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<< Broeckx avait été nommé membre titulaire de l'Académie royale de médecine à sa fondation, et son zèle au travail, toujours empreint de l'amour de la nationalité, fut récompensé, il y a quelques années, par sa promotion au grade d'Officier de l'Ordre de Léopold.

<< C'est au milieu de ces travaux qu'il fut saisi et enlevé presque tout à coup à notre affection. Il ne nous reste plus qu'à nous nourrir du souvenir de cet homme de bien et à lui dire un éternel adieu. »

L'Académie s'associe de nouveau aux sentiments d'estime et de regrets exprimés par M. Gouzée et décide que son discours sera imprimé dans le Bulletin.

La parole est rendue à M. le Secrétaire pour donner l'analyse de la correspondance.

Des remerciments sont adressés à la Compagnie :

Par MM. Kuborn et Pigeolet, nommés membres titulaires; Par M. Chassaignac, promu à l'honorariat;

Par MM. Defays, Larondelle, Rommelaere et Willième, élus correspondants belges et par

MM. Jaccoud et Liman, nommés correspondants étrangers. M. Thiry présente au nom de l'auteur, un travail manuscrit qui traite des applications de la compression et de l'aspiration au traitement des affections des cavités closes et des plaies. « Par la lecture que j'ai faite de ce travail, ajoute M. Thiry, il m'a paru que l'auteur s'est éloigné des principes de M. Jules Guérin en ce qui rendait leur application infructueuse; il a simplifié la méthode, et sous le titre de : Quelques applications nouvelles de la compression et de l'aspiration en chirurgie, M. le docteur Léopold Buys, de Bruxelles, soumet à l'Académie un travail des plus intéressants. »

M. Thiry dépose aussi sur le Bureau, de la part de M. le docteur Eug. Hubert, professeur agrégé à l'Université de Louvain, deux observations d'accouchement terminé au moyen de l'aide-forceps du docteur Joulin.

M. Thiry propose de renvoyer les communications de MM. Buys et Hubert à des Commissions à nommer par le Bureau. Cette proposition est adoptée.

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M. le docteur Hambursin, à Namur, soumet une nouvelle observation de péricardite consécutive à une périhépatite. Renvoi à une Commission à nommer par le Bureau.

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M. le docteur Salomon, à Hambourg, adresse à la Compagnie un travail manuscrit, en allemand, intitulé: Histoire de la glycosurie depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours et demande qu'elle émette un avis sur ce travail. Même décision.

M. Rubbers fils, fabricant d'instruments de chirurgie, à Liége, soumet à l'Académie un pessaire utérin, qu'il appelle Pessaire à tiges latérales. Même décision.

M. le docteur Decaisne offre un exemplaire d'un travail sur l'acide phénique dans le traitement des fièvres intermittentes, qu'il vient de publier.

M. Charles Rigouts, pharmacien à Anvers, présente la notice qu'il vient de faire paraître sur la vie et les travaux de J.-P. Minkelers.

M. le docteur Pidoux, membre honoraire, à Paris, fait hommage de ses trois dernières publications et, comme suite. à un premier envoi, transmet le tome second de la 8e édition du Traité de thérapeutique et de matière médicale qu'il a publié en collaboration du docteur Trousseau.

M. le professeur Rizzoli, membre honoraire, à Bologne, a fait parvenir à l'Académie la collection de ses mémoires de

chirurgie et d'obstétrique, qui vient de paraître en italien, en deux volumes.

M. Thiernesse offre, de la part de MM. Derache et Wehenkel, professeurs à l'École de médecine vétérinaire de l'État, à Cureghem, un exemplaire du Manuel de pathologie et de thérapeutique des animaux domestiques, par le docteur Röll, directeur des études et professeur à l'Institut de médecine vétérinaire de Vienne, ouvrage que ces Messieurs ont traduit en français.

C'est un excellent manuel, ajoute M. Thiernesse, qui sera lu avec intérêt non-seulement par les médecins vétérinaires, mais par toutes les personnes qui s'occupent de médecine comparée.

D'autres publications ont encore été adressées à l'Académie. Leurs titres seront insérés au Bulletin.

Des remerciments sont volés aux auteurs de tous les travaux envoyés à l'Académie.

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SUITE de la discussion du rapport de la Commission qui a été chargéc de l'examen des questions relatives à l'admission des femmes dans les travaux souterrains.

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M. KUBORN, rapporteur (1).

M. Vleminckx : J'ai à vous donner lecture du rapport que vous avez demandé à votre Commission, sur les amendements qui ont été présentés aux conclusions du rapport de la Commission chargée de l'examen de la question de l'emploi des femmes dans les travaux souterrains des mines. Ce sera une pièce du débat.

(1) Voir Bulletin, t. III, 3 série, pp. 11, 99, 366, 485, 632, 750 et 927.

Messieurs,

Les conclusions du rapport de la Commission chargée de l'examen de la question de l'emploi des femmes dans les fosses étaient conçues comme suit :

1o A partir du 1er janvier 1872, les femmes et les filles. seront exclues des travaux souterrains des mines;

20 A partir du 1er janvier 1870, les exploitants ne pourront recevoir, dans les mines de houille, que des garçons âgés de 14 ans au moins, et qui auront justifié qu'ils connaissent la lecture, l'écriture et les premiers éléments du calcul;

30 Dorénavant, nul ne sera plus admis, s'il n'est muni d'une attestation d'un médecin désigné par le Gouverneur ou par l'administration des mines, constatant que sa constitution le rend apte à être employé dans les travaux.

Ces conclusions ont donné lieu à quelques observations, dans le cours de la longue discussion à laquelle vous vous êtes livrés. Le reproche principal qui leur a été adressé, c'est qu'elles portent une atteinte à la liberté de la femme, qui, dans tout état de cause, doit être maîtresse de disposer d'elle-même et de son travail. En d'autres termes, on a prétendu que le législateur était sans droit pour réglementer le travail de la femme.

Cette considération a déterminé quelques-uns d'entre vous à formuler des amendements, que nous allons reproduire :

Premier amendement.

par M. Marinus :

Proposition de M. Boëns, signée

"Au nom de l'humanité, de la science et de la morale, le travail souterrain des mines doit être interdit aux femmes et

aux filles, ainsi qu'aux enfants de moins de 12 ans. « Il est à désirer que le Gouvernen ent engage les exploitants des charbonnages à prendre les mesures les plus convenables pour supprimer cet abus. »

Deuxième amendement.

- Proposition de M. Sovet :

« 1° Considérant que le travail souterrain des charbonnages est contraire à la destination sociale de la femme, qu'il entrave le développement de la jeune fille, la prive d'éducation et la livre, sans défense, aux instincts charnels et à la dépravation;

« 2o Qu'il en résulte pour la famille et pour la race des conséquences désastreuses au point de vue de l'hygiène, de la morale et de l'économie domestique;

«L'Académie, après une discussion approfondie qui a dévoilé la vérité des faits du rapport et de ceux que plusieurs membres ont produits, déclare qu'il est désirable que le travail souterrain des femmes et des filles soit supprimé et prie M. le Ministre de l'Intérieur d'exhorter les directeurs de charbonnages à s'entendre pour arriver à cette suppression; et, si ce résultat ne peut être alteint, d'user du droit que la société possède de protéger les mineurs, en portant un règlement qui interdira l'entrée des fosses aux filles avant l'âge de 16 ans, aux garçons avant l'âge de 12 ans accomplis.

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Troisième amendement. Proposition de M. Boëns, destinée à remplacer la seconde partie du premier amendement:

« A partir du 1er janvier 1871, il ne sera plus admis dans les travaux souterrains des mines aucune fille ni femme qui jusque-là n'aurait pas encore exercé la profession de hiercheuse. >>

Dans votre séance du 28 juin dernier, vous avez décidé

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