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u Item proposa encoires au propos, comment ilz avoient, en renumeracion de ce que dict est , commenchie a faire quatre points, premierementcomment ilz avoient a sa requeste ferme les portes, secondement comment ils avoient illecq apporte leurs banieres, comme dessusest touchie, tierchement comment ilz avoient tres humblement crye merchy du tres enorme crime de lesemageste , quilz avoient perpetre, quartement comment ilz avoient apporte leurs privileges , dont dessus est assez note, par lesquelles obeissances , se vous entretenes les dictes promesses , et les volez desservir destre noz bonnes gens et enlfans , ainsy quil appertient , vous porez obtenir notre grâce , et nous vous serons ung bon prince et archimandrite, concluanten outre, enleur demandant se satisfaction entiere povoicntavoir faicr. de leur dicte ofl"ence_ et vilaine désobéissance, a quoy comme bien fait a presupposer ilz ne respondirent mot. Et par ainsy iina le dit parlement de la paix deGand,

la quelle nostre benoît saulveun Jhesu Crist , par sa bénigne grace, veulle conserver et coroborer destre entretenue jusques au finement de ce siecle. » '

Nous dajouterons qu'un mot à cette relation inédite jusqu'à ce jour. Presque tous les auteurs parlentdel'événement qui en fait l'objet, mais aucuns n'ont donné les détails que nous offrons aux amateurs de notre histoire. Philippe de Comines (liv. a) est le seul qui observe enpassant , qu'à l'assemblée tenue à Bruxelles , il y avait beaucoup d'ambassadeurs. Olivier de la Marche, qui y assistait, garde le silence sur les cérémonies qui eurent lieu à cette occasion.

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bitoul: il n'a fallu pourcela qu’uu ou deux sièges, deux restaurations, deux révolutions,l’é'migration des habitans, suivie de celle du commerce particulier àla localité, l'invasion de plusieurs industries nouvelles , Yimplantation dans le pays de familles parisiennes , l_e séjour‘ des armées, lc qiassage fréquent desétrangers , et le frottement des ha bita-nsmnturellement voyageurs, pour leur commerce ou leur plaisir, avec les hommes des nations les plus civilisées. Voilà , certes , plus de raisons qu’il n'en_faut pour modifier sensiblement, dans ladurée d’un demi-siècle, Puspect d’une "ville etles allures de ses citadins.

iÀvant 1'789 , le ‘ban’ bourgeois de Valencrennesétait essentiellement ‘ sédentaire; jamais ilfne sortait de la banlieue, et s’il avait fait quelquefois- le voyage de Bonsecouirs , ce n’était que dans deux occasions solennelles de sa vie: la première , île lendemain de sesnôces , comme voyàge d'agrément ; et la seconde , à ‘la ‘suite d’î!ne maladie réputée mortelle, dont il avait eu le bonheur d'échapper à l’aide d'un vœu fait à Notre-Dame; alors c'était comme pèlerin qu’il voyageait , et s'il gardait sa chaussureen marchant , cette i-nfraction à la coûtume était largement compensée par le don qu’il fesait à la chapelle de ‘son portrait en buste peint au naturel dans le plus fort de son mal.

Inutile de direquealp bourgeois n'avait jamais-vqParis , on citait alorsideux ou trois habitans par quartier qui avaient entrepris ce long voyage ,‘ot , (ce qui étonnait

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Le bourgeois mourait comme il avait vécu, _ dans le calme ! de grands honneurs funèbres lui étaient rendus, parce qu’il avait atteint , avant de motirir, le grade honorable de marguillier de.paroisse. Ses restes mortels alors entraientdans le chœur et ou l'enterrait quelquefois dans Fëglise mème, soirs une épitaphe fastucuse. Nous allons l’y laisser reposer en par’; , comme ditl’inscription , jusqu’à ce qu’il nous plaise de le ressusciter pour le montrer habita/z! rlelfalenciennes en 1855; on verra combien notre bourgeois a lait de chemin en peu de tems. »

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sous plusieurs aspects, à cent ans de distance. i Pluséloignée de Paris que Cambrai, Valenciennes a cependant moins conservé sa physionomie flamande, et on la regarde aujour-q d'bui comme bien plus fra uçaise que lacité épiscopale; sous le rap

ort du oût et de-la civilisation P g 1

elle a dépassé depuis longtems son chef-lieu , et elle se trouve en cela sur le même niveau que Douai‘, la noble ville de cour..... royale, sa constante émule en améliorations et en heureux progrès. °

Si la ville de Valenciennes a changé , Yhabitant est bien loin (Yètrerestê le même; son grandpère, s’il revenaitsur cette terre,ne reconnaîtrait plus ni son sang, ni sa race : l'ancien bourgeois parlait le roue/u‘ pur, le nouveau {exprime en français , et se montrequelque fois puriste. Jadis , toute Pharmanie de la maison se résumait dans les sons flûtés d’une humble sérinette , exactement répétés à des heures fixes et impitoyables; maintenant un riche et résonnant piano d’Erard ou de Pape anime la demeure , ‘et l'oiseau saffrané des îles Canaries a fui devant l'élégante et vive perruche; le logis est gardé par un ou deux beaux chiens de race anglaise , qui reniplacent le chétif carlin.- à grelots et le hargneux épagneul rasé en petit lion; enfin, une belle serre s'est élevée dans le tond du jardin , surVemplacement de la planche de tulipes , et le propriétaire attend chaque année avec impatience la venue des fleuristes de Gand , pour renouvelle: ses blancs camélias et ses éclatans cactus.

Le Valenciennois d’aujourd’hui

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