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c: commejeconnaispariaitement le u pays, ces messieurs m’ont pris « pour leur servir de guide. J’ai « une femme et dix enfans , et voi« ci , puisque vous désirez le con« naître, quel est mon ordinaire. Je « déjeune avec d’assez bon pain que a je frotte d’uue gousse d’ail ; le a dimanche , nous faisons la soupe a pour trois jours avec la moitié a dfuue tète de bœuf; les autres a jours , nous fricassons, avec un u peu de-graisse, des féveroles et des a haricots; et les jours maigres , u nous accommodons un peu de d‘ poissonqueles pêcheurs me douu. nent pour quelques services que u leur rends. Je bois ordinairea ment» de l’eau fraîche , et le soir , «je vais, le plus souvent, coucher « sans souper. Si vous daignez m’ac-_ <c corder umordinaire un-peu sucu culent, j'en serai bien reconnaismsant. Timagine , au reste , que ces « messieurs , à qui j’ai servi de guiu de , voudront bien permettre que «je vive de la desserte de leur table; a dans tous les cas , je saurai me ré« signer, car mon ordinaire ici ,ne «peut jamais être plus frugal que « celui quej’ai dans mon ménage. » Il sortit et fut rejoindre ses camarades.

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Notre ancêtre regagne en riant ses foyers; il avait trouvé le moyen de glisser dans ses bottes l'argent qu’il avait reçu; car si on l’avait trouvé , cela seul aurait prouvé qu'il était autre chose qu’un guide.

Nos cinq captifs , après avoir prié M. le gouverneur de les met tre à la pitance, pour ne pas doubler leur rançon , rentrèrent dans leurs foyers trois mois plus tard, après l'avoir acquittée. Ils furent accueillis par notre ancêtre , qui , par Lin, bon dîner, calqué sur le menu qu'ils avaient donné à son excellence , et grâce aux écus qu’il avait adroitement sa uvés , chercha, en s'amusant un peu à leurs dépens à les consoler de leur mésaventure. L.

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(les menuisiers , des tailleurs, des exilés renversent des dynasties, font capituler les rois dans leurs palais, et pourun principe, pour un clroit, pour une franchise, sortent à tel jour, à telle heure, et sedisent adieu du cœuret de la voix pour se revoirplus libres ou pour se rencontrerdans le lit de chaux vive que la patrie leur a préparé. Ainsi tous ont fait ; ainsi la France , ainsi l’Es-_ pagne , ainsi la Belgique.

La Belgique! elle a des noms que Fhistoire n'oubliera pas -, un SÜf-à tout ,_ un qui restera debout , tant que les mots de gloire , patrie , vertu, courage , n’a.uront pas changé de sens dans la pensée des ho mmes,

Il est facile de mourir quand on avieilli sur la_ terre ,_ que vieux gé-. néral on méconnait vos, services , que vieux citoyen on, vous délaisse dans votre grenier , que patriote ardent on rità vos théories: alors, on conçoit qu'au jour ou la terre remuesous les volcans des révolu tions, ou les astres de cour sïäglarent dans leur firmament , on conçoit que toutes les haines rouillées sor-. tent du fourreau, que l'amour-pro pre ployé se redresse, qu’on coure à la mort ‘comme en Force logique on, courtà la conséquence quand on a établi, resuméles principes : on le cotigioit. l

Maisavoii‘ de la vie plein lecœt-ir, dela jeunesse plein la tète, de la noblesse plein ses parchemins , ses murs , ses tentures ses armes; au lieu de Pierre, Antoine ou Joseph, shppeler cotnte Frédéric de Blé

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village de S't.-‘1\lartin-au-Laert ,_ sur la gauche de la grande route de SLOmer à Calais , et, dans un champ y tenant, vis-à-vis l'ancien château dit le LongJardi/z, se ÎIOÜ‘: ve une colonne encore debout, qui avant la révolution , était surmontée d'une croix en fer. Quelle est son origine? telle est la question souvent faite par des promeneurs sur cette route, qui, consultant des anciens du village , obtiennent pour réponse, des uns, qu'elle doit sa création à la piété ; des autres , qu'elle a été consacrée en mémoire d'un accident malheureux , maiS sans toute lois rien préciser , ni sursa date, ni sur son auteur, nisur son véritable objet. Habitant de SL-Omer , des étrangers m'ayant quelque fois adressé cette demande , et honteux de ‘ne pouvoir les satisfaire, je résolus de faire des recherches pour passer pour Cicerone en une autre occasion. A force de feuilleter , je viens d'avoir le plaisir de savoir d'une manière exacte ce que je désirais depuis si longtems; je l'ai trouvé parmi les nombreux manuscrits de la riche bibliothèque de SL-Omer, malheureusement trop souvent déserte , malgré ses richesses etlbllabilité de son conservateur. Je vous fais part du fruit de mes recherches, il pour-. ra intéresser les lecteurs des Arc/ni ves du Nord.

Cette colonne en grès et d'une seule pièce, était le support d'une croix comme nous l'avons dit; celle-ci fut jadis élevée pour consacrer le souvenir du triomphe de

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mois de novembre de l'an .1 407; l'assassinat avait été commis le 25 de ce mois , jour de saint Clément. Le duc de Bourgogne , qui s'était recommandé à ce saint, échappa par cette fuite au plus grand danger. Il entra dans Bapaume à une heure après midi, et lit à l'instant sonner toutes les cloches pour remercier Dieu; il ordonna même qu'elles Sonneraient à l'avenir , tous lesjours et à cette heure , dans toutes les villes de Flandre. Cet usage snbsista longtemps dans ce pays, et cette cloche d'une heure se nommait FA/zgelus du duc de Bourgogne. Ce duc se faisait remarquer par une grande dévotion; trois jours avant de percer le cœut‘ du duc d'Orléans il s'était, en signe de parfaite réconciliation, approché dela sainte table avec l1.11. A. L.

BLANCHE DE REBREUVES. - Aprèsla mort d'Agnès Sorel que Charles VH avait aimée publiquement pendant plusieurs années , madame de Villequièrs devint la favoritedu monarque. Toute belle qu'elle était, afin de mieux conserver les bonnes graces du roi et le pouvoir qu'elle avait sur lui_, cette dame prenait toujours soin d'avoir autour d'elle quatre ou cinq jeunes demoiselles des plus jolies qu'on pouvait trouver. Elles étaient le plus souvent issues d'assez petite famille, il y avait des gens de noblesse qui cherchaient aussi à en profiter.

Il arriva entr'autres que la dame de Gcnlis ayantamené à la cour Bltl/IC/LE de Rebreux es , qui était la

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plus belle jeune fille qu’on pût voir , madame de Villequiers voulut aussitôt la garder auprès avec elle. La dame de Genlis répondit qu'elle n'en pouvait disposer sans ses parents , et la ramena à Arras chez son père. Ce gentilhomme, tout riche qu’il était , après s'être consulté avec sa famille, résolut d’envo_yer sa fille à madame de Villeqtliers. La jeune fille pleurait beaucoup en quittant Yhôtel de son père, et disait qu’elle aimerait mieux, toute sa vie,ne manger que du pain noir et ne boire que de Peau. Toutefois elle alla à la cour; on envoya avec elle son frère Antoine de Rebreuves, pour qu’il recueillît le profit de cette aventure. Il fut fait écuyer de madame de Villequiers, et le bruit courut que sa jeune sœur ne tarda guère d’ètre très agréable au Roi.

DE B.

CASTELLE ( ADRIEN ). - Cet excellent militaire naquit à Valenciennes dans le siècle dernier et entra de bonne heure au service. Admis dans le premier régiment de dragons, pendant les guerres de la Révolution , il ne tarda pas à s’y faire distinguer. A la fameuse journée de Marengo, qui décida du sort de Yltalie , le 25 prairial an 8 , il fit mettre bas les armes à 40 grena. diers hongrois qu'il parvint à conduire au quartier-général. Ce trait de courage lui valut une arme d’honneur. On conçoit qu’avec une ardeur guerrière aussi aventureuse on gagne promptement des grades

on l’on trouve la mort; Adrien Castelle rencontra cette dernière , peu de tems après la bataille de ltlarengo. Quelques lignes ont été tracées en son honneur dans les Victoires et conquêtes des Français.

A. D. a LES POULES DE ROUCOUR.

Voici un nouvel exemple du danger de se faire justice à soi-même. En 1814, au moment ou toutes les puissances de PEurope, coalisées pour combattre Napoléon , étaient sur le point d'écraser leur terrible adversaire , deux paysans du village de Houcour (près de Péruwelz, Hainaut) , entraient aussi en guerre ; quelques poules étaient la cause du différend‘ de nos deux campagnards. Elles allaient souvent déranger la symétrie et manger les sèmailles du jardin du voisin : celui-ci s'en plaignit plusieurs fois , mais on n'en tint compte. Il concut alors un projet de vengeance , et il achevait à peine de le mettre à exécution lorsqtfun corps franc composé de soldats étrangers, arriva dans Roucour.

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