Pagina-afbeeldingen
PDF
[ocr errors][merged small][ocr errors][merged small]
[ocr errors]

privilèges. Les échevinsluïayant exposé que leur ville était findée sur le'fnit de la drfzperie et {les nzarc/ztzndises , principalement de laines, draps, weddes, garances , elc. , ct que Vappel de leurs sen‘tences- en ces sortes de matières leur portait un grand préjudice , ce prince ordonna ,par des lettrespatentes du t6 mai 1550, que leurs semences Ëexécuteraient en quelque sorte nonobstant appel , c’està-dire que l'appelant serait obligé de consigner Pimportance de ce à quoi il aurait été condamné , donner caution pour les dépens et l’amende , et qu’il serait libre aux parties qui auraient obtenu gain de cause, de lever les fonds ou objets consignés , en donnant cau

[ocr errors]

tion pqtir leur restitution et le paienumt des dépens.

Cette ville-a enèore plusieurs l'ahriqttes et manufactures importantes. S_es foires et marchés de toile et de blé sont très-fréquentés.

De 16-22 en 1765, les Jésuites desservirent un collège à Armentières, et avant la révolution de 178g oniy comptait un couvent de capucins, un de brigittines, un. de religieuses réformées de Yordre de Saint-Augustin, un de religieuses de Saint-François , qui avaient le soin d'un hôpital, un de religieuses de Saint-François de Sales», et une maison de lorcé pour les aliénés , dirigée par des frères des trois ordres de SaintFrançois. Cette maison existe encore sous le nom de BONS FILS, mais elle est administrétqpai‘ des Laïcs.

Bernard Everard , auteur de quelques poèmes et vers latins , imprimés à Douai en 1554, était d’Armentières, ai-nsi que Pierre Hassard , auteur d'ouvrages sur la médecine et Yastronoinie , celui-ci vivait vers le milieu du 16‘ siècle. Armentières est également la pat-rie du Jésuite , pèreMartin L/zermite, auteur de Phistoire des Saints de Lille, Douai et Orcbies , et de celle des ducs et duchesses deDouai; il composa aussi un catéchisme touchant la grâce, qui fut condamné à Rome le 6 octobre 165.0 ; enfin, Armentières a vu naître Plu‘lippe Dumont, dit Montanus, docteur en théologie de l’Université de Paris.-ll est le premier qui ait

[ocr errors][merged small][ocr errors]
[merged small][ocr errors]

UALBINQS WESQUÈRMES. -- Il yia environ onze ans qu'on_offrit à la curiosité des Lillois , une jeune fille albinos que beaucoup de personnes se-rappelleront avoir vue sur la place du Théâtre. -Une villageoise , la femme Vangave , d’Esquermes , enceinte de trois mois , suivit la toule et entra dans uncharraque où elle vit , sur une espèce de trône , Palbinos italienne que l'on montrait pour 2 sous. La vuede cet être‘, presque fantastique , produisit sur son imagination une impression vive et Limitble : nuit et jour elle était obsédée par cette tète blanche dont ellene pouvait chasser l'image de son esprit. Six mois après cette visite ,' si funeste à Sorrrepos, la femme Vangave accoucha d'un enfant dusexe masculin , bien conformèiet dont l'extérieur lfitllllûllçûit pas qu’il

dût être une vai iété de l'espèce 1m maine. Ce ne lut» que-lorsqu'il‘ commença à distinguer les objets qui lïinvironnaient , que sa mère {aperçut qu'il avait les yeux roses. Cette observation fut communi

[ocr errors]

quée {plusieurs personnes de lart qui constatèrent le phénomène. Dès ce moment, le jeune Augustin Vaugavn devint le sujet «le toutes les conversations; chacun voulait le voir ,‘le caresser; et sa leucopal/ue fut pour lui une source de jouissances quela bonté du public rendait inépuisable.

Pour le vulgaire , rien de plus facile à expliquer que l'apparition de ce singulier phénomène. La mère du petit Augustin avait- vu mie albinos pendant sa grossesse , sou imagination" « avait été vivement frappée , dès lors il était tout naturel qu'elle mit au monde un albinos ; mais {pour dés observateurs attentifs , une telle explication estélle satisfaisante ‘I’ Non ,.s:ms doute ; et si j'ai rapporté les détails qui précédent , c'est plutôt pour « ne rien omettre des renseignements qui m’ont été tournis , que pour propager une erreur contre latpfelle l'expérience des naturalistes s'élève depuis long-temps.

La coïncidence de la grossesse de la femme Vangave et Ÿimpression de terreur qui: lui fit éprouver l'albinos italienne est un fait. Je ne me charge point d’en tirer des conséquences.

[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors][ocr errors]
[blocks in formation]

Cet albinos a la peau très-blanche , très-fine et nullement écailleuse ou furfuracée; ses cheveux sont lisses , d'un blanc de lait , doux au toucher; les sourcils et les cils sont aussi blancs qne les autres poils. Les paupières ont une forme semi-lunaire, il ne les ferme que difficilement pendant le jour, la nuit elles restent entrbuvertes. Le blanc de l'œil est pur, la pupille assez la rge,se contractantsonvent. Uiris est d'une couleur rose si on le regarde au grand jour; il est d'un rouge violet si on le regarde à la lumière diffuse La portée de la vue de cet albinos est très-courte , cependant il distingue les plus petits objets en les approchant à trois ou quatre pouces de ses yeux. Il n'est point nyctalope comme la plupart des albinos, tfest-à-dire quïlflùe voit pas mieux la nuit que le jour. - ' _

Les traits les plus remarquables dans les yeux de cet enfant est un mouvement d'oscillation et de balancementprompt et continuel par lequel les deux yeux s'approchent ou s'éloignent régulièrement tous

deux ensemble , alternativemem du côtédu nez ou du côté des tempes ; ce mouvement de va et vient du globe oculaire étaitbien plus prononcé dans la première enfance. Ifensemble de la physionomie du jeune Augnstin est fort agréable, son front large et élevé annonce l'intelligence; son teint de lys ferait envie aux coquettes de la ville , et ses joues sont vivement colorées par Yincarnat de la santé. Ses formes extérieures sont bien proportionnées , leur conformation n'offre aucune anomalie, enfin sa décoloration semblerait être l'effet du hasard , si le hasard existait dans la nature.

Des personnes riches et bienfaisantes se sont p!u à développer les qualités intellectuelles dont cet albinos est cloué; samémoire est très-vaste. Il y a quelques années il récitait correctement-cent trente trois fables que des dames lui avaient apprises ; aujourd'hui il les a en partie oubliées; mais en lui soufflant quelques vers il se rappelle les autres; la lecture a pour lui plus (Yattraits que les jeux de son âge , et il n'oublie pas ce qu'il a lu. Son langage est plus épuré que celui de ses petits camarades dont il est l'oracle. Il sent qu'il n'est pas né pour les rudes travaux de'la campagne , aussi cherche-til toutes les occasions de s'élever et de s'instruire. Sa jeune ambition serait satisfaite s'il pouvait quitter son école de village , on il n'a plus rien à apprendre, pour entrer à la mutuelle de Lille ou il espère apprendre beaucoup. .

(Messager Patriote du N ord)‘ LE BËNËnicrrË ne SAINTQUENTIN. - Qu_e ce titre ne vous effraie pas , belles et gentilles lectrices_, il ne s’agit pas ici de ce bénédirité tout affublé de latin que vos aïeules récitaient encore avec une si grande ferveur au commencement de chacun de leurs repas. Eclus d’une pensée religieuse, celui-là , après- s'être échappé du monastère , vint heurter à la porte de chaque foyer domestique , et prit place à table comme un membre de la famille. Admis d’abord comme une nécessité, il fut ensuite conservé comme ‘une ltabitude, jusqu'à ce que l'indifférence l'eût rendu une inutilité, et que la civilisation en eût fait justice complète en le restituant exclusivement aux ordres monastiques.

[ocr errors]
[ocr errors][graphic][merged small]
[ocr errors]

Celui dont j’ai a vous parler, naquit au contraire d'une pensée d’a mour. Bien que son observance ne selpratiqitât que dans une seule de nos provinces, l'a civilisation cependant ne l’a guère mieux fraité que son frère aîné. Lui, qui fût au tems jadis si fêté par la noblesse, si choyé par la bourgeoisie, si caressé par tous; hélaslà Pheure ou je vous parle, le nombre de ses adorateurs est bien ininime. Lui aussi a eté tué par l'indifférence.

Voici, ce qu'à propos de son origine, je suis parvenu à déchiffrer, il y .a peu de jours, sur un parchemin appartenant à la bilaliothèque d’une de nos villes de Picardie.

Au tems _ou le Saint-Quentinois était appelé le Verinandois

. dans lliistoirc , il existait à SaintQuentiu (veis iañn environ}, une dame à la blonde chevelure et. aux yeux bleus , dont la beauté était devenue proverbiale dans cette ville. Raoul IV, comte de Soissons et du Vermaudois , poétiseur aux fraîches inspirations, en devint éperdument amoureux. La chronique ne dit pas si la gente dame octroya an noble chevalier le don d'amoureuse_ merci; mais elle ajoute qu'un jour le comte donna à Saint-Quentin un splentlide repas , o‘u assistait à sa gauche - le côté du cœur - la dame de ses pensées. Avant de toucher à aucun mets , Raoul proposa aux convives , au lieu de réciter encominun le béuédicile’ d'habitude, d’en dire un de sa façon. Se doutant qu’il s’agissait de quel

[ocr errors][merged small][merged small][merged small]
[ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors][subsumed]
[ocr errors]

habitans du Vermandois eurent

perdu desouvenii‘ la chansonnette du comte Raoul de Soissons.

ll y a quelques années’ encore’, il n’existait pas de réunions de famille dans le SL-Quentinois, sans que chaque convive , après avoir pris place à table, ne ïempressât de donner à sa voisine le baiser d'amitié. C'était un concert dont les motifs devaient aller droit au Cœur, que celui-là , où des lèvres amies faisaientseules entendreleui‘ claquement harmonieux! détail là ausshune sainte et vénérable coutume , trop empreinte d’une (‘ranche cordialité et d'une sincère fraternité , pour qu’elles pûrse main’tcnir au milieu d'un monde ou l'égoïsme l'ait trop souvent battre le cœur. f

Atojourrfhui que la plupart de nos vieilles coutumes sont perdues , que nos usages nationaux disparaissent de nos moeurs , que nos traditions populaires sfialfacent chaque jour de nos souvenirs, que nos croyances mèmesptombeut une à une sous la faulx de la -civilisntion , le Bénediçilé de SL-Quegzli/z ne devait pas échapper à la

destinée co|mnune.._..‘ ’A peine si maintenant on Le retrouve encore dans quelques familles patriarcales de la province qui l'a vu naître. ‘ . _ Jules BRISEZ.

MERVIIÄLE. -' La terre de Merl ville appartenait autrefois à Saint Maurand , fils d'Adalbald et de Saint Bictrude , fondatrice de l'abbaye de Marchienues, patron de Douai. Il- était chancelier du roi ThierriIlI , lorsque Ebroin fit assassiner son père et Leudèse , maire du palais, son cousin. Cette perséoution,-qui porta aussi sur Saint Léger, Saint Amé , etisur tous ceux qui avaient part au gouvernement, le détermina, ainsi qife tbute.sa famille ,‘ à embrasser l'état monastique. Il fonda, Pan 674, près de Merville (l), dans un lieu nommé en latin Broilum (a), un monastère de Bénédictins , dont il fut le-premier abbé, après avoir été ordonné diacre par Saint Amand‘. A la mort‘ d'Ultan , abbé de Saint Furcy, àPéronue , à qui Saint Amé avait été confié durant son exil, Saint Maurand reçut _de Ïlfhierri

[graphic][ocr errors][ocr errors]
« VorigeDoorgaan »