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» UIMPRIMEUR BELLERE. -Beller, Bellere ou Bcllems (Jean), appelé à tort Bilierpar Adrien Baillet , dans ses Jugemau des savans, était originaire d'Ai1vers, ou il exerça avec éclat la profession dfirnprimeur. B. delVlalincrot dit _que ses éditions . étaient recherchées ‘pour lzvbeauté des-caractères et la qualité du papier. Le même Baillet le placel,-comme typographe , imdiatement après Plantin , mais lui accorde Yavantage d'avoir été plus versé dans la langue latine’; ce qui est démontré par plusieurs ouvrages. Il est auteur en effet d'un 0110mastzcori , tiré de Robert Estienne’ et de Conrad Gesner , et augmenté des noms modernes des lieux ,' Anvers , 1'553. On lui doit en outre de nombreuses additions au dictionnaire latin- espagnol d’Antonius Nebrissensis’ ou d’Antoine de Lebrixa ; des traductions flamande et française des prières latines de Simon ‘Verrepœus. (t) Il a aussi

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sieurs fois ‘a Anvua, in-iü , chez, JeBzllere, depuis l'an 1574 jusqu'à la mort de cet im primeur. ‘Verrepœus , célèbre humaniste du XVIG siècle , était lié- intimement avec Jean Bellgire; il dédia aux si; fils de cet imprimeur ses Epîlresflwiiie: des personnage: ÎllusLru , par lettre datée de Milines , _le 1* avril 15719. _ A3 D(a)_La,traductioii française de Pimitation de Jean Bellére parait aujourd'hui un fait prouve’ par: 1° l'obtention d'un privilège donné ai. Bellèie en 1565, pour imprimer lümitation tan). en latin qu’eu français. 2° Ifalïirniation donnée par François de Tel, en tête de son édition de l'imitation , e: lalinc latinior facta Antverpiœ , J Bellezjus, 1576, in-1G, ou il dit dans ses préliminaires: Il Brllerushrumrrû industriiu lypngrnphus, i) de rie CÏITÎIIÎIIIIÄŸPTŒCIBFÊ mzrilu.r;.. .. quum n Germanicà prideni, ‘et Belgicêjoquerztur, ah n ‘ipso Bellero GALLICË est versus. n 39 Enfin, par les éditions que Balthazar Bellère coinmença à en donner à Douai, en i595;_l’année même ‘de la mplîî 4° 5.011 PËN- Ä- l

(3) Balthazar Bellnire, arrivé ‘a Douai vers 1595, ‘a la mort de son père , ‘y imprimait encore en 1539. C'était au mains le sixième imprimeur de Douai par ordre chronologique ,- son enseigne était au Campa: for et

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estimer ses éditions .,' et Liège , où Luc Bellere , que Villen fagne regarde comme le frère deJean, semble avoir été le second imprimeur établi, on du moins un des premiers qui aient exercé‘ leur état. Luc Bellere était né à Anvers et mourut à Liège en 1564. Cependant son épitaphe lui donne seulement le titre de Bibliopola , ce qui indiquerait qu'il n’était que libraire. Philippe Brasseur parle d'un autre Luc Beller qui mourut le x9 août 1606, et qui traduisit en latin le Voyage du Chevalier errant, ouvrage ascétique du P. Carthény, 1657 , chez Gaspar Bellerus, vraisemblablement l’héritier et le fils de Luc‘. Voici comment s'exprime Philippe Brasseur (4) z

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la marque de ses livres consistait le plus souvent en un monogramme du Christ avec la devise = Nmnm Dumini lnudulvile.

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(4) Sydera illustrium Hannoniæ scriptei-um, per modum prteludii emissa, ordine statuuminter eos servato Sep eorurn elogia et scripta , decasticis et octasticis ac minori plerunique numero distincta. Authore Ph. Brasseur. Montibus hannoniæ ; J. Hava rt,

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elle existe réellement, car on peut en douter, puisque M. Gence, à qui rien n’a échappé sur ce point , ne l’a jamais vue. Ûn raconte que cet imprimeur , dont les jésuites d’Anvers avaient élevé le fils , leur fit présent, pa r reconnaissance d’un manuscrit de Plmilatiorz , autographe d’A. Kempis, mais à condition qu’on lui en délivrerait une copie authentique , et que c’est sur cette copie qu’il imprima son édition. La marque des Beller d'Anve1s et de Douai, était un aigle.

Baron De Bsirranaene. MONN AIES AUDOMAROISES . -Aperçu sur les anciennes monnaies de Farrofzdisseme/zt de Sain:Omer, et priuciläalement sur celles dites obsidionales. -- M . le secrétaire-général de_la troisième session du congrès scientifique général de France dont Fouverture est fixée à Douai, le 6 septembre 1855, a , dans le programme de cette session , (4° section, histoire et archéologie n° m), émis le vœu que dans chaque province , et même dans chaque ville, il fût publié une histoire monétaire; ce vœu est certainement digne l de fixer l’atteution des archéologues; et en attendant qu’il soit convenablement rempli par une plume compétente , nous allons recourir à Fhistoire pour en constater sommairement les faits capitaux. , (c A quelle époque les comtes de Flandre ont-ils commencé à faire battre monnaie dans ce pays? i, Selon toute apparence, dans le XIV’ siècle pour les pièces d'or. Cambrai , Valenciennes , Douai ,

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Lille et beaucoup de seigneuries particulières ont eu dans le moyenâge des ateliers monétaires. Il 1este, observe le savant M, Le Glay dans son program me aux antiquaires du Nord , un grand nombre de pièces qui en font foi. En 865 , les évêques de Cambrai obtinrent‘ du roi «le France le village de Lambres avec le droit d'y faire battre monnaie. Il existe dans la collection de M. Boucher, père, d’Abbevillc, un denier d'argent inédit, de Charlemagne frappé à Thérouanne; il y a d'un côté le monogramme de ce prince , tel qu’il se voit sur les monnaies antérieures à la mort de son frère et à‘ son voyage à Home , et de l'autre le nom de Thérouanne, écrit avec quelque altération : des monnaies, divers objets d'antiquité , des médailles , ramassés dans les décomlires de la vieille cité des Morins , ornent actuellement le musée de SL-Omer, et « on touche avec respect une monnaie qui peut avoir passé dans les mains de César ou de Tacite.»

Il parut sous Charles-le-Chauve des deniers d'argent sur lesquels étaient gravés ces mots latins : Tarvenna. civ. Sur les deniers de Philippe-Auguste , on lisaitle mot Seint-Homer (Saint-Omer).Le type de ces deniers avait "été , dit-on , emprunté aux monnaies des comtes de Ponthieu et de Boulogne.

‘Lors de la Constitution accordée en 11:17 auxAudomarois , par Guillaume "Cliton , comte de Flandre , il parait que ceux-ci jouissaient déjà du privilège de battre monnaie , puisque son successeur,

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lhierry dA sace , déclare dans l’article a de sa charte du mois d’août 11-18, que « Les bourgeois de St.-Omer ont rendu au comte Guillaume les droits de battre monnaie, parce qu’il les traitait avec douceur et qu’il ratifiait volontiers leurs loix. » '

On comptait en 126e , selon l'abbé Vely, plus de 80 seigneurs particuliers qui usaient du droit de battre monnaie; mais le roi avait seul alors celui d’en fabriquer d’or et d’argent. Les monnaies de billon sont beaucoup plus anciennes.

Le lSjuillet 12186, un privilège fut accordé à B. de C/euze pour fabriquer pendant deux ans de la monnaie en Artois, à la marque du comte; il lui était alloué par marc deux deniers parisis.

Par lettres de Charles Vl, en date du 8 mars 1518, C/zristop/ze Quercamp fut établi changeur dans la ville de St-OmenDéjà, en |57a, Jeanne de Luxembourg , veuve du comte de SL-Pol, avait acheté le comté de Fanquembergues , avec pouvoir d'y battre de la monnaie d'argent et de cuivre. Sur la monnaie de ce comté était représentée une femme tenant une fleur de lys dans sa main droite et un pigeon dans la gauche.

' Hennebert, tome 5 , p. 400, a publié un tarif des monnaies d’Artois qu’il a tro11vé dans les archives de SL-Omer et qui forme le complément curieux de sa description des monnaies artésiennes( Liv. a n° V11 de son histoire); il faut aussi consulter à ce sujet le livre Xllde l’Histoire des Pays-Bas, par Mêteren.

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Le i8 décembre i42i , il fut arrêté, dans une délibération des ofiiciers de St.-Omer que , ‘quand les gages seraient payés enfleuretles , cette monnaie sur laquelle on distinguait quantité de petites fleurs , ne serait reçue que pour trois deniers

Philippe de Comines et même Ipérius oiitallégué que des pièces de cuir avaient eu cours pendant la captivité du roi Jean dans tout le royaume. La ville de St.-_Omer, qui s’est distinguée par son empressement généreuxpà coopérer à la délivrance de ce malheureux inonarque , n'a point vu en circulation des monnaies de cette espèce, dont l'existence doit_ être attribuée à une erreur populaire. Ce lut à St.-Omer que le 7 novembre 1560 , le roi Jean donna un mandement pour llXfl‘ le prix de Yargent à son retour de captivité. Sous Louis XV , Vargenterie de SL-Bertin fut portée à la inonnaie.

Tobiéseri Duby a parlé des inonnaies obsidionales de la ville d’Aire , mais il a gardé le silence sur celles de SL-Omer, parce qu’il a manqué d'indications.

Lors du siège de St -'-Omer par Louis XI, on futcontraint de fabriquer dans la place assiégée de la monnaie de plomb. Chaque pièce dont la valeur était fixée portait cette devise : Pro patrid. Cette monnaie, au bout de six mois, était déjà amortie en totalité , et il ne résulta aucune perte de cette opération, tant étaitlgrandella confiance qu’avait inspirée l’heroique conduite du gouverneur Pliilippe

de Beuures. Cette assertion est puisée dans les manuscrits délaissés par l’un -de nos annalistes et ne fait que confirmer au surplus d'anciennes traditions.

a Le seigneur de Chaiiteraine u dit Olivier de la Marche, fit » pour dix ou douze mille écus de » monnaie de plomb; et la faisait » courre , et avait cours parmi n St.-Omer et à l’ènviron : et par » traitté de temps il rachapta v toute icelle mauvaise monnaie u et paya ses ciéditeurs : qui luy i» fut grand honneur et grande n décharge de conscience. v

Charles VIIl , par lettres du i" février 1487, nomma Henri benoble et Jean Frisson , monétaires héréditaires , à SL-Omer, aux gages, honneur, et émolumens accoiitumés. Le ai suivant, le inagistrat reçut Pautorisatiou de battre monnaie en cas tl’til'gence , et à la fin de cette année ou établit à cet elfet des forges dans cette ville. Dans la boite CXlX de ses archives, se trouvent des moules en pierre grise qui étaient propres jadis à couler la monnaie , et divers documens relatifs à cette fabrication, aux poids, mares et inscriptions des pièces d'or, d'argent et de cuivre qui seivaient.

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que tous les âges, de vifs reproches aux souverains qui avaient altéré la valeur des monnaies. ‘Elles influent si singulièrement sur les richesses des nations, et par conséquent sur leur tranquillité , qu’on ne saurait trop recommander aux maîtres du monde de respecter scrupuleusement le crédit public. Il y eut de grands troubles à SL-Omer, pendant la première partiedu dix-septième siècle, occasionnés par les changemens introduits par le gouvernement espagnol dans le système monétaire. On s'y souviendra toujours , comme partout ailleurs , du papier monnaie de Law , et des assignats des partisans de Fligalité.

En 1658, on fut encore forcé d'émettre des monnaies obsidionales dans la ville de Saiut-Omer. n Audittemps U" juillet 1658)! n dit Pierre Haflingues , l'on bat» tait la monnaie faute d'argent , n y ayant à chaque pièce un costé b les armes de la ville, avecq » l'inscription Audomarum obu sessum, et l'autre costé, rien. n Les patacons étaient de même v grandeur que les autres , mais n moitié cuivre et moitié argent ; n les souls estaient de métal, de l) la grandeur d'un liard; laquelle n monnaie n'a eu cours à cause de » la délivrance de la ville. » Cette monnaie avait été forgée‘ dans l’établissement des jésuites Wallons avec Yargenterie qu’on y avait déposée et lors de la restitution , on prit la résolution de mettre ces valeurs en lingots. Le magistrat fut ensuite autorisé par acte du 25 mai 1659 , à fairecirculer, en cas

de nouveau siège ou dhrgentenécessité , de la monnaie de cuivre ou d'argent.

Les principales monnaies obsidionales de la ville d'Aire datent des années 164: et |7io. Devienne en parle d’une manière satisfaisante dans sa relation de l'entreprise du maréchal de la Mcilleraye; et on lit dans un de nos manuscrits , à l'occasion de la mémorable résistance de l'intrépide Guébriant aux attaques réitérées du prince Eugène et de Malborough, que les pièces façonnées avec Pargenterie de ce noble français , pour payer la solde de sa brave garnison , portaient cette inscription : Pro de/ènsione urbis et palriœ. Voici le récit de Devienne : u" Rhodes , arn gentier de la ville, ayant engagé u ceux qui prêtaient à intérêt de n lui envoyer leur vaisselle d'ar» gent, fit. frapper de la monnaie n à laquelle on donna cours ; elle n était quarrée et de dilférentes » valeurs, on voyait d'un côté » P/zil. 111] Rex, pa/er Palriæ , » et de l'autre Aria obsessa I64I n XIII. On fit particulièrement » des pièces d'or de quatre florins, n qui portaient d'un côté un aigle n et de l'antre l'inscription que l'on vient de lire. n

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Une pièce obsidionale d’Aire de

I7IO se trouve aussi au musée de St.-Omer.

On a frappé une multitude de monnaies de siège dans les places fortes du département du Nord.

On a trouvé souvent et l'on trouvera encore quelquefois dans cette contrée , des monnaies et des

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