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le terrain, partout fangeux, ne per- gine à un ancien château possédé par mettait pas aux tirailleurs d'arriver, et les seigneurs de Mayenne. En 1069, elle Tormasof jugea avec raison n'avoir fut prise par Guillaume le Conquérant. rien à redouter sur sa droite. A gau En 1137, elle fut rendue à Juhel de che, c'est-à-dire , aux abords du pla- Mayenne par Geoffroi le Bel, comte teau de Padubne, l'action continua tout de Touraine , d'Anjou et du Maine, à le jour avec acharnement. Enfin, condition que Juhel l'aiderait dans son le soir, Reynier ordonna une charge expédition contre l'Angleterre et la générale , que secondèrent plusieurs Normandie. Artus, duc de Bretagne, bataillons autrichiens, qui réussirent en fit, vers 1199, une nouvelle cession à traverser le marais. Cette double at au petit-fils de Juhel. Le château a été taque eut un plein succès, et le plateau presque entièrement détruit, et est fut enlevé. La nuit seule empêcha Rey• remplacé aujourd'hui par une halle. nier de poursuivre ses avantages. Le je Gorron, dont la juridiction s'étendait corps coucha sur le champ de bataille, sur six paroisses , et qui avait le titre tandis que Tormasof repliait son armée de baronnie, faisait partie du diocèse par Zavjuvie et Tevele sur Kobrin. La du Mans, du parlement de Paris, de perte des Russes s'éleva à 4,000 morts l'intendance de Tours et de l'élection et 500 prisonniers, celle des Austro.

de Mayenne. Saxons ne fut que de 2,000 hommes. Le GORSAS (Antoine-Joseph), journa13, dès la pointe du jour, Reynier se liste et député à la Convention, était mit à la poursuite des vaincus, attei né à Limoges en 1745. Il embrassa d'agnit leur arrière-garde à Strichova, les bord la carrière de l'enseignement, et battit encore, et les mena l'épée dans tint un pensionnat à Versailles; mais, les reins jusqu'à Rotno, où ils n'arri en 1788, il fut, à ce que rapporte la vèrent qu'après avoir abandonné sur la Biographie des contemporains, enroute la plus grande partie de leurs ba- fermé à la Bastille, sous le poids du gages.

soupçon d'avoir corrompu les moeurs GORRIS (Jean de), Gorræus, célèbre de ses élèves. Les rigueurs dont il fut médecin, né à Paris en 1505, mort en l'objet en cette circonstance l'irritèrent 1577, a laissé, entre autres ouvrages vivement, et contribuèrent sans doute fort remarquables pour son temps : à l'exaltation républicaine qu'il maniHippocratis jusjurandum, de arte, festa dès les premiers jours de la révode antiqua medicina, gr. lat., lution. D'abord rédacteur du Courrier scholiis, Paris, 1542, in-4°; in Hippo. de Versailles, il s'attacha , dans cette cratis librum de medico adnotationes, feuille, à dévoiler les intrigues et les ib., 1543, in-8°; Hippocratis de geni imprudences de la cour, et vint, le 4 tura et natura pueri, ib., 1543, in-4° ; octobre 1789, lire au Palais-Royal un Nicandri theriaca , grec - latin, ib., article qu'il avait inséré dans le numéro 1549, in-8°, et 1557, in-4°; Galeni in de ce jour; article dirigé contre la faprognostica Hippocratis, libri sex, mille royale et les gardes du corps, Lyon , 1552, in-12; Definition. medi- qu'il accusait d'avoir foulé aux pieds la cár., lib. XXIV , Paris, 1564, 1622; cocarde nationale dans leur fameux Francfort, 1578, 1601 , in-fol., très repas de la veille. Le bruit de celle estimé.

profanation s'étant aussitôt répandu GORRIS (Pierre de), père du précé- d'un bout à l'autre de la capitale, et le dent, né à Bourges, et médecin à Pa- peuple soulevé se disposant tumultueuris, a publié : Praxis medic. , Paris, sement à en tirer vengeance, Gorsas 1555, in-16; Formula remediorum, fut l'un des chefs de l'insurrection, et Paris, 1560, in-16, etc., imprimées aussi conduisit à Versailles l'une des colonnes dans l'édition de 1622 des Definitio- qui assiégèrent le château, et forcèrent num, etc., de Jean Gorris.

Louis XVI de venir résider à Paris. GORRON, petite ville du départe- Lui-même, dès lors, transporta son ment de la Mayenne, arrondissement journal à Paris, sur le champ de bade Mayenne, population : 2,228 hab. taille de la révolution. Il en changea le

Cette ville doit son nom et son ori titre en celui de Courrier des départe

cum

ments, et continua de se distinguer par trer, en plein jour, au Palais-Royal, une polémique révolutionnaire des plus Arrêté incontinent, et traduit au trivéhémentes. It prit une part impor- bunal révolutionnaire, il fut exécuté le tante à la journée du 20 mai, tant par 7 octobre 1793, et subit sa peine avec ses discours dans les rassemblements courage. Il avait publié un écrit satides Tuileries, que par son journal. Au rique, intitulé : L'Ane promeneur, ou 10 août, il fit partie du comité insur Critès promené par son âne. reetionnel qui prépara et dirigea les GORZE, petite ville du département mouvements décisifs de cette journée, de la Moselle, arrondissement de Metz, Ce zèle républicain , dont la pureté est population : 1,981 habitants. aujourd'hui suspecte, recommanda Gor Cette ville a été longtemps célèbre sas aux électeurs de Seine-et-Oise, qui par une abbaye de l'ordre de Saint-Bele nommèrent député à la Convention noit , fondée , dit-ou, en 749, par Chronationale. Il se rangea d'abord parmi degrand , évêque de Metz et petit - tils les membres les plus avancés, mais de Charles - Martel. Elle a été souvent bientôt il s'éloigna de la Montagne pour prise et saccagée. En 1385, Valeran de se rapprocher de la Gironde. Dans Saint-Paul la prit d'assaut, et la livra le procès du roi, il vota pour l'ap au pillage. En 1441, des aventuriers pel au peuple , ensuite pour la déten français

s'en emparèrent pour la dévastion pendant la guerre, et le bannisse ter. Vers le milieu du siècle suivant, ment au retour de la paix , sous peine Gorze étant devenu le quartier général de mort. Par une contradiction difficile des protestants, le duc de Guise s'en à expliquer, il rejeta le sursis. Dans le rendit maître (1553). Mais les troupes courant du mois de février, il attaqua, qu'il y laissa furent massacrées par la dans son journal, Marat, la Commune garnison de Thionville; la ville fut néanet la Montagne. Ses sorties violentes moins reprise bientôt par les Français. l'exposèrent à la fureur du peuple. Le Les Lorrains, en y rentrant, mirent le 8 mars 1793, une multitude exaspérée feu au monastère et au château, qui fut se porta à son domicile, et brisa ses rasé par le duc d'Aumale en 1572. En presses, tandis que la Convention dé- 1636 , Gorze fut brûlé par les Croates, crétait que les députés journalistes se qui firent périr la plupart des habitants. raient tenus d'opter entre leurs fonc- La sécularisation de l'abbaye avait été tions législatives et la rédaction des obtenue du pape, en 1572 , par le duc feuilles publiques. Malgré cette dernière de Lorraine, Charles III, et ses biens résolution, Gorsas et Brissot d'un côté, servirent à doter une université que le Marat el Camille Desmoulins de l'au- prince avait fondée à Pont-à-Mousson, tre , continuerent d'écrire dans les jour. De cette abbaye dépendaient trente haunaux et de siéger parmi les représen tes justices. tants de la nation. Mais les événements GORZE (monnaie de). - L'abbaye de du 31 mai survinrent, et Gorsas fut Gorze avait obtenu le droit de battre compris dans la proscription de la monnaie, et l'avait possédé presque jusGironde. Outre les torts qui lui étaient qu'à nos jours. Nous ne décrirons pas communs avec le parti girondin, Gor- cependant les monnaies qui, comme sas en avait de plus graves qui lui étaient toutes les espèces lorraines, se rappropropres , s'il est vrai, comme on a lieu chent plus des espèces allemandes que de le croire, qu'il fut l'un des agents des pièces françaises. Nous nous conde la conspiration orléaniste. Il se tenterons de citer des florins que Charréfugia dans le Calvados avec quelques- les, cardinal de Lorraine, y fit frapper uns de ses amis, et y souffla vaine en sa qualité d'abbé. On y voit, d'un ment avec eux le feu de la guerre ci- côté, son buste, avec la légende Carolus vile. L'insurrection fédéraliste fut étouf A LOTharingia Dei ET sanctissimæ fée à sa naissance, et ses promoteurs sædis Apostolicæ gratia svpremus mis hors la loi. Gorsas osa néanmoins DOMINUS Gorzeiensis Abbatiæ; et, de revenir à Paris, après la dispersion de l'autre, les armes de Lorraine, surl'armée du général royaliste Wimpfen; montées d'une couronne ducale, avec la il eut même l'imprudence de se mon- légende MONETA NOVA GORZEII CVSSA.

Il existe plusieurs variétés de ces pièces. rieuse. Le lendemain, 22, le général Goslin. Voyez GOZELIN.

ennemi rallia ses troupes, fit avancer GOSPITSCA (prise de). Au mois de ses réserves avec une nombreuse artilmai 1809, Marmont, qui, avec deux lerie, et voulut empêcher les Français divisions françaises, occupait la Dalma de déboucher dans la plaine; mais on tie et une partie de l'Illyrie , reçut de le culbuta de nouveau , et cette seconde Napoléon l'ordre de se diriger vers les victoire contraignit les Autrichiens à frontières de la Carniole et de l'Istrie, une retraite délinitive. Marmont entra pour se réunir au prince Eugène, qui le lendemain dans Gospitsch, battit, les devait former l'extrême droite de la jours suivants, l'arrière-garde ennemie, grande armée d'Allemagne. L'archiduc s'empara successivement de Segua et de Jean , opposé à Eugène, eut connais Fiume , et, le 31, se dirigea vers Gratz, sance de ce projet ; il envoya un de ses pour y opérer sa jonction avec Eugène, corps, sous les ordres de Stoïsservick, qui, ce même jour, opérait la sienne observer la Dalmatie. Marmont, qui avec l'armée d'Allemagne. avait contre lui une énorme infériorité GOSSEC (François-Joseph) est né à numérique, ne bougea point tant que Vergnies, village du Hainaut, le 17 janl'archiduc et le vice - roi furent aux vier 1733. A l'âge de sept ans, il fut prises; mais aussitôt que le premier envoyé à Anvers pour y apprendre la commença son mouvement de retraite, musique, et, pendant huit ans, il fut il s'avança vers la Croatie, et remporta enfant de choeur de la cathédrale de deux victoires successives, au mont cette ville. Il en sortit pour se livrer à Kitta et à Grasschatz (17 mai), sur les l'étude du violon et de la composition. troupes de Stoisservick , qui suivaient Ses progrès furent rapides, et ses amis le mouvement rétrograde de l'archiduc. l'engagèrent à venir à Paris. Il avait Toutefois, renforcées par plusieurs ré vingt-trois ans lorsqu'il y arriva en 1751, giments croates, elles allèrent prendre, et il fut choisi pour conduire l'orchestre à Gospitsch, une position avantageuse , du célèbre financier la Poplinière, sous d'où elles espéraient d'autant plus arré les yeux de Rameau. Mais, devenu vieux, ter les Français, que toute la popula. Rameau cessa d’écrire, et la Poplinière tion environnante s'armait contre eux. réforma son orchestre. Alors Gossec Gospitsch est une ville fortifiée, dont devint directeur de la musique du prince plusieurs rivières défendent les appro de Conti. ches; mais Marmont, arrivé, le 21, en Il profita des loisirs que lui laissait vue de la place, s'aperçut qu'il pouvait cette place pour se livrer à de nouveaux tourner la position des Autrichiens. Il travaux; il donna ses premiers quatuors fallait, il est vrai, franchir une rivière en 1759. Mais l'ouvrage qui lui fit le sous le feu des batteries de la rive droite. plus d'honneur, ce fut la messe qu'il fit Or, pendant que deux compagnies de graver en 1760, et qui fut exécutée à voltigeurs du 8° régiment exécutaient Saint-Roch, avec un effet prodigieux. avec sang-froid cette opération difficile, En 1764, il s'essaya dans la musique et s'occupaient de rétablir un pont, dramatique, et donna successivement : l'ennemi, débouchant par un autre le faux Lord ; les Pêcheurs; le Doupont plus éloigné, se porta en trois co ble déguisement; Toinon et Toinette, lonnes contre la division Montrichard, à la Comédie italienne; et à l'Opéra, saformant la gauche de la ligne française. binus, Alexis et Daphné, Philémon et Marmont lui opposa sur-le-champ les Baucis, Hylas et Sylvie, la Fête du brigades Soyez et Delaunay : les co village, Thésée , Rosine , etc. En 1770, lonnes autrichiennes du centre et de la il fonda le concert des amateurs, qui droite plièrent bientôt; celle de gauche dura jusqu'au 28 janvier 1781, et où le résista plus longtemps, mais elle finit fameux mulâtre Saint-Georges tenait le par être entraînée dans la déroute; et premier violon; M. Gossec ne le dirigea les Autrichiens, acculés à la rivière , s'y que quatre ans. En 1773, il prit , avec noyèrent en grand nombre. A la droite Gaviniès et Leduc, l'entreprise du conde notre ligne, la division Clausel, cert spirituel qu'ils retirèrent de sa léaussi attaquée, fut également victo- thargie, et ils en eurent le bail pendant

trois ans. En 1775, M. Gossec fut maître thèque de Henri III, homme fort docte de musique de l'Opéra et de l'école de suivant Lacroix du Maine, mort à Paris chant, jusqu'en mai 1780. Nommé ad en 1604, a laissé plusieurs ouvrages de joint au directeur de l'Académie royale mathématiques et d'astrologie, et un de musique, jusqu'à la clôture de 1782, Discours de la dignité et excellence des il obtint alors une pension de deux mille fleurs de lis et des armes des rois de francs, et fit partie du comité de l'Opéra France, Melun, 1593; Nantes, 1615, jusqu'en avril 1784. Cette même année, in-8°, etc. une école de chant et de déclamation GOSSELLIN (Pascal-François-Joseph), ayant été établie, Gossec en fut nommé savant géographe, naquit à Lille en directeur général ; et, en 1788, il y de 1751. Dès les années 1772, 1773, 1774 vint professeur de composition, place et 1780, il fit pendant de fréquents qu'il occupa jusqu'à la suppression de voyages des recherches relatives à la l'école, en 1791. Il était, depuis la ré- géographie ancienne, et vérifia diffévolution, maitre de musique de la garde rentes positions indiquées par les itinénationale de Paris; il fit exécuter dans raires romains. En 1784, il fut député les fêtes publiques, notamment pour par sa province au conseil royal du l'apothéose de Voltaire, pour celle de commerce, et, en 1789, il le fut encore Jean-Jacques Rousseau , pour la pompe extraordinairement auprès de l'Assemfunèbre de Mirabeau , pour celle des blée nationale. Dans le même temps, ministres français assassinés à Rastadt, un mémoire sur une question proposée un grand nombre d'hymnes à l'Etre par

l'Académie des belles-lettres, dont Suprême, à la Victoire, etc.; de mar l'objet était de comparer ensemblé Straches religieuses, et de symphonies pour bon et Ptolémée, lui ouvrit les portes instruments à vent. Dans ce genre, il de l'Académie. En 1791, le roi le nomma peut servir de modèle. Il devint chef de membre de l'administration du coml'Institut national de musique, créé par merce de France. Trois ans après, le décret de la Convention en novembre comité de salut public lui conféra une 1793 ; et, lorsque cet établissement prit place importante au département de la le titre de Conservatoire de musique, guerre. Ses papiers furent placés au en août 1795, il fut nommé un des cing dépôt de ce département, et bientôt la inspecteurs de l'enseignement, et main commission d'instruction publique en tenu lorsque le nombre en fut réduit à ordonna l'impression; circonstance qui trois quelques années après : il conserva lui fournit peut-être les moyens d'achecette place et celle de professeur de ver le monument qu'il a voulu élever à composition jusqu'à sa retraite en 1815. la géographie ancienne. Sa place était De 1799 à 1804, Gossec avait été mem- marquée parmi les géographes du prebre du jury de lecture de l'Opéra ; il mier mérite; aussi, après avoir été fut nommé, en 1809, du jury d'exa- choisi, en 1799, pour remplacer Barmen de la musique, en remplacement thélemi Courçay comme conservateur de Grétry, démissionnaire. Il mourut à du cabinet des médailles, il fut désigné Passy, près Paris, le 16 février 1829. par le gouvernement pour la collabora

Gossec est un exemple remarquable tion du Strabon, traduit en français. de ce que peuvent produire le travail et Ajoutons que, lors de la seconde occul'étude. Fils d'un laboureur, il se forma pation de Paris, il fit preuve de dépresque tout seul, et sut conquérir youement et de patriotisine en défendant une place distinguée parmi les compo. les objets d'art confiés à ses soins. Il a siteurs. C'est à lui qu'on doit le progrès publié (avec de Tersan) : Catalogue des qu'a fait chez vous la musiquc d'ins médailles antiques et modernes, en or trumentation ; et c'est de lui qu'on ap et en argent, du cabinet de M. d'Enprit toutes les ressources qu'on peut nery (1788, in-4°); Géographie des tirer des instruments de cuivre. Il Grecs analysée, ou les systèmes d'éprépara la gloire de l'école française ratosthènes, Strabon et de Ptolémusicale, par l'i titution du Conser mée, comparés entre eux et avec nos vatoire, dont il donna l'idée.

connaissances modernes, ouvrage couGOSSELIN (Jean), garde de la biblio ronné

par l'Académie (1790, grand in

40, avec 10 cartes); Recherches sur la d'eau, d'huile ou de poix bouillante, ou géographie systématique et positive des même par un grand feu. Hincmar rit de anciens, 1er et 2° vol., 1798; 3e et 4e son exaltation, et le laissa enfermé dans vol., 1813, in-4o; vaste et important l'abbaye de Hautvilliers ouvrage qui a mérité pour toujours à Un certain intérêt s'éleva pourtant l'auteur la reconnaissance des savants. en faveur de l'hérétique, contre le puisGossellin est encore auteur d'un grand sant archevêque. D'accusateur Hincnombre de mémoires insérés dans le mar devint accusé. Sa doctrine fut recueil de l'Académie des inscriptions, condamnée dans deux conciles tenus dans la traduction française de la Géo successivement à Valence (855) et à graphie de Strabon, dans les Recher Langres (859). Ratram, Prudence, évê. ches sur les Scythes et les Goths, de que de Troyes, Florus, diacre de Lyon, Pinkerton. Il était membre de l'Institut et Remi, évêque de cette ville , écrivirent depuis sa formation. Mort en 1830, il pour la défense de Gothescalk, contre fut remplacé à l'Académie par M. Van- lequel Hincmar publia un traité. De son Praet.

côté, le captif n'abandonnait pas ses Got (Bertrand de). Voy. CLÉMENT V. opinions, et accusait son persécuteur

GOTHESCALK ou mieux GOTTES- lui-même d'hérésie. Toute cette discus. CHALK, célèbre moine du neuvième siè sion, comme on peut le penser, portait cle, naquit vers 806, dans la partie de le caractère brutal, grossier des quel'Allemagne soumise par les armes de relles théologiques du siècle (*). Charlemagne. Venu de bonne heure à Malgré les mauvais traitements, GoParis, il prit l'habit monastique à Or thescalk persista et mourut dans sa foi bais, abbaye de bénédictins dans le dio (868), rejetant opiniâtrement et juscèse de Soissons. Après s'être rempli de qu'au dernier soupir une rétractation la doctrine de saint Augustin, où il humiliante. Hincmar lui fit refuser les avait cru trouver le dogme de la prédes sacrements et la sépulture. tination absolue, il passa à Rome, et de Usserius a publié la vie de ce célèbre là dans l'Orient, répandant partout ses bénédictin (Dublin, 1631, in-4°). C'est opinions. De retour en Italie, l'an 817, le premier livre latin imprimé en Iril s'entretint sur cette matière obscure lande. On la trouve aussi dans les l'inavec l'évêque de Vérone, qui, effrayé de diciæ prædestinationis et gratiæ (Paris, ses principes, les déféra à Raban Maur, 1650, 2 vol. in-4°), et dans l'Historia disciple d'Alcuin et archevêque de Gotescalchi prædestinatiani (Paris, Mayence. Ce prélat, homme de science 1655, in-fol.), du P. Cellot. Voyez enet de raisonnement, anathématisa Go core l'Historia prædestinatianismi du thescalk et son système de fatalité, dans P. Sirmond. un concile tenu en 848. Ensuite, il le Gothie. Voyez SEPTIMANIE. renvoya devant Hincmar, archevêque de GOUDIMEL (Claude), musicien célèbre Reims, duquel relevait le siège de Sois du seizième siècle , dont le nom a été sons.

dénaturé de toutes sortes. Les uns l'apCe grand personnage, que l'on trouve pellent Gaudio Mell, d'autres Gaudimêlé à toutes les affaires contempo- mel, d'autres encore Gaudinel, Guidoraines, traita le moine fort sévèrement. mel, Godmel, Gudmel; on a été jusIl convoqua un concile à Quiercy-sur- qu'à écrire son nom Condimel. CepenOise. Gothescalk fut dégradě, condamné dant, tous les ouvrages publiés par lui à un silence perpétuel, à la flagellation portent sa signature, et on aurait pu publique et à la prison pour sa vie. Les s'y reporter. Le lieu de sa naissance est persécutions commençaient alors à tenir aussi l'objet d'opinions diverses. Il pala place des arguments dans les discus- raît constant qu'il naquit en Franchesions théologiques.

Comté ;

mais on ne peut préciser exacElles ne changèrent rien aux dispo- tement la ville où il vit le jour. Il est sitions de l'ardent novateur. Il écrivit deux Confessions de foi pour soutenir (*) Voyez l'Histoire littéraire de la France sa doctrine, offrant de la prouver en avant le douzième siècle, par M. Ampère, passant par quatre tonneaux pleins t. III, p. 96 et 97.

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