Goritz, Frohsdorf: ou Les stations de l'exil

Voorkant
En vente chez l'auteur, 1884 - 302 pagina's
 

Wat mensen zeggen - Een review schrijven

We hebben geen reviews gevonden op de gebruikelijke plaatsen.

Overige edities - Alles weergeven

Veelvoorkomende woorden en zinsdelen

Populaire passages

Pagina 121 - Mais puisque, malgré vos efforts, les malentendus s'accumulent, cherchant à rendre obscure ma politique à ciel ouvert, je dois toute la vérité à ce pays dont je puis être méconnu, mais qui rend hommage à ma sincérité, parce qu'il sait que je ne l'ai jamais trompé, et que je ne le tromperai jamais. On me demande aujourd'hui le sacrifice de mon honneur. Que puis-je répondre ? Sinon que je ne rétracte rien, que je ne retranche rien de mes précédentes déclarations.
Pagina 122 - C'est pourquoi, je veux rester tout entier ce que je suis. Amoindri aujourd'hui, je serais impuissant demain. Il ne s'agit de rien moins que de reconstituer sur ses bases naturelles une société profondément troublée, d'assurer avec énergie le règne de la loi, de faire renaître la prospérité au dedans, de contracter au dehors des alliances durables, et surtout de ne pas craindre d'employer la force au service de l'ordre et de la justice.
Pagina 124 - ... une monarchie tempérée qui n'a rien à emprunter à ces gouvernements d'aventure qui promettent l'âge d'or et conduisent aux abîmes. « Cette monarchie tempérée comporte l'existence de deux chambres, dont l'une est nommée par le souverain dans des catégories déterminées, et l'autre par la Nation, selon le mode de suffrage réglé par la loi. « Où trouver ici la place de l'arbitraire...
Pagina 124 - Je comptais sur l'intelligence proverbiale de notre race et sur la clarté de notre langue. On a feint de comprendre que je plaçais le pouvoir royal au-dessus des lois, et que je rêvais je ne sais quelles combinaisons gouvernementales basées sur l'arbitraire et l'absolu. Non, la monarchie chrétienne et française est, dans son essence même, une monarchie tempérée, qui n'a rien à emprunter à ces gouvernements d'aventure qui promettent l'âge d'or et conduisent aux abîmes. Cette monarchie...
Pagina 104 - Honneur au rejeton qui deviendra la tige ! Henri, nouveau Joas, sauvé par un prodige, A l'ombre de l'autel croîtra vainqueur du sort; Un jour, de ses vertus notre France embellie, A ses sœurs, comme Cornélie, Dira: Voilà mon fils, c'est mon plus beau trésor. III O toi, de ma pitié profonde Reçois l'hommage solennel, Humble objet des regards du monde Privé du regard paternel ! Puisses-tu, né dans la souffrance...
Pagina 121 - On me demande aujourd'hui le sacrifice de mon honneur. Que puis-je répondre? sinon que je ne rétracte rien, que je ne retranche rien de mes précédentes déclarations. Les prétentions de la veille me donnent la mesure des exigences du lendemain, et je ne puis consentir à inaugurer un règne réparateur et fort par un acte de faiblesse.
Pagina 118 - Mais la France, cruellement désabusée par des désastres sans exemple, comprendra qu'on ne revient pas à la vérité en changeant d'erreur ; qu'on n'échappe pas par des expédients à des nécessités éternelles. Elle m'appellera et je viendrai à elle tout entier, avec mon dévouement, mon principe et mon drapeau. A l'occasion de ce drapeau, on a parlé de conditions que je ne dois pas subir. Français ! je suis prêt à tout pour...
Pagina 117 - Je suis au milieu de vous. Vous m'avez ouvert les portes de la France, et je n'ai pu me refuser le bonheur de revoir ma patrie. Mais je ne veux pas donner, par ma présence prolongée, de nouveaux prétextes à l'agitation des esprits^ si troublés en ce moment. Je quitte donc ce Chambord que vous m'avez donné, et dont j'ai porté le nom avec fierté, depuis quarante ans, sur les chemins de l'exil. En m'éloignant, je tiens à vous le dire, je ne me sépare pas de vous, la France sait que je lui...
Pagina 113 - ... et tous nos sacrifices. Ne l'oubliez pas ; c'est par le retour à ses traditions de foi et d'honneur, que la grande nation un moment affaiblie, recouvrera sa puissance et sa gloire. Je vous le disais naguère : gouverner ne consiste pas à flatter les passions des peuples, mais à s'appuyer sur leurs vertus.
Pagina 21 - Saint-Siège fut toujours l'honneur de notre patrie et la cause la plus incontestable de sa grandeur parmi les nations. Ce n'est qu'aux époques de ses plus grands malheurs que la France a abandonné ce glorieux patronage.

Bibliografische gegevens