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ardantes bien playsant a veoir. En la première partie du. hourt fut faict histoire coment Josué enuoya deux explorateurs en la maison de Raab en la cité de Jerico pour scauoir coment il seroit possible mettre icelle en son obéissance dont tost A après led.‘ Josué a tout unegrande armée et äestprésenté ayant chacun en leur main une trompette vindrent assiéger ladite cité de laquel les mures fondurent ettomberenten bas dont lad cité fut prinse et mise en son obéissance. Et en l’auttre seconde partie dud. hourt fut ce dessusd ,,exposé et comparé comment le tres auguste Maxirnilian empereur pour mettre a obéissance la cité de Venize contre laquelle -il avoit la guerre auoit enuoyez de Brazuit et exposée pour icelle mater. Puis tout après led. empereur avecq ung grande armée se exposa en la terre Venissiale ,_en sorte que lesd. Venissiens come vaincus se rendirent subjects et tributairesa luy ce que jamais nauoytestéa aultruy personne , dont ils eurent grand despit Laquelle histoire fut faicte par les merchiers et parmentiers ensemble et y auoit à faire ladite histoire 92 personnages.

Le chroniqueur nous fait ensuite le récit de onze autres histoires , quifurent jouées devant CharlesQuint par la ville , avant qu’il ne descendit de cheval. Tous-les sujets en sont tirés de PflistoireSainte , et font allusion à quelques-unes des actions de Maximilien , de Fernand‘, de Philippeou

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MAÙUSCRITS DE Ssn-OMER: (Extrait du catalogue descriptif et raisonné des manuscrits de la bibliothèque de SL-Omer.) (InédiL) -» La Société royale des antiquaires de France a fait cette utile recommandation à ses correspondans:

a Les manuscrits possédés parles n bibliothèques doivent aussi donnner lieu à vos laborieuses invesn tigations. » q

En effet a où sont "les tems pas’sésidans une bibliothèque.» La solitude des cloîtres qui convenait aux grandes études, a fait éclore une multitude d’écrits remarquables parPérudition , la constatation des événemens contemporains, la bonté des doctrines et les notions curieuses sur la marche de la civilisation. Les amateurs des études historiques ne doivent négliger aucune de ces sources précieuses , heureux , lorsqu’ils peuvent encore en découvrir quelques-unes échappées aux ravages des guerres et au soufile destructeur-des révolutions!

_L’abbévAubin a décrit de la manière suivante le n° 76_4 des manuscrits de la lùbliothèque de St.Omer : - '

u Manuscrit survélin , caractères

des 9° et io° siècles , à longues ligues et au stylet , les lettres initiales en mauvaises couleurs.» . . a StÏ-Vandrille , abbé de Fontenelle, né à Verdun en Lorraine , vers la fin du 5° siècle, futordonné prêtre par l'évêque de Thérouane, et vécut jusqu'à l'âge, de 96 ans dans l'exercice de toutes les vertus chrétiennes et religieuses. n ‘

'_ a Ce manuscrit précieux par son antiquité, ornéde plusieurs figures gmtesq ues’ et grossièrement peintes, contient à la fin l'histoire de Yarrivéedes Normands à Sithieu. n - '

Ce manuscrit provient de St.Bertin; il porte le n° 271 d-u catalogue de la bibliothèque de cette abbaye. C'est un petit in-f" de 96 ieuillets,sur vélin , et dont la couvertureen veau peut être du 17° siècle,il contient : i"l'oflice de S1.Vdndrrlle..." en trois feuillets et demi. Une partie a; l'hymne est pointillée à la manière des sténo

graphes.

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né prêtre par Saint-Omer, et avait fondé ensuite l'abbaye de Fontenelle dans le pays de Gaux; sa mort est fixée au sa juillet 667.

- Dans le dessin n° a , la femme de SL-Vandrille est représentée voilée , et toute prête sans doute à se retirer dans le cloître; son époux est encore revêtu des insignes de la charge distinguée qu'il remplissait auprès du roi de France. (s)

La peinture n" 5 bis retrace une but action ide SL-Vandrille. in retira un jour d'une fondrière un pauvre voiturier qui s'y était engagé. A l'extrémité du même plan ,à droite, l'on apperçoit Dagobertsur son trône. _

Le dessin n" 4 reproduit le portique defabbaye de Fontanelle. (5)

L'objet principal de ce manuscrit est cette viede SL-Vapdrille ; elle contient 43 feuillets.

49 La vie de SL-Ansberg, archevêque de Rouen , mort en 695, en 26 "feuillets , -en y comprenant une hymne et une généalogie. Le re

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Voici comment M. Vitet a parlé de ce‘ manuscrit Ïi° 764 , dangison rapport de 1851; K Cette dernière partie (relative à l'arrivée_des Nor» mands)_est ornée de figures très-i » curieuses : on y voit le costume x et les armures des Normands,_non a pas, à ce que je présume, à'l'_é» po que de leurs premières inva» sions , mais à, celle oii cette'his» toire fut écrite, dest-à-dire au » X‘ siècle environ.» ’ '_ -

On remarque. en marge de plusieurs pages des notes des archivistes Tassard et Guillaume Dewhitte; au-dessous" de l'une d'elles , sur. le recto du 7° feuillet se trouve le chiffre nccceLvttn - 959.,Nous n’a vons pu deviner à quoi il se rapporte. Il indiquerait une'_ origine du X6 siècle,-supposition assezvraisemblable. Nous partageons au reste entièrement l'avis de M. Aubin.et de M. V_itet, et nous considérons comme cessavans diplomatistes que ce manuscrit a été: écrit à lagfin du IX° siècle et continué dans le suivant; son caractère, sa dis,tfibtrtion ,_ sa forme et la nature de ses compositions , corroborent es; sentiellement cette opinion (4),

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v .

(4) Sir Thomas Philipps pcélèbre bibliophile , regardait ce manuscrit comme l’un dés plus importans de notre bibliothèque , et. aurait donné cent louispour le posséder. Il le considérait aussi comme émane du dixlëmesiécle, etcommlflayant faitpartie d’une des, |tlu.s_ anciennes bibliothèquesde la M0

Hllltî.

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partient. à 1 art dramatique qu il a longtems cultivé: mais sa collaboration en société avec Fuzelier, Dorneval et Piron , dans les ouvrages donnés à la foire SL-Germain , lui avait attiré tant de désagrémens , que, dans les vingt dernières années de sa vie ,"ll avait pris les .co_

médiens en’ aversion. Aussi éprouva-t-il un chagrin profond , lorsque l'aîné de ses fils , qu'il destinait au barreau , se fit acteur sous le nom de Montménil. Adater de ce moment il ne voulut plus le voir,

et leur séparation dura plusieurs années. _'1‘ous les sentifnens de pa

ternité du peintre de Gilblas s'é

taient reportés sur J ulien-François Lesage , le second de ses en

fans. Celui-ci avait embrassé l'état ecclésiastique , et possédait un ca

nonicat à la cathédrale de Boulo

gnesur-Mer, dontle chapitre avait une haute célébrité. Lesage fesait de fréquens voyages dans cette vÏille ,

et vainement le chanoine , qui ai

mait beaucoupMontménil , avait cherché à le rapprocher de son père. -M. le comte de Tréssan ,

membre de l'académie française ,

auteur de traductions et de quel

ques jolis romans , était alors com

mandant de la ville de Boulogne.

Juste appréciateur du talent de Le

sage et de son noble caractère , il

aimait à le visiter; à jouir dans ‘lflin-i timité , des mots pleins de verve et des anecdotes originales qui échappaient au vieillard, dont l'esprit avait conservé toute sa force,toute son amabilité. ,

Dans un des voyages de Lesage à Boulogne , M. de Tlessan , sollicité pa r le chanoine e t parMontmenil ,

crut enfin avoir trouvé le moyen de réconciliation entre ce dernier et son père. Les comédiens deprovince menaient alors-une vie nomade, transportant de 'v.ille en ville leurs tentes dramatiques, et levant, partout o‘u ils s'arrètaient , des tributs d'argent et d'applaudissemens. Parmi eux se rencontraient des sujets précieux qui , après un noviciat plus ou moins long ,' allaient enrichir le théâtre de la capitale . Dans ce tems-, un artiste se livrait à _de consciencieuses études , et l'effet scénique, lorsqu'on jouait Corneille , Mollère et Bagnard ,,c'était ailleurs que dans le fracas et le luxe des décors, des machineset des accessoires. On n'avait point encore eu l'idée de créer des directeurs privilégiés , institution absurde et funeste aux progrès de l'art , comme aux plaisirs du public, en ce qu'elle tue la concurrênce et livre souvent des brevêts de laveur aux mainsde l'intérêt personnel-et de l'incapacité.‘ Cette institution que nous devons au despotisme de l'empire, et qui suivit une révolution dont le but avait été d'étouffer tous les privilèges, est , surtout depuis 1 850 , une de ces anomalies monstrueuses , se rencontrant ä chaque pas dans notre siècle de lumières et de libertés avortées. ‘Or, Montménil, auquel il faut revenir, appartenait à une troupe d'acteurs qui venait de donner plusieurs représentations àvApxniens, et il y avait un mois quecette troupe exploitait ,le théâtre de Boulogne. Lorsque le vieux Lesagearnva . Quelques jours s'étaient à peine écoulés que l'on annonce Cnspirz rival de son maftre. M. de Tressim , obtint avec beaucoup de peine , de l'auteur de cette spirituelle-comédie, qu'il consente à prendre une place d'honneur dans sa loge. "f Quel fut Yétonnement de Lesage , en reconnaissant son fils dans l'acteur qui ‘jouait le rôle de Crispin l » Ah! M. le commandant, dit-il, d'une voix émue, si vous n'étiez pas le meilleur de meshrnis , jeidirai qu'il y a perfidie de m'avoir conduit ici ?... i) -' Le ‘bon M. de Tressan parvint à le calmer; cependant_ les traits du vieillard décélèrent l'abattement et l'inquiétude peudant- la première partie de la représentation. Montniénil-joua supérieurement; peu à peu l'intérêt gagna son père à un tél point, qu’àla dernière scène il fut entraîné et applaudit Crispin de toutes ses forces. Lorsque Montménil eut- repris ses habits de ville, le comte deTressan le fit appeler dans sa loge pour le complimenter'- a Embrassez votre pére, lui dit-il , c'est "à votre talent que vous devez d'avoir reconquis son amitié.... '- Montménil, mon fils! je te pardonne, halbutia Lesage , en le pressant contre -son cœur; je te voulais avocat, et‘ me voilà satisfait, car tu viens de gagner la plus diflicile de toutes les causes. » Deux ans après Montménil mourut , et Lesage‘, quecet événement accabla de douleur, quitta pour toujours Paris, et vint chercher un asile etdes consolations près de son fils le chanoine. Il vécut encore quatre années , et mourut le 17 novembre 1747, à l'âge d'environ 80 ans (i). M. de Tressan assista à ses

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lieuoù est mort Lesàge , et mettre les biographes d’accord_entr’eux z ie cite textuellement l'extrait que j'ai fait expédier de son actede décês , des registres de l'étatcivil de la ville de Boulogne-sur-Mer, puroisse St-Joseph pour l'année 1747. n Le 18 novembre a été inhumé, M. Alinn René Lesage , époux «Plilisabeth Huyard , a» décédé la veille sur les 8 heures du soir, u âgé de 8u ans. Out assisté à son inhuman tion , M. Julien-François Lesage , son fils , n chanoine de cette cathédrale ,.et M. Duncrocq, doyen-de ladite église , avec nous l) curé et vicaire. «Signé; LESAGE , Ducrocc , _ ’ n DUBOIS et DIEUSEI‘. i’

(a) J'avais écrit cette notice pour une édition du Diubl: Builisur, publiée par M. Le Roy-Berger.

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