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Bernard , docteuren l'un et l'autre droit et pasteur de Stm-Aldegonde; de Jacques Dausque, pasteur de Gravelines , frèie de Marie, abbesse des pauvres clarisses; de François Lavasché, frère mineur de St.Orner; duprètre Jean Haune , Audomarois (a) et cl’And1éBoscart.

Le chapitre Il traite de l'institution des frères. mineurs. Le premier étendard de l’ordre Séraphique, dresse’ eu deçà des monts, le futàLens, eu Artois‘, du vivant de Sic-François parle bienheureux Pacifique, son disciple. Centroiis (Saint-Trou?) arboiza le second , l'année suivante 1 aao gai! religieux allèrent s’e'tal1l|r liors-des portes deValenciennes en mai; deux ans après Pacifique accepta un monastére aux faubourgs d’Arras; lfatlteur arrive enfin à la fondation du couvent de SL-Omer et entre dans quelques détails qui pourrontsuppléer à Peiicessive brièveté de Collet, (Notice historique de Si.Omer, 1850.) _'

De-conven. Audomar. tract. «Selon le rapport du révérendissime P. François Gonzague ,' général de’ l’ordre, depuis évêque de Mantoue, durant la vie de SI.François , fut édifié ‘le _couvent de SL-Omer, au pied du mont SL-Michel, vers la porte de. Ste.-Cro1'x.

Chron.P.1ii. L. ii. C. xxvi (quel

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qu’autrelui donnefan I aBSJ-«Ce monastère fut visité par S. Bernard et par le bienheureux Jean de Capistran. En cecouvent, fut célébré l'an 1447, le premier chapitre général par deçà les monts , après que les pères de l'observance furent ‘séparez des P. P. conventuels et le R. P. F. Jean Manbert fut esleu commissaire et vicaire-général «les P. P. de Vol-servance liors d’Italie et un autre , l'an 1475, et le vicaire-générallukle R. P, F. Jean Philippe. L'an 1477, à cause des guerres

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la ville. n

Après le LVIL’ et dernierchapitre se trouve une relation: De Porigine et naissance du couvent des pauvres religieuses de S. Glaire , dans la ville de SL-Omer. p. 559-548

Le couvent de Terveere fut saccagé en 157e , et les religieuses voyant que les troubles ne s'appaisaient pas,allèrent chercher un refuge dans le couvent qui, cent ans auparavant, avait envoyé une colonie fonder Ie monastère de Terveere. Ne-uilannées s’étaientà peine écoulées que survint un édit ordonnant à tout prêtre, moine et religieuse de sortir de la ville et du marquisatcPAnvérs dans les vingtquatre heures. Effrayé d'un aussi court délai, le troupeau de Ste.Clairlemonte sur une barque sans savoir sur quelles rives implorer Yhospitalité ; mais bientôt la voix du_ pilote ramène Yespérance au milieu de ces femmes séparées : -« Filles,dit-il, en toutes les sept provinces ne se trouve place plus florissante en la Foi, ni plus dévo

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tieuse au service de Dieu que cell

de St.-Orner, en Artois: car en ce lien les catholiques,ecclésiastiques ou séculiers, sont reçus avec grande douceur, humanité et assistance.» Après une heureuse navigation, la barque abordeà Gravelines , ou le gouverneur (5) accueilleet encourage lesreligieuses exilées : Enfin , le4 août |58i,_ le savant Jacques Pamèle , alors chanoine de N.-D. St.-Omer et archidiacre de Flandre, introduisit les t7 pauvres clarisses dans cette même ville , où quelques années auparavant , luimème exilé et fugitif. avait trouve’ une honorable hospitalité. On leur accorda ensuite une maison avec une petite chapelle qui avait appartenu autrefois aux Cellebroer (4) et ou était le serment des grands archers. Philippe Il prit ces religieuses sous saprotection , leur fit acheter ce premier établissement, avec d'autres propriétés avoisinantes, pour bâtir un couvent et se déclara leur fondateur. Le ‘magistrat les reconnut en 1592 comme filles

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(3) Valentin de Pardieu , sieur De La. motte , mayeur en 1570 , de SL-Omer , sa patrie, succéda dans le gouvernement de Gravelines a’ De la Cressonnière , tué au siège de Harlem en 1573. De Lamutte mourut au siège de Doullens, le 8 juillet 1595, et eut pour successeur, Philippe de Guer-. nonval , son parent et héritier, créé baron dŒsclebecque le si ianvier 16m. ‘

(4) Ou plutôt Cellebraederr, nom flamand des religieux cellilcs ou alexiens. institués pour soigner les malades et les fous , servir les pestiférés et enterrer les morts. Collet rapporte qu'ils ont été expulsés du SL-Omer en 1594, pour cause de malversation après avoir demeuré dans la ville l'espace de 36 ans.

naturelles de la ville. Liilrfarrète François Hendricq.

n L'an 1592 , le dernier avril, dit Pierre dflafireingues dansses mémoires inédits, les pauvres clarisses ont été admises dans cette ville (St.-Orner) pour toujours avec les conditions suivantes:qu'elles ne pourront prendre héritages, sans

adveu de messieurs. Que lemagisÄ

trat aura la justice temporelle et séculière en ladite maison. Que lesdites religieuses ne pourront être plus grand nombre que trente tant professes qu'a utrement. n

L'ouvrage du P. Hendricq est de-_ venu rare; l'exemplaire que j'ai sous lesyeux est celui qui a été offertpar Hendricq à Marie Dausque, comme le témoigne cette note autographe qu'on lit au bas du titre : L’au1/1eur à la R. Mère (zbesse: il appartient à M. Aleiandre Hermand , habile archéologue, qui prépare unehistoirenumistnatique de la ville deSt.-Omer. ll m'a semblé qu’il n'était pas inutile de dépouiller les ouvrages de piété des notes historiques qu'ils renferment et de les reproduire dans un recueil entièrement consacré à l'histoire de nos provinces pour que chacun puisse connaître facilement les faits épars dans un grand nombre de livres rares et que l'on dédaigne de consulter.

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y recneillirdes détails cur-ieux sur les commencemens des guerres civiles dans le Boulonnais et ses euvirqns au x6" siècle, en même tems que quelques notions biographiques surce poète gentilhomme qui me parait avoir échappé aux recherches de nos biographes et de nos bibliothécaires les plus distingués‘: sous ce double rapport son opuscule m'a peu satisfait, mais d'un autre côté j'ai été bien dédommagé de ce désappointementz’ c'est un poème uêlégiaque où. les malheurs de la France_son_t décrits en termes généraux sans applicationà des faits ou lieux particuliers, et, n'était le soin que du Rosier a pris de nous indiquer sur le frontispice de son livre la province ou il est né, on le croirait, d'a près de très faibles inductions à la vérité, de Paris,ville qu'il habitait sans doute, lorsqu'il publia l'ouvrage-suivant qui est devenu fort rare :

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heureux et faciles'qu’on rencontre encore çà et là dans les œuvres les plus médiocres. J’ai préféré présenter un ‘passage d'une certaine étendue avec ses beautés et ses tâ

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ches et qui a l'avantage de se terminer par un tableau de fêtes publiques : ' Vous que Patrdcur de Mors óchaulfe dans ' les os , Qui ne pnuvés crotipir au logis en repos Que la trompette enflamme cl qui plains düiltegresse Fuyés comme la mort une oiseuse paresse, Amourcus des‘ combats , vous .. ó vous qui brulés De voir sur vostre dus ‘craquer desforselés Et qui ifavcz plaisir que purmy les alarmes, Dédiés vostre vie à de plus saintes armes, Laisses vostre patrie à généreus soudars, E1 fuites autre part flotter vos cstcndars = Aymzmt plustost mourir quütnimenune . guerre, Une guerre si fiere en vostre propre ‘terre : Alés delà Madere,‘arinés de bons vaisseaus, Chercher comme Monluc des royaumes nouveaus, Où seuls vous commandiés , oii les riches _ t . provinces Ne puissent reconnoistre autres plus nobles princes = Où les prestres romains de cette région Wopposent leurs (lécrcts à la regition, Alés, vaillaps guerriers, filés, et si l'envie Dtillustrer voslre nom d’une immortelle _ _ vie , Vos maguanimes cœurs épinconnu (i) iamais, Ales à la bonne heure , et nous laissés en paix. Quel honneur vous sera-ce , alors qu'on - viendra dire Que vousanrés conquis un orgueilleus em‘ pire Bien loin sous l'orient, et que ‘le clair soleil Levé . verra la Fraince, et courant au sommeil ; Que le lysllorira doré de vostre gloire Sur le Ni], sur le Gangs ainsi que sur la ' - . Loire. "Alors que de plaisir, que de ioye en nos a _ ' cœurs, Qfiand quelques-uns de vous s‘cn retour » nanhvainqueurs, Nous viendront raconter, combien de fortes _ _ villes,

(i) Anima

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(Ainsi que lüimitié cliasfenii-nt les assemble) llonrlissunt de leurs mains un large circuit. lrotit. dançanl , chantant , jusques à lit mi, ' - nuit. lls diront vos lieaus fait: , ils diront vos louanges , Et tflyhurulceluy, sur res rives estr-‘inges De toute vostre armée, il n’; aura celuy Si petit. d’entre vous, qu'on ne chante de luy. Qu'on se reporte maintenant à l'époque oix Du Rosier adressait cette allocution aux liuguenots et l'on verra que la pureté d’élocution, Pélégante facilité et la noblesse de pensée du poète Boulonnais ifétaient pas choses à passer inaperçues si le tems lui avait permis de tenir les promesses de son début. On trouvequelques lignes au lecteur-au recto du 2° feuillet

dont le verso est occupé par un sonnet-de Jacques Moyssant:

t: Je t’ay voulu_.faii‘e part de" nies larmes, amy lecteur, que je verse à part moy sur la dèploration du malheur de notre France et te se

» mondreà semblable oflîceide piété; mais je ii’ai voulu te présenter l’onvrage entier à ce coup , réservant la seconde etprincipale partie, qui est des présens troubles jusques à tant que j’aye plus notoirement sonde de quel œil et affection tu la recepvras; adieu. _»

Cette seconde et principale partie a-t-elle vu le jour? je l'ignore , mais en attendant qu'unplüs lieureux explorateur de nos antiquités littéraires nous révèle la biographie du poète Du Rosier j’ai dû signaler son nom à l'attention du publiclettré et placer un jalon sur la route que d'autres sont appelés

à parcourir. r Donneur.

LE BARON FOURMENÏÏN (Jacques-Oudart) , capitaine de navire , membre de la Légiondflonneur, né à Boulogne.

A Yâge de huit ans, 177e, le jeune Fourmentin perdit son père qui nourrissait une nombreuse famille du produit de sa péche, et qui ne laissa pour tout héritage à son fils que ‘sa pauvreté.

La richesse de celui qui n’a rien, c’est. le travail ;_]e jeune Fourmenlin le comprit, etau lieu de trafner une vie lâche et sale , en lendant la main à la pitié , il se lit moussede pécheur, ‘età cet âge ou un enfantqui pourrait fournir à sa subsistance, serait un phénomène, Fourmentin était le soutien de sa mère et de ses plus jeunes frères.

Lorsqu'en l'année 1783 , la guerre fut déclarée entre la France et I'Angleterre , lejeune Èourmen

"tin fut désigné pour faire partie de Pescadre du comte d’Estaing , et ilmonua dans cette guerre tant de bravoure et de génie , qu’il parvint en’ peu de tems ‘au- grade de maître d'équipage.

Revenu après la campagne dans son pays natal , ilreprit ses travaux ordinaires , la pêche, et se trouva bientôt assez riche , par ses économies, pour acheter une petite barque de pécheur avec laquelle il affronta les tempêtes si communes dans le détroit de la Manche , et se fit ainsi à ce rude apprentissage du métier de marin dans lequel il devait s'illustrer par la suite. Chez Fourmentin , la bienfaisance égalait le-courage. Son travail assura le bien-être de sa famille; et son

i ntrépidité sauva la vie à de nombijeux naufragés.

Un jour la mer était en fureur , et les vents soufHaient fort. Un bâtiment allait disparaître dans les flots. Tous les pilotes refusaient de sortir. Fourmentin s'indigne de cette conduite; seul il se précipite dans la mer ; gagne le bâtiment à la nage , et le ramène au port en lui servant de pilote,

Un autre jour que la tempête l'avait surpris au milieu- de la mer sur son frêle esquif, il se mit à l'abri en mouillanta une rade sûre.

De là , il aperçoit un navire battu par les flots en fureur. Il propose à ses compagnons d'aller au secours de cet équipage prêt à périr. Tous acceptentet l’on se dirige sur le bâtiment en danger.

Il fallait l'habileté du capitaine Fourmentin pour essayer d'aborder ce navire sur une mer aussi agitée; et il l'aborde de manière à donner aux malheureux marins qu’il allait secourir, le tems et la facilité de sauter sur son bord. Un instant après le vaisseau était englouti lCommentpeindre la situation de ces deux‘ équipages entassés dans unefièle barque que les flots battaient avec furie et qui menacaità chaque minutede sombrer sous la charge trop pesante qu'elle contenait. La tempête était d'une violence dont les matelqtsnävaient

‘pas vu d'exemple. Gagner le port

était impossible ; gagner la pleine mer, c'était la mort au fond de lÏOcéan 5 échouer sur la côte, c'est ce que Fourifneutin ordonna aux deux équipages ; et la barque y échoua , et grâce à l'habileté , au sang-froid , au bonheur de notre intrépide matin , aucun homme ne périt. Une médaille en argent qui rappelait cette belle action et le joui‘ où elle avait eu lieu , futdécernée par le Gouvernement au brave Fourmentin et à ses compa gnons.

En 1793 , la guerre ayant recom mencé entre la France et YAngleterre , Fourmentin dût àson intrépidité , le commandement d'un navire. Son début ne tut pas heu

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