Mémoires inédits de Madame la comtesse de Genlis: sur le dix-huitième siècle et la Révolution françoise : depuis 1756 jusqu'à nos jours, Volume 2

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Pagina 19 - Il est bien vrai que je fais peu de cas De ce faux genre, et j'aime assez qu'on rie; Souvent je bâille au tragique bourgeois, Aux vains efforts d'un auteur amphibie Qui défigure et qui brave à la fois. Dans son jargon, Melpomène et Thalie. Mais après tout, dans une comédie, On peut parfois se rendre intéressant En empruntant l'art de la tragédie, Quand par malheur on n'est point né plaisant.
Pagina 327 - Elle finissoit une pièce de Rameau, lorsqu'une jolie petite fille de sept ou huit ans entra dans la chambre, et vint se jeter au cou de M. de Voltaire en l'appelant papa. Il reçut ses caresses avec grâce ; et, comme il vit que je...
Pagina 213 - ... qu'il n'existait pas une femme véritablement sensible qui n'eût besoin d'une vertu supérieure pour ne pas consacrer sa vie à Rousseau, si elle pouvait avoir la certitude d'en être aimée passionnément...
Pagina 326 - Il ne fut question de littérature, ni avant, ni après le dîner; M. de Voltaire ne jugeant pas, je crois, que cette conversation dût intéresser une personne qui s'annonçait d'une manière aussi peu brillante. Néanmoins, il soutint l'entretien avec politesse, et même quelquefois avec galanterie pour moi. On se mit à table, et pendant tout le dîner M. de Voltaire ne fut rien moins qu'aimable; il eut toujours l'air d'être en colère contre ses gens, criant à tuetête, avec une telle force,...
Pagina 4 - J'avoue que rien au inonde ne m'a paru si plaisant que sa figure, que je ne regardais que comme une mascarade. Son habit, ses bas couleur de marron, sa petite perruque ronde, tout ce costume et son maintien n'offraient à mes yeux que la scène de comédie la mieux jouée et la plus comique. Cependant, faisant sur moi-même un effort prodigieux, je pris une contenance assez convenable, et après avoir balbutié deux ou trois mots de politesse, je m'assis.
Pagina 16 - ... mené à la comédie que pour le donner en spectacle, pour le faire voir au public, comme on montre les bêtes sauvages à la foire. M. de Sauvigny répondit , d'après ce que je lui avais conté la veille, que j'avais voulu baisser la grille. Rousseau soutint que je l'avais...
Pagina 317 - Ferney. 11 était d'usage, surtout pour les jeunes femmes, de s'émouvoir, de pâlir, de s'attendrir et même de se trouver mal en apercevant M. de Voltaire : on se précipitait dans ses bras, on balbutiait, on pleurait, on était dans un trouble qui ressemblait à l'amour le plus passionné. C'était l'étiquette de la présentation à Ferney.
Pagina 52 - Ma tante ne songe qu'à se débarrasser promptement des débris de la rôtie au vin ; elle ordonne avec vivacité de l'emporter; ensuite, pensant qu'on va rencontrer M. le duc d'Orléans , elle rappelle mademoiselle Legrand , et lui dit avec véhémence de mettre la fatale écuelle avec son couvercle, sous son lit.
Pagina 14 - ... j'insistai de la meilleure foi du monde, mais Rousseau tenait fortement la grille et m'empêchait de la baisser. Pendant tout ce débat nous étions debout, notre loge au premier rang près de l'orchestre donnait sur le parterre. Je craignais d'attirer les yeux sur nous, je cédai pour finir la discussion et je m'assis.
Pagina 321 - M. Ott vit, à l'autre extrémité du salon, un grand tableau à l'huile, dont les figures sont en demi-nature. Un cadre superbe et l'honneur d'être placé dans le salon annonçaient quelque chose de beau. Nous y accourons , et , à notre grande surprise , nous découvrons une véritable enseigne à bière, une peinture ridicule et représentant M. de Voltaire dans une gloire , tout entouré de...

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