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douze hommes. Cette nouvelle habita- tugais, les Anglais et les Hollandais, tion, en quatre ans, s'augmenta si fort, ont conservé longtemps les dénominapar la grande colonie qui alla s'y éta tions de Petit-Dieppe, Petit - Paris, blir, qu'ils y bastirent une église, que Grand-Sestre, Baie de France , etc., l'on y roit encore aujourd'huy (1666). marquées sur toutes les cartes du dix

a Les guerres civiles ayant com septième siècle; et ces derniers témoimencé en 1410, le commerce dépérit, gnages sont tout-puissants pour assuet enfin se perdit tout à fait. Cependant, rer aux Dieppois l'honneur d'une naviles Portugais commencèrent de vouloir gation pour laquelle il fallait , au quas'establir aussi bien que les François à torzième siècle, beaucoup de témérité, la coste d'Or, etc.

d'exaltation, de constance, puisque, en « En 1433, leurs caravelles s'avancè- 1431, un navigateur vénitien appelait rent jusques à la Mine (que nous avions encore la Guinée, luoghi incogniti e abandonnée vingt ans auparavant, n'en spaventosi a tutti i marinari. ayant joui que trente ans, à cause des Ce ne sont pas, du reste , les seuls guerres), etc.

voyages de découverte entrepris par les Cependant, les François, qui com Dieppois. Nous avons déjà eu plusieurs mençoient un peu à respirer au com occasions de parler des établissements mencement du règne de Henri III, re coloniaux de ces hardis marins en diprirent ces voyages. Mais les Portugais verses contrées lointaines. (Voyez Bécouloient à fond nos vaisseaux, tuoient THENCOURT, FLORIDE, ENAMBUC, FLInos gens, et faisoient des prisonniers...

BUSTIERS ,

GÉOGRAPHIE, PARMENC'est pourquoi tout ceci , joint aux TIER, etc.) guerres civiles des temps de Henri III Un seul établissement nous resta en et Henri IV, fut cause que nous aban- Guinée, celui d'Ouidah. Nous avons dit donnåmes tout, et non-seulement la ailleurs (voyez COLONIES, t. V, p. 308) coste d'Or, mais aussi les autres. comment le pavillon tricolore flotte en

* Or, par ce que dessus je conclus que core sur ses ruines. les François ont les premiers habité ces GUINEGATE. Ce village, situé dans terres, qu'ils les ont connues avant les le département du Pas-de-Calais, près Portugais , et que les Dieppois doivent de Thérouenne, est célèbre par deux avoir cet avantage."

batailles. C'est ainsi que s'explique le voyageur La première eut lieu 7 le août 1479, Villaud de Bellefond, à la fin de sa Re entre l'armée de Louis XI et celle de lation des costes d'Afrique, dans un Maximilien. Nous ne reviendrons pas récit intitulé : Remarques sur les cos

ici sur les longs détails que nous en tes d'Afrique, pour justifier que les

avons donnés dans nos ANNALES (t. I, François y ont esté longtemps aupa. p. 241 et 242). Cette sanglante journée rarant les autres nations. Le sieur resta indécise, par suite de l'imprudente d'Elbée , dans le journal de son voyage ardeur de Philippe de Crèvecour, baà la Guinée, en 1669 et 1670 (*), parle ron d'Esquerdes (voy. ce mot), qui comaussi d'un château (Axim), sur les por.

mandait les Français. tes duquel les Hollandais avaient effacé La seconde bataille de Guinegate , liles armes de France, depuis huit à dix vrée en 1513, est communément désians. Le voyageur hollandais Dapper gnée sous le nom de Journée des épe(1686) mentionne le Fort de la Mine, rons. (Voyez ÉPERONS (journée des ).) où l'on trouva, dit-il, gravées des dates GUINES, Guisnæ , ancienne petite du quatorzième siècle. Enfin, les Por ville du ci-devant Calaisis, en Picardie,

() Imprimé à Paris en 1691, sous le titre aujourd'hui du département du Pas-dede Journal du voyage du sieur d'Elbée, com

Calais, arrondissement de Boulogne. missaire général de la marine, aux iles et à

Dès le dixième siècle, c'était une fortela cóle de Guinee. Voyez aussi une Disser

resse importante, bâtie par un capitaine tation de M. Estancelin ur les découvertes de pirates danois (920) ; cette forieresse des Dieppois, et ses Recherches sur les navi- devint ensuite la résidence des puissants gateurs normands , et l'Histoire de Dieppe, comtes de Guines. (Voyez ANNALES, par M. Vitet.

t. I, p. 102, et l'art. suivant.

par

Les Anglais s'emparèrent de la ville Ferraud ayant fait alliance avec le roi

trahison, en 1351. Le duc de Guise d'Angleterre, le roi de Germanie, le l'enleva, le 20 janvier 1558, quelques comte de Boulogne, et plusieurs autres jours après la reddition de Calais, « quoy- seigneurs, le pays de Guines fut cruel. que le milord Grey (estimé lors des lement ravagé pendant un an. Arnoul premiers guerriers d'Angleterre) y com combattit à Bouvines, dans l'armée de mandast; qui estant demeuré prison. Philippe - Auguste, suivit Louis de nier avec quelques autres par la capi- France en Albigeois, puis en Angle. tulation, et donné à monsieur le ma terre, et inourut en 1220. Sous Bayreschal Strozzi, luy confessa que, ayant douin III, son fils , Louis IX mit dans gagné quelques batailles pour le service la mouvance du comté d'Artois les de la dite couronne, il avoit désire sou comtés de Boulogne , de Guines et de vant de se trouver assiégé en quelque Saint-Pol. Arnoul III lui succéda en place, pour voir s'il y seroit aussy heu 1245, et fut, comune son père, dévoué reux, mais qu'il n'eust jamais pensé aux intérêts de Henri III d'Angleterre. qu'on les eust si tôt peu forcer (*). » Mais, en 1283 , accablé de deties par Les fortifications, où s'étaient si long- suite de ses courses aventureuses, temps abrités les ennemis du royaume, vendit son comté à Philippe le Hardi, furent démolies par le vainqueur. Un ne laissant à Baudouin IV, son fils, plan de la ville, dressé à cette époque, que quelques autres seigneuries.' la represente comme une des plus for Philippe le Bel, en 1295, rendit la tes places de l'Europe.

terre de Guines à Jeanne de Gunes, Aujourd'hui, Guines compte une po fille de Baudouin, et à son époux, Jean pulation de 3,840 hab.

de Brienne, comte d'Eu , tué à la baGUINES (comtes de). Descendants de taille de Courtray. Raoul II, né de ce Siegfried le Danois, les premiers comtes mariage, fut comte d'Eu et de Guines, de Guines possédèrent le domaine de et connétable de France. Il mourut en puis le dixième siècle. Ils en faisaient 1345. Raoul III, connetable comme hommage aux comtes de Flandre. Des son père, fut décapité en 1350, par ol: fondations de monastères, des voyages dre du roi Jean , qui le soupçonnait en terre sainte, des guerres avec les d'intelligence avec Édouard d'Angle

. seigneurs d'Ardres, remplissent leur terre. Le comté de Guines fut alors histoire. Leur postérité måle s'éteignit réuni à la couronne, puis donné à en 1137, dans la personne de Manas Jeanne d'Eu, seur de Raoul, mariée sès, dont la petite-lille et héritière, Béa avec Louis d'Évreux, comte d'Étampes, trix, mourut sans enfants, vers 1142; Mais, en 1352, les Anglais se rendirent le cointé revint à Arnoul, seigneur de maîtres de Guines par surprise, et le Tornehen. Baudouin II, son successeur, traité de Brétigni' leur en assura la attaché au parti du comte de Flandre possession. contre Philippe-Auguste, fut réduit en Charles VI recouvra ce comté, qui fin à se reconnaître vassal immediat du fut de nouveau démembré de la couroi de France, en 1181. Une nouvelle levée de boucliers rappela Philippe-Au

ronne , et cédé, par le traité d'Arras

(1435), à Philippe le Bon, duc de Bour. guste sur ss terres, dont les Francais

gogne. Les Anglais en furent plutôt firent rapidement la conquête. Le comte maîtres que lui, et Charles VII le leur resta deux ans prisonnier à Paris , et reprit. Louis XI en fit donation à la famourut bientôt après avoir recouvré sa mille de Croï (1461). Cependant, Charliberté et sa terre (1206).

les, comte de Charolais, revendiquait le Arnoul II, son fils, guerroya contre comté, en vertu du traité d'Arras; Louis Renaud de Dammartin', que Philippe- fut forcé de le lui abandonner par le comte de Flandre', irrité de ce qu'il s'en empara de nouveau, et le rendit

traité de Conflans (1465). Plus tard, il avait rendu hommage au roi de France. aux Croi, qui le garderent jusquà

que Philippe de Croi se fut engagé dans (*) La vie, mort et tombeau de Philippe le parti du duc de Bourgogne. Toutes de Strozzi, par de Torsay (imp. en 1608). les terres de France de ce seigneur fu

rent confisquées, et Guines fut donné à ordinairement réservée , cependant, à Antoine , bâtard de Philippe le Bon. l'évêque ou au seigneur, dans les cités Après la mort de ce possesseur, il re bretonnes. En outre, ses bourgeois vint à la couronne.

étaient représentés par un député au GUINGAMP , chef-lieu de sous-pré- conseil ducal, en vertu des lettres de fecture du département des Côtes-du- François II , datées du 19 mars 1486. Nord C'était jadis la capitale du duché C'est qu’aussi ils avaient constamment de Penthièvre, et elle était entourée de prouvé leur attachement aux intérêts murailles, dont une partie existe en des ducs, même pendant les querelles core.

et rébellions des Penthièvre. Cette préférence d'une famille de sei Comme centre d'activité industrielle, gneurs turbulents attira à la ville de Guingamp n'a jamais eu une grande nombreuses vicissitudes. Elle fut suc importance. Cependant, elle a donné cessivement la proie de Pierre de Dreux, son nom à des toiles renommées, et la dot de sa seur, l'apanage de Gui de son singulier marché, connu sous le Bretagne, frere de Jean III, et retourna nom de Foire aux pommes ( voyez dans la maison de Penthièvre pendant Foires), attirait jadis une foule consiles dernières années du quatorzième dérable. Elle a vu naître dans ses murs le siecle.

peintre Charles Valentin (1738), le géElle ne traversa pas ces diverses pha- né al Pastol, tué à Lutzen, etc. ses sans être assiégée plusieurs fois ; Guingamp compte 6,100 habitants. prise en 1341 , par le comte de Mont Guiot (Florent), né à Semur, en fort, l'année suivante par Louis d'Es 1756, exerça dans cette ville la profes. pagne, general de Charles de Blois ; en sion d'avocat jusqu'à la convocation des 1343, par Édouard d'Angleterre ; pillée états generaux. Membre de la Constiet brulée en 1345 par le comte de Nor tuante, il opina constamment pour les thampton. Olivier de Blois la perdit mesures révolutionnaires les plus radilorsque le duc de Bretagne conlisqua cales. En 1792, le département de la les terres des Penth évre pour les pu Côte-d'Or l'élut député à la Convention nir de leurs trames anubitieuses. Jeali v nationale. Dans le procès de Louis XVI, en fit don alors à son fils puiné, Pierre il vota la mort sans appel au peuple et de Bretagne. Ce fut ce prince qui re sans sursis. Commissaire de la Convenleva les fortifications de sa nouvelle tion dans le département du Nord, en châtellenie, et lui rendit en partie sa 1794, il déjoua la conspiration de Lesplendeur passée.

jorne , qu'il fit exécuter, ainsi que ses Mais les mauvais jours n'étaient point complices. Il prit part à la révolution passes pour la petite capitale. Les trou du 9 thermidor, et fut nommé compes de Charles VIII l'enlevèrent à la missaire dans le département du Pasduchesse Anne, malgre la belle defense de-Calais, pour y faire l'application du que leur opposèrent le vieux Mérien régime nouveau. Le 13 vendémiaire, il Chero et son lieutenant Gouiket (voy. eut une grande part dans la resistance ce mot). Reprise par ce dernier, elle fut qu'opposa la Convention aux insurgés. peu après conquise et pillée une se Toutefois, sincèrement attaché à la réconde fois par la Trémouille (1491). La publique, il ne cessa point de combattre ligue vint ensuite avec ses troubles, et avec une égale énergie tout ce qui pouGuingamp soutint encore deux siéges vait tendre à la contre-révolution. C'est meurtriers. Après la soumission du duc ainsi qu'il fut l'un des auteurs princide Merceur, il fut stipulé que son chå paux du décret du 3 brumaire, qui exteau serait démoli. Cette mesure ne clut les parents d'émigrés de toute fut du reste accomplie qu'en 1626. fonction publique. Sous la constitution

Les annales intérieures de la ville of- de l'an ui, il entra au Conseil des Anfrent des particularités non moins inté- ciens; mais au premier renouvellement, ressantes. Guingamp avait une commu il en sortit, et fut nommé resident aunauté, avec le droit de députer aux près de la république des Grisons. Là, états de Bretagne, et les pouvoirs de il favorisa les mouvements insurrecmoyenne et basse justice , prérogative tionnels qui éclatèrent à l'approche des

troupes françaises, en 1798; mais n'é- Français : Virginie, tragédie en 5 actes, tant pas soutenu par le Directoire, il 1827, in-8°. M. Guiraud a été élu memdut se retirer, et fut envoyé à la Haye, bre de l'Académie française, en 1826, en qualité de ministre plénipotentiaire. en remplacement du duc de MontmoAprès la révolution du 18 brumaire, rency. Charles X lui conféra, plus tard, Guiot resta attaché au parti démocrati le titre de baron , en lui accordant des que. Cet homme, qui avait tenu dans lettres de noblesse. Tes assemblées nationales et hors des GUISARME , lance dont le fer avait la assemblées une position éininente ; qui forme d'une hache à deux tranchants. s'était vu candidat au Directoire pour GUISCARD (Robert), duc de Pouille remplacer Laréveillère - Lépeaux , fut et de Calabre, l'un des plus grands caalors réduit, pour subsister, à tenir un pitaines du onzième siècle, était fils du petit cabinet de lecture à Paris. Arrêté célèbre Tancrède de Hauteville (voy. ce à l'occasion du complot de la machine nom), et naquit vers l'an 1015. Ses trois infernale, il fut longtemps détenu , et frères aînés, Guillaume Bras de Fer, ne recouvra la liberté que sur les ins. Drogon et Humphrey ou Umfroi, tances de Merlin de Douai, son ancien avaient formé des établissements soliami. En 1806, il fut nommé secrétaire, des en Italie , et Umfroi permit à son puis substitut du procureur impérial au frère Guiscard de chercher fortune en conseil des prises, emploi qui fut sup Calabre; celui-ci , à la tête d'une poiprimé en 1814. Banni en 1816, comme gnée de braves, se distingua tellement ayant voté la mort de Louis XVI, il ne dans plusieurs occasions périlleuses, tarda pas à obtenir l'autorisation de qu'à la mort de Humphrey son armée le rentrer en France. Il mourut à Avallon, proclama comte de la Pouille, au préle 18 avril 1834.

judice d'Abagilard, fils de son frère. Il GUIPY (bataille de), gagnée le 20 juin continua à dépouiller les Grecs de leurs 1475 sur les Bourguignons par le sire possessions en Pouille et en Calabre. de Conibronde, commandant les francs Pour se donner un appui contre les archers de Beaujolais, de Bourbonnais seigneurs normands , et pour legaliser et d'Auvergne. Le chef des Bourgui ses conquêtes , il sut disposer la cour gnons, le comte de Roussi , demeura de Rome en sa faveur, si bien qu'en prisonnier, et les Français entrèrent en 1059, à Amalfi , Nicolas II le confirma Bourgogne par Auxerre et Mâcon. solennellement dans le titre de duc de

Guipy est un bourg de l'ancien Ni. Pouille et de Calabre, et lui donna l'invernais, près de Château-Chinon. vestiture , non-seulement de ces deux

GUIRAUD ( le baron Pierre - Marie- duchés, mais de la Sicile, qui était enThéodore - Alexandre), poëte drama core à conquérir, toutefois, moyennant tique, né à Limoux, en Languedoc, une redevance annuelle que Robert dele 25 décembre 1788. Les premiers vait payer au saint-siége. L'année suiessais poétiques de M. Guiraud furent vante , il chargea son jeune frère Roger couronnés par l'Académie des jeux flo de conquérir la Sicile. Messine tomba raux. En 1820, il fit recevoir au Théâ. au pouvoir des Normands; les Sarratre-Français une tragédie de Pélage, sins furent défaits complétement près mise à l'index par la censure. Il a d'Enna , par les deux frères réunis ; donné depuis à l'Odéon : 1° les Ma mais la mésintelligence qui survint enchabées , tragédie en 5 actes ; 2° le tre Robert et Roger faillit leur faire Comte Julien, ou l'Expiation, tragé. perdre le fruit de leurs victoires. Lorsdie en 5 actes, 1823, in-8°; 3o Élégies qu'ils se furent réconciliés, la conquête savoyardes, 1823, in-8°; cet ouvrage, de la Sicile fut bientôt achevée par Rovendu dans les salons au profit de l’æu ger, tandis que Guiscard assiégeait les vre des petits Savoyards , leur a valu villes d'Italie restées au pouvoir des plus de 4,000 francs ; 4. Poëmes et Sarrasins. Ainsi furent réunies, dans chants élégiaques, 1824, in-8° ; ce vo une seule main toutes les provinces lume est le titre littéraire le plus solide qui forment encore aujourd'hui le de M. Guiraud; 5o Chants hellènes, royaume de Naples. 1824 , in-8°. Il a donné au: Théâtre Une excommunication, lancée par

Grégoire VII contre Robert, qui avait Elle avait alors ses comtes particuliers. pénétré dans le duché de Bénévent, Ameline de Guise, héritière dece comté, cédé aux papes par les empereurs, força le porta en dot à Jacques d'Avesnes, le prince normand de faire la paix avec mort en 1191. Bouchard, leur fils, fut l'Église, dont il s'engagea à respecter aussi comte de Blois. Son unique hériet à défendre les droits. Robert tourna tière épousa Hugues de Châtillon, alors ses vues ambitieuses d'un autre comte de Saint-Pol, mort en 1248. côté. Profitant du prétexte que lui of Cette nouvelle famille s'éteignit en 1291 frit une révolution survenue à Cons dans la branche directe; alors un neveu tantinople, révolution qui précipita du du dernier comte lui succéda , et eut trône Michel VII, dont le fils était son pour petit-fils Charles de Blois, ou de gendre, il attaqua l’empire grec. Tandis Châtillon, duc de Bretagne, mort en que Bohémond, fils de Robert, s'em 1364. La fille du duc eut Guise en dot, parait de Corfou et des îles voisines, il et épousa Louis, duc d'Anjou et roi de assiegea Durazzo , et , malgré le petit Sicile. Nous verrons plus tard comment nombre de ses troupes , il s'en empara, la seigneurie de Guise passa des rois de après avoir défait, le 18 octobre 1081, Sicile à la maison de Lorraine. (Voyez l'empereur Alexis Comnène, qui accou Guise (maison de].) rait au secours de la place, à la tête Guise a 3,072 hab. Elle est la patrie d'une armée de soixante mille hommes. de Camille Desmoulins.

Le vainqueur pénétra ensuite dans Guise (maison de). Claude jer, cinl'Epire, s'approcha de Thessalonique, quième fils de René lí, duc de Lorraine, et jetait déjà l'épouvante dans Cons et de Philippine de Gueldres, sa seconde tantinople, lorsqu'il fut rappelé en Ita- femme, fut le chef de cette puissante et lie par le pape Grégoire VII, que Henri dangereuse maison de Guise, d'où sont IV, empereur d'Allemagne, tenait blo sortis ces grands hommes qui, au sciqué dans le château Saint-Ange. Après zième siècle, ont tenu entre leurs mains avoir délivré le pontife, il débarqua sur la fortune de la France; qui furent les les côtes d'Épire , défit dans trois ba. chefs du catholicisme contre la réforme; tailles navales les Grecs et les Véni les fiers et habiles auxiliaires de Rome tiens, et se disposait à marcher sur la et de l'Espagne ; qui concurent tant de capitale de l'empire d'Orient, lorsqu'il grands projets, de si vastes espérances, mourut dans l'île de Céphalonie, le 17 et dont les noms se mêlent à des forfaits juillet 1085, à l'âge de 70 ans.

si odieux et à de si tristes catastrophes. Voici le portrait qu'en a tracé Gib Claude de Lorraine ler, duc de Guise, bon : a Sa 'stature excédait celle des naquit au château de Condé, le 20 ochommes les plus grands de son armée; tobre 1496. Ayant eu avec son frère son corps avait les proportions de la Antoine Jer, duc de Lorraine, certains beauté et de la grâce : au déclin de sa démêlés, à l'occasion du partage de la vie, il jouissait encore d'une santé ro succession paternelle, Claude quitta buste

, et son maintien n'avait rien perdu pour toujours la Lorraine , et vint s'éde sa noblesse : il avait le visage ver tablir en France, où il possédait les meil, de larges épaules, de longs che comtés de Guise et d'Aumale, la sirerie yeux, et une longue barbe couleur de de Joinville et la seigneurie de Mayenne. lin, les yeux très - vifs; et sa voix, Il obtint en 1506, du roi Louis XII, des comme celle d'Achille, inspirait la sou lettres de naturalisation, et en 1514. le mission et l'effroi au milieu du tumulte droit de nommer aux offices royaux étades batailles. » Le mot guiscard, ou wis blis dans ses comtés. François ier, qui chard , voulait dire , dans le dialecte aimait la valeur , fut frappe des quali

tés brillantes du jeune prince lorrain, Guise, Guisium Castrum , Guisia, et le traita avec distinction. Claude acancienne petite ville de la ci-devant Pi

compagna ce monarque, en 1515, dans cardie, aujourd'hui du département de son expédition d'Italie, et se trouva à la l'Aisne, arrondissement de Vervins. bataille de Marignan, où il reçut vingt

Il est fait, pour la première fois, une deux blessures. Il devint bientôt un des mention authentique de Guise en 1050. généraux les plus renommés de son sièT. 1x. 17° Livraison. (DICT. ENCYCL., ETC.)

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normand, fin, rusé.

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