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avait abandonné la partie du fort la plus rapprochée de la mer ; il s'était retranché derrière un second bastion, mais son feu nourri et celui, des arabes réunis sur la plage ifintimidèrent pas notre intrépide concitoyen. Il sélança sur la partie abandonnée du fort , et là il planta le premier Yétendart de la France. Cette vue fit redoubler le feudes ennemis, mais Sion y échappa heureusement et parvint à se mettre à l'abri derrière un rocher. Alors s’effectua le débarquement , alors se rallia notre armée autour du signe qui bientôt devait être celui de la victoire

Cet acte de courage denotre concitoyen ne devait pas rester sans récompense. Le gouvernement a changé depuis; l'étendard que Sion arbora est aujourd'hui justement proscrit, mais qu'importe la couleur d'un drapeau qui , confié à des français, est toujours l'emblème de l'honneur! Il appartenait à notre digne monarque de récompenser une action que son âme est si bien faite pour apprécier : il daigna créer le jeune Sion chevalier de l'ordre de la légion d'honneur

L'ordonnance rendue sur le rapport de l'amiral Duperré est datée du a octobre 1830. Le 5 , M. Horace Sébastiani , alors ministre de la marine, en donna avis à Sion dans une lettre des plus flatteuses.

Ce fut le 4 novembre que la réception eut lieu à Toulon, en présence de toutes les autorités du lieu , et de plus de cinq mille hommes de

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dommages occasionnés de part et d'autre par les prises faites en mer. (Voyez Thomas Rymer , tome 5 . page 151 .) En 1599, Didier laconSEN est mentionné comme un des notables citoyens de Delft (id. ibid. tome 8, page 96.) En 1459, Eurard JACOBSEN, bourguemestre d'Amsterdam, fut chargé par son souverain de plusieurs commissions importantes. (Annales de Flandre , par Emmanuel Sueyro , tome 2. page 513.)

Michel, qui donnelieu à cet article, se signala héroïquement au service d’Espagne, et devint Par ses actions l'honneur de sa famille et l'ornement de sa patrie. Il commandait, en 1588, un vaisseau dans la fameuse armée navale de Philippe II , dite Pinvincible , et ce fut à son courage et à son intelligence que l'Espagne dut la conservation des débris de cette flotte malheureuse. En 1595 , il commanda en chef une Escadre espagnole , ayant sous lui Daniel de Coster,'vaillant capitaine, et prit, brûla ou coula à fond tous les bâtimens hollandais employés à la pêche. Une continuité d'actions éclatantes lui procura successivement le grade d'amiral général, et l'ordre de SaintJacques. En 1652 il amena d'Espagne à Dunkerque sa flotte avec quatre mille hommes de troupes ; et sans {effrayer du nombre des vaisseaux anglais et hollandais qui défendaient l'entrée du port , il y entra sans perte. Retournant ensuite aveç cette même flotte en Espagne pour y chercher d’autres

troupes , il battit_ dix vaisseaux turcs, et ramena tousles siens d'Espagne à Dunkerque. Telle fut sa dernière expédition. u Mais , dit n Faulconnier , historien de Dun» kerque, il ne jouit paslong-tvms » du bonheu1'de son voyage; il mou» rut quelques jours après son arri» vée, en 1652 : ily avait 50 ans"qu'il n servait le roi d’Espagne , et tou» jours avec tant de valeur, de con» duite et de fortune , que les holn landais le surnommèrent le Re» nard de la mer (1). »

Le roi catholique fit transporter son corps à Séville: il y fut enterré dans l'église oii reposent les cendres de Christophe Colomb et de Fernand Cortès. Michel Jacobs eut de Lauren ce Weus son épouse, sept garçons et cinq filles; quatre de ses fils furent capitaines de vaisseaux de guerre, et se distinguèrent à son exemple. Jean Jacobs l'un deux , soutint en 1622, avec un seul vaisseau , un combat de quatorze l1eures contre neuf vaisseaux hollandais , coula à fond leur vice-amiral Herman Kleuter et deux autres vaisseaux; puis voyant son tillac couvert de hollandais, qui étaient parvenus à l'aborder , se fit sauter en l'air avec eux plutôt que

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de se rendre. Arztaine, aussi capitaine de vaisseau et frère de Jean , a laissé une postérité masculine qui subsistait en France , à la fin du siècle dernier , dans Cornil-Guislain Jacobs , ancien aide-major de la capitainerie , garde-côte de l'île de Noirmoutier , où il s'est établi vers 1750. C'est le premierqui dans cette île a forcé la mer à reculer sur elle même, en établissant des desséchemens. Les services qu'ila rendus à la marine, au commerce et à l'agriculture, ajoutent un nouveau lustre à celui qu'il a reçu de ses ancêtres. C'est à son intelligence et à son courage infatigable qu'est due l'existence entière de l'île de la Crosnière, dont son fils, ancien député deNoirmourtierportelenom. Ce fut le 1" avril 1767 ', qu'il ras-sembla onze cents hommes de dix sept paroisses du continent voisin, et qu'il déroba cette île à l'océan par cinq mille toises de digues. C’est,pour ainsi dire une image en raccourci des travaux de la Hollande, ,pays de ses pères. j

Depuis cetems, il afait construire une église paroissiale , un prelsbytère , des maisons, etc. en sorte que cette nouvelle colonie , qui n'était auparavantqtfun banc couvert par les eaux de la mer , est actuellement habitée , bâtie et défrichée. Dans l'exécution de sa noble entreprise , M. Jacobs s'était associé à M. du Berceau son gendre : c'est à ces deux citoyens que Mgr le prince de Condé , avait concédé, en 1766, le terrein submergé qui forme aujourd'hui l'île

de la Crosnière, etque S.A. S. venait d’obtenir du Roi. LE vtcoinrn nr: TN-RG.

OUDËSCH , ou le champ fie bataille de Deizai/L- Un dictionnaire historique (je ne puis en donner le titre ,'_car il manque à mon exemplaire ( 1) contient une anecdote intéressante , qui me parait digne de figurer dans les Archives du Nord La voici textuellement :

n Immédiatement après la bataille de Denain en 171e,Oudesch, Bavarois , officier d'un régiment degrenadiers au service du duc de Bavière, alla dans les retianchemens com ter le nombre des hommes qui aidaient été tués pendant l'attaque. Il n'alla pas loin sans trouver des morts à compter; il àllaiten mettre un dans le nombre , lorsqu'il l'eutendit se plaindre.Un grenzîdier du régiment de Guyenne‘ qui se promenait aussi pour voir si on n'aurait pas oublié d'en dépouil1er quelques-uns, entendit la voix plaintive du mourant, et en homme charitable , il voulut le soulager. Pour cet effet, il s'en approche, le couche en joue , et dit en jurant qu'il allait achever ce pauvre malheureux qui souffrait trop. Heureusement-M. de Queucin , major du régiment, qui accompagnait le lieutenant, détourna le iusil , et dit au grenadier : Laisse mourir ce misérable, s'il doit mourir. Monsieur, dit le grenadier , excusezmoi , s'il vous pla-it,je voulais ren

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dre service à ce pauvre garçon , et dans l'état où il e'st , le meilleur est de Yachever. Il voulut ple coucher enjoue de nouveau, etM. de Queucin fut enfin obligé de le chasser. Le lieutenant Oudesch qui savait un peu de français , avait entendu ce discours : il s'approcha du blessé ; et voyant ‘qu'il savait l'allemand , lui fit plusieurs questions. Il lui ‘demanda d'abord de quel ‘pays îl était. Le blessé répondit qu'il était Bavarois. Bavarois , dit le lieutenant en grondant , Quoil tu servais contre ton prince? Ïl fallait achever de le tuer. Et de quel endroit es-tu de la Baviére , con tinua-bil? L'autre lui répondit qu'il étaitdesenvirons (Ylngolstad. Quel est ton père , quels sont tes parens, reprit le lieutenant? Ma mère est morte , dit-il , et je suis fils unique d'un oflicier qui apparemment a été tué à la bataille de Hochstet, et dont je n'ai pu avoir de nouvelles ; depuis ce tems-là , mes parens se sont emparés de tout son bien et me laissaient manquer de tout. Quand je me suisvu un peu grand, ne sachant que devenir,j'ai fait complot de m’enrô1er avec deux de mes camarades , et j'ai pris parti avec le premier oŒcier qui s'est présenté. Le lieu‘tenantlui dit: Comment t'appelles-tu ‘P Je m'appelle Oudesch, répondit le blessé. Ah! malheureux, reprit le lieutenant, tu es mon fils, et j'étais ici spectateur de ta mort , sans le secours de M. de Queucin , et sans aucun effort de ma part pour t'en garantir; tu t'es mis dans le cas de nous tuer l'un l'autre , si

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trouilles sur leurs traces, en les faisant connaître po ur ce qu’ilsétaien t carçn général les cultivateurs paient toujours en rechignant, ets’in-. quiètent peu si leurs propriétaires meurentde faim. Nos voyageurs furent donc bien tôt rencontrés est saisis. lls eurent beau se donner pour des paysans, on leur répondit qu'ils rfén avaient pas le langage. Ils furent conduits ‘a Gravelines, et parurent devant le gouverneur, dans un

piteux équipage.

Il devint inutile de feindre. Le gouverneurleur dit: «Talla certi« tude, messieurs,que vous êtes des «notables habitans de Calais. Nous a som mes en guerre; il est probable, a par votre déguisement, que vous 1 avez mission pour espionner et u peut-être fomcnterquelqtlecoma plot contre la place que je com« mande. le pourrais vous faire tous «pendrepourabrégerYaflliire;mais a je veux bien user dfindulgence et « vous donner le tems de me prou« ver que vous n'aviez pas d’inten«tions hostiles, et à moi, celui de «prendre lesinformations nécessai« res; mais en attendant, monina tentiou n’est pas de vous mettre «au pain et à l’eau , ni au cachot, « vous serez convenablementlogés, «avec un gardien qui répondra de «vous , et j’entends que vous soyez «nourris comme vous Fêtes habi« tuellemept chez vous.»

u Voyons, vous , monsieur, quel « est votre ordinaire ‘.7 n

Il est à remarquer qu’on leur avait vidé le gousset «les écus qu’ils

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