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Elle a été remplacée à SL-Quentin , par une plus forte extension donnée au tissage des claires unies 374, 718 et 414, et surtout à celui des claires broc/tees; mais le règne de ces toiles , si recherchées depuis 1775 jusqu'à 1792 , est maintenant passé; quelques toiles clai/es, au nombre desquelles on ne comprend pas les claires 215 , demeurèrent en vogue; les broc/rées n’ont plus de débit.

En 1765, la gaze defil fut inventée; cette découverte donna lieu au tissage de tous les genres de toiles qui y ont rapport , comme les mouchoirs de gaze , les tabliers , les gazes-joucs, etc. ; la gaze unie , les fantaisies et les joncs se soutinrent, mais les mouchoirs, les lablierts de ramage n’eurent plus d'écoulement que dans l’Amérique espagnole.

Les toiles sorties des mains du tisserand, avaient encore bien des opérationsà subir, avant d'être exportées. Visitées d'abord, années et marquées à Yhôtel-de-ville par des inspecteurs, elles étaient blanchies dans quatre bueries ou blanchisseries, sur la Somme. Cette opération se faisait par des lessives réitérées, faites avec des sondes, védassvs , potasses et des cendres ti

rées du nord; dans les derniers tems qui ont précédé la révolution, on y employait des cendres de tabac , vendues par la ferme; elles passaient alternativement du coulage sur le pré , oi1 elles étaient arrosées; et, à chaque fois , elles recevaient un savonnage , puis un bain de lait, terminé par une mise au bleu; après quoi, elles étaient rendues au propriétaire, qui les livrait à Vapprêlettr , dans les mains duquel elles subissaient Vapprê; , le pliage , le maillotage et la presse. (J. de SL- QuenIi/z.)

BULLES DU PAPE. -- Quelquesjournaux du département du Nord ayant élevé une polémique à Yoccasion de Yorigine et de la découverte des actes pontificaux, retirés naguères du grenier de M. le sous-bibliothécaire de Cambrai, les éditeurs des Archives croient devoir publier la lettre suivante adressée à M. Amédée Lallier. Les renseiguemeus précieux qu’elle contient , devant définitivement fixer l’entière vérité des faits.- Désormais, le but de cette discussion est atteint, et toutes les incertitudes sont évanouies.

Voici les renseignemens fournis par M. le bibliothécaire à M. A. Lallier.

Monsieur ,

«Vous pensez, sans toutefois rien afiîrmer , que les actes émanés de la cour de Romc , sont précisément ceux dont Fliouorahle ltl. Lallier a fait remise et don à la bibliothèque.

« Vous avez bien fait, tuonsieur, d'émettre cette opinion sous la forme de doute. Les titres que M. Lal

lier a bien voulu me remettre, et dont j'espère donner bientôt la description dans un codex diplomatique cambrésien que je prépare , sont d'une toute autre nature et d’une toute autre importance que les documens découvrir/s ou ex/lume‘: récemment. Ceux-ci pourtant ne doivent pas être dédaignés , il s’en faut. Il s’y trouve moins de bulles proprement dites, que de brefs et de lettres papules ou consistorinles. Le plus important peutêtre de ces titres ecclésiastiques est un privilège d’lnnocent IV courra Burg/teszas et alias insalefzlias domi/zo/‘unz Iemporaliunz, donné à St.Jean de Latran en ttpQuelques autres ont aussi un certain intérêt historique. Ils fontpartie dela collection quej’ai formée moi-mémeà Ste.-Agnès,et quefai mentionnée sous le n" 1041 du catalogue des manuscrits de Cambrai. J'en avais efiectivemetit confié le dépouillement à M. lrlouillon, voulant parlà l’exercer à la lecture et à l'élucidation de ces anciens documens. Du reste, il se livrait à ce travail sous mes yeux, et je me fesais un plaisir de lui en aplanir les difficultés. Quantaux pièces qui nous ont été gracieusement remises par M. Lallier , elles offrent , comme je l’ai dit plus haut , un autre genre d'intérêt. [Jun de ces actes est un diplôme royal du 9° siècle. Plusieurs sont des chartes épiseopales du 1 i’; mais le titre qui me parait le plus digne d'être offert à la curiosité. du public érudit, c'est un diplôme de l'empereur Frédéric II, de 1m51, qui reconnaît et confirme à la ville de Cambrai les privilèges

de commune. Cet acte précieux est inédit. M. de Clioiseul n'a eu garde de le faire connaître , lors de son fameux procès contre le magistrat , qui de son côté ne pouvait en faire usage, puisqu'il eu ignorait l'existence.- Dieu aidant, je mettrai au jour ces belles et bonnes choses.

» J'ai mieux aimé, monsieur , entrer avec vous dans ces détails que de les communiquer d’al1ord aux journaux , vous laissant d'ailleurs tout pouvoir d'en faire tel usage que vous yugerez convenable. u

n Agréez , etc.

» Cambrai, t6 mars 1856.

» La GLAYJI

LE CAMP DE CÉSAR. - Selon une tradition fort répandue dans le pays, César, pendant qu’il occupait nos contrées, aurait établi à Estrun un camp retranché , sur la hauteur , entre VEscaut et la Sensée. [fesprit belliqueux et inquiet des NCTVÎGIIS , ne laissait pas le général romain tranquille sur la position de sou armée,aussi l'établissement de ce camp nous parait-il plus probable que celui de tant d’a utres surnommé pompeusement Camp de César.

Louis III, roi de France, ayant défait les Normands à SancourtVimeux, vint occuper le même camp et fit bâtir un château à Estrun. Nous lisons dans les annales de Saiut-Vaast de l’an 881 : «Le roi ayant rassemblé son armée , vint au Cambrésis , et bâtit un château dans un lieu n omméSlrunÜ)

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pour servir contre les Normands. Ceux-ri Payant appris , retournèrent à Gand, réparèrent leurs bateaux , firent route par terre et par mer, entrèrent dansla Meuse ets’ètabliient à Haslon pour y passer l'hiver (-2). l)

Si l’on en croit les annales de Sainl-Bertin , Pétablissement de ce château, loin d’avoir disposé les Normandsà la retraite ,leur fut au contraire utile On y lit : a Les Norinands,reveiiantde recliefdans son royaume (après avoir été quelque tems auparavant défaits à Sancourt-en-Picardie) , Louis marcha à leur rencontre avec les troupes qu’il put rassembler, etconstruisit un (zliâteau de bois dans un endroit nommé Slroms , lequel servit plutôt de rempart aux Payens que de défense au Chrétiens, car le inême roi Louis ne put trouver per-_ sonne qui voulût se charger de la garde de ce château(5). i> Si le château d’Estrun fut construitau mois de juillet, ainsi que le disent les annales de Saint-Vaast , et que les Normands ne se soient établis à Haslon , comme fallirmenl. les anmiles de Metz, qu’au mois de novembre suivant ; c'est à fauteur de celles de Saint-Bertin que nous devons avoir foi

Sept cent soixante-huit ans après, an mois de juin 1649, pendantque le comte d’Harcourt assiégait Cam brai, farchiduc Léopold lit retrancher son armée dans le même

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camp, et força rfflarcourt à lever le siège le a juillet suivant (4).

lfarmée française , commandée par Custine, campa sur Yemplacecement du camp de César pendant toute la durée du siège de Valenciennes par les autrichiens et les anglais. A cette époque, un certain nombre de bourgeois de Douai, que l’on nommait les aristocrates , furent contraints par la municipalité de se rendre , pelles , bêches ou pioches au dos au camp d’Estrun , pour y remplir les fonctions de pionniers. C'est ainsi que sous la république de i7g3 on entendait la liberté.

Le pape Innocent lI , par une bulle du 9! décembre 1x41 , confirma à l'église cathédralede Cambrai , la propriété du village d'Estrun avec ses terres , bois , prés et moulins.

Gantier ou Gaucher, évêque, déposé de Cambrai , ' se retira l’an i ioai , dans un château qu’il avait fait bâtir à Estrun; mais Godefroi de Bibemont , qui tenait le parti de l'évêque Mailassés , élu en reinplacement de Gantier, mit le siège devant, s'en empara et le détruisit entièrement.

Les habitaiis d’Esti‘i1n , ruinés par suite de campemens de troupes, tant françaises qifétrangères, furent compris, pai‘ un arrêt du conseil d’étatdii 2! juillet i7i6, entre ceux à qui les lettres-patentes du /| féviiei‘ précédent avaient accorde’ trois aimées de stirséance pour le payement de leurs dettes.

Un péage établi sur le pont d'Es

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LE CHANOINE WINS. - PaulAntoine-Hermand Wins, naquità Boussu , bourg de la province du Hainaut , le 19 décembre 1760. Après avoii fait ses humanités au collége de Houdain, à Mous, il alla étudier la théologie à Puniversité de Louvain. Le jeune théologien , (léjà connaisseur en bibliographie, fut remarqué par le savant de Nîälis, évêque d’Anvers. Ce prélat, si connu par son érudition, le nomma son secrétaire et le chargea , pendant différens voyages qu’il fit en Hollande et en Allemagne , de la formation de. sa bibliothèque M. Wins utilisa aussi ses courses pour lui-nième etcontinua sa propre collection.

Nommé au chapitre deTurnliout, ensuite chapelain de la citadelle d’Anvers, pu isponrvu d'un canoIiicat considérable à Soignies , le chanoine Wins vit les commencemens d’une fortune rapide , subitement arrêtés par la révolution française. Il émigre en Allemagne, et M. de Nélis se retira en Italie, d’enilcontinuaàtzorrespondreavec son secrétaire intime, en s’occupant en même tems de Vimpression de ses ouvrages historiques , iinpression à Llaqtielle mit fin la mort prématurée de ce savant évêque.

Rendu à lui- même, M. Wiiisrevint dans son lieu natal continuer son ministère ecclésiastique et soiw giierles intéièts des fabriques des

églises de son canton. Il se livra ensuiteàhétude, au milieiidfiinelielle collection de livres , utilisant ses loisirs à la confection du directoire annuelle du diocèse , et à l'instruction particulière de quelquesjeunes gens sortis de nos meilleures familles. Le manque de prêtres l’obligea d'accepter la cure d’Hainin , (l’o‘u il fut appelé en 1826 , au décanat de Ste-Élisalieth , de Mons, qu’il a desservijusquflà sa inort,arrivée le 8 août i854. Il avait été nommé peu de tems auparavant chanoine honoraire dela cathédrale de Tournai (1). W.

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(i) La nombreuse et passablement rurieuse liibliotlicque de M. Wins fut vendue a’ Mous , à Pliótel du prince de Ligne , le 16 février 1835 et iours suivans. Le cat-‘iloguc, imprimé sur la liste manuscrite laissée par le propriétaire, portait sio77 articles qui formaient plus de 6000 volumes. La vente produisit 8500 francs. Il y eut quelques ‘irticles qui passèrent à un taux jusqnmlors inconnu dans les ventes, et, en général tous les livres qui traitaient de l'histoire de nos piovinccs y furent fort recherchés. M. Wins nwivait point une bibliothèque par ostentation, ou parsouvenir de ses anciens goûts ; il lisait ses livres: ce qui le prouve ce sont.‘ les nombreuses notes trouvées dans, chacun: d'eux au moment de la vente. ‘ '

A. D. (Il 70041147Üflflfdfffcifl En Hltltllü c/iisil’ m

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Les comtes de Flandre et de Hainaut, eurent à Lewarde, la veille de Saint-Pierre d’août 1134 , une entrevue , d’o‘u ils se séparèrent brouillés. Le dernier, prévoyant que la guerre ne tarderait pas à s’én suivre, et se sentant trop faible pour tenir la campagne, mit des garnisons dans diiférens châteaux , entr’autres dans celui de Lewarrle. Le comte de Flandre entra en effet dans l’Ostreve11t, et assiégea le château de Villers-aulfertre , qu’il ne pût prendre.

Au mois de juillet 1 186 , un orage terrible qui traversa tout le Hainaut, éclata sur ce village. Le tonnerre, la grêle et la pluie furent tels , qu’ils ravagèrent toutes les moissons, ienversèrent les arbres et plusieurs maisons , et tuèrent un grand nombre d’animaux.

Il y avait à Lewarde un péage , tenu en fiefdu comté d’()isy.

Cette terre fut possédée par les maisons de Moutiguies, de Montmorency et de Renesse; elle fiit vendue y compris le péage et la seigneurie de Vesignon (dans laquelle se trouve un mont, qui renferme des grés à bâtir et à paver) , par décret du conseil de Malines du x5 juin 1598.

L'armée des alliés, qui fut défaite par le maréchal de Villars à Denain , se lbrma sur le territoire de Lewarde, et y campa depuis le 13 avril jusqu'au 2G mai 1712.

ÏJSWRIHlP fournit eu grande quantité du sable et des pierres à pavei‘.

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La commune de Loffre dépendait de la paroisse de Lewarde, par suite de la réunion à la Flandre le 25 octobre 178e.

D. (M. de la Sca/pe.)

LE CAPITAINE LEDUC.- Armand Leduc naquitle 1 1 août 1764, à Dunkerque , patrie du célèbre Jean Bart. Le 14 avril 177Ä , avant d'avoiratteint l'âge de 10 ans, il partit en meren qualité de mousse, et le 8 juin 1795 , après s’ètre lionorablement montré dans plusieurs combats meurtriers , il fut nommé enseigne de vaisseau nonentretenu. On lui confia bientôt le commandement d’une canonnière, et, s’e'tant distingué aux sièges de Collioure et de Port-Vendre, il devint enseigne de vaisseau entretenu le 26 brumaire an 2° et lieutenant de vaisseau le 15 thermidor suivant. Appelé au commandement de la frégate Le IIasa/‘d, il figura aux deux combats des 25 ventose et 25 messidor au 5 , ce qui le fit nommer capitaine de fréga te le 1°" vendemiaire au 5. ll passa en cette qualité sur 1"Incorr11,utible , de 3-2 canons de 24 , et se trouvait au coml)at qui eut lieu en rade de Dunkerque le 19 messidor an 8, sous les yeux de ses concitoyens. Pendant les années io et 11 de la Bépii_l)liqi1e,il passa dans les colonies et tint la mer avec la même frégate qu’il ramena ensuite en France. Peu après la formation de l’ord1’e de la légion d’lioiineur etla distribulion des décorations parmi les braves des armées de terre et de mer , le capitaine Leduc lut décoré comme un des marins les plus intrépides de la France. A. D.

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