Pagina-afbeeldingen
PDF
ePub

facile de comprendre , d'après cela, jeux floraux. De toutes ces pièces, que pourquoi les commencements de sa vie distinguent la verve, l'originalité, la sont tout à fait inconnus. Ce n'est perfection du style, la plus célèbre est qu'approximativement qu'on a pu fixer I'ode sur la mort de Henri IV. Elle fut à l'année 1510 l'époque de sa naissance. traduite en latin par le P. Vanière. Toutefois, il paraît qu'il reçut une ins Les cuvres de Goudouli ont été imtruction solide et assez étendue, car les primées à Toulouse en 1648, in-4°, sous épitres latines qu’on a de lui sont d'un le titre : Las obros de Pierre Goudelin, style élégant et pur. En 1540, Goudi et réimprimées plusieurs fois depuis. mel se trouvait à Rome, et y fondait L'édition publiée à Toulouse en 1693, une école. Il n'y fit pas toutefois un et intitulée : Ramelet moundi, ou la long séjour, car on a des magnificat, Floureto noubélo del ramelet moundi, des motets et des messes, publiés par 3 parties, in-12, est la plus complète de lui à Paris, en 1554. Soit qu'il eût réel toutes. lement abjuré la religion catholique, GOUFFÉ (Armand), chansonnier et comme on l'en accuse, soit que courtisé vaudevilliste, un des fondateurs du Capar les huguenots, qui cherchaient à veau moderne, est né en 1773. Ses l'attirer à eux, il fût engagé sans le sa nombreux couplets remplis d'esprit et voir dans la nouvelle religion, toujours de gaieté, les dignités dont il a été hoest-il qu'il fut compris dans le nombre noré dans plusieurs sociétés épicuriendes calvinistes massacrés à Lyon, le 24 nes, l'ont fait surnommer le Panard du août 1572. Il a laissé un grand nombre dix-neuvième siècle. Parmi ses meild'ouvrages sur la musique , mais on lui leures chansons, on cite Saint-Denis, en attribue quelques-uns qui ne lui ap- le Corbillard, Plus on est de fous plus partiennent pas réellement. Nous cite on rit. Quelquefois Gouffé à, comme rons, parmi ceux qui sont authentiques: Béranger, répandu une teinte agréable Q. Horatii Flacci.... odæ ad rhythmos de philosophie sur son enjouement; musicos redactæ, Paris, 1555 , in-4°; quelquefois ses plaisanteries rappellent Chansons spirituelles de Marc- An l'entrain et la verve de Désaugiers. toine de Muret, mises en musique, Comme Béranger, il recevait les visites Paris, 1555 ; les Psaumes de David de la muse dans un modeste bureau, au mis en musique ; les Psaumes mis en ministère le moins fait pour recevoir rimes françaises par Clément Marot les muses, celui des finances. En 1827, mis en musique ; enfin, des messes, des il a obtenu sa retraite, et vit paisiblemotets et des chansons.

ment à Beaune. Le séjour d'une ville GOUDOULI OU GOUDELIN (P.), célè- où s'est perpétué le souvenir des prebre poëte languedocien, naquit à Tou- mières espiègleries de Piron, et l'inlouse en 1579, d'un père chirurgien. Il fluence du vin qu'on y récolte, devraient passa sa jeunesse dans la dissipation, ranimer sa gaieté; mais personne n'est mangeant son fonds après son revenu, plus mélancolique et ne mène une vie et lorsque, à la fin, il se trouva dans le plus triste que ce vieillard qui nous a dénúment, le corps de bourgeoisie de sa tant fait rire. Outre plusieurs recueils ville natale fut obligé de décider qu'il de chansons, on a dê Gouffé un assez serait nourri aux frais du trésor public. grand nombre de pièces de théâtre : les Il mourut à Toulouse , le 10 septembre Deux Jocrisses, le Chaudronnier de 1649. En 1808, lors de la démolition Saint-Flour, le Bouffe et le Tailleur, du cloître des Grands-Carmés , où il re le Duel et le Déjeuner, M. Mouton, posait, ses restes furent transportés so- M. Beldam, etc. lennellement dans l'église de la Daurade. GOUFFIER (famille de). — La maison

Les cuvres de Goudouli compren des Gouffier, seigneurs de Bonnivet, a nent principalement des odes, des chan été l'une des plus considérables du sons, des dialogues mêlés de prose, et Poitou , et féconde en hommes distind'autres pièces fugitives dont la plus gués. Le plus ancien de ses membres étendue n'a guère plus de quatre ou cinq est Jean GOUFFIER, qui vivait sous pages. On y remarque un chant royal Charles V, qu'il servit contre le prince en vers français qui obtint le souci aux de Galles. Après lui, nous citerons

Artus GOUFFIER, comte d'Étampes, de Bonnivet, de Thois, lieutenant général Caravas, seigneur de Boisi, d'Oiron et au gouvernement de Picardie, fit ses de Maulevrier, Celui-ci suivit Charles premières armes pendant l'invasion de d'Italie, et fut le gouverneur de Fran- dauphin en Piémont et au siége du pas çois ser pendant sa jeunesse. Pendant de Suse; se trouva aux sièges de Hes. ses campagnes, il avait acquis un goût din, de Coni, de Perpignan; se signala pour les arts et la littérature, fort rare aux batailles de Cerisolles , de Dreux, chez les gentilshommes de son temps. de Saint-Denis, aux sièges de Landre. Ce fut lui qui accoutuma son royal élève cies, Metz, Calais, Thionville et d'Orà rechercher les hommes érudits et let- léans. Il mourut fort âgé, en 1594. trés. Il était frère aîné de l'amiral Bon La branche des marquis de Thois, nivet (voy. ce mot). François Ier devenu celle des marquis de Brazeux et de roi le chargea de plusieurs négociations Heilli, et celle des marquis d'Espagni, importantes. En 1515, il le créa grand ne présentent guère que des officiers qui maître de France, et il l'envoya l'année servirent dans les armées de Louis XIV. suivante en qualité d'ambassadeur vers La maison de Gouffier s'est aussi alliée les princes d'Allemagne; et la même à celle de Choiseul. (Voyez CHOISEUL.) année, il conclut avec Chièvres, envoyé GOUGES (Marie-Olympe de) est une de Charles-Quint, le traité de Noyon. des existences les plus aventureuses qui Le seigneur de Boisi mourut en 1519. aient traversé notre révolution. Née à

Son fils, Claude GOUFFIER, grand Montauban en 1755, elle se lança à écuyer, fut alors créé duc de Roanez Paris dans la vie littéraire, après avoir ou "Rouannois. Ce duché, formé des débuté par une petite comédie, la Vie terres de Boisi et Rouanne, fut érigé en de Chérubin, qui date de 1785. Juspairie, par lettres de 1612 et 1619, en qu'en 1788, elle donna encore plusieurs faveur de Louis GOUFFIER..

ouvrages : l'Homme généreux, drame Un autre Louis GOUFFIER, lieute en cinq actes; Molière chez Ninon, joli nant général des galères , président de petit acte épisodique; le Philosophe l'Académie de Marseille, né en 1648, corrigé, comédie, et enfin les Mémoires dans le Périgord, se distingua dès l'an de madame de Valmont, roman en letnée 1668, sous les ordres de la Feuil tres; le Prince philosophe, roman polade, son parent, à la défense de Candie; litico-philosophique, qui sent de la maservit ensuite dans la marine avec la nière la plus piquante son dix-huitième plus grande distinction; assista au siège siècle, et la révolution au milieu de lade Nice; défendit avec deux galères les quelle il fut écrit. En 1788, Olympe de côtes de Guienne, menacées par les Gouges fit son entrée dans la carrière Anglais; chassa les corsaires qui infes- politique par une Lettre au peuple, ou taient la rivière de Gênes en 1703; con Projet d'une caisse patriotique. Ce tribua à la réduction du château de pamphlet n'avait de remarquable que Nice en 1705, et mourut à Marseille d'être écrit par une femme. Il fut suivi en 1734.

presque immédiatement d'autres écrits Cette famille compte diverses bran- analogues : Mes veux sont remplis, ches : celle de Caravas, celle des mar etc., dédié aux états généraux; Disquis de Bonnivet, etc.

cours de l'aveugle aux Français ; François GOUFFIER, fils de l'amiral, Séance royale, etc., ou les Songes paseigneur de Bonnivet, colonel général triotiques; enfin, Lettre aux représende l'artillerie française en Piémont, s'ac. tants de la nation. A cette époque de quit une belle renommée dans la guerre sa vie, Olympe de Gouges était l'admicontre l'Empereur, tant en France qu'en ratrice passionnée de M. Necker et de Italie. Il se trouva à la bataille de Ce- Mirabeau , comme l'attestent du moins risolles, au ravitaillement de Thérouan- deux de ses ouvrages, le premier qui ne, etc., et mourut de ses blessures en parut sous ce titre ridicule : Départ de 1556.

M. Necker et de madame de Gouges, Son frère, François GOUFFIER, dit ou les Adieux de madame de Gouges le Jeune, seigneur de Crèvecæur, de à M. Necker et aux Français; le se

cond, Mirabeau aux Champs Élysées, de la trêve, prend la ville par trahison, drame épisodique, qui dut son succès á et la livre au pillage. Mais il ne jouit l'immense popularité dont jouissait à pas longtemps de ce succès. Gouiket à l'époque de sa mort le grand orateur. peine guéri de sa blessure, s'étant anL'Esclavage des nègres, le Couvent, noncé avec un renfort considérable, les ou les Voeux forcés, et les Vivandières, Français prirent l'alarme et abandonou l'Entrée de Dumouriez à Bruxelles, nèrent la place. Tandis que d'un côté sont trois autres drames révolution: le vicomte de Rohan demeurait l'objet naires joués à peu près dans le même de l'exécration publique en Bretagne (*), temps. Mais l'instant approchait où, on composait sur Gouiket un chant pofemme qu'elle était, Olympe de Gouges, pulaire, qui est aujourd'hui encore un attendrie par des malheurs individuels, des plus répandus en basse Bretagne, allait condamner un des actes les plus et que M. de la Villemarqué, le dernier fatalement nécessaires de notre révolu- descendant du héros, a inséré dans ses tion, l'accusation et le jugement de Chants populaires de la Bretagne Louis XVI. L'écrit intitulé : Olympe de (tome I, p. 238). Gouges, défenseur officieux de Louis La statue de Gouiket a été détruite à Capet, au président de la Convention la révolution. nationale, et les Adresses au roi, à la GOUJAT, valet d'armée. Piquichins, reine et au prince de Condé, furent pétaux, bidaux, tels furent encore, à l'ouvre d'une sensibilité exaltée, et plus diverses époques, les synonymes usités généreuse que sage. Le dernier fut, pour désigner ces domestiques qui suicomme le dit l'auteur, écrit dans un vaient de tout temps nos armées, paraccès de fièvre, et on s'en aperçoit fa- tageant, augmentant même le désordre cilement. Une autre brochure, les Trois qu'elles causaient sur leur passage. Jean urnes, ou le Salut de la patrie, amena Duret, dans son commentaire sur l'orenfin l'emprisonnement de madame de donnance de Blois (1579), disait : « MainGouges, qui, déclarée suspecte par le tenant, quand vous voyez passer une comité de salut public, fut condamnée enseigne de gens de pied, elle est comà mort par le tribunal révolutionnaire, posée d'environ cinquante harquebusiers en 1793. Il est inutile de dire, ce nous assez notables, d'une vingtaine ou trensemble, qu'Olympe de Gouges monta taine d'autres qui n'auront que l'espée, avec courage sur l'échafaud. Le courage de cent ou six vingt goujats, et vingt de la mort était chose vulgaire dans ce ou trentè femmes. Regardez aux homtemps.

mes d'armes : tel qui n'aura qu’un cheGOUIKET (Rolland), commandant de val sera accompagné d'un cuisinier, la garnison de Guingamp, au quinzième palefrenier , et deux ou trois goujats : siècle. Ce brave capitaine , auquel la tous ces gens montés sur juments de ville défendue par son épée avait élevé relais. » une statue, se voyant menacé, au mois Plusieurs dispositions de l'ordonnance de janvier 1489 , avec une faible garni- de Blois tendirent à réformer ces abus; son, par le vicomte de Rohan, lieutenant il fut statué notamment qu'il n'y aurait général des armées du roi, arma tous plus qu'un goujat pour trois soldats, et les jeunes gens de la ville, les posta que les goujats qui s'introduiraient dans dans un fort des faubourgs, et repoussa

les compagnies, au delà du nombre fixé, vigoureusement le premier assaut des seraient fouettés (c'était le châtiment Français. Le lendemain, ceux-ci batti- ordinaire réservé à leurs méfaits), et, rent le fort en brèche et enlevèrent les en cas de récidive, pendus sans forme faubourgs. Gouiket fit une sortie et les de procès. repoussa encore. Le troisième jour, le Disons pourtant, à l'éloge de cette vicomte donne l'assaut à la ville même; troupe si méprisée, qu'elle n'était pas Gouiket est blessé sur la brèche d'un uniquement une pépinière de pillards et coup de pique; on l'emporte; sa femme

(*) Le paysan de Bretagne pour désigner le remplace, fait un grand carnage des un parjure, dit : « Il mange à l'auge comme Français, et les force à demander une Rohan. » Celte auge, en 1989, était la table suspension d'armes. Le vicomte profite du roi de France.

de mauvais garçons. Brantôme, écri- tique, le type de la chasteté, et Diane vant la biographie d'un célèbre homme de Poitiers, la courtisane royale! Le de guerre qui avait fait parmi eux son sculpteur pouvait-il échapper aux conapprentissage, du baron de Lagarde, séquences d'une pareille anomalie, et général des galères, ne peut s'empêcher la comparaison qui s'élevait spontanéde s'écrier : « Ah! qu'on en a vu sortir ment dans l'imagination du spectateur, de bons soldats, de ces goujats ! » entre l'antique et la forme un peu

Goujon (Jean), sculpteur et archi- grêle , quoique gracieuse, de la statue tecte, naquit à Paris, au commencement de Jean Goujon, ne doit-elle pas nuire du seizième siècle. Après avoir fait ses à l'oeuvre de ce dernier ? Mais là où premières études sous un maître habile, Jean Goujon a pu échapper à ces indont le nom n'est pas arrivé jusqu'à fluences, à ces exigences; là où il a pu nous, mais auquel on attribue la statue s'abandonner à son propre génie, on et les bas-reliefs du tombeau de Fran- pressent ce qu'il aurait été s'il s'était cois Jer, il alla étudier en Italie les mo. trouvé dans des conditions plus favodèles de l'antiquité. Il revint en France rables. Les cariatides qui supportent tout plein des bonnes leçons qu'il avait la tribune des Suisses au Louvre sont, su puiser dans cette étude, et nul doute dans une proportion gigantesque , d'un que s'il eût rencontré à la cour un au- goût parfait et d'un admirable dessin. tre roi que Henri II, que s'il eût pu sui- On trouve d'ailleurs, dans presque tout vre les inspirations de son génie , il ce qu'a fait cet artiste , des formes élén'eût rendu tout d'un coup à la sculp- gantes et pures. C'est à ces qualités ture le caractère qui lui convient, la qu’on reconnaît facilement la partie du beauté de la forme unie à la noblesse Louvre qu'il a décorée, la facade comde l'expression. Mais tombé au milieu prise entre le pavillon de l'horloge et d'une cour tout occupée de galanterie, l'aile en retour. Mais de tous les ouet dont les meurs n'étaient rien moins vrages de Jean Goujon, celui qui est que sévères , une lutte dut s'établir en le plus populaire, c'est la fontaine des tre sa manière de comprendre l'art, et Innocents. Cette fontaine, construite ce qu'on demandait alors à la sculpture. primitivement au coin de la rue SaintMalheureusement (et il était impossible Denis, n'avait alors que trois côtés ; ce qu'il en fût autrement), son sentiment fut lors de son transfert à la place d'artiste ne fut pas toujours le plus fort qu'elle occupe aujourd'hui, qu'une quaCe qu'on exigeait du statuaire, ce n'é- trième arcade y fut ajoutée. Il est inutait plus l'image de cette beauté divine tile de décrire ce monument, que tout et empreinte d'un caractère un peu sé- le monde a vu , mais on ne peut s'emvère qu'avaient sentie et montrée les pêcher d’admirer avec quelle habileté le artistes de l'antiquité, mais la repro- sculpteur, renfermé dans un étroit esduction de la coquetterie voluptueuse, pace, a su tirer parti des ressources de et nécessairement entachée d'affecta son art. C'est là surtout que l'on retion, dont le type existait dans la mai marque ce talent particulier qu'avait tresse de Henri II, cette déesse du mo. Jean Goujon, de donner à ses figures ment, à laquelle les courtisans et le tant de relief, que l'oil trompé croit emmonarque lui-même prodiguaient cha- brasser toute la rondeur. Les nymphes que jour de molles adorations. Au lieu qui décorent les pilastres de la fontaine de cette beauté noble qui captive l'âme ont toutes des attitudes variées, où et parle à l'imagination, on recherchait respirent une grâce et une liberté de ces formes plus gracieuses que belles mouvement surprenantes, dans un esqui attirent les regards et exaltent les pace si resserré; les draperies sont fransens. La preuve de ce fait n'existe chement jetées, et rien n'y sent l'apprêt, t-elle pas dans cette cuvre commandée quoiqu'il y ait cependant encore un peu à Jean Goujon, la maîtresse de Hen- de coquetterie. Des groupes d'amours, ri II, entourée des attributs de la Diane sculptés sur l'acrotère, couronnent diantique? Au point de vue de l'art, c'é- gnement les quatre

et forment tait là un contre-sens : établir une si un ensemble sur lequel l'oeil aime à se militude quelconque entre la déesse an- reposer.

Jean Goujon s'associa à Jean Cousin échafaud aux bas-reliefs du Louvre. pour la décoration du château d'Anet , Une balle, égarée selon les uns, perfide où il sculpta le plafond de bois et les selon les autres , vint le frapper au lambris de la chambre à coucher de cœur. Sa main mourante laissa tomber Diane de Poitiers , et les bronzes qui son ciseau, qu'il ne devait plus relever. décoraient la porte d'entrée. L'hôtel de Ainsi périt, au milieu de ses traCarnavalet, rendu célebre par le séjour vaux, un des plus grands artistes frande madame de Sévigné, est de lui tout çais, victime de la jalousie ou du fanaentier. Jean Goujon a beaucoup pro tisme. duit ; mais plusieurs de ses oeuvres ont A la suite d'une traduction de Viété détruites pendant la révolution. Il truve, par Martin, se trouve un petit avait fait les bas-reliefs de la porte opuscule écrit par Jean Goujon : ce Saint-Antoine, et de l'arcade qui ser sont cinq pages seulement, mais cing vait d'entrée à la pompe Notre-Dame. pages toutes pleines de substance, et ou M. Lenoir a recueilli quelques-unes de se fait naïvement sentir l'intelligence de ses productions, entre autres un bas. l'artiste. relief, représentant allégoriquement la GOUJON (Jean-Marie-Claude-Alexanmort et la résurrection; c'est une nym. dre), député à la Convention, naquit à phe endormie près de laquelle un genie Bourg-en-Bresse , en 1766. A l'âge de renverse le flambeau de la vie, tandis 12 ans, il assista au combat d'Oues. que des satyres et des dryades, sym sant. Dans un voyage qu'il fit, en 1784, boles de la fécondité, forment un con à l'île de France, le spectacle de l'es. cert autour d'elle. Puis un bas-relief, clavage révolta son âme, et lui inspira représentant le Christ au tombeau, et ce viť amour de la liberté et de l'égale groupe en marbre blanc, dont nous lité qu'il devait dans la suite sceller de avons déjà parlé, représentant Diane son sang. A son retour en France, Gouchasseresse sous les traits de Diane de jon se prepara à la révolution par de Poitiers, et accompagnée de ses deux sérieuses études. Au mois d'avril 1791, chiens favoris. Ce morceau, réellement il rassembla les habitants des villages remarquable, a été gravé, ainsi que le voisins autour de la retraite qu'il haChrist au tombeau.

bitait, aux environs de Paris , et proQuand on examine sévèrement les nonça devant eux l'éloge funèbre de travaux de Jean Goujon, on ne peut Mirabeau. Cette circonstance le mit en s'empêcher de lui reprocher un peu vue, et il ne tarda pas à être appelé à d'affèterie; mais à côté de ce défaut, on Versailles pour y remplir un poste horencontre de telles qualités , un travail norable dans l'administration départesi fin, si précieux, que, tout en regret mentale. Au 10 août , il fut revêtu des tant qu'il ne se soit pas attaché da fonctions de procureur général syndic, vantage aux leçons de l'antique, on ne et nommé, peu de temps après, député peut lui en faire un crime; et si on se suppléant à la Convention nationale. reporte ensuite au temps où il vivait, Au milieu des conjonctures les plus si l'on songe dans quel état il a trouvé difficiles, des horreurs de la disette, et la sculpture, et dans quel état il l'a lais du choc des passions, il montra une sée, il faut reconnaître qu'en effet il est capacité et une intégrité égale à son le père de cet art en France, et que c'est zèle et à son courage. Le ministère de de lui seulement que datent les premiers l'intérieur lui fut offert; il le refusa ; pas faits dans la bonne voie.

mais il consentit ensuite à entrer dans Pourquoi faut-il que de pareils talents la commission des subsistances et des ne puissent passer impunément au milieu approvisionnements, où l'appelait un des tourmentes qui agitent les peuples, décret de la Convention. Son expérience et comment les passions politiques ne administrative, ses lumières et son dérespectent-elles pas le sceau divin em sintéressement , ne contribuèrent pas preint sur le front des hommes de génie? peu à ramener l'ordre, l'économie et la Jean Goujon était huguenot. Quand sécurité dans cette partie essentielle du commença la sanglante boucherie de la service public. Il fut désigné, quelque Saint-Barthélemy, il travaillait sur un temps après, pour aller occuper lain

« VorigeDoorgaan »