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les branches d'Armagnac, de Brionne, de Pons, et les princes de Lambesc. Ainsi, d'un seul tronc sortait une fee lants hommes qui, remplissant la cour, l'armée et l'église, y devinrent domi. nants, et arrivèrent par des tentatives hardies à deux pas du trône. De plus, une fille de Claude, Marie, avait épouse mere de Marie Stuart. Ainsi la race des Guises s'alliait avec les familles rovales avant de chercher à se ranger parini

François de Lorraine, deuxième duc de Guise, était né au château de Bar, le 17 février 1519. N'étant que due d'Aumale, Francois s'était distingue par son courage et son habileté. Per

dant l'invasion de Charles-Quint, il de savoir : le duc de Guise, Claude, qui fendit Stenay, que les Impériaux ne pui

rent prendre. Brave, généreux, noble

et imposant de taille et de figure, il de Valentinois, avec ses filles et gen- exerçait sur tous un ascendant irresia

tible. Son ambition était aussi grande

que ses talents; non content d'être que de Reims et de Lyon , frère de lut être le maître de l'État, et travailla

Jean de Lorraine, cardinal, archevê l'homme supérieur du royaume, il vous Claude, était aussi un des premiers per- pendant 13 ans à le devenir. Forts de

cle. Mais ce qu'il faut remarquer dans

sonnages du rovaume. Les deux frères la carrière de ce premier duc de Guise, étaient protégés par la duchesse de Vas que ses descendants ont fait oublier, lentinois. Aimés de Henri II, leur inc'est qu'il jeta les fondements de leur suence sur l'État allait devenir grande grandeur, en leur ouvrant la voie qu'ils dans une cour où il n'y avait que

des devaient si glorieusement parcourir, et ambitieux vulgaires et pas de vrais poen commençant la popularité de sa mai- litiques; mais Claude et Jean mouruson. Ainsi, son frère Antoine lui ayant rent en 1550, le duc au mois d'avril, le demandé son secours contre les bandes cardinal au mois de mai. Claude avait de paysans que la réforme avait soule

épousé, en 1513, Antoinette de Bour. vés, et qui ravageaient toutes les pro bon, fille aînée de Francois de Bourvinces du Rhin, Claude les combattit bon, bisaïeul de Henri IV. et les écrasa avec un zèle et une rigueur François de Lorraine , duc d'Aubarbares, commençant ainsi la lutte des male, succéda dans le titre de duc de siens contre la reforme, et leur alliance Guise à son père Claude; et Charles avec l'Eglise romaine (voyez Boures). son frère, cardinal de Guise, prit le ti

En 1544, Charles-Quint ayant pénétré tre de cardinal de Lorraine , qu'avait en France, s'empara de Saint-Dizier, porté son oncle, dont il recueillie presglie d'Epernay et de Château-Thierry. Déjà tous les riches bénéfices. Le troisieme Paris était menacé, et l'effroi régnait frère, Claude, gendre de Diane de Poi dans ses murs, lorsque François ler or

tiers, prit le titre de duc d'Aumale. Trois donna au duc Claude d'aller à Paris autres frères furent , l'un archevêque de rassurer les habitants, empêcher leur

Sens et cardinal de Guise, l'autre, grand desertion, et prendre des mesures pour

prieur et general des galères de France

, leur sûreté. Claude s'acquitta de ce soin

et le dernier, marquis d'Elbeuf. C'est avec tant d'habileté, que le nom de

de René, marquis d'Elbeuf, que vinrent Guise commença à devenir cher à la po ulation. François ler, pour recon

de Lillebonne, d'Harcourt, de Marsan, naître les services de Claude, érigea, en janvier 1527, le comté de Guise en duché-pairie, et en février 1544, la baron

conde végétation d'habiles et de vailnie de Mayenne, avec Sablé et la FertéBernard, en marquisat. Claude 1", duc de Guise, fut pair et grand venenr de France, comte d'Aumale, marquis de Mayenne et d'Elbeuf, baron de Joinville, gouverneur de Champagne, de

Jacques Stuart , roi d'Ecosse, et sut la Brie et de Bourgogne. Sous Henri II, il conserva la même faveur, et il en usa largement pour accroître sa fortune, et mettre en état sa nombreuse famille. Vieilleville, dans ses Mémoires, s'élève contre l'avidité du duc de Guise. « Ils étoient quatre, dit-il, qui le (le roi) dévoroient comme un lion sa proie , jusqu'à lui ravir ce qu'il avoit donné à ses domestiques pour en pourvoir les leurs, avoit six enfants, qu'il fit tres grands ; le connétable avec les siens; la duchesse dres ; et le maréchal de Saint dré, etc. »

leur crédit, les Guises, en 1550, débu sans écouter les représentations de ses tèrent par la disgrâce de Pierre Lizet, généraux sur les dangers d'un siège si premier président du parlement de Pa- tardif, il pressait l'attaque de Metz. Le ris , qui les avait offenses en leur refu- duc d'Albe en dirigea les opérations sant le titre de prince; car, disait-il, avec ardeur (*). Sa nombreuse artillerie ils pouvaient être princes lorrains, mais ouvrit de larges brèches dans les mule parlement ne reconnaissait que des railles; mais derrière elles, de nouveaux princes français. Lizet fut donc renvoyé, remparts avaient été élevés d'avance sous une créature des Guises mise à sa place, les ordres du duc de Guise. Quelquefois et le parlement assoupli par ce change- les assauts étaient repoussés avec perte, ment. Tous les anciens ministres de et le découragement des Impériaux deFrancois les avaient été écartés du pou vint tel, qu'on ne pouvait plus les dévoir; il ne restait que le chancelier Oli- cider à aitaquer. Le 20 novembre, vier, dont l'influence était diminuée de l'Empereur se fit porter dans son camp, jour en jour, en sorte que les Guises pour exciter ses troupes par sa préavaient le champ libre. Les services si sence; mais Enghien, Condé, les deux gnalés rendus à la France par le duc de fils de Montmorency, et d'autres encore Guise, dans la nouvelle lutte qu'elle parmi les seigneurs de la cour, étaient eut à soutenir contre Charles-Quint, venus joindre les assiégés, et dirigeaient firent sa reno mmée aussi grande que les sorties. La défense prévalut enfin son ambition. Henri II s'était emparé sur l'attaque, et après avoir tiré onze de Metz , et avait contribué au succès mille coups de canon, Charles, désesde Maurice de Saxe et de la ligue pro pérant de vaincre, voyant ses soldats testante d'Allemagne, qui avait entin enfoncés dans la fange glacée, et moisabaissé Charles-Quint et obtenu la li- sonnés par les maladies qui, s'il faut berté religieuse. Mais par une lâche per- en croire les historiens contemporains, Gdie, les chefs protestants abandonne lui avaient enlevé trente mille homrent Henri II à la vengeance du vieil mes, se résolut, le 1er janvier 1553 , à empereur, qui vint encore une fois ten lever le siége. Guise ajouta à l'éclat de ter la fortune , et menacer la France sa victoire par son humanité. Les mad'une dernière invasion. Henri II, pé lades abandonnés par le duc d'Albe, nétrant les projets de son adversaire, dans la précipitation d'une retraite déconfia la défense de Metz , sa nouvelle sastreuse, furent charitablement reconquête, à la bravoure et aux talents cueillis et soignés par le duc et par de François de Lorraine, qui vint s'en toute la noblesse, à son exemple. « M. le fermer dans cette ville le 17 août, suivi duc, dit Vincent Carloix, secrétaire de d'une nombreuse noblesse , jalouse de Vieilleville, en fit porter plus de soixante se signaler sous les yeux d'un favori à l'hôpital, pour les faire traiter et guéqui était en même temps un habile gé. rir; et à son exemple, les princes et seinéral. Le duc de Guise commença par gneurs firent de semblables actions, si compléter les fortifications de la ville, bien qu'il en fut tiré plus de trois cents et il en éleva de nouvelles. Pierre Strozzi de cette horrible misère; mais à la pluet Camille Morini dirigeaient les tra- part il falloit couper les jambes, car vaux. Guise donnait l'exemple de l'acti elles étoient mortes et gelees. » Le duc vité; souvent il portait lui-même la de Guise se distingua encore dans cette botte, et le marquis d'Elbeuf, Biron, guerre ; au combat de Renti, il répara, la Rochefoucauld, Randan, Nemours, à la tête de la cavalerie, un échec que Gounor , Martigues et le vidame de les Français venaient d'éprouver, et reChartres suivaient son exemple. Il fit tablit la bataille par une charge impédémolir tout ce qui pouvait nuire à la tueuse où il écrasa les reitres et les defense, et tout était prêt lorsque Char- lansquenets imperiaux. les-Quit mit son armée en mouve Après ces exploits, le duc de Guise ment. Le 19 octobre, le duc d'Albe vint se crut assez grand pour aspirer à une investir la place, tandis que l'Empereur etait forcé, à cause de sa mauvaise (*) Voyez la relation du siége de Metz, santé, de s'arrêter à Thionville, d'où, par Bertrand de Salignac de la Motte Fénelon.

ce

couronne. C'est le sort des cadets des ambition que de réaliser ses promesses, maisons souveraines, quand ils ont du il marcha rapidement vers les États de génie et de l'ambition, de se sentir hu- l'Église, tandis que le pape, encourage miliés de leur condition inférieure, et par son approche, déclarait la guerre à de chercher à réparer l'injustice de la Philippe II, qui comptait sur le duc naissance par la gloire et les entreprises d'Albe pour défendre le royaume meaventureuses. Les Guises songèrent à nacé. Mais le zèle de Paul IV était imreprésenter la seconde maison d'Anjou, puissant, et ses neveux les Caraffa ne dont ils descendaient par les femmes; pouvaient remplir envers le chef franils élevaient des prétentions tant sur la cais les engagements qu'ils avaient conProvence que le royaume de Naples, et tractés. Les vivres, les munitions qu'ils ils s'étaient alliés au duc de Ferrare, avaient promis n'arrivaient pas, les sol dans l'espoir de faire valoir leurs droits dats pontiticaux reçulaient, les Abruzzes sur le royaume des Deux-Siciles. Ils restaient tranquilles. Guise cependant avaient ensuite contracté une étroite passa la frontière (15 avril 1557), et le union avec les Caraffa, neveux du pape 24, il vint assiéger Civitella. Pendant le Paul IV, dans l'espoir que l'un d'eux, le siége, le duc d'Albe rassemblait son arcardinal de Lorraine , succéderai mée à Giulia-Nova, et venait inquieter vieux pontife, et que l'autre, avec l'ap- les soldats du duc de Guise. Chaque pui du saint-siége, monterait sur le jour on annonçait une attaque, et la trône de Naples. En même temps, ils position des Français devenait de plus affectaient un zèle outré contre l'héré en plus difficile. Enfin le défenseur de sie, et n'entretenaient tour à tour Paul Metz fut obligé de lever le siège de C. IV et Henri II que des moyens d'intro vitella, et eut la honte d'échouer devant duire l'inquisition en France. Le vieux une bicoque. Dans son dépit, il s'en prit connétable de Montmorency, jaloux de aux neveux du pape. Un jour qu'il était la grandeur naissante de François de à table avec Antonio Caraffa , marquis Guise, ne s'opposa pas à ses desseins de Montebello , la dispute s'échauffa en Italie, dont il croyait qu'il ne se ti tellement entre eux, que, selon les uns, rerait pas avec honneur. La trêve de il l'accusa d'avoir volé ses soldats, seVaucelles n'interrompit la guerre que lon d'autres, il lui jeta son assiette à la pour en préparer une nouvelle. Diane tête. Mais cette querelle ne pouvait de Poitiers seconda les projets des Gui amener une rupture, car Paul Il avait ses, et la guerre fut résolue de nou besoin de Francois de Guise pour reveau dans le conseil du roi, le 31 juil. . pousser le duc d'Albe, qui menaçait Jet 1556.

ses États. Pendant qu'il guerroyait conLe duc de Guise prit congé du roi à tre le duc d'Albe, François de Guise Saint-Germain, le 17 novembre 1556, reçut une lettre de Henri II, qui lai et au commencement de janvier 1557 annoncait le désastre de Saint-Clientin, seulement, il était entré en Piémont. et qui le rappelait avec son armée pour Son armée ne s'élevait pas en tout à venir sauver la France. « Partez donc, quinze mille hommes, dont plus de la « lui dit le pape, après de vains efforts moitié étaient des Suisses. Quoique cette « pour le retenir, partez donc; aussi armée parût bien faible pour aller con « bien avez-vous fait peu de chose pour quérir un royaume à l'extrémité de l’I « le service de votre roi , moins encore talie, l'épuisement était tel de part et « pour l'Église, et rien du tout pour d'autre, qu'elle inspira une grande ter « votre honneur. » reur. Le cardinal de Trente, gouver L'impression que produisit cet échec neur de Milan, rendit aux Milanais des éprouvé dans une expédition loin. armes que la jalousie soupçonneuse des taine, fut bientôt effacée par l'éclat Espagnols leur avait enlevées, espérant nouveau dont le duc de Guise se coules intéresser à la défense. Guise s'an vrit à son retour en France. Pour renonçait comme le libérateur de l'Italie; lever sa gloire et l'honneur du pays, mais au lieu de chasser de la Lombar- il conçut une entreprise vraiment natiodie les Allemands et les Espagnols, nale, et l'exécuta avec un rare bonheur. plus pressé d'atteindre le but de son Marie, reine d'Angleterre et épouse de

Philippe II, avait contribué aux désas- la France. Catherine de Médicis, qui tres de la France, Guise résolut de l'en voulait prendre part au pouvoir , s'attapunir en enlevant aux Anglais la ville cha au parti des Guises, qui disposèrent de Calais , qu'ils possédaient depuis la des hautes fonctions de l'État. Le carbataille de Crécy. Le 1er janvier 1558, il dinal prit l'administration des finances, se présenta inopinément devant le pont le duc de Guise se chargea du départede Nieullay, à mille pas de Calais, et ment de la guerre ; le reste fut donné s'en empara d'emblée. Le 4, une large à leurs partisans, à l'exclusion des Bourbrèche fut ouverte près de la porte de bons , `des Châtillons, des Montmola rivière. Le 5, la vieille citadelle fut rencys. Raconter complétement l’bisemportée d'assaut, et le 8, la ville ca toire des Guises à cette époque, ce pitula, et fut livrée le lendemain. Lord serait faire l'histoire générale de la Grey, qui commandait dans Guines, se France pendant les troubles civils et rerendit le 20 janvier, et la garnison de ligieux qui éclatèrent après la mort de Hamn s'enfuit précipitamment. Les An Henri II. Il faut donc seulement indiglais ne possédaient plus un pouce de quer la suite des événements, sans enterrain dans le royaume. Après ces heu trer dans les détails, afin de faire comreuses entreprises , qui achevaient de prendre l'influence des Guises sur les rendre le duc de Guise cher à la pa destinées du royaume, et pour montrer tion, ce prince consolida son crédit à la la part qui leur revient du bien ou du cour en faisant conclure le mariage de mal de cette triste époque. sa pièce , Marie d'Écosse, avec le dau La réforme avait brisé l'unité reliphin François. Quelque temps après, le gieuse du moyen âge. Presque tous les cardinal de Lorraine eut avec Granvelle Etats européens, pénétrés par l'influence une entrevue dans laquelle ils se lièrent des idées nouvelles, se voyaient divisés d'une amitié intime, et jetèrent les fon en deux partis, dont l'un persécutait dements de cette alliance des Guises l'autre quand les forces étaient inégaavec la maison d'Espagne qui dura pen- les, ou qui se préparaient à une lutte dant tout le cours des guerres civiles. sanglante là où celui qui était attaqué Les hostilités ayant recommencé, Guise pouvait se défendre. En France, les s'empara de Thionville, et quand, grâce deux partis étaient en présence. Les à ses exploits , la France eut été relevée protestants formaient la minorité; mais de la honte de Saint-Quentin, il fut ils avaient pour eux l'avantage de la ripermis à Henri II de conclure la paix chesse, l'appui politique des grandes fahonorable de Cateau-Cambrésis (1559). milles rivales des Guises, l'ardeur d'une

A la mort de Henri II, la faiblesse conviction nouvelle, et la nécessité de de François II livra le gouvernement vaincre pour conquérir le droit de croire aux mains des Guises. Dès lors, renon comme ils l'entendaient. Ce parti était Cant à leurs projets de grandeur au de formé surtout de la petite noblesse et hors, ils s'attachèrent exclusivement à de quelques villes du Midi et de l'Ouest. s'affermir à l'intérieur, et à devenir les Les villes populeuses du royaume étaient maîtres de la France. Le duc et le car restées catholiques, et Paris, la plus dinal, les deux chefs de la maison de grande de toutes, était le centre que les Guise, se voyaient tout-puissants et en Guises avaient choisi pour leurs opératourés de solides appuis. Leur pièce tions. Quand on les vit à la tête des afétait reine de France; leur sæur était faires, tous ceux qu'ils en avaient exreine régenţe d'Écosse ; leur neveu , clus se réunirent, et avant d'en appeler beau-frère du roi, était duc de Lor- à la guerre civile, ils eurent recours raine ; deux des frères étaient cardi aux complots pour les renverser. Les haux, un autre était grand prieur de ambitieux de cour et les buguenots , Malte; une alliance intime avait été qu'avait irrités le supplice d'Anne Duformée entre eux et le cabinet d'Espa- bourg, résolurent de s'emparer de la gne; enfin ils s'annonçaient comme les personne du roi, d'usurper à main archefs du catholicisme, se désignant par mée l'autorité royale, et d'obtenir, selà comme les représentants d'un des lon les dessins de chacun, le gouvernedeux partis dont la lutte allait déchirer ment de l'État, les dignités et les pen

au nom de

sions, ou la liberté de conscience. La par le duc et le cardinal de Guise, or. conspiration d'Amboise fut organisée. donna l'arrestation de Condé et du roi Les chefs, Coligny et Condé, se dissi- de Navarré. Après un tel éclat, les Gui. mulèrent derrière un agent actif, ins ses ne pouvaient s'arrêter. Ils nommėtrument utile et dévoué de leur ambi rent une commission pour juger le prince tion, qui parut l'âme de toute l'en- de Conde; et le duc de Guise, irrite des treprise. Le complot échoua devant retards que le prince savait susciter, Amboise (mars 1560). Les Guises ex s'écria un jour : «Il ne faut pas souffrir terminèrent ceux qui tombèrent entre « qu’un petit galant, pour prince qu'il leurs mains, immolèrent une foule d'obs a soit, fasse de telles bravades. • Le cures victimes, n'osant pas encore s'en pouvoir des Guises était devenu si prendre aux véritables chefs, et ajour grand, que rien , même les crimes, ne nant avec prudence l'abaissement défi- pouvait plus leur coûter pour le connitif des maisons de Bourbon et de server. Aussi, quand le jeune roi FranChâtillon.

cois II, qui n'avait fait que languir sur Cette tentative ayant échoué, ne ser le trône, eut été atteint d'une maladie vit qu'à rendre le duc de Guise plus que l'on jugea mortelle, ils osèrent puissant que jamais. Le malheur du

proposer à la reine Catherine de s'assotemps était que la royauté s'effaçait de cier à eux pour consommer la perte du plus en plus, et que les partis prenaient prince de Condé et du roi de Navarre; sa place. Sous un roi majeur, le duc de mais Catherine, prévoyant que les GuiGuise se fit déclarer lieutenant général ses resteraient ses maîtres, aima mie/X du royaume, et se fit déférer la puis- suivre les conseils modérés de l'Hopisance des anciens maires du palais. Il tal, et signa même un traité secret proposa ensuite à son frère d'établir avec les Bourbons. Enfin, le 5 décembre l'inquisition, non telle que Henri II l'a 1660, François II mourut. vait introduite, avec des restrictions Catherine devint régente capables de paralyser son action, mais Charles IX, et les Guises se trouvèrent avec l'extension terrible qu'elle avait confondus 'avec les autres partis de la recue en Espagne. On résolut d'anéan cour, le roi de Navarre, Montmorency, tir les reformés, en ne leur laissant Saint-André; ce qui était une defaite d'autre alternative que l'abjuration ou

après tant de grandeur. Aussi le cardila mort. L'Hôpital essaya en vain de nal de Lorraine se retira-t-il à Reims. combattre les mesures du parti lorrain; Le duc de Guise resta à la cour pour les factions furent plus fortes, et écar lutter contre le roi de Navarre, qui tant tous les obstacles, se trouvèrent de avait définitivement pris le dessus; et, nouveau en présence. Les Bourbons et oubliant ses anciennes inimitiés, Montmorency, avec l'assentiment de forma avec le connetable et le maréchal Catherine, négligée par les Guises , ar de Saint-André la ligue appelée le triumrêtèrent d'enlever Poitiers et Tours, de soulever Paris, la Picardie, la Bretagne, Bourbons et arrêter les réformes de

virat (1661), pour contre-balancer les la Provence, de tuer les Guises et de nouvelle administration. En effet, les se saisir du gouvernement. Poussés par factions , qui vivaient des désordres de Condé, les huguenots se révoltèrent en

l'Etat, voyaient avec crainte les résuldiverses provinces, et firent une tentative sur Lyon. Les Guises, de leur côté, de l'Hôpital, qui relevait le pouvoir

tats des sages et patriotiques mesures corrompirent les électeurs, et obtinrent royal, et préparait insensiblement le aux étais généraux d'Orléans , décrétés rapprochement des deux religions, com par l'assemblée de Fontainebleau, une faisant triompher les principes de la tomajorité dévouée d'avance à leurs inté lérance. L'édit de janvier 1562 parut a rêts, et, au besoin, à leurs crimes. Les princes de la maison de Bourbon furent deux religions aux prises, soit une fiu

tous ceux qui avaient intérêt à voir les attires à Orléans, sur la parole du roi

neste indulgence, soit une insuffisante qu'ils y seraient en sûreté. Ils y viorent concession. Condé, les armes à la main, en 1560, le 29 octobre. Après une ré

se préparait à établir le culte protes: ception plus que froide , le roi, poussé tant dans Paris même, et le triumvirat

il

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