré pour la celle de quoi vous faites profession; foi catholique, et compris la necessité a la vostre vous a conseillé de me tuer de tolérer la réforme; mais il n'en vint 4 sans m'ouïr, n'ayant reçu de moi au- jamais là , et au lieu d'avoir été l'arbi& cune offense, et la mienne commande tre et le modérateur des partis, il fut le

que je vous pardonne, tout convaincu provocateur des guerres civiles. « que vous êtes de m'avoir voulu tuer François de Guise avait épousé, le 4 a sans raison. » Bientôt les deux ar: décembre 1549, Anne d'Este, fille d'Hermées furent en présence dans la plaine cule II d'Este, duc de Ferrare, laquelle de Dreux. Les réformés se crurent se remaria en 1566 à Jacques de Savoie, vainqueurs d'abord, le connétable étant duc de Nemours, et mourut le 17 mai prisonnier. Le maréchal de Saint-An 1607. Cette princesse joua un grand dre venait de perir, quand le duc de rôle dans les affaires de ce temps, et Guise accourut avec quelques troupes

conserva une haine furieuse contre Co.

ligny, qui probablement n'avait point contre lui. Mais le jeune Henri , qui été étranger à l'assassinat du duc de n'avait pas encore seize ans accomplis, Guise. De ce mariage, il naquit plu- quoiqu'il eût déjà fait une campagne sieurs enfants : Henri , qui fut duc de contre les Turcs , trouva moyen de Guise après son père; Charles, qui fonda se dispenser de prendre part à cette réla branche de Mayenne; Louis, qui conciliation, et le duc d'Aumale en succéda à son oncle le cardinal de Lor avait fait autant. Ainsi la rivalité des raine dans l'archevêché de Reims, en Guises et des Châtillons n'était que 1574, et fut créé cardinal sous le nom suspendue. de Guise, par Grégoire XIII, le 21 fé Pour qu'elle recommençat avec vivavrier 1578 : il périt avec le duc son frère cité, il fallait laisser au jeune duc de aux états généraux de 1588; Catherine, Guise le temps de grandir et de s'ilmariée à Louis de Bourbon , duc de lustrer. La valeur guerrière dont ce Montpensier, et qui se signala par ses prince fit preuve en Hongrie, confureurs dans le temps de la ligue. tre les Turcs; à Jarnac, à Moncon.

En 1552, Henri II avait érigé, en fa tour, contre les huguenots, prometveur de François de Guise, la baronnie tait qu'il serait le digne héritier de de Joinville en principauté.

son père. En 1569, lorsqu'on eut apHenri Jer, troisième duc de Guise, pris que Coligny allait assiéger Poitiers, n'avait que treize ans quand son père le duc de Guise et le duc de Mayenne fut assassiné. La duchesse sa mère pré son frère se jetèrent dans cette place senta au roi une requête pour demander avec un grand nombre de gentilshomque Coligny fût mis en jugement. De mes. « Ces grandes cités, disait l'amison côté, l'amiral arriva avec une forte ral, sont les sépultures des armées." escorte ; mais on imposa silence aux Il avait raison : son armée fut obligée deux partis. D'ailleurs les Guises ne de quitter le siége après des pertes conpouvaient pas grand' chose : le cardinal sidérables. S'étant ainsi fait connaitre, étant au concile de Trente, la famille Henri annonça le projet de prendre la n'avait pas son plus ferme appui. Quand direction du parti catholique, et de reuCharles eut été déclaré majeur, les dre à sa maison l'influence qu'elle semrequêtes recommencèrent. Antoinette blait avoir perdue. Quoique inférieur à de Bourbon, mère des Guises, et Anne son père pour la grandeur de l'ambition d'Este, veuve de François, se présente et pour la fermeté dans les vues, il posrent au roi en longs habits de deuil. sédait beaucoup de ses brillantes qualiElles étaient suivies par les enfants du tés. « Les avantages qui, même séparés, duc, par des femmes voilées qui fai faisaient aimer chacun des princes lorsaient retentir l'air de leurs cris et de rains, le duc de Guise les réunissait leurs gémissements, et enfin par tous tous en lui seul : air de dignité, belle les parents et amis de la famille, éga- taille, traits réguliers, port majestueux, lement en deuil. Les deux duchesses se regard doux quoique perçant, manières jetèrent à genoux aux pieds du roi, en polies et insinuantes, enfin ce qui rencriant Justice! Le roi déclara se réser drait un grand l'idole de la nation, ver la connaissance de cette grande n'eut-il que ces qualités extérieures ; cause, et ordonna en même temps que mais Guise y joignait une bravoure à la décision en serait suspendue pour le toute épreuve, et le talent rare de faire terme de trois ans. Mais cette justice valoir ses exploits sans forfanterie ; l'essi différée ne fut jamais rendue, et les prit du commandement; la discretion Guises, dans leur implacable désir de sous l'air de franchise; l'art de se faire vengeance, répondirent à l'assassinat croire trop retenu , lors même qu'il par l'assassinat. Trois ans après, l'as- agissait sans ménagement, et de faire semblée des notables de Moulins tra penser qu'il n'était poussé que par le vailla à rapprocher les deux maisons. zele de la religion, quand il n'allait qu'a Ses efforts amenèrent une réconcilia ses intérêts ; aussi, pour me servir des tion mensongère , dans laquelle Anne termes d'un écrivain estimé, la France et le cardinal embrassèrent l'amiral, était folle de cet homme-là, car c'est s'engageant à oublier tout ressentimeni trop peu dire amoureuse. Guise avait

de plus, en vraies vertus, de la gran Lorraine à Rome, et le duc de Mayenne deur d'âme, beaucoup de patience, une à Venise. Mais Charles IX, qui ne vouprudence jamais déconcertée par les lait pas se livrer entièrement à Coligny événements, le coup d'eil de maître et à son parti, rappela le duc de Guise dans les affaires, et la facilité de se dé à la cour (1572), engageant les deux

erminer, quoique l'étendue de son gé factions à ne pas se livrer à leurs pronie lui montrât toutes les difficultés. jets de vengeance. Mais les sombres inPoint de lenteur, l'action allait chez lui trigues de cette cour sanglante se décomme la pensée. Le duc de Mayenne nouèrent enfin par un horrible massason frère l'exhortant un jour à peser cre. On y préluda par des attentats quelques inconvénients avant que de particuliers. Le meurtre était un des prendre un parti : « Ce que je n'aurai moyens politiques de ces tristes temps. * pu résoudre en un quart d'heure, ré Il paraît que Catherine eut un moment • pondit-il

, je ne le résoudrai pas en l'idée de massacrer les chefs de tous « toute ma vie (*). »

les partis ; mais les Guises eurent l'art Tel fut l'homme que le catholicisme de tourner cette fureur contre ceux eut pour représentant dans les nouvelles qu'ils détestaient. Un régiment des garguerres religieuses , et qui fut pour les des étant entré dans Paris, « Charles Valois un sujet redoutable, un rival IX, dit Davila, donna au duc de Guise menacant. Cependant, avant la Saint commission d'exécuter ce qui avait été Barthelemy , Charles IX n'était point prémédité entre eux , » c'est-à-dire , encore dominé par les Guises. Ceux-ci qu'il l'autorisait à tuer Coligny, croyant même murmuraient de voir passer au

seulement laisser un libre cours aux prince de Béarn Marguerite , seur du vengeances de famille, car Guise n'aroi, à la main de laquelle Henri de vait jamais déposé l'idée que c'était CoGuise avait eu des prétentions. Le car, Jigny qui avait fait assassiner son père. dinal de Lorraine s'en était expliqué Mais, dans l'intention des conspirateurs, hautement à l'ambassadeur de Portugal le massacre de Coligny, avant tous les qui la demandait pour son maître.

autres, était la

consequence

d'une comL'ainé de ma maison , dit-il en par binaison plus profonde. Ce coup devait « lant du duc de Lorraine, a eu l'ainée, être le signal du massacre de tous les a le cadet aura la cadette. » Cette arro protestants. On sait que Coligny fut gante prédiction ne se vérifia pas. Le frappé par Maurevel le 20 août 1572. roi, qui en fut averti, entra dans une Il échappa , et les buguenots firent engrande colère, et le duc de Guise, qui tendre des propos menaçants : Charcraignait les éclats des terribles empor les IX, irrité des insultes faites à son tements de Charles IX , épousa précipi pouvoir, écouta sans répugnance les tamment Catherine de Clèves. Ensuite projets de ses conseillers. Dans le conse prépara le sombre drame de la Saint ciliabule de sang qui décida la SaintBarthelemy. (Voyez ce mot.) Le mécon Barthélemy, et où il y avait quatre Itatentement des Guises était au comble liens, la reine mère, Nevers, Retz et de voir les Bourbons et Coligny reçus à Birago, le duc de Guise proposa de la cour et conquérir la faveur royale. comprendre dans le massacre le roi de Ils se retirèrent brusquement.

Navarre et le prince de Condé, toit, disaient-ils , une chose odieuse cousin ; mais on s'y opposa. Davila • qu'une famille qui avoit rendu de si blâme cette indulgence comme ayant grands services fût si peu considérée, fait perdre tous les fruits d'une résoluet que, loin de venger la mort d'un tion qu'il regarde comme le chef-d'ouhomme qui s'étoit sacrifié pour la re vre de l'habileté et de la hardiesse. ligion et pour l'État, on affectât d'ac Le samedi soir , 23 août , Guise alla a cabler de bienfaits ses ennemis et ses trouver Charron, président de la cour « assassins ( 1571). » Le duc de Guise des aides, qui venait d'être nommé alla dans ses domaines , le cardinal de prévôt des marchands, et lui donna

ordre, de la part du roi, de tenir prêts (") Anquetil, Esprit de la ligue liv, v, 2,000 bourgeois armés; les bourgeois, t. II, p. 315.

animés par le fanatisme et leur dé

« C'é

son

vouement au duc de Guise, montrèrent ques, reprennent les armes. Une armée la plus ferme résolution. Dès que le roi de rebelles marche sur la Champagne, eut donné le signal, le matin du di- dont le duc de Guise était gouverneur. manche, 24 août, les ducs de Guise et Thoré, qui la commande , se trouve d'Aumale, suivis d'environ 300 soldats, bientôt enveloppé près de Châteaucoururent à la maison de l'amiral. On Thierry par le duc de Guise, à la tête sait la mort courageuse de Coligny, et de forces supérieures. Jugeant toute la joie infernale du duc de Guise, qui, retraite impossible, il attaque le preayant assouvi sa haine, n'en continua mier, le 10 octobre 1575, ceux qui lui pas moins à exciter ses soldats au meur. fermaient le passage entre Damery et tre des buguenots. Il alla même jusqu'à Dormans. Sa troupe est mise eri depoursuivre ceux qui échappaient, et route. ( Voyez DORMANS [combat de).] courut après eux jusqu'à Montfort-l'A Ce fut là qu'un soldat huguenot lui maury, d'où il revint chercher d'autres ajusta dans le visage un coup d'arque victimes. Un tel forfait, loin de nuire buse qui lui fracassa la mâchoire. Des à ses auteurs, les éleva encore plus lors Henri, duc de Guise, porta, comme haut qu'ils n'étaient dans l'opinion des son père, le surnom de Balafré. catholiques. Malgré tout ce que fit Cependant les efforts des catholiques Charles IX, il ne put empêcher le duc restaient toujours inutiles : chaque dé de Guise d'en emporter toute la gloire, faite des huguenots était suivie d'une et d'être regardé dès lors par les catho- paix avantageuse. Le duc de Guise, reliques comme le sauveur, le vrai défen connaissant dans ces résultats la poli

. seur de la foi. Il est vrai que fa cour le tique de Catherine et de Henri III, rerepoussait comme trop dangereux, solut de les mettre hors d'état d'agir, mais il n'en devenait que plus cher à la en se plaçant à la tête d'un parti qui lui multitude. Dans la quatrième guerre serait plus dévoué qu'au roi de France, civile qui éclata après la Saint-Barthé et par lequel il serait roi lui-même. Des lemy, Henri de Guise fut écarté du lors (1576) commence l'organisation de commandement, que l'on confia au duc la ligue. On prétend que le cardinal de d'Anjou. La conspiration des politiques, Lorraine concerta la ligue après la baqui compliqua encore les dissensions du taille de Dreux dans le concile de Trente, royaume, eut lieu şans la participation mais s'il imagina quelque chose, l'eredu duc de Guise, qui détestait le maré cution ne réussit pas alors, et s'il se chal de Montmorency, un des person forma de petites ligues particulieres vers nages du complot.

1563, le gouvernement put les repriAprès la mort de Charles IX (1574), mer. La vraie ligue date donc de 1976, Catlerine de Médicis, redevenue puis commence en Picardie. Le maréchal sante, songea à travailler à l'abaisse- d'Ilumières, à l'instigation du duc de ment des Guises et à inspirer cette ré- Guise, proposa une association aux casolution à Henri III ; et quand ce prince tholiques de son gouvernement. Les fut revenu de Pologne et qu'il eut con jésuites en dressèrent le manifeste, et certé avec sa mère la conduite qu'ils de un jeune gentilhomme de la province, vaient tenir à l'intérieur, le cardinal et nommé Haplincourt, se chargea de la le duc de Guise, admis au conseil pour faire signer ; et au bout de quelques la forme, s'aperçurent bien qu'ils n'é- mois, cette association puissante put taient pas dans te secret de la politique équiper 26,000 soldats et 5,000 cava. nouvelle. La mort du cardinal de Lor- liers, tout prêts à répondre à l'appel raine, qui eut lieu quelque temps après du duc de Guise, le chef, l'âme de (29 decembre 1574), fut considérée d'a- l’union. bord comme ôtant à la faction des Gui Tandis que le dernier des Valois, ses l'ascendant qu'elle avait eu jusque- plongé dans le mépris, et réduit à l'imlà. Mais le roi éiait tombé dans un sou puissance, laissait le pouvoir s'échapper verain mépris à cause de l'infamie de sa de ses faibles mains, le duc de Guise conduite , et l'autorité royale ne se re ne se donnait plus la peine de dissimuleva pas. Le duc d'Alençon, frère du ler ses pretentions, et s'apprêtait a ré roi, et tout l'ancien parti des politi- clamer pour lui l'héritage de Charlema

gne, dont il se prétendait le descendant. damnation du frère du roi, uni aux héUn mémoire adressé au pape Grégoire rétiques , « et l'exemple très-saint et XIII, composé par un avocat du parle- « pientissime du roi catholique, en ment de Paris nommé David, 'étant a l'endroit de son propre fils unique, tombé entre les mains des protestants, « seroit suivi. Au même jour paraîtront fut publié par eux , et dévoila tous les les forces de la ligue pour se saisir , projets des Guises, que l'organisation « tant du frère du roi que de tous ceux de la ligue ne pouvait que faire soup qui l'auront accompagné dans sa malçonner. Ce mémoire attribuait tous les « heureuse entreprise... Chacun en son malheurs de l'Église en France à Hu « ressort courra sus aux hérétiques, gues Capet , sur lequel ne s'était point lesquels ils passeront au fil de l'épée, étendue la bénédiction accordée par le « et s'empareront de leurs biens pour siége apostolique à Charlemagne et à « être employés aux frais de la guerre... ses descendants. « Les Capétiens , di « Et finalement, par l'avis et permission a sait-il, en cherchant à se rendre in a de Sa Sainteté, le duc de Guise fera

dépendants des papes, avaient soutenu « enfermer le roi et la reine dans un e cette erreur abominable qu'on nomme a monastère, comme Pepin son ancêtre

en France les libertés de l'Eglise galli « fit à Childéric, » « cane; ils avaient protégé tous les bé Henri III ne douta plus du danger qui a rétiques contre le glaive de l'Église; menaçait son trône ; il se réveilla un ins« ils avaient, par de laches traités de tant, et montra quelques talents dans la

paix, rendu inutiles toutes les victoi lutte difficile qu'il soutint à Blois con& res remportées sur la réforme. Aussi tre des états généraux composés de li

la justice de Dieu avait frappé les des- gueurs ou de catholiques dévoués aux • cendants de Hugues Capet; la bran Guises. Il jura et signa la sainte ligue, a che ainée , sans vertu , sans honneur, espérant y balancer l'influence du duc & sans talent, n'avait plus même assez de Guise, et rallier le parti autour du * de vigueur pour vivre et se propager; trône, puis il la proscrivit dans l'édit a on voyait mourir les uns après les au de Bergerac ou de Poitiers, qui termi• tres les fils de Henri II sans enfants; nait la sixième guerre civile, après a la branche cadette s'était abandonnée avoir reconnu qu'il ne trouvait dans les « à l'hérésie ; elle y persistait avec obsti- ligueurs que des ennemis. Les parti« nation, et méritait ainsi l'exécration sans du duc de Guise cherchèrent à des fidèles. Mais pendant ce temps, maintenir la ligue proscrite par l'édit • la race de Charlemagne avait grandi; de Poitiers, tandis que Henri III reteles ducs de Lorraine, descendants nait autour de lui une partie des seide Charles, le dernier des Carlovin gneurs en les faisant entrer dans l'assogiens, étaient les vrais représentants ciation royale de l'ordre du Saint-Esprit, de ce grand monarque; ils étaient qu'il créa le 31 décembre 1578. Mais la toujours couverts de la bénédiction faiblesse de son gouvernement, la honte

apostolique ; ils avaient persisté dans de sa vie privée, l'absence de toute vi« la foi et l'obéissance du saint-siége, gueur, de toute prudence, de toute i en même temps qu'ils brillaient de bonne foi, assuraient lesuccès de la ligue, a toutes les vertus des chevaliers , et qui se répandit dans toutes les classes « la France ne serait heureuse que de la société, même là où elle avait été quand ils remonteraient sur le trône, rejetée d'abord. En 1581, la ligue fit les

auquel ils assureraient de nouveau la plus grands progrès : « Beaucoup de su• benédiction de l'Église (*). »

jets du roi, dit un contemporain, On suppliait donc le pape d'accorder étoient agités par le vent de la ligue, son appui au duc de Guise pour inter- qui, secrètement et par sous main, ourrompre la succession des Capétiens. Le dissoit toujours son fusean; ils tendoient duc, chef de la ligue , devait diriger comme à la rébellion, s'y laissant transla convocation et les délibérations des porter par les charges qu'on leur metétats généraux, y poursuivre la con toit sus (*). » La mort du duc d'Anjou,

) Sismondi, Histoire des Franç., t. XIX, p. 389.

(*) Lestoile, p. 111, édit. Michaud.

a

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