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à Bruxelles, comme on l'avait toujours cru, mais à la Genette, hameau situé sur la route de Bruxelles à Mons, près de Braine-le-Comte, et à trois lieues de Walerloa. Voici l'extrait mortuaire tel qu'il a été publié dans le mémoire adressé, en l'an X, par le Préfet de la Dyle au ministre de l'intérieur et dans le t. IV des Archives pour l'histoire

.civile et littéraire des Pays-Bas ,

par le baron de Reifienberg, pièce qui ne diffère essentiellement de celle donnée en 1792 par l'abbé Dourneau , que dans la date : Extractum ex libre inorluario carmelitaru/n discalcealorum couve/mis Bruzrellis. -- 1 8 mensis mur/il 1 741, in cavetîjuztà allure sancti Josep/u‘ (empli nostri, sepultum est cadauez‘ domini Joanuis Eaptzslœ Rousseau, lzalione Gallz clin artepoeticd inter scriptores lzujus sœculifamosissimi. - a Extrait de Pobituaire du coua vent des Carmes Déchaussés de <4 Bruxelles. - Le 18 mars 1741 , a dans le caveau sous l'autel de St«g Joseph de notre église, fut inhua mé le corps de M. Jean-Baptiste a Rousseau, français de nation, et « l'un des plus fameux poètes de ce » siècle. u _

Cet extrait est certainement celui qui méritele plus de foi ;il s'accorde d'ailleurs avec la foule des biographes qui fixent la mort de JB. Rousseau, au dix-sep; mars 1 741; Yinhumation aura eu naturellement lieu le lendemain. Ilue reste plus qu'à faire disparaître le do_ute qui s'élève sur l'assertion de M. J B. Lesbroussart, fortifiée par celle

de l'abbé de Feller (1), qui fait arriver la mort‘ au hameau de la Genette, tandis que l'extrait mortuaire ne parle que du Couvent des s'armes déc/zaussés de Bruæelles; on ne peut expliquer cette espècede contradiction qu'en inférant delà que Ï.-B. Rousseau est bien mort à la Genette le 17 mars, mais qu'il a été enterré le lendemain Bruxelles, ou l'on aurait ramené son corps. Il ne faut pas s'étonner que les carmes aient offert leur église pour luiservir de tombeau, puisque tous les biographes s'accordent à dire quele poète est mort dans de grands sentimeus de religion

Ici devrait naturellement se terminer la tâche des rédacteurs des Arc/Lives qLi se sont fait une loi de ne pas sortir du domaine que leur titre leur assigne; cependant il n'est pas sans intérêt de faire ici remarquer que les historiens ne sont pas plus d'accord sur Pépoque précise de la naissance de J.-B. Rousseau que sur celle de sa mort : La Biographie universelle lui fait voir le jourà Paris, le 6 avril 1670, et bien avant elle , Moreri , Ladvolat , Chaudon et Delandine l'avaient fait naître en 1669;tous setrompaient, puisqu'on litdanS les registres provenant de la paroisse de SL-Etieuue-du-Mont: a L'an 1671, le 1a aa vril , fut baptisé Jean-Baptiste , « fils de Nicole! Rousseau , maître «cordonnier, etde Gé/zeviève Siac, « sa femme, né lundi dernier (6 aa vril) à onze heures du soir, tenu

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a sur les fonds par M° Jeun Valenu tin, fils de ltLValentimsecrétaire a du Roi, et par Marguerite Des... u hayelles , filie de M. Deshayettes, « procureur au Châtelet de Paris. q (2). I) .

Ûn voit encore dans la rue des Noyers, à Paris, la maison ou naquit Rousseau le lyrique; c'est la troisième après la rue des Anglais. Après avoir été occupée depuis 1669 jusqu’en 177g par un cordonnier, elle fut reconstruite par les soins des patrons de l'église de SL-Yves et confiée alors à un loueur de chambres garnies qui Pappela Hôtel Rousseau. A. D.

GOSSELIN (PASCAL-FRÄNÇOISIOSBPH), né à Lille le 6 décembre 1751 , s'adonna de bonne heure à l'étude des antiquités ; à peine âgé de 90 ans ,sa vocation parut décidée ilvoyageaenFrance,enltalie, en Espagne et dans les Pays-Bas , pendant huit années , qu'il consacra à visiter et à observer les diverses positions indiquées dans les ilinéraires romains. Il consacra dès lors ses veilles à la géographie des anciens et en débrouilla le cahos avec succèsEnvoyé en1784, comme député des provinces de Flandre , Hainaut et Cambrésis au conseil royal du commerce et en la mème qualité près l’assemblée nationale , il fut bientôt après nommé par Louis XVI , membre de l'admiministration centrale du commerce du royaume. Dès 1789 , ilavait été admis dans le sein de l'acadé

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Au milieu des troubles de la Révolution , Gosselin , tout entier à ses études et à ses affections , continua ses recherches et ses observations; en 17 94, à une époque où l'on ne croirait guères que les gouvernans s'occupassent ‘d'érudition, Gosselin et ses papiers furent transportés au dépôt de la guerre, en ve1‘tu de l'arrêté suivant r ce Le «Comitéde Salut Public, sur la a demande du représentant du peua ple Calon, met en réquisition le « citoyen Gosselin, érudiste en géo« graphie, pour les travaux du dé11 partement de la guerre. Signé: , a CAMBACÉRÊS, DELMAS, etc.» A la formation de l'Institut National, il fit partie de la classe d'histoire etde littérature ancienne; en 1799 , il succéda à l'illustre auteur du Voyage du jeune Anac/zarsùs en Grèce , l’abbé Bartlzélemi, comme Conservateur des médailles, des antiques et des pierres gravées de la Bibliothèquenationale , et il remplit ces fonctions avec zèle et conscience. Il rendit dans ce poste des services émi-nens, en 1815 , par son patriotisme soutenu de son érudition, qui établirent d'une manière certaine pour la France, la propriété d'une foule dbbjetsprécieux que les Alliés revendiquaient à tort.

Depuis 1790, Gosselin, dont le

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goût pour les médailles s'était accru à mesure qu'il se fortifiait dans la science numismatique , avait commencé à fornuer une suite de médailles romaines en argent la plus complette peut-être après celle du Roi. Il avait de plus rassem blé la première collection que l'on connût de médailles monétaires grecques, depuis les premiers et barbares essais de ces peuples, jusqu'aux plus beaux types frappés à l'époque la plus brillante de l'art chez les grecs. ‘

Gosselin mourutàParis, le 7 février 1850121 l'âge de 78 ans; la place qu'il remplissait à laBibliothèque royale est supprimée par une ordonnance du Roi qui confie entièrement à M. Raoul-Rochette , les médailles etles pierresgra vées avec le titre de conservateur; le fauteuil que Gosselin occupait à l'académie des Inscriptions et Belles-lettres est dévolu aussi à un enfant de la Flandre, à M Van-Praël, conservateur de la Bibliothèque Royale, et l'un des premiers hibliographes

de FEurope.

Gosselin a laissé : I. Géographie des Grecs analysée, ou les systèmes d'Eratosthènes, de Strabon et de Ptolémée , comparés entfeux et avecnos connaissances modernes. Ouvrage couronné par YAcadémie des inscriptions et belles-lettres. Paris, 1790, in-Â" avec 10 C21‘tes. Il_. Rec/ierc/ies sur la Géograp/iie systématique et positive des auciens , pour servir de base à l'histoire de la géographie ancienne Paris, 1798 et années suivantes, 4 vol. in-Æ’ avec un grand nombre de cartes. Ces cartes et toutes celles

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éparses dans ses autres ouvrages, au nombre de 75, en 47 feuilles, forment un Atlas qui présente l'ensemble le plus exact de toutes les côtes décrites ou mesurées par les anciens. III. Géographie de Strabon, traduite du Grec en Français. Paris, de l'imprimerie Impérialeet Royale, 1805 - 19. 5 vol. in-Ä".

Cet ouvrage publie’ aux frais du gouvernement a été fait en société par MM. De la Porte, du Theil, Coray, Letronne et Gosselin. Les notes signées G. et l'introduction appartiennent ‘a ce dernier. IV. Section dé la Géographie-ancienne, dans le rapport de la classe d'histoire de l'institut, sur le concours décennal en 18ao. A. D..

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