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dans sa dernière réunion, le Bureau a désigné MM. De Roubaix et Thiry pour le rapport à faire sur la communication (le M. Larondelle, relative à la guérison d’un anévrysme de l'artère poplitée; il a nommé MM. Lefebvre et Lequime, membres de la Commission chargée d’apprécier le travail de M. Dinon sur la fièvre typhoïde et il a renvoyé à l'examen de MM. Marinus et Michaux, les objets en tissu élastique (corsets,jarretières, etc.) soumis à l'Académie par les dames Laureys.

tu. 'l‘nllols donne lecture du discours suivant qu'il a prononcé aux funérailles de M. Van Roosbroeck :

Messieurs,

Appelé à l'aire partie (le la dépulation qui représente l'Académie royale de médecine dans la pénible cérémonie qui nous rassemble autour de cette tombe, je considère comme un devoir de me faire l'interprète des regrets unanimes des collègues de celui que la mort inexorable vient d'enlever.

Je crains, Messieurs, de rester beaucoup au-dessous de ma tâche. Par un concours fortuit de circonstances, je n'ai connu qu’hier très-tard latriste nouvelle; à peine ai-je eu le temps de recueillir quelques souvenirs et de les coordonner. Je laisse donc à d’autres le soin de rappeler les qualités qui distinguèrent Van Boosbroeck comme professeur, comme praticien et comme homme privé;je me bornerai à énumérer succinctement les titres qui rendent sa mémoire impérissable à l'Académie royale de médecine.

Joseph-Julien Van Roosbroeck naquit à Louvain le 9 janvier 1810.“ fit ses études dans sa ville natale et fut reçu docteur en 1833. Le [9 avril 1838, il fut nommé professeur extraordinaire à l’Université de Gand et chargé de donner le cours d’hygiène, ainsi que le cours théorique et clinique d’ophthalmologie. Le 26 juillet 1854, il fut promu au grade de professeur ordinaire.

Lorsque Van Roosbroeck fut appelé à faire partie de la Compagnie en qualité de correspondant,“ n'avait fait aucune démarche pour obtenir cette faveur; mais ses publications et la renommée qu’il s'était acquise comme ophthalmologue, comme oeuliste et comme hygiéniste, l'avaient désigné au choix des membres de l'Académie pour être associé à leurs travaux. Ce fut le 28 avril 1860 qu’il fut élu. Dès l'année suivante Van Roosbroeck tint à prouver qu'il ne considérait pas son nouveau titre comme purement honorifique : il lut un mémoire sur la myopie dans lequel il exposa le résultat de ses recherches ophthalmoscopiques sur les yeux des myopes et s’efi‘orça de démontrer que loin d’être toujours l'effet d'un état physiologique particulier de l'œil, comme on la considère assez généralement, la myopie est, au contraire, dans la majorité des cas, un symptôme d’une maladie essentielle. ’

Il fut décidé à l’unanimité des membres présents que ce travail serait imprimé dans le Recueil des Mémoires de la Compagnie.

Van Roosbroeck, Messieurs, ne devait pas rester longtemps au rang de correspondant. En 1863, une place de membre titulaire devint vacante dans la quatrième Section, qui a l'hygiène et la médecine légale dans ses attributions. Notre regretté collègue, qui depuis plusieurs années donnait, à l'Université de Gand, les cours ayant ces branches d'études pour objet, fut proposé par les membres de la Section pour

occuper cette place, et l'Académie le nomma le il juillet i863. _

Ce fut précisément dans la séance de ce jour que notre estimable collègue acheva son remarquable discours sur'l'ophthalmie militaire et qu'il lit l'application aux affections oculaires des principes professés par le célèbre professeur de Berlin,Virchow, dans ses leçons sur la pathologie cellulaire. Si Van Boosbroeck ne parvint pas à amener ses adversaires à partager ses convictions, ils durent toutefois reconnaître qu'il avait exposé ses. idées avec beaucoup de clarté et de logique. Le talent dont notre regretté collègue fit preuve dans cette circonstance ne fut même point sans exercer une heureuse influence sur le scrutin qui devait le faire proclamer membre titulaire dans le comité secret qui suivit la séance.

Le nouveau titre qui venait d'être conféré à Van Roosbroeck lui imposa des devoirs qu'il a constamment remplis avec la plus scrupuleuse exactitude. Jamais il n'a manqué d'assister aux séances de la Compagnie, à moins qu'un empêchement de force majeure ne lui permit pas de s‘y rendre.

ll mettait un zèle tout particulier à examiner les travaux qui lui étaient soumis, et rédigeait les rapports dont il était chargé avec tout le soin désirable. En les parcourant l'on s'aperçoitqu’il s'était d'avance bien pénétré de son sujet et qu'il avait à cœur de n'avancer que ce qui ne pouvait être légitimementcontredit.

il me reste, Messieurs, à parler des travaux que Van Boosbroeck a publiés. Je me bornerai à les indiquer, le temps m'ayant manqué pour en faire l'analyse, afin de pouvoir en faire ressortir le mérite; la circonstance, du reste, ne se prête guère à un exposé scientifique de ses œuvres.

En 1836, il présenta à la Société de philosophie expérimentale de Rotterdam un mémoire sur la rosée qui fut couronné et imprimé par les soins de ce corps savant.

En i841, il lit paraître un petit travail sous le titre de : Coup d'œil sur l’opération de la pupille artificielle, et, en 1845, une brochure qu’il intitule : Précis de l'ophthalmie purulente des nouveau-nés.

En 1853, il publia son Cours d’ophthalmologie, en deux volumes, ouvrage classique qui était à la hauteur de la science à cette époque.

Les Annales d’oculistique contiennent, en outre, divers articles dus à la plume de notre regretté collègue.

Cet exposé sulfit, Messieurs, pour donner une idée de la perte que la science et l’Académie de médecine en particulier ont faile dans la personne de celui que Dieu vient de rappeler à lui, à un âge peu avancé.

D'un caractère loyal, obligeant et affectueux, Van Boosbroeck emporte dans la tombe les regrets de tous ceux qui l'ont connu.

Oui, cher collègue, ce n’est pas seulement l'amour de la famille e'plorée qui l'accompagne dans l'éternité, l'estime de les nombreux amis restera toujours attachée à ta mémoire.

Adieu Van Roosbroeck, au nom de les collègues à l'Académie, adieu !

Il. — CORRESPONDANCE.

M. Desguin, médecin de bataillon dans l’armée belge, l'ait hommage du mémoire qu'il vient de publier sur le rhumtisme et la diathèse rhumatismale.

MM. les docteurs Meyer-Ahrens et Brügger adressent à l'Académie l’ouvrage qu’ils ont écrit en allemand etqni vient de paraître sous ce titre : Des thermes de Bormio. L'Université de Kiel a transmis, comme suite à ses pre

miers envois, le recueil de thèses et de mémoires, qu'elle a publié en 1868.

III. — RAPPORT ET DISCUSSION.

1. RAPPORT un- l'ouvrage de M. le docteur WILLIÈHE, Intitulé : De. dytpcpuea due: eues-“olive. — Dl. LEQŒIJIE, rapporteur.

Messieurs,

M. le docteur Willième vous a fait hommage d'un ouvrage imprimé, portant pour titre : Des dyspepsz'es dites essentielles.

Cette importante monographie, qui comprend 6“ pages, est divisée en deux parties : celles-ci sont précédées:

1° d’une introduction dans laquelle l'auteur donne le résumé succinct, mais le plus complet que nous ayons, des travaux si importants de la physiologie contemporaine sur la digestion;

9° d’un chapitre préliminaire consacré à passer en revue tout ce qui est relatifà l'étymologie, la définition, l'historique et la division des dyspepsies.

La première partie traite des dyspepsies aiguës ou accidentelles : dans cette catégorie se range l'indigestiou, la dyspepsie transitoire et l’embarras gastrique, que l'auteur examine à ses divers points de vue.

La deuxième partie renferme tout ce qui a rapport à la dyspepsie essentielle, chronique ou habituelle : l'auteur y étudie, successivement, l'étiologie. la symptomatologie, le début, la marche, la durée, les terminaisons, le diagnostic,

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