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vacant , l'abbé Dubois eut l'impudence de le demander_.au régent. Pour entrer en matière : -- Monseigneur, lui dit-il ,j’ai rêvé cette nuit que j'étais archevêque de Cambrai. Sur quoi le Régent regardant Dubois avec mépris: -Tu fais des rêves bien ridicules ! -Eh! pourquoi ne me feriez vous pas archevêque comme un autre? - Toi ? archevêque Miséricorde ! Alors Dubois cita tous les garnemens que lui et Le Tellier avaient donnésà lÏéglise. Le régent ennuyé de la liste et fatigué de la persécution , lui dit :- Mais tu es un sacre...... et _quel autre sacre voudra te sacrer ‘I - Oh! s’iline tient qlfà cela , monseigneur, mon afliaire est bonne. J’ai mon sacre toutprèt; votre premier aumonier, l'archevêque de Rheims. Il est dans votre antichambre; il sera charmé de la préférence ; je vais vous l’amener. ’

Il vole à Vinstant même à l’antichambre , dit à Tressan la grâce qu’il vient 'd’obtenir , et le désir qu’a le Régent que lui Tressan soit le conservateur. Celui-cil y consent ; Dubois le prend par la main, le présente au Régent et redouble de remerciemens. Tressan y ajoute l'éloge du sujet. Sur quoi Dubois sort, et publie qu’il est archevêque de Cambrai , comptant par là et sans doute avec raison , arrêter toute demande.

Il écrit ensuite à Néricault Destouches, qu’il avait laissé à Londres, chargé des affaires à sa place, d’engager le roi George à demander au Régent Farchevêché de

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L'HÔTEL DE LA TOURTAXIS. -- A Monsieur ‘l'éditeur du Franc-Parleur. Un article sur les biens a vendre du prince de la Tour-Taxis a été inséré dans votre N°. du 26 novembre 1854. L'hôtel qu'occupait cette famille dans la rue des Sablons n'est pas sans rapport ave l'histoire de Bruxelles. Sa grande ‘porte , si imposante , existe encore. Cet hôtel , l'un des plus‘ vastes et des plus magnifiques de Bruxelles a été démembré en 1790.

Depuis que la Maison de la TourTaxis avait abandonné le pays , son hôtel était devenula propriété du marquis de Chateler. Ce seigneur vendit l'hôtel en plusieurs lots , au milieu (lesquels on perça la rue -de l'A'rbre La partie qui se rapproche du Grand Sablon; été achetée pour y rétablir les Carmélites supprimées par Joseph Il qui, soit dit en passant , avait solennellement juré, quelques années auparavant , de maintenir chaque corporation dans son existence lègale et ses propriétés.

Ces religieuses ayant été supprimées de nouveau par les Français eu 1796, en vertu de leur droit de conquête, la nouvelle église servit et sert maintenant encore de loge aux francs-maçons.

' L'hôtel de la Tolur-Taxis, et depuis l'hôtel de Chateler, avaitété occupé en entier par le prince de Conti, membre de lamaison royale de France, pendant l'émigration de 1789. Son étendue comprenait toute la longueur de la rue des

Allegardes (ou du Jeu de Paume), qui le bornait à l'est ç il était terminé dans son extrémité par la rue du manège,‘ et borné dans sa part-ie inférieure par l'antique hôtel de Wemmel, qui a disparu pour faire place à cinq autres.

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que de riches seigneurs allemands vinrent s’asseoit‘ près d'elle et dans la même loge; croyant n’ét|e point ‘fzompris , ils sextasièrent à hante voix sur sa beauté de. manièreà choquer sa modestie. Mil‘. Verelst se crut en droit de les en avertir; ils lui en firent des excuses, mais il poursuivirent le même sujet de «conversation en italien‘: la jeune artiste leur demanda grâce dans la mêmelangtze. L’un des seigneurs ditïlà l'autre en latin: « Pour ménfiggér la délicatesse d’une per» sonne sidigne de nos éloges, ema ployons désormais la langue des a) savans qu’on a interdit au beau» sexe.» Alors l'aimable flamande sourit et répondit avec grâce dans 1e plus pur latin : « Les‘ hommes n nous ont enlevé les honneurs » et les dignités , pourquoi vou» draient-ils encore nous priver. a d"une langue si richeet qui peut: n nous ouvrir l'entrée des scien» cesîfu Cette fois les nobles étrangers n’y tinrent plus; surpris et enchantés , ils témoignèrent leur admirationpar des exclamations de toutes les langues possibles et sans y plus regarder, et finirent par demander à Mll’ Verelst. la permission delui présenter leurs hommages chez elle. a Messieurs, » leur dit-elle, je suis peintre : je a) reçois chez mononcle tous ceux » qui m’honorent de leurs visites ; » c’estnn des devoirs de mon état.» Le jour suivant, les_nobles allemands nernanqttèrent pas de lui rendre visite; s'ils avaientété charmés de ses connaissances et de sa grâce , ils furent plus étonnés encore de son mérite d’artiste. Trop

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INVENTION DES BOMBES. On lit dans unjournal belge: a Personne n’a "contesté avec solidité à la Belgique l’i‘nven_tion des bombes , excepté pourtant les Italiens , à qui la gloire en est attribuée. On a prétendu qu’il n'en (‘ut fait usage en France qu'en 16_54 ; mais on s’en était servi au siège de Vculoo en 1588; et beaucoup de livres ont attribué à un habitant de cette ville l'invention sérieuse des bombes. Il ne faut pourtant lui accorder que l'honneur du perfectionnement , si les Italiens disent vrai en assurant que Pandolphe Malatesta , prince de Rimini , mort en |457 , inventa le mortier et la bombe. Et de fait, quoique les auteurs de Yancienne Encyclopédie fixent pour les français l'époque de 1654, le premier emploi des bombes en France eut lieu en IÔQI; au siège de Mézières. Elles étaient donc antérieures au siége de Venloo; et on aurait raison de nous contester cette’ découverte D’autant plus que ce sont-là tous les documens (irdinairesv, et que les livres qui traitent des inventions ne remontent pas plus haut que Itlalaitesta.

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les réprimait pas. Des soldats, mêlés à la populace ,_. insultaient publiquement- les gens paisibles et les femmes honnêtes qui se trouvaient sur leur passage, qualifiant (l'aristocratie tout ce qui n'était pas fougueux. La cherté des-grains occasionnait des murmures fomentés par des meneurs qui prodiguaient l’or, qui gorgeaient de boissons les brutes dont ils voulaient se servir pour atteindre leur but. Si ces malheureux abusés avaient dépensé chez le houlanger le quart de Fargent qu’ils laissaient au cabaretier, ils se seraient à peine aperçus de l'augmentation des céréales. Pauvre peuple! . . . Un jour, détait le 16 mars=179| , quelques individus tarés , bien connus à Douai , s’écrièrent sur la place, au milieu du marché: u Braves patriotes , souffrirez-vous plus longtems que des scélérats d’aristocrates accaparent le blé pour vous faire périr dans les angoisses ‘de la faim :non contens de vous priver de la ‘nourriture qui .vous est nécessaire, les monstres ont inventé des machines qui suppléant à votre travail , afin de vous enlever votre salaire et vous réduire par là à l'impossibilité de nourrir vos familles. C'est Nicollon qui a fait construire ces grues qui» déchargent les voitures sans votre secours , c’est Pinfâme Nicollon qui alfame le pays en accaparant tous les grains de la France; croyez-nous, vaillans Douaisiens , faites-vous justice; brisez les exécrables machines inventées pour vous nuire , délivrez la ville de cet’ aristocrate

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